Archive pour septembre 2004

De gustibus

Mardi 14 septembre 2004

Vous ne me ferez pas manger de …



  • betterave : crue, cuite, même préparée par un grand chef, même délicatement émulsionnée en cappuccino, et même déguisée en sucre en poudre ! Chez moi, c’est sucre de canne, ma mamie disait toujours que celui de betterave sucrait moins bien (complètement sans fondement mais assez drôle) ;
  • pieds et paquets : bien que grande spécialité de Marseille, quand ça cuit, l’odeur est vraiment, vraiment, vraiment terrible ;
  • les fromages bleus : argh, l’idée qu’il y a de la moisissure dedans n’est pas négociable avec mon intellect…
  • lapin : j’ai trop vu mon autre grand-mère les ‘espiller’ et m’enlever mon col roulé en m’appelant “mon petit lapin” … brhhh… NDLR : ‘espiller’ c’est retirer la peau du lapin en tirant d’un coup sec dessus, ça s’enlève un peu comme un gant.

Il y a encore quelques semaines, j’aurai rajouté à cette liste les endives cuites, le camembert et les pamplemousses. Mais comme j’ai décidé d’élargir ma palette de goût et que j’avais remarqué que mes ingrédients préférés allaient souvent bien ensemble (rhubarbe-gingembre-framboises), j’en ai conclu que ce que je n’aimais pas devait aller bien ensemble…


Et ça marche ! Une tarte endives-camembert est sortie de cette conclusion, avec succès.


Et vous, que ne pouvez-vous pas avaler… et pourquoi ?

Paezinhos de Queijo

Lundi 13 septembre 2004

D’un voyage au Portugal j’ai ramené un sachet bizarre de poudre blanche sur lequel était écrit “Polviho azedo (origem Brazil) para confecçaode paezinhos de Queijo“.

Heureusement, les douaniers ne sont pas tombés dessus, sinon ça leur aurait semblé louche !Je ne parle pas portugais (mais je m’entraîne…), mais le petit dessin sur l’emballage faisait penser à des scones et j’ai pensé que “queijo” ça devait être du fromage…

 

Après quelques googlismes sauvages, j’ai réussi à traduire la recette et j’ai même compris que cette poudre n’était rien que de la fécule de manioc. J’ai réussi à adapter la recette et cela a donné des petites choses délicieuses, dorées et gonflées à souhait quoiqu’un peu gluantes au départ.

Un mélange de scones, gougères et petits pains, délicieusement consistants, et dont le nom suffit à vous dépayser.

 

J’en ai mangé 3 et je n’ai pas dîné… No comment !


Paezinhos de queijo

250 g de fécule de manioc
1 tasse de lait
1/2 tasse d’huile neutre
2 oeufs
100 g de gruyère râpé
Sel, poivre

Faire bouillir lait et huile, saler. Ajouter la fécule, bien mélanger (c’est collant, tout va bien). Ajouter les oeufs 1 à 1. Ajouter le gruyère, bien mélanger. Faire des boules sur la plaque du four et laisser cuire 20 à 25 mn, à 210°. Boire avec un petit coup de blanc.

Home made guimauve, part 2

Dimanche 12 septembre 2004

Essayons de tenir nos promesses…


Donc, la guimauve a séché et nous avons résisté (enfin, presque). Mes petits emporte-pièces sont passés par là et ont fait quelques étoiles, cochons (!!!) lune et coeurs du plus pur jus de kitchouille.


Certains furent préservés blancs :          


Conservés dans une boîte, ils ont tenu sans problème jusqu’à hier et même étaient meilleurs au fil des jours.


Et pour le plaisir de l’expérimentation (et pour utiliser ma toute nouvelle fourchette à tremper le chocolat), j’ai fait fondre quelques pistoles de chocolat noir… avant de tremper délicatement des petits morceaux de guimauve dedans… Il faut aller vite (la guimauve craint somme toute la chaleur)  et bien laisser sécher à l’air libre.


Le résultat ????


Il n’en reste pas une et la prochaine fois je double les doses…


Ajout du 15/09 : Chef Simon explique bien mieux toute cette technique sur une fiche illustrée passionnante et toujours aussi intéressante : http://chefsimon.com/merit2.htm

Home made guimauve, part 1

Samedi 11 septembre 2004

Mes petites camarades de bureau m’ont taquiné la semaine dernière sur leur confiserie chérie : les oursons en chocolat.


Vous savez, ces petites choses en guimauve chimique, trempées dans du chocolat au lait, ce qui les rend immangeables passé 25 degrés…


“Alors, tu nous en fais quand ?”


“Ben… il faut que je réfléchisse à un truc… je n’ai pas la moindre idée de comment on fait la guimauve ?!!???”


Personne n’avait parmi toutes ces dames cultivées le chouilla d’une idée de début de ce qu’il pouvait y avoir dans un marshmallow, à part des tonnes de sucre.


Après moultes recherches, j’ai trouvé un excellent débat sur le cultissime forum de Supertoinette qui m’a beaucoup éclairé et j’ai effectué mes expériences dimanche dans ma cuisine (heureusement que Super Chéri était là parce qu’autant vous prévenir, CA COLLE !).


Si on a un thermomètre à sucre ou électronique, c’est très facile et drôle à faire. Le problème est qu’il faut patienter 24h pour la manger (dur, très dur).


Demain, j’explique la session trempage au chocolat et dégustation…






GUIMAUVE MAISON POUR FAIRE LA MALIGNE AU BUREAU


Pour 1 plaque - Cuisson : 10 mn - Préparation : 20 mn



  • 1 blanc d’oeuf
  • 100g de sucre en poudre
  •  30g d’eau
  • 10g de glucose en poudre (ou 1 cuillère à café de glucose liquide, en pharmacie)
  • 1 cuillère à soupe de sirop
  • 2 feuilles de gélatine
  •  Sucre glace et papier sulfurisé

Faites ramollir la gélatine dans de l’eau froide.

Dans une casserole, chauffer le sucre, le glucose et l’eau.

Lorsque le sucre commence à bouillir, montez en parallèle le blancs d’oeuf en neige à l’aide d’un batteur électrique.
Le sucre doit atteindre une température de 130°C, c’est à dire au petit cassé.
Versez le sirop sur le blanc en neige et continuez de fouetter. Ajouter le sirop ou le parfum.
Egouttez la gélatine, essorez la bien dans vos mains et incorporez la aux blancs (une par une).
Continuez à fouettez jusqu’à ce que la pâte de guimauve soit froide (5 à 10 minutes environ)
Tapissez généreusement un moule ou un plat creux de papier sulfurisé puis de sucre glace et versez la pâte de guimauve.
Laissez reposer 12heures à température ambiante.
Démoulez ensuite et laissez sécher l’autre face pendant au moins 12 heures.


Après avoir séché 24 heures, détaillez en lanières d’un centimètre de large à l’aide d’un couteau .

Caviar de patates douces à la cardamome

Jeudi 9 septembre 2004


 Bienvenue dans mon salon ! La patate douce est un de mes légumes favoris. Bonne fille, elle se prête à toutes les cuissons (bouillie, sautée, au four…), se conserve très longtemps au fond du frigo, aime autant le sucré (délicieux gâteaux japonais) que le salé (crumble, soupes, accompagnements). Bref, que des avantages, et du bétacarotène en prime pour la bonne mine (et les fesses roses, comme on dit pour les carottes).

En plein coeur de l’hiver, elle apporte un rayon de soleil et elle m’a réservé une jolie surprise, celle de remplacer fort agréablement l’estivale aubergine. C’est de là qu’est venue l’idée de ce Caviar de patates douces, aromatisée d’épices indiennes. A déguster sur du pain pita tiède.





CAVIAR DE PATATES DOUCES A LA CARDAMOME

Temps de préparation : 5 mn


Temps de cuisson : 20 mn


 


Pour 6 personnes


 



  • 3 grosses patates douces oranges
  • 6 capsules de cardamome verte
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Sel, poivre

Laver et brosser les patates douces.


Les faire cuire à l’eau bouillante salée pendant environ 20 mn, jusqu’à ce que la pointe d’un couteau entre dedans sans aucune résistance. Les peler chaudes.


Ouvrir les capsules de cardamomes et en retirer les petites graines noires qui sont à l’intérieur.


Ecraser les patates douces dans un grand bol à l’aide d’une fourchette.


Ajouter l’huile d’olive, les graines de cardamome, saler et poivrer.


Réserver au frigo jusqu’au moment de servir.

Le nerf de la guerre

Mardi 7 septembre 2004

En avant-première mondiale, amis du web, voici mon exclusive ETAGERE A EPICES !



Si vous êtes sages, demain, je vous présenterai sa petite soeur, le CASIER A EPICES…


Le seul blog culinaire à suspense, c’est ici, bienvenue !

Les blogueurs sont-ils des extravertis ?

Samedi 4 septembre 2004

Je ne pensais pas parler ici de mon occupation alimentaire (=vous l’avez compris, ce n’est malheureusement pas la cuisine…), mais une réunion hier m’a fourni une trop belle occasion.


De par ma fonction, je rencontre souvent des consultants et grands apôtres du web. Hier, j’ai dû donc entendre la phrase suivante (accrochez-vous bien) :


“Les participants aux forums et les auteurs de blogs sont des extravertis”


Je me suis donc fait violence devant mes petits camarades pour leur demander si j’avais une tête d’extravertie ?


L’embarras général qui s’en suivit était fort drôle.


Je vous passe le reste de la discussion sur l’intérêt marketing des blogs, comment les récupérer, comment en faire un outil merveilleux pour son entreprise voire pour promouvoir ses produits… Il y a des jours où j’aimerai que les professionnels du web agissent dans le respect de l’esprit du web : je prends, alors je donne, au lieu de n’essayer que de profiter et pas d’échanger. Le capitalisme a bien ses limites, et si on commence à limiter notre liberté dans le peu d’espace où l’on peut en avoir… cela ne me rend pas optimiste.


Je tremble déjà de citer le  nom de ma bien belle entreprise, de peur de ne plus avoir de gagne-pain (après tout, je sais très bien faire le pain, non ?)

Filet de canard coco-gingembre

Mercredi 1 septembre 2004

Savez-vous que le filet (ou magret) de canard se marine délicieusement bien ? Nous en avons fait l’expérience hier.


Il restait un fond de lait de coco, vestige de délicieux poulet sauté au wok. Et comme d’habitude, j’ai toujours une belle racine de gingembre frais à portée de main (l’odeur du gingembre frais me rend folle, d’ailleurs j’ai trouvé une eau de toilette Roger et Gallet au gingembre qui me rend… à croquer).


J’ai donc enlevé la peau et le gras du canard -en tirant doucement et en appuyant autour avec un couteau, ça s’enlève tout seul- et l’ai frotté avec un morceau de gingembre. Puis j’ai râpé le gingembre, ajouté le peu de lait de coco restant, un trait de coriandre en poudre, un petit massage de la bête (très important le massage, hommes et bêtes l’apprécient tous n’est-ce pas, alors les palmipèdes…) et hop ! au frigo, dans une boîte hermétique.


En tant que business woman je suis malheureusement rentré trop tard pour opérer à la cuisson de la bête, mon brillant fiancé s’en est chargé, à la plancha, 2 mn de chaque côté, avec 2 tours de cuisson (retournez 4 fois le filet en fait).


C’était TOP !!!! Un magret délicatement parfumé, avec une légère croûte épicée.


Trop bon, vous m’en direz des nouvelles… Je sens que les expériences canardesques vont se poursuivre.