Archive pour décembre 2004

Ma plus belle guirlande de Noël (spécial Bricol’Boy)

Lundi 27 décembre 2004

 

  Spécialement faite sur mesure par monsieur mon fiancé (j’ai eu plein d’autres cadeaux, mais celui-là, j’en suis très fière)  :

Idéal pour transformer une étagère à épices en petit arbre de Noël !
Ce sont des mini moules à gâteaux en fer blanc, tout fins, collés contre une guirlande très simple (le plus difficile est de trouver une guirlande nue, en fait).
Fixez, laissee sécher en maintenant avec des pinces à linge pendant 24h, puis admirez !
Comme on dit dans le Sud, la semaine entre Noël et le Jour de l’An : “Bon bout d’an”  à tous !

 

De la difficulté d’écrire un blog de cuisine quand on a la nausée…

Dimanche 19 décembre 2004

Si vous êtes observateurs, chers lecteurs, peut-être avez-vous remarqué la légère décrue des recettes proposées. Voire même, un nombre de messages en baisse…


Après tout, depuis le mois d’août, j’ai quand même écrit deux bouquins de recettes et aussi ce blog, plus mon travail quotidien assez prenant… allez, disons que je n’ai pas chômé.


Je vous dois un aveu : depuis mi-octobre, je n’ai presque plus touché une casserole ! Pour la première fois depuis mes 13 ans, j’ai eu du dédain et du dégoût pour la cuisine.


Qui peut être responsable de cette transformation radicale de ma personnalité ???


(tic tac tic tac tic tac…)


Un indice : à l’heure qu’il est, je ne mesure même pas 10 cm…
Un autre indice : je fatigue beaucoup ma future maman qui a hâte d’être moins malade !!!
Encore un autre : mon futur papa fait très bien la cuisine !



Avec un dessin, tout de suite, c’est plus clair !



Eh oui, ce n’est pas très élégant tourné comme cela, mais le thème de ce blog l’impose :


‘I’ve got a bun in my oven’ (traduction très libre : une petite brioche est en train de lever dans mon four personnel…) dont la cuisson devrait être prête pour la fin du mois de juin.


Chic ! Un nouveau petit goûteur ! Un petit garçon ou une petite fille à qui je vais pouvoir inventer plein de gâteaux d’anniversaire !


Dès que l’appétit revient, je reviens en forme, je n’ai pas oublié le programme du mois de décembre, il sera tenu, parole d’Ester !


PS : il y a une épidémie de blogueuses enceintes ou quoi ? Christie de Ma vie sans moi, Martine de Banlieusardises…

Concurrence loyale envers Danone, part 2 : le fromage blanc !

Lundi 6 décembre 2004

Sur la lancée et le succès des yaourts, j’entrepris de me documenter sur le fromage blanc.

Las, il ne s’agit pas de mélanger un pot de fromage blanc du commerce et d’attendre tranquillement qu’il se reproduise dans un lait à la température bienveillante.
Il faut d’abord trouver des ferments ou de la présure. Là où c’est fun, c’est quand on lit que la présure est contenue dans l’estomac des veaux et que c’est ça qui fait cailler le lait des mamans-vaches dans leurs intestins… Miam ! Certains végétaux ont également cette propriété “caillante”, comme le chardon.

Malheureusement, sans ferme à proximité, sans veau en train de paître en bas du IXème arrondissement, et sans champ de chardons, je me suis résolue à faire un tour chez Naturalia, où l’on m’a pris pour une folle : “Des ferments à fromage blanc ???? Mais pourquoi faire ?” (tsss… bio comme des spécialistes du marketing bobo, ceux-là !!!). J’ai fini par aller pleurer misère chez la pharmacienne qui, très amusée par l’expérience, m’a commandé des sachets de ferments “Lactaline” de la marque Yalacta.
6 petits sachets qui se conservent au frais, chaque sachet permettant d’ensemencer (quel joli mot !) de 1 à 3 litres de lait. Comptez quand même 8 euros la boîte.

Ensuite, la question du matériel se pose. Oui, d’accord, j’avais trouvé, après la yaourtière, une machine seventies encore plus rare : la fromagère SEB ! Mais faut avouer que ce n’est pas du tout indispensable à la fabrication : à défaut, un bon Tupperware avec couvercle et de petits moules à faisselle récupérés du commerce feront parfaitement l’affaire.
Disons que la fromagère est ergonomique, parce qu’elle a un grand bol en verre avec un grand faisselier en plastique
bien pensé, mais bon… rien de fantastique. J’en ai trouvé dans des maisons de campagne utilisés comme porte-couverts, ouvrez l’oeil.
Quand même, pas étonnant qu’ils en aient cessé la fabrication, vu la difficulté à trouver les ferments !

Parés pour l’aventure !

La première expérience ne fut pas concluante (j’ai juste obtenu du lait qui sentait le rance) : j’avais acheté du lait UHT et je ne l’avais pas fait chauffer. D’où le premier conseil : achetez bien évidemment du lait frais, micro-filtré, ou flash pasteurisé, ou comme vous voudrez, mais achetez-le dans le rayon Frais de votre magasin de chalandise favori.

Ensuite, il faut amener le lait à une température de 27  à 31° : en dessous, les ferments ne prennent pas ; au dessus, ils meurent. C’est pire que mesurer le bain pour un bébé avec le coude ! J’ai ressorti mon thermomètre à viande pour ne pas louper le coche.

Enfin, pour affermir l’ensemble, on conseille d’ajouter soit 2 petits-suisses, soit 3 cuillères à soupe de petit-lait
d’une réalisation fromagère précédente.Comme j’en fais moins souvent que des yaourts, je suis condamnée à racheter des petits-suisses (c’est pas grave, avec ceux qui restent je fais une pâte à tarte top moumoute, tiens il faut que je vous donne la recette…).

Ensuite, il suffit de tout mélanger (lait, ferment, petit-suisse), de verser dans le tupperware ou la fromagère, de couvrir et de patienter… minimum 12h… parfois 16 ou 20 selon la température extérieure et l’humidité de l’air… jusqu’à ce que le blob fasse son apparition dans une mer de petit-lait :

Nature morte de blob dans fromagère et blob dans tupperware,
sur machine à laver (début XXIème siècle)

Pour avoir une idée du résultat de coupe, voici le détail encore plus appétissant :

Un petit côté cours de chimie pas déplaisant…

Arrivés à ce stade, vous pouvez en faire du fromage blanc battu en le mélangeant dans un saladier (vous pouvez y rajouter de la crème), vous pouvez le mettre dans des petites faisselles jusqu’à ce qu’elles soient égouttées comme vous aimez… bref ! faire tout ce que vous voulez avec votre fromage. Je n’ai pas poussé l’expérience jusqu’à l’affiner en cave (jusqu’à il y a peu, je n’avais pas de cave), mais cela pourra faire parti des prochains challenges.

Bilan : le résultat est bon, très bon, délicieux. La cuisine sent un peu l’étable.
On se croirait à la campagne pour pas très cher, et on se dit qu’on s’est bien amusé. Et c’est vraiment drôle de le servir en disant ‘lalalala, c’est moi qui l’ai fait’ !

N’oubliez pas d’aller faire goûter à la pharmacienne le résultat de vos expériences !