Archives denovembre, 2004

30 nov 2004

Beurre d’amandes

6 commentaires Produits

Une amie m’avait parlé avec délices de son petit déjeuner : une tartine de beurre d’amandes bio, sans sucre ajouté…

Grande fan d’amandes douces, cela m’avait tout de suite intriguée et elle y a pensé en m’invitant à petit-déjeuner (je m’y suis régalé d’ailleurs, et puisqu’elle lit parfois ce blog, qu’elle y voit un hommage à sa salade de bananes au citron vert).

J’ai foncé au Naturalia de la rue de Lévis pour ne pas le nommer et j’ai découvert un rayon merveilleux (inexistant dans celui que je fréquente habituellement) regoregeant de beurre de sésame (le fameu tahin ou tahini qu’on utilise pour le houmous), de noix, de noisettes, avec sucre, sans sucre… J’aurais bien tout acheté mais je me suis limitée à ces deux pots, amande et noisette sans sucre.


C’est absolument délicieux et c’est devenu ma grande drogue matinale.



Il faut bien mélanger car c’est un peu huileux à la surface… c’est le seul inconvénient que je leur ai trouvé.


Applications pratiques de la découverte :
- dans une soupe de chou-fleur, c’était exquis et parfumant ;
- tartinée tous les matins au petit-déjeuner, sur du pain complet grillé, en se disant que c’est riche en oligo-éléments, bons pour ce que j’ai…
- sur des crostinis, pour remplacer le pesto ;
- bricolé avec des herbes et une goutte d’huile d’olive une sauce pour les gnocchis ;
- ajouté dans du chocolat pour lui donner une autre saveur de praliné ;


Je crois que j’ai trouvé la parade au Nutella !

30 nov 2004

Concurrence loyale envers Danone, part 1 : les yaourts nature

22 commentaires Lactivore

Le yaourt est l’élément fondateur de mon petit déjeuner. En cas de réveil retardataire, il finit souvent dans mon sac… puis dégusté au bureau en lisant mes premiers mails de la journée (j’ai toujours une cuillère de prête dans mon tiroir, ça amuse beaucoup mes collègues).
Je digère mal le lait entier, aussi suis-je condamnée aux yaourts à 0%, pas formidables au niveau du goût… jusqu’à ce que je lise il y a un an ou deux un petit article bien fait qui listait les ingrédients utilisés  pour assurer une bonne consistance aux yaourts nature écrémés. J’ai été très étonnée d’y apprendre qu’on y adjoignait de la gélatine, de l’agar-agar (deux gélifiants), des épaississants, et plein d’autres choses pas tout à fait indispensables…

Bref ! Cela m’a convaincu de passer du côté des intégristes qui fabriquent eux-même leurs yaourts. Une yaourtière n’est pas indispensable, mais ça simplifie franchement tout cela. J’ai vite déchanté en voyant le prix de la bête toute neuve : 60 euros, quand même…

Heureusement, j’ai fini par en trouver une toute neuve sur une brocante, complète, avec même les petites cuillères en plastique, pour… 6 euros. Un coup d’internet et la notice complète était à ma portée.

Bien désinfectée, et après quelques tâtonnements, elle tourne depuis presque tous les dimanches soirs pour fournir mes 8 yaourts de la semaine.

L’objet du délit, sur la machine à laver

Il faut dire que c’est extrêmement simple et cela prend vraiment 5 mn :

  • 1 litre de lait

  • 1 yaourt (du commerce ou d’une fournée précédente ; attention, au bout de 3 fournées il faut repartir d’un yaourt du commerce)

  • Lait en poudre : de 1/2 pot à 1 pot de yaourt, selon la consistance désirée

Faire tiédir le lait (attention, il ne doit pas être bouillant, sinon les ferments ne prendraient pas) et le mélanger au yaourt à l’aide d’un fouet, bien mélanger.
Pour le yaourt, les ferments les plus agréables m’ont semblé provenir des yaourts suivants : Bio de Danone (eh oui), Vrai, et Velouté.
Ajouter ensuite le lait en poudre : 1/2 pot si vous les aimez un peu liquide, 1 pot entier si vous les aimez bien ferme (personnellement, j’en mets 1 pot, et je prends du lait en poudre demi-écrémé,ça fait une moyenne…).
Répartir dans les pots, fermer la yaourtière et appuyez sur le bouton ; elle va chauffer pendant 1 h puis s’éteindre. Ne l’ouvrez pas pendant cette période, le refroidissement progressif de la machine permet aux ferments d’agir convenablement. S’il fait très froid dehors, vous pouvez au bout d’1 heure réenclencher la machine une deuxième fois, cela vous donne également l’assurance d’avoir des yaourts plus fermes.

Je la lance en général avant d’aller dormir, comme cela le lendemain je découvre avec émerveillement mes bébés-yaourts qui font un petit tour au frigo afin d’être plus savoureux.
Malgré cette recette, il y a parfois des surprises, liées au temps qu’il fait, à la température extérieure, à la température du lait, à la marque du yaourt utilisé ou même du lait… Ca fait aussi parti du plaisir, le résultat n’est pas toujours parfait ni identique d’une fois sur l’autre, et c’est souvent une surprise d’ouvrir cette machine tout droit sortie des années 70. Une fois, les yaourts étaient élastiques, je n’ai jamais compris pourquoi : la cuillère de yaourt laissait pendre des fils qui ne tombaient pas mais remontaient tels des yoyo. On aurait dit que j’avais ajouté du lycra plutôt que du  lait en poudre ! Ce fut le seul raté vraiment notable (en tout cas très marrant).

Tout compte fait,  je trouve cela aussi agréable que faire du pain soi-même. L’idée même de la transformation chimique (par ferments, par levure, par marinade…) me séduit particulièrement en cuisine, car elle lui redonne un côté primitif et magique. On y retrouve le plaisir non plus de faire la cuisine, mais le plaisir de fabriquer un aliment en soi-même. Tout ceci a un petit côté historique qui me fait sourire à chaque fois que je branche ma yaourtière.

Et au moment des pique-nique de  printemps, je frime toujours avec mes pots en verre avec leurs couvercles orange qui rappellent souvent des souvenirs !

Ajout du 5 août 2005 : depuis, je fais aussi des yaourts au lait de soja, c’est par ici si ça vous intéresse !
Mise à jour du 25 août 2006 : un merveilleux blog qui vous propose plein de yaourts parfumés et notamment au chocolat (toujours très demandé dans les commentaires, et que je ne fais pas) : La Yaourtière de Samania
Mise à jour du 25 janvier 2010 : j’ai écrit un livre entièrement consacré aux yaourts, à découvrir sur ce billet.

28 nov 2004

Finies les vacances !

3 commentaires Hors sujet

 

Merci à celles qui m’ont encouragé à prendre quelque repos bien mérité, nous voilà de retour en pleine forme -pas vraiment bronzés, mais reposés. Et nourris de poissons frais et de salade grecque (je risque de ne pas manger de féta pendant 6 mois car j’ai eu ma dose là-bas !).
Les affaires reprennent, aussi pour vous appâter, voici ce que vous trouverez sur ce blog en décembre, dans le désordre (tatatam !) :

  • de l’archéologie culinaire autour du cheese cake ;
  • comment se transformer en concurrent de Danone en faisant soi-même ses propres yaourts maison et encore plus fort, son propre fromage blanc ;
  • les affres de la mise à jour d’un blog dans des conditions physiques extrêmes (quel suspense) ;
  • un reportage sur un cours suivi à l’Atelier des Chefs ce vendredi à propos du foie gras ;
  •  une dégustation de ce même foie gras mi-cuit qui repose en ce moment même dans le frigo (il va falloir patienter).

Plus, ce qui viendra au fur et à mesure de la casserole… et sous la dent, ou au marché.

Merci d’avoir lu ce petit message apéritif jusqu’au bout, c’est pour vous faire patienter ! Je me mets au boulot tout de suite !!! Et pendant ce temps, c’est Chéri qui cuisine… Où va-t-on ?

 

25 nov 2004

La Zucca Magica

5 commentaires Restaurants

La courge, la coucourde, la cougourde, le potiron, le potimarron, le giraumon, le pâtisson, la courgette…
A tout ceci je réponds : MIAM !!!!


Tant et si bien que mon fiancé m’offrit il y a déjà deux ans un excellent petit livre que je recommande aux amateurs : Petit traité gourmand de la courge .
Salé, sucré, toutes les variétés y passent, dans un joli ouvrage coloré et gaiement illustré. Si jamais vous l’utilisez, une petite critique : les proportions sont souvent beaucoup trop généreuses, quand c’est pour 6, vous pouvez nourrir 10 personnes avec ! En général, je divise toutes les proportions par deux pour avoir une quantité non gargantuesque.


 



A la fin, il était fait mention que les auteurs de ce livre (Marco Folicaldi, Rossella Bolmida) tenaient un restaurant végétarien à Nice…


Heureusement, j’étais à Nice en cette fin de semaine (une petite formation) et l’on s’enquérit de savoir où aller dîner jeudi soir… « Oh, à la Zucca Magica !!! ».
Dieu merci, certains connaissaient déjà et me confirmèrent que c’était un bon choix.


Le lieu est sombre et intégralement décoré de courges, séchées, fraîches, en peinture, en mosaïque, en affiche, en céramique  : Halloween tous les jours ! La collection est plus qu’impressionnante.
Le patron, paraît-il un vrai personnage, n’était malheureusement pas là, mon livre est vierge de toute dédicace (à vrai dire, il est tout tâché par l’usage abondant…).
C’était très cosmopolite : on a entendu de l’italien, de l’anglais et de l’allemand tout autour de nous !
Et parfait pour ceux qui hésitent toujours face à la carte, ici, il n’y a pas le choix : on s’assoit, et les plats défilent devant vous ; il n’y a que la boisson à choisir, le reste est « figure imposée ». Ce n’est pas désagréable du tout, et c’est assez courant dans nombre de restaurants en Italie (patrie d’origine du patron).


Au menu :



  • en entrée, une soupe de haricots, lentilles, courges, abondamment recouverts de parmesan ;
  • un gratin de brocolis, fontina et courge, doré à souhait ;
  • un cannelloni de poivrons, avec une pâte arachnéeene ;
  • une polenta au basilic, artichaut à la romaine : vraiment très léger et parfumé ;
  • en dessert, une poire pochée, glace à la vanille et aux amandes, coulis de chocolat.

Tout était très bon, parfumé et léger ; la polenta était d’anthologie. A vrai dire, seul le dessert m’a vraiment déçue, parce que j’aime vraiment le cake au potimarron… et que je m’attendais à plus d’originalité dans un tel lieu. Je dirais que ça manquait un peu de courge en fait !!! Pour une fois, ce n’est pas un reproche que j’ai souvent fait à  un resto…

Ma collègue préférée a immortalisée la soirée avec son téléphone :








 


et telles des Cendrillons modernes, notre carrosse ce soir-là avait toutes les allures d’une citrouille, pour notre plus grand plaisir !






La Zucca Magica





4 bis, Quai Papacino
06300 Nice
04 93 56 25 27 :  il est impératif de réserver !
Fermé dimanche et lundi

21 nov 2004

Momentanément off…

Pas de commentaire Hors sujet

Je suis actuellement dans le Sud (pour le boulot, oui oui)…

Je vais manger de la socca, des courges, les calamars de mon papa et promis, juré, plus de recettes ensoleillées à partir de lundi !

17 nov 2004

Index des recettes

1 commentaire Index des recettes

En lisant mes statistiques, je m’aperçois qu’il est difficile de
retrouver une recette précise sur le site… Pour aider les curieux
dans leur tâche -par exemple tous ceux qui cherchent "pâte de coing" et
tombent sur le message du jour au lieu de tomber sur la bonne page,
donc s’en vont rapidement au lieu de chercher, voici un petit index des
recettes et autres textes publiés à ce jour. Je m’engage à le tenir à jour !

Dernière mise à jour : 13 décembre 2006

POUR L’APERO
Samoussas de légumes Casimir et Hippolyte

Paezinhos de queijo
Caviar de patates douces à la cardamome

SOUPES
Velouté de cerfeuil tubéreux au safran
Kabucha en soupe japonaise
Bouillon de queue de boeuf

Cappuccino de haricots cocos au gingembre
Velouté de topinambours au foie gras
Soupe de patates douces et poireaux au poivre du Séchouan

ENTREES
Ecrasée de topinambours à l’huile d’amandons de pruneaux
Salade de coeurs d’artichauts aux pois chiches, citron et cubèbe, option foie gras
Eclats de potimarron tièdes aux graines, comté et au croustibacon
Salade européeenne aux pimentos del piquillo

Coings pochés aux épices douces pour accompagner le foie gras
Empanadas de queue de boeuf aux pleurotes
Caviar de patates douces à la cardamome

Poêlée de champignons sur galette de châtaignes

VIANDES
Parmentier de cerfeuil tubéreux au peposo de jarret de boeuf
Filet mignon doublement grenadé
Pintade à l’orange et au chou coeur-de-boeuf (Blog Appétit)
Poitrine de porc crousti-fondante comme à La Régalade
Peposo de jarret de boeuf
Chaud-froid de poulet au riz, champignons de Paris et estragon

Omelette au poulet, pommes de terre et estragon
Filet mignon mariné à la rhubarbe et au gingembre, risotto aux fraises(Blog Appétit n°3)
Epaule d’agneau à la menthe et au citron confit, jardinière de printemps (Blog Appétit n°2)
Blanquette de veau à l’ancienne
Boeuf à la Guiness
Empanadas de queue de boeuf aux pleurotes

Filet de canard coco-gingembre

POISSONS & CRUSTACES
Scorsonères sautés aux pétoncles et nouilles de riz
Fondue de poireaux au vinaigre de riz, pétoncles rôties et beurre blanc aux algues
Saumon confit

PATES, RIZ, CEREALES
Pasta al burro salvia
Risi e bisi (riz aux petits pois à la vénitienne)
Gnocchi tendres aux deux chous
Lentillesotto de beluga au céleri
Pilaf de quinoa aux légumes et au lait d’amandes
Gnocchi aux carottes technicolor et au taleggio

Troffie gratinées au fenouil et au provolone affumicato
Les nouilles du jeune Papa
Risotto aux gariguettes
Pastasotto
Risotto d’épeautre au potimarron

TARTES SALEES
Tarte à l’oignon et au zaatar
Pizza bianca
Tarte aux bettes d’Ampuis
Pâte à tarte magique (aux petits-suisses)
Pâte à tarte kantyapudbeurre

LAITAGES
Danette maison
Yaourts au lait de soja
Yaourts maison
Fromage blanc maison

DESSERTS
Sorbet de faisselle au jus de poires
Upside down cake aux abricots et au lait ribot
Tartelight 100% fruits
Coeur crémeux, gelée express de griottes au clou de girofle

La tarte aux fruits du retour de la maternité
Danette maison
Compote d’abricots à la vanille et au basilic
Fraises au basilic, yaourt à l’amande
Mini-financiers au chocolat

Verres de cappucino

Muffins bananes-chocolat-avoine
Vacherins glacés express
Gâteau moelleux aux marrons
Madeleines au miel et à la fleur d’oranger
Rhubarbe pochée à la vanille

FRIANDISES
Pâtes de coings à la cocotte-minute
Home-made guimauve (couverture au chocolat)
Home made guimauve (fabrication de la pâte)

SAUCES
Ma conception de la vinaigrette à salade
Burro salvia
Sauce crémette aux herbes pour le chou-fleur violet Graffiti
Mayonnaise

FANTAISIES & FINGER FOOD
Kiwi au basilic
3 variations sur les fraises et les asperges
Croq’O'graines germées

BABY FOOD
Panna Cotta d’anniversaire au yaourt
Purée de chou-fleur aux graines de fenouil

PRODUITS
Beurre Bordier au sel fumé "Viking" et sel fumé gallois d’Anglesey
Huile d’amandons de pruneaux
Tout sur la grenade (fraîche, sèche, en mélasse)
La meilleure mozzarella de Paris et la merveilleuse burrata
Le cheese cake au camembert
Ca ne manque pas de sel…
Kabucha (potimarron vert)
Panais et persil tubéreux
Le ugli
Le pâtissier Delmontel et ses financiers
Beurre d’amandes
Les nonettes bruxelloises

Ecrasée de tomates à l’ail et à l’huile d’olive
Craquelins de Saint-Malo
Beurre aux algues de Jean-Yves Bordier

RESTAURANTS

L’Astrance
Zenzoo, restaurant taiwanais

Le Bar à Manger

Angl’Opéra, plus tout à fait à angle droit
Granterroirs, épicerie-restaurant
Caffé Boboli
La Coupole

Restaurants romantiques à Paris : Bouillon Racine, Angl’Opéra, le Baratin, le Velly
Dell’Orto (Paris IXème)
La Zucca Magica (Nice)

15 nov 2004

Cappuccino de haricots coco au gingembre

6 commentaires Mange ta soupe !

Le haricot coco, ou « coco de Paimpol », c’est la rolls-royce des haricots blancs frais, pour environ 3 euros le kilo.*
Le plus difficile, c’est de les écosser, mais ces charmantes petites bêtes vous le rendront au centuple.

Pendant longtemps, je les ai connus « Ã  la provençale », c’est-à-dire  en ragoût avec de la sauce tomate et du petit salé, ainsi que des rouelles d’oignons et une touche de vin rouge (dit comme ça, ça ressemble furieusement à des baked beans).

Jusqu’à cet été où je suis retournée au centre de formation Alain Ducasse (en section « amateur », of course) et où l’on nous a servi au déjeuner une soupe très légère avec un parfum exquis.
Autour de la table, nous avons tous donné notre langue au chat… ce qui est particulièrement malaisé quand on a la bouche pleine, d’ailleurs…
Il s’agissait d’un bouillon de cocos juste crémé, on aurait dit un concentré de nuages…

C’était les stagiaires « pros » dont les cuisines sont juste au-dessus de l’atelier gastronomique ( la petite cuisine pour les particuliers) qui nous avaient préparé ce bonheur de soupe. Petits veinards, ils ont mangé en dessert la « Fraîcheur de citron aux fruits rouges » sur laquelle nous nous étions exercés le matin !

Depuis, il y a souvent chez nous de la soupe de cocos, la condition sine qua non étant l’usage d’un chinois pour bien tamiser la soupe afin d’enlever la petite peau des haricots. Jusqu’ici, j’en avais fait des versions sages (variations sur la crème, sur les épices…) mais j’ai eu envie de la marier à une de mes épices préférées : le gingembre. Son goût vient parfaitement prolonger et amplifier la saveur discrète du petit haricot blanc.

Nous l’avons mangée en plat unique, mais à mon humble avis, une noix de St Jacques poêlée par dessus tout ça serait assez délectable.

Si quelqu’un veut se dévouer pour tester…


Cappuccino de haricots coco au gingembre

  • 500 g de haricots à écosser « Coco de Paimpol »
  • 1 poireau
  • 75 cl de bouillon de volaille dégraissé
  • 3 brins de persil, avec leur queue
  • 1 gros noix de gingembre frais épluché et coupé en bâtonnets
  • 10 cl de crème liquide légère

Ecosser les haricots.
Laver le poireau, le couper en rondelles.
Faire suer le poireau dans une cuillère à soupe d’huile d’olive, ajouter les haricots, faire légèrement revenir. Ajouter ensuite le persil et le gingembre.
Terminer par le bouillon chaud, couvrir et laisser cuire à petits bouillons pendant 30 à 40 mn (dépend de la fraîcheur des cocos).
Mixer à l’aide d’un mixer plongeant, puis passer au chinois.
Remettre dans la casserole de cuisson le velouté obtenu, faire chauffer à feu doux, goûter pour rectifier en sel et en poivre.
Ajouter alors la crème, remixer jusqu’à ce que la soupe mousse… d »où son nom de cappuccino !
Servir rapidement pour préserver cet effet et… bonne soirée mousse !

*Je ne crache pas sur les haricots italiens cannellini, mais ici je n’en trouve que des secs, qui font d’ailleurs merveille en salade.

13 nov 2004

Délice, sans amour ni orgue…

7 commentaires Papivore (livres et magasines de cuisine)

Le premier numéro de la revue Délice est disponible en kiosque depuis samedi.
Ce que j’ai aimé :

  • la couverture et les accroches de couverture,
  • les photos, relativement intéressantes et un peu originales,
  • le cahier en anglais à la fin (un peu Nova dans l’idée mais bon…),
  • en fait, ce que j’ai préféré, c’est le sous-titre de la couv’ : « Cuisiner rend heureux »

Ce que je n’ai pas du tout aimé :

  • Le prix : 5 euros quand même !
  • Le papier, parce que pour 5 euros, on s’attend à avoir plus beau, moins cheap,
  • Le positionnement un peu bâtard entre art de vivre et gastronomie,
  • La maquette globalement confuse, avec un repérage difficile (OK, je suis assez difficile sur ce point là ),
  • Un petit hiatus éditorial bien énervant : l’article sur les cours de cuisine mentionne celui de Alba Pezone (qui a l’air très bien au demeurant) et ô surprise ! celle-ci a signé plusieurs articles (d’ailleurs les mieux écrits du magazine) dans ce même numéro… Une mention du genre « Notre collaboratrice Alba Pezone fait également… » aurait été le bienvenu, sinon cela a un parfum de publi-reportage déguisé qui me hérisse, et rend méfiant quant aux autres articles…
  • Les perles du supplément « Vin au féminin » (Scally,
    si tu le veux, je te l’envoie…), je ne résiste pas au plaisir de vous
    en citer une : « (à propos des femmes exerçant des métiers du vin) Cet engagement n’est plus perçu comme une transgression : elle doit être comprise comme une évolution logique des moeurs. Il ne semble pas, en outre, que ces femmes aient eu à ferrailler contre l’hydre sexiste« . Ou encore : « (…) La question de la féminité du vin reste posée. Il faudrait que ces femmes fassent un vin qui leur ressemble, ce qui n’est pas toujours le cas. »
    En même temps, je reconnais que le sujet est difficile à traiter…
    mais le voir partout commence à m’énerver, ça me fait penser au port du
    pantalon autorisé aux femmes : maintenant, en plus, elles peuvent boire
    du vin, et en acheter ! Il faut bien les séduire, vu la perte de vitesse du marché…

A vous de voir ! Mais pour 5 euros, vous avez : une grande soupe Cojean, 2 Librio et demi, 2 expressos à Paris, 1 kilo de cacahuètes, du tip top chocolat, un paquet de clopes… autant de petites choses qui devraient vous apporter plus de plaisir.

12 nov 2004

Régime crétois

4 commentaires Hors sujet

Ca y est, c’est les vacances, pour ce blog aussi… Rendez-vous fin novembre !
Nous partons en Crète et savons déjà que nous ramènerons de l’huile d’olive et je l’espère, de jolies images.

Portez-vous bien d’ici là et dégustez !

11 nov 2004

Dell’Orto, un italien fort satisfaisant

3 commentaires Restaurants

En ce moment, je ne m’aventure guère loin des frontières de mon IXème arrondissement (deviendrai-je cocardière ?). Aussi, nous étions à la recherche la semaine dernière d’un resto encore inexploré pour fêter un petit quelque chose bien à nous.

Nous avions aimé et testé (dans le désordre, et tous dans un rayon de 500m de l’eglise Notre Dame de Lorette) : chez Jean, chez Georgette, la Casa Olympe, le Velly... mais ma foi, ce soir-là , en lisant leurs cartes, rien ne me tentait (j’avoue, je suis un peu difficile en ce moment) : peut-être trop débridé chez Jean sont j’apprécie beaucoup la superbe créativité ? trop de betterave sur la carte de Georgette ? pas de sourire (comme d’habitude) chez Olympe ? pas de place chez Velly (comme souvent) ?


Bref, le hasard nous fit remonter la rue Saint Georges et nous tombâmes sur Dell’Orto (en français, Du Jardin) qui avait à la carte de très jolies choses fraîchement italiennes.
Au passage, un truc infaillible : s’il y a des fautes d’italien sur la carte d’un resto italien, vous pouvez fuir, vous allez mal manger (ma mère est prof d’italien, ça sert dans ce cas-là ).



Dans notre cas, l’italien était parfait, la déco fort jolie et l’atmosphère sereine.


Le menu est assez restreint, mais on vous anonce oralement, avec moultes explications, tout ce que le chef a ajouté en plus ce soir-là en fonction du marché, et là , il y a embarras du choix.


En entrée, une délicate salade de poulpes tièdes, avec quelques pommes de terre, des grains de fenouil croquants sous la dent en un petit feu d’artifice ensoleillé, une vinaigrette à base de pâte d’anchois. Alliance exquise, bien maîtrisée et parfumée, cuisson du poulpe vraiment fondante : une grande réussite, seul regret, la taille de la portion, facturée tout de même 11 euros.


En plat, pour lui, une assiette de pâtes courtes aux champignons et aux petits-gris qui lui fit pousser d’aimables soupirs tout le long de sa dégustation.
Pour ma part, de gros raviolis de colin frais et  de potimarron, plongés dans une délicieuse bisque de langoustines 100% maison, à lécher son assiette. Fin et parfumé, parfaitement maîtrisé. C’était beau et, comme aurait dit François Simon, « le ravioli, il raviole parfaitement ».


En dessert, pour lui : une tarte sablée à la figue sur crème de pistache, sorbet maison à la verveine. La table d’à côté s’extasiait à cette dégustation et il en fut pareil à la nôtre. Moi j’avais surtout envie de frais, alors va pour une panna cotta bien copieuse et vanillée, avec beaucoup, beaucoup de coulis de fruits rouges et une touche de coulis de fruits de la passion.


Pour le vin, ce fut un excellent vin sicilien, et la Maison a la bonne idée de pratique le prix à la ficelle, dont nous avons pu consommer avec modération !


C’était du jardin, mais surtout, un très bon restaurant italien, inventif et léger.






Dell’Orto
45 rue Saint Georges
75009 Paris
01 48 78 40 30
Métro Notre-Dame-de-Lorette ou Saint Georges
Ouvert le soir uniquement, il  est prudent de réserver.
Fermé dimanche et lundi.