Archive pour juillet 2005

Yaourts maison au lait de soja, compote d’abricots vanille-basilic

Lundi 25 juillet 2005

Le résultat des premiers tests au soja !!! Et…l’arrêt rapide de l’utilisation “de remplacement” du lait par des dérivés de soja.

Première expérience :
Il est en effet très facile de faire les yaourts au soja dans une yaourtière Seb.
C’est exactement pareil que pour faire des yaourts au lait de vache ! Il faut donc un pot de yaourt au lait de soja (j’avais pris un Sojade), un litre de lait de soja (en l’occurence j’ai testé Bjorg), et … c’est tout.
Mélanger, touiller, ratatouiller soigneusement, verser dans des pots, allumer la yaourtière, laisser faire et mettre les couvercles le lendemain matin, et surtout, faire refroidir au frigo.
Résultat : des yaourts fermes et onctueux, meilleurs encore que les originaux.

Mes commentaires :
- Le yaourt au soja maison est aussi bon voire meilleur que ceux du commerce. Surtout, économiquement, c’est vraiment
plus rentable : 90 centimes d’euros les 2 pots de Sojade, 2 euros le litre de lait de soja qui vous permet d’en faire 8. Donc, 2 euros 45 les 8 pots, j’y go.
-Pour plus de sécurité, je les ai fait “incuber” 2 fois : cela permet d’être sûre qu’ils seront fermes au final. C’est aussi ce que je fais l’hiver quand il fait très froid, pour être sûre que les yaourts “prennent” bien. Il s’agit en fait, après un premier cycle de chauffage de la yaourtière, d’en enclencher un deuxième. Le reste se fait comme d’habitude.
- Le problème du yaourt soja est, à mes yeux, son manque d’acidité. Finalement, c’est l’acidité que j’aime tant dans le yaourt nature ! Au moins, maintenant je sais POURQUOI je les apprécie. Et j’avais au frigo une compote d’abricots à la vanille et au basilic qui, mélangée au yaourt, lui apportait la touche d’acidité recherchée.

Et voilà mon petit-déjeuner de cette semaine :

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Deuxième expérience : la compote d’abricots était vraiment trop bonne pour ne pas vous en parler. Les abricots, c’est un amour fou, le top de l’été, et je vais encore faire d’autres recettes d’ici la fin de leur saison trop délicieuse.
Avec des abricots soldés de la fin du samedi après-midi, une compotée rapide et facile, avec mon obsession du
basilic dans les fruits (après les fraises
…l’abricot).

Compote d’abricots à la vanille et au basilic
1 kg d’abricots très mûrs
75 g de fructose (ou 150 g de sucre)
1 belle gousse de vanille
10 feuilles de basilic à grandes feuilles

Laver les abricots. Les dénoyauter.
Dans une grande sauteuse anti-adhésive (j’ai utilisé mon wok anti-adhésif, c’était parfait),
déposer les abricots, le fructose et la vanille (soit que les graines grattées, la gousse vous servant à faire du sucre vanillé ; soit graines grattées et gousse que vous enleverez au moment de servir).
Laisser cuire à feu vif environ 10 mn pour que les abricots rendent leur eau le plus possible.
Réduire ensuite le feu au minimum et laisser compoter en écoutant les “ploc ploc ploc” jusqu’à obtention de la consistance de votre choix (pour moi, c’est très réduit, donc cela a cuit 1h environ).
Rincer rapidement le basilic, le ciseler.
L’ajouter à la compote, laisser chauffer 1 mn pour qu’il infuse sans cuire.
Laisser refroidir et mettre au froid, car cette compote est encore meilleure le lendemain…et les jours qui suivent, vanille et basilic continuant à diffuser leurs parfums dans les abricots confits.

Troisième expérience : les lecteurs de ce blog sont vraiment formidables, et voilà pourquoi je vais finalement consommer avec une grande modération mes dérivés de soja.
En effet, un de vos commentaires m’a mis la puce à l’oreille, à propos des effets hormonaux du soja. Un petit tour sur le site de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et voilà :
“Une précaution importante apparait donc d’éviter chez la femme enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones, notamment sous la forme de complémemts alimentaires. De meme, la consommation de produits � base de soja chez le nourrisson (préparations à base de protéines de soja, puis préparations de suite) et l’enfant en bas age (tonyus, yaourts au soja) est à éviter.”
Il apparaît, à la lecture de ce rapport complet que les apports en phyto-oestrogènes du soja peuvent causer des cancers, notamment des testicules/du sein, surtout lorsqu’on y expose des enfants de moins de 3 ans. La dose à ne pas
dépasser est de 1mg d’iso-flavones par kg de poids (en l’occurence, je compte le mien ou celui de Junior ?).

Dans le doute, je vais me limiter à un yaourt au lait de soja par jour, le temps de finir ma production ; vous inciter � lire le trèsintéressant rapport de l’AFFSA. concernant les apports de soja dans la nourriture occidentale ; et ensuite, aller
acheter du lait de riz, du lait d’avoine pour continuer mes expériences, et refaire de la compote d’abricots à manger…toute seule !

Ah, quand même : depuis 4 jours, Virgile a beaucoup moins de coliques. Maturation du système ? Hasard ? Je ne saurais jamais.

Merci à tous de vos bonnes astuces pour apaiser les bébés à l’estomac en rodage !

Adieu lait, crème, yaourts…

Mardi 19 juillet 2005

Comme évoqué dans le message précédent, le Jeune Homme souffre de coliques du nourrisson : petits cris, rouge tomate, air désespéré après la tétée, cris et chouinements.

En plus de la Calmosine, des massages du bedon, des ballades collés-serrés, des portages sur la main (merci de ce commentaire fort utile), il m’a été conseillé d’arrêter de consommer des produits laitiers de vache, bicauz les protéines de lait de vache (PLV, ça ne veut donc pas dire que “publicité sur le lieu de vente”, einh) peuvent passer dans le lait maternel et causer quelques soucis digestifs au nourrisson.

Il n’est pas dit que son souci vienne de là , mais puisque je me transforme moi-même en aliment pour lui, ça ne me coûte rien d’essayer. L’allaitement, finalement, c’est le stade ultime de la cuisine, quelque part… (ouh la, je manque de sommeil moi, on dirait une brève de comptoir).

Néanmoins c’est avec effroi que j’ai avisé le contenu de mon frigo : fini la tarte salée à la ricotta (un de mes plats préférés… on en mange au moins une fois par semaine…), fini le yaourt maison du maison… fini la compote avec une touche de fromage blanc…fini la crème liquide, dans les quiches, gratins et clafoutis…fini le verre de lait écrémé glacé que je pouvais boire en plein milieu de la nuit…

Je suis donc allée faire un tour chez Naturalia, revenue chargée de lait de soja, crème dessert au soja, yaourt au soja, crème liquide au soja. Plein de trucs au soja, pour résumer, parce que du lait d’amandes, j’en ai déjà (ça fait une glace du feu de Dieu), et que les trucs au chèvre, je peux, mais à petites doses… Ca va m’en faire des tests, je vais pouvoir vous faire un banc d’essai comparatif !

Néanmoins, il y a quelque chose que je connais bien dont j’ai fait le plein, et voici un prétexte tout trouvé pour en consommer, le beurre d’amandes et de noisettes qui a déjà remplacé mon tartinage du matin !

N’empêche, là j’ai faim, et je me demande bien quoi manger.

Tiens, et si j’essayais de fabriquer des yaourts de soja avec ma yaourtière ? (histoire de rigoler, c’est quand même un des messages les plus lus de ce blog, comme quoi faire ses yaourts soi-même n’est pas un truc de baba cools !)

Rendez-vous donc dans deux semaines pour vous dire si cela a été efficace (pour les coliques et la fabrication des yaourts) et pour vous dire si j’ai aimé le lait de soja et tous ses dérivés…

Que cuisiner avec un reste de poulet rôti ? (2/2)

Samedi 16 juillet 2005

Vous apprécierez la télécommande qui traîne à droite de la photo :

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Ben oui, les minutes sont comptées pour s’informer, faut bien regarder un peu LCI pour ne pas vivre dans sa bulle…

Entre deux tétées, changement de couche et crise de coliques du nourrison (si vous avez des trucs…je suis preneuse) on
ne se laisse pas abattre, et pendant que Bricol’Boy baigne Junior,
j’essaie de bricoler un souper en 10 à 15 mn. Ca nécessite un peu
d’organisation et d’anticipation intellectuelle lors de la sieste, mais
ça nous permet de nous nourrir correctement, et quand on allaite,
n’est-ce pas, on a quand même un peu besoin d’énergie (et de pas utiliser trop d’oignon par exemple) !

Donc, je vous avais promis un deuxième épisode de
"comment-accomoder-le-reste-de-poulet-rôti-du-déjeuner", et en
attendant le dernier "boire" du soir, comme le dit Martine de Banlieusardises, j’ai le temps de vous l’écrire !


Chaud-froid de poulet au riz et aux champignons de Paris, sauce crème à l’estragon
NDLR : plus le plat est composé de restes et de fond de placard, plus son nom doit être pompeux

Pour 2 nouveaux parents fatigués mais heureux

  • 2 morceaux de poulet rôti (n’importe quel morceau)
  • 300 g de champignons de Paris (frais ou surgelés, pas de complexes)
  • 1 bouquet d’estragon
  • 10 cl de crème liquide (allégée, pour les fesses de la maman)
  • 1 échalote
  • 120 g de riz long grain (les féculents favorisent la lactation)

Peler et hacher l’échalote.
Enlever la peau du poulet, désossez le si nécessaire, couper en bouchées.
Rincer et peler les champignons de Paris, les couper en lamelles.
Faire dorer l’échalote, y ajouter les champignons, faire revenir 5 mn. Jetez l’eau de cuisson rendue.
Ajouter le poulet, laisser chauffer 2 mn.
Ajouter alors la crème et l’estragon coupé aux ciseaux.
Laisser mijoter à feu très doux quelques minutes, le temps de sortir les assiettes, et de faire cuire le riz.
Faire cuire le riz comme d’hab’ et comme écrit sur le paquet -sauf si vous l’aimez collant.
Saler, poivrer le poulet à la crème et à l’estragon.
Faire un joli lit de riz au fond d’un grand bol, y verser le poulet par-dessus.
Servir et manger chaud… ou très tiède… si Bébé s’est réveillé avant la fin du repas !


Dans le même genre, vous pouvez également essayer ma soupe de poulet à la kabocha, qui permet de recycler aussi un peu de poulet.

Ou mieux encore, faites rôtir un poulet à la manière d’Estelle, et débrouillez-vous pour avoir des restes pour tester tout ça !

Quoi cuisiner avec un reste de poulet rôti (1/2)

Vendredi 8 juillet 2005

Forcément, avec un nouveau-né à la maison, les visiteurs ont défilé pour admirer la petite merveille (je suis modeste, non  enfin, comme toutes les nouvelles mamans…).

Si la plupart sont venus pour le thé/l’apéro, ce qui limite fortement les préparatifs (une bouilloire, un paquet de biscuits sucrés / penser à mettre des glacons au freezer pour le pastis, sortir acheter des biscuits apéro au Franprix), quelques hôtes très spéciaux (traduisez : de la famille) ont mérité plus d’égard et le temps d’un déjeuner.

C’est ainsi que la famille de Bricol’Boy a mangé un poulet rôti, sorti tout prêt de la rotissoire de la rue Cadet, accompagné de salade et de pommes de terre sautées. Et pour la première fois de ma vie, j’ai servi des patates sautées surgelées à des invités.C’était chouette, je recommencerai tiens, j’ai quand même ajouté du persil maison.

Heureusement que Belle-Maman avait apporté le dessert : une tarte à la rhubarbe de folie, taille maxi, dont on s’est repus jusqu’au lendemain. Elle a le chic pour soutenir le moral des troupes non ? Quand je vous avais dit qu’elle était super, et pas qu’au niveau de la rhubarbe ;-))

Bon, mais une fois la table pliée, le lave-vaisselle rempli, la cuisine débeyrouthisée, force était de constater qu’il restait
l’équivalent d’un petit poulet rôti. Et que faire avec ???? De simple, rapide, et équilibré (je préfère ne pas dire combien de kilos post-bébé me restent sur les hanches…)

J’ai donc opté pour une omelette de poulet aux pommes de terre et à l’estragon : oui, il restait aussi quelques cuillères de patates, fallait pas gâcher.

En même temps, c’est un plat qui réunit parent et enfant, quelque part, je fais dans le symbolique : on a bien l’oeuf et la poule ici, et en l’occurence, on peut répondre que c’était la poule qui était la première, puisqu’il restait du poulet dans le frigo!!!!

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Avec tout ça, il restait ENCORE du poulet !!!
La suite des restes, au prochain épisode… dès que Jr fait une pause…


Omelette au poulet, pommes de terre et estragon
Pour 2 affamés, en plat unique
200 g de reste de poulet froid, sans la peau, coupé en dés
100 g de patates sautées
3 oeufs
3 cuillères à soupe de crème liquide légère
3 branches d’estragon ciselé
Sel, poivre, une pincée de piment d’espelette

Mélanger ensemble dans un saladier les pommes de terre et le poulet. Ajouter l’estragon ciselé.
Casser par dessus les oeufs, bien mélanger à la fourchette sans trop faire mousser, ajouter la crème puis sel, poivre, piment d’espelette.
Faire chauffer une noix de beurre dans une poêle anti-adhésive et y verser la préparation, cuire comme à votre habitude, selon que vous l’aimez baveuse, bien cuite, voire brûlée.