Archive pour août 2004

Délice d’ail confit

Lundi 23 août 2004


Qu’est-ce donc…

Il s’agit tout bêtement de la malheureuse et isolée ultime gousse d’ail confit au fond de son joli pot !

Aviez-vous trouvé ? J’avoue que j’aime beaucoup l’ail, en bonne provençale, et que cette préparation lui rend honneur en adoucissant son goût en une sorte de pâte aromatique fondante, bien abritée dans son petit habit rose.

Pour faire de l’ail confit, rien de plus simple :

  • 2 têtes d’ail frais (de l’ail rose, c’est encore meilleur)
  • 20 cl d’huile neutre (colza à mon goût, mais pourquoi pas arachide, maïs, soja…)

Séparer les gousses d’ail de la tête tout en leur conservant bien soigneusement la peau tout autour.

Dans une petite casserole, verser les gousses d’ail entières, recouvrir avec l’huile.Faire chauffer à feu très doux (si besoin, mettez un diffuseur) : les gousses ne doivent pas frire mais confire tendrement dans leur petit bain d’huile.

Comptez environ 25 mn de cuisson, en remuant souvent la casserole d’un mouvement souple et alerte du poignet. C’est cuit lorsque une pointe de couteau rentre sans difficulté dans une gousse.

Laissez refroidir et mettez dans de jolis bocaux. Se conserve bien au frigo et se sert en accompagnement de viandes froides, pour parfumer délicatement un plat de pâtes..

L’huile parfumée à l’ail fait merveille en assaisonnement de salade et pour relever les pizzas.

On peut également préparer cet ail confit en papillote au four.

Pour rendre à César ce que doit : cette recette s’inspire d’une préparation de Patricia Wells, dont j’aime particulièrement les ouvrages clairs et concis.

Pour en savoir plus sur l’ail confit et notamment la manière de le cuisiner de Michel Rostang, je recommande l’excellente page de Saveurs.sympatico consacré à ce petit bulbe.

Qui suis-je ?

Lundi 16 août 2004

Mise à jour de ce texte au 30 mars 2006

Les lignes ci-dessous restent toujours valides, à quelques ajouts près !
J’ai désormais fêté mes 30 ans, adore toujours autant la cuisine… la famille s’est agrandie d’un petit bout de chou depuis, ce qui fait moins de temps pour cuisiner, certes, mais d’autres expériences !

J’ai depuis changé de job et travaille désormais dans le secteur des Fruits et Légumes, mettant à profit mon goût pour les aliments et leur histoire.

Mon premier livre dont je parle ci-dessous a trouvé son public, tant et si bien qu’il a eu de nombreux petits frères en 2005 :
- La cuisine des fauchés et Cuisine de fête chic et pas chère,
- Potirons, courges et autres cucurbitacées,
- Soufflés.

J’en prépare 3 nouveaux autres qui devraient être en librairie au 2ème semestre 2006.
Je reste fidèle à mon credo : cuisinière amatrice et pressée, avec les mêmes problèmes que tout le monde, mais c’est pas une raison pour mal manger !

L’auteur de ce blog est une Parisienne pas tout à fait trentenaire, passionnée de cuisine depuis sa tendre enfance.

J’ai la chance d’être née et d’avoir été élevée au bord de la Méditerranée (qui est une mer et pas un lac, comme j’entends certains petits malins l’affirmer…), avec par chance une maman n’aimant pas faire la cuisine. Le champ -et surtout la cuisine- était libre à mon imagination et à la création.

A moi les choux à la crème ratés un grand nombre de fois, à moi les premiers émois de pâte brisée craquelée, de gâteau au chocolat tombé au fond du four, de brûlures m’empêchant de prendre des notes en Terminale (très drôle, la tête des profs : « Ben j’ai fait des galettes de maïs, vous connaissez pas ? » ). Bref, plein d’émotions et d’expérimentations qui ont bien amusé mes frères et soeurs.

Après, j’ai tenté la cuisine sur 1 plaque dans ma chambre de bonne parisienne, en organisant une cremaillère pour 30 dans 9m2 : savez-vous faire cuire une pâte à tarte sur une plaque électrique ? C’est possible… avec du beurre clarifié et de la patience. J’ai traversé ma période « tout coriandre« , ma période « célibataire-qui-va-au-marché-chez-joel-thiebault« , ma période « cuisine aux bonbons » (la vodka tagada rose fluo, c’est joli dans le salon), ma période « j’aime la soupe même si ça ne me fait plus grandir« ,  ma période « mes petits plats mènent les garçons dans mon lit » (ça marche, si, si, si).

Bref, toutes ces expériences m’ont quand même servi à faire rire mes amis mais aussi à publier un petit livre fort sympathique (attention, c’est la minute de publicité) : Devine qui vient dîner ce soir> aux Editions Librio : un excellent rapport qualité/prix (2 euros, 40 recettes),  plein d’astuces et des trop jolis dessins d’Alice de Miramon, et du rose, et plein d’épices…

Attention, je suis passionnée, mordue, tarée, épicée, mais pas professionnelle ! N’attendez de moi que des expériences…

Et puisque j’ai l’immense chance d’avoir un fiancé absolument supercalifragilistic (le malheureux qui teste tout ce qui sort de ma tête fertile et de mes petits doigts musclés), je traverse ma période « j’expérimente-tout-ce-que-j-aime-pas« … A savoir, inventer des plats qui arriveront à me convaincre de surmonter mon dégoût éventuel de certains aliments ; tout peut avoir son intérêt dans la palette culinaire*, c’est dommage de se limiter. Ce qui a donné des expériences sur le pamplemousse, les endives, le camembert**… que vous retrouverez dans mon deuxième ouvrage (coming soon!).

Il faut bien grandir un jour, non ?

*Sauf la betterave… l� j’ai une limite…

**Oui, OK, je n’aime pas trop ce qui est amer… bravo pour la déduction !