Archive pour mars 2006

Salade de coeurs d’artichauts aux pois chiches, citron et cubèbe

Jeudi 30 mars 2006

 

J’avais acheté un tube de cubèbe qui m’attendait sagement sur mon étagère à épices -celle qui valu à Bricol’Boy son surnom- dans l’attente d’un hypothétique plat mijoté. Je ne vous referai pas un cours sur ce poivre, la charmante Claire Emma l’a fait fort brillament !
En plus, le Régal printannier présentant un sublime reportage sur Gérard Vives, ça donnait plus qu’envie de l’utiliser, ce malheureux tube d’épices abandonné !
Virgile mange désormais toutes sortes de légumes et de fruits, et avec ses 4 quenottes, il est intéressé par tout ce qui se grignote.
Bricol’Boy adore l’artichaut, so… son fils aussi.
Et mes parents qui étaient là aiment le foie gras.

Quand à moi, j’aime tout ça, mais en plus, j’ai ajouté à cette charade culinaire-familiale les pois chiches et du citron, du citron, du citron…

Le résultat ? Une délicieuse salade tiède de fonds d’artichauts et de pois chiche, citronnette au cubèbe et persil, lanières de foie gras en option pour ceux qui aiment.
Honnêtement, le foie gras va bien dedans, mais n’est pas du tout indispensable : c’est aussi bien un plat de début de mois que de fin de mois, pois chiche et artichauts s’y suffisent !

 

 

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Salade d’artichauts et de pois chiches, citronnette au cubèbe, foie gras

12 fonds d’artichauts surgelés
1 bocal de pois chiches
1 petite boîte de foie gras de canard
Sauce :
1 gros citron jaune
8 grains de cubèbe
Huile d’olive parfumée
Persil plat
Sel, poivre
Si vous en avez au fond du frigo, quelques éclats d’olives noires dont la couleur sera flatteuse !

Faire cuire les fonds d’artichaut à l’autocuiseur.
Pendant ce temps, bien rincer les pois chiches, les laisser s’égoutter.
Ouvrir la boîte de foie gras, couper la quantité de votre choix en cubes.
Zester le citron. Ecraser grossièrement le cubèbe. Laver et hacher le persil.
Mélanger jus et zeste de citron, huile d’olive, persil, sel, poivre, cubèbe, émulsionner.
Couper les fonds d’artichauts en 4, déposer dans un saladier.
Verser la citronnette sur les fonds encore tièdes, pour qu’ils s’imprègnent de saveur.
Ajouter les pois chiches et le foie gras pour finir, servir de suite (oui, c’est une salade tiède, et alors ?)

Boisson recommandée : l’artichaut à cause de l’inuline qu’il contient (tout comme le topinambour)  n’est pas l’ami du vin, auquel il confère un goût sucré (à tout ce que vous buvez d’ailleurs après l’avoir mangé, c’est une expérience rigolote à tester). On a préféré boire de l’eau, mais je suis preneuse d’autres suggestions sur ce mariage délicat !

 

Du Beluga à 1 euro les 250 g, ça ne se refuse pas !

Samedi 25 mars 2006

Ah ah ah, je vous y prends, à lire le merveilleux Blog Actu et âppatés par ce titre, vous précipiter sur mon message… Genre, Ester va nous fournir ZE plan de ZE boutique secrète à Paris pour se régaler de caviar au prix d’oeufs de lump…
Ben non. Ce n’est pas ça qui vous attend, et pourtant, je ne vous ai pas menti, j’ai juste fait une ellipse… Je voulais parler des lentilles beluga ! Délicieuses petites billes noires, qui prennent en cuisant la très jolie teinte grise de ce délicieux caviar… et qui coûtent dans les 2 euros à 2,5 euros le paquet dans votre magasin bio le plus proche.

Admirez-les juste enduites d’huile d’olive (et mises en valeur par un oignon rouge) :

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Les lentilles, je ne sais pas vous, mais je les fais souvent en lentisotto, comme l’épeautre : si j’ai du temps, en cocotte ; et si Virgile me réclame, hop, 10 mn à la cocotte-minute, et 5 à 10 mn à découvert pour finaliser le crémeux !

Au secours Docteur, je suis atteinte de risottomania : j’y ai déjà fait passer des pâtes, de l’épeautre, des fraises, des lentilles aujourd’hui… Je suis pas la seule, j’ai vu que Cléa s’était jetée sur de l’orge, vous croyez que c’est une épidémie docteur ???

Ce coup-ci, en plus, pas de pitié pour le céleri :

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Et voilà le résultat : crémeux, fondant, ferme ; les lentilles ont un goût plus marquées que celles du Puy, plus délicat, et le céleri leur va très bien !

Avec la couleur grise si délicate et caractéristique des graines de Beluga…

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… quelques graines de radis germées, d’un pourpre pétant très chic.

 


Lentillesotto beluga au céleri200 g de lentilles Beluga
1 pied de céleri
1 oignon rouge
1 verre de vin blanc
Bouillon de légumes ou de volaille (de quoi couvrir vos lentilles, environ 1/3 à 1/2 litre)
1 petite feuille de laurier
1 noix de beurre frais

Peler et hacher l’oignon.
Laver et éponger le céleri. Le couper en rondelles.
Faire revenir l’oignon et les lentilles dans une cocotte à feu doux, avec un filet d’huile d’olive.
Ajouter le vin blanc, le faire évaporer en tournant.
Ajouter le bouillon bouillant (puisque c’est le propre du bouillon) et le laurier : soit louche à louche, en tournant progressivement ; soit en deux ou trois fois en tournant régulièrement ; soit en couvrant à niveau et en mettant en autocuiseur pour environ 10 mn.
Goûter, assaisonner en sel et poivre, ajouter une noix de beurre, tourner.
Servir en disant : “Ce soir, c’est soirée Palace : y’a du Beluga !”

Rendez-vous au Salon du Livre

Mercredi 15 mars 2006

Comme l’année dernière, je vous donne rendez-vous samedi 18 mars à partir de 11h30 au Salon du Livre.

Je serais sur le stand de Librio en train de faire déguster quelques-unes de mes recettes et de dédicacer mes mes petits livres : Devine qui vient dîner ce soir, Cuisine de fête chic et pas chère, la Cuisine des Fauchés, Courges Potirons et autres Cucurbitacées, Soufflés.

Si d’aventure vous passiez par là, n’hésitez pas à vous faire connaître… Voici de quoi me reconnaître :

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Allez, une anecdote : dédicacer un livre en 30 secondes à un(e) inconnu(e) n’est pas toujours chose facile. Mais souvent on entame la causette et les idées s’imposent d’elle-même.
Ainsi, la dédicace qui m’a le plus fait rire et qui a beaucoup amusé la persodédicataire est celle-ci :
"Pour Francine. Parce que rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine."

Pour apprécier encore plus l’humour de la chose, n’oubliez pas que je suis marseillaise, et qu’en plus, le numéro de téléphone de mes parents est proche de celui de la famille Storione qui possède la marque et l’usine Francine (prénom de la grand-mère, pour votre info). Alors le nombre de fois où j’ai décroché et j’ai entendu un "Fraaaaancineuh ???" et répondu "Ah non, c’est une erreur"… fallait bien que ça se paye !

Bref, j’espère vous voir samedi … et si je me fais un peu rare sur ce blog, c’est que je suis en train d’écrire 3 nouveaux ouvrages, et ils ont beau être très peu onéreux (2 euros), c’est un gros boulot, surtout celui de tout goûter. Demandez à Bricol’Boy !

PS : le Salon du Livre se modernise et a aussi un  blog…

Plats qui réchauffent, épisode 4 : la poitrine de porc crousti-fondante de La Régalade

Dimanche 12 mars 2006

 

Heureusement que le temps s’est rafraîchi sur Paris, ça me donne un prétexte pour vous livrer une recette hautement calorique et qui va vraiment faire plaisir à cet obsédé du cochon qu’est Dorian. En fait j’avais la recette dans les tablettes depuis un moment mais quand j’ai vu la semaine du cochon de Dorian qui s’achevait… comme je dessine mal, autant y contribuer autrement.

En plus, le printemps n’est que le 21 mars, donc je m’accorde encore le droit de vous poster une recette d’hiver, qui pourra vous servir cet automne alors. On en est pas là, mais je me donne l’impression d’être une fille vraiment organisée en vous disant ça.

Déjà, en demandant ce morceau chez le boucher, j’ai senti son oeil interrogateur. Mon boucher m’aime bien, sans me faire de film ni d’érotomanie commercante. Quand je le croise dans la rue, sans son tablier, je mets 2 secondes à le reconnaître, mais on se salue toujours. Normal : je lui ai demandé lors de ma première visite des os pour faire mon bouillon moi-même. Et ce jour-là, j’ai gagné son respect (ça, plus la queue de boeuf…ça l’a achevée).

Là encore, comme le jarret, c’est une recette parfaite pour une flemasse :
1- Elle cuit sans surveillance pendant la durée de 2 épisodes de Desperate Housewives.
2- On en fait les 2/3 la veille.
3- La finition du jour même prend le temps d’un repas de Virgile, et en plus : sans surveillance !

Mon seul regret, c’est de ne pas avoir inventé cette recette. Je l’ai trouvée dans le Régal spécial cochon -très réussi d’ailleurs-, et c’est une recette de Bruno Doucet, qui a repris La Régalade où officiait Yves Camdeborde. Sa simplicité m’a franchement plu, et son côté diététiquement pas correct aussi.

Fait extraordinaire : j’ai déjà fait ce plat 2 FOIS, ce qui est vraiment rare chez moi. Et signe d’excellence.
La poitrine de porc, ne le cachons pas, c’est gras. Vraiment très très. Mais oooooooooooohhhhhhhhhhh que c’est bon ! A la dégustation, la consistance croquante et caramélisée de la croûte m’a fait penser au canard laqué. Et dessous se cache une viande fondante, goûteuse, préservée par la cuisson toute simple à l’eau.

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J’ai donc légèrement modifié ce plat en exploitant son ton asiatique : 2 étoiles d’anis, et saler le plat final à la sauce de soja, plus quelques grains de poivre du Séchouan.
En accompagnement, du chou vert sauté avec quelques nouilles chinoises, épicées de coriandre… Pas beau sur la photo, mais le mélange était délicieux.

Essayez vite tant que vous n’avez pas la pression du maillot de bain !


PORC CROUSTI-CARAMELISANT-FONDANT
Pour 4

  • 1 poitrine de porc (env. 1.2 kg)
  • 1 carotte
  • 1 échalote
  • 3 étoiles d’anis
  • 1 clou de girofle
  • 1 cuillère de poivre du Séchouan
  • 1 cuillère à soupe de sauce de soja
  • 30 g de beurre demi-sel

Laver, éplucher et découper en rondelles la carotte. Eplucher et couper l’échalote en 4.
Mettre le porc dans une grande cocotte. Recouvrir d’eau froide. Ajouter les légumes, l’anis et le clou de girofle.
Porter à ébullition, écumer pendant 10 mn (d’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi il faut écumer…).
Laisser cuire 1h30, retourner la bête à mi-cuisson.
Réserver au frigo.
Le lendemain : découper la poitrine en 2 morceaux.
Faire fondre le beurre à feu doux dans une grande poêle anti-adhésive.
Y déposer la viande côté couenne dans la poêle (gras sur gras !), la laisser dorer doucement 20 à 30 mn, jusqu’à ce qu’elle soit brune et croquante.
Retourner de l’autre côté et laisser cuire encore 10 mn.
Servir avec une salade vraiment légère, voire pas du tout assaisonnée.

 

 

Pluie de questionnaires !

Mardi 7 mars 2006

 

J’ai raté des tonnes de meme et pour les questionnaires, j’avoue que je ne suis pas très fan, un peu trop intime parfois… Néanmoins, il y en a plusieurs en souffrance dans ma boîte, et celles qui m’ont invité à leur répondre sont adorables, donc, les voici tous d’un coup…

Donc, pour le même prix, 4+7+10 = 21 éléments personnels

 


QUESTIONNAIRE “4 FANTASTIQUES” (c’est moi qui l’ai rebaptisée)

Sans vexer personne, je n’arrive plus à retrouver qui m’a proposé d’y participer… Qu’elle fasse signe et me pardonne…

  • Bouquiniste,
  • Iconographe-documentaliste à L’Humanité pour une expo sur les 100 ans de la naissance de Louis Aragon
  • Chef de projet web pour une chaîne de télé du cable, P… P….. pour ne pas la nommer.

  • Responsable du multimédia dans une grande société côtée du CAC40 (on dirait pas vu la gueule de ce blog, mais justement, ça me détend…) <vous apprécierez l’humour de passer de l’Huma à la société côtée… entre temps, il y a eu plein d’autres jobs !>Et aussi : babysitter, répétitrice de français, traductrice français/italien, arroseuse de plantes pendant l’été, maman

4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore:

  • Chambre avec vue de James Ivory,
  • Edward aux mains d’argent de Tim Burton,
  • L’Affaire Cicéron de Mankiewicz,
  • Quand même, la série de ma vingtaine : Buffy contre les vampires (mais ex aequo avec Sex and the city) et nous sommes en plein visionnage de Desperate Housewives.

4 endroits où j’ai vécu:

  • Marseille,
  • Puteaux (ah, être une putéolienne… trop la classe !)
  • Ile-Saint-Louis à Paris (eh oui, la classe, mais 9m2 d’un foyer de jeunes filles, ne rêvez pas)
  • Dans le XVIème à Paris, n’est-ce pas ? (heureusement, pas longtemps)

4 émissions que j’aime regarder:

A vrai dire, je la regarde très peu, et souvent l’ordi sur les genoux.
Alors je complète par des trucs que j’aime écouter :

  • Des papous dans la tête (France Inter)
  • Eclektic (France Inter)4 endroits où j’ai été en vacances:

  • L’Andalousie…
  • La Sicile (souvent, souvent, très souvent),
  • New-York,
  • Milos en Grèce.

4 aliments ou plats préférés:

  • La rhubarbe
  • Le poulpe, calamar, tautenne, seiche…
  • Le lait d’amande, l’amande amère
  • L’huile d’olive

Qui a dit que j’étais méditerrannéeene ???


4 endroits où je préférerais être, là maintenant tout de suite:

  • Sur les remparts de Saint-Malo,  
  • A l’Alhambra de Grenade, en train d’écouter le chuchotis des fontaines aux lions,
  • En train de rêver que je suis en vacances,
  • Dans ma cuisine en train de préparer un super dîner aux chandelles pour l’homme qui le mérite bien !  

Et par ordre croissant… après les 4, les 7 !

 

Gentillement demandé par Ouah comme c’est bon !


7 choses que vous voulez faire avant de mourir :

Avoir une chouette maison
Apprendre à faire du vélo
Réussir la pâte à chou
Aller au Chili
Comprendre enfin ce qu’est une fractale
(Re)devenir blonde
Faire mienne la sentence de Montaigne : ‘Que philosopher c’est apprendre à mourir’.

7 choses que vous faites bien :
Les bébés
Les massages
Les manucures
Les soufflés
La cuisine avec trois fois rien
Remonter le moral des troupes
Le zouave

7 choses qui vous attirent chez le sexe opposé : 

Il n’y en a qu’une qui m’attire, c’est Bricol’Boy ! Donc, l’humour, le charme, le sourire, les jeux de mots, l’art de savoir faire le café, la patience et l’indulgence, et en voilà 7…7 choses que vous dites/mailez souvent :
Salut !
Bisous !
Où est le bitoniau de la cocotte-minute ?
Tu es sûr/e ?
Cordialement
Y’a un bug !
Ca marche pas…

7 respects pour des personnalités :
Olympe de Gouges
Simone Veil
Shakespeare
Pierre Mendès-France
Denis Diderot
George Clooney
Les mères de famille TRES nombreuse

7 personnes dont vous aimeriez qu’elles répondent à ce questionnaire :

Gandhi, Jean-François Piège, Eric Roux,  Antigone,  Anaïk de Le Confit c’est pas gras, l’inventeur du bouillon-cube, Monsieur G. Detou s’il existe vraiment.



Après 4, 7, voici les 10 QUESTIONS


Parce que Binette me l’a gentillement proposé !

 

Qui suis-je ? 
« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité » (Jean Cocteau)

Quel âge ais-je l’impression d’avoir ?
« On est pas sérieux quand on a 17 ans » (Rimbaud)
« La femme de 30 ans » (Balzac)
Selon le moment de la journée…
Qui me connaît le mieux ?
Gnothi seauthon, comme on disait à Delphes !

La chose la plus importante dans ta vie…
Chose, donc pas personne… Ecrire, aimer et cuisiner alors ?

Je porte toujours…
Ma bague de PACS.

Ce que je fais toujours…
Parler de façon très fleurie alors que j’ai fait des études de lettres (mais ceci explique cela et donne du vocabulaire même dans la vulgarité).

Je suis la plus heureuse quand…
Bricol’Boy rigole à un de mes jeux de mots stupides et Virgile bat des bras comme un papillon quand il me voit arriver le soir.

Le lundi matin, vous pouvez me trouver…
grognon ?
Mon moyen de transport favori
Les pieds ! Sinon, le bus (mais je rêve d’un tapis volant).

Mes yeux sont
Marrons cochon le matin, marrons et injectés de rouge après 22h.

L’objet que je préfère posséder 
On ne possède pas grand-chose sur cette terre… J’aime les objets avec une histoire, alors peut-être la bague de ma grand-mère.


Entre temps, ma très chère Estelle m’a invitée à dévoiler les coulisses de mon blog… je m’y emploie bientôt, pour le moment, avec 3 questionnaires à la file, vous avez de quoi lire !


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