Archive pour avril 2006

Blog Appétit Fraîch’Attitude, c’est parti !

Mardi 25 avril 2006

 

Il y a quelques temps, j’ai pu vous dire enfin que je travaillais pour APRIFEL, association qui promeut la consommation des fruits et légumes frais.

Tout naturellement, il m’est venu à l’idée de proposer à la belle équipe de Blog Appétit (Patrick, Laurent, Mijo, Requia et Pascale) de s’associer à la grande fête qu’est la Semaine Fraîch’Attitude, du 17 au 28 mai dans toute la France.

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Alors aujourd’hui, grâce à eux, déchainez-vous et soyez innovants : asperges et fraises sont de la partie, et le marrainage est assuré par la délicieuse Alba Pezone, que je vous incite à suivre de très près (bientôt vous la retrouverez sur Cuisine TV).

A vos couteaux et vos économes, amusez-vous !

Et si vous avez envie d’afficher votre goût des fruits et des légumes frais sur votre blog, dans la série badges rigolos, je vous propose celui-là :

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Ce peut être votre façon de participer à cette semaine sur les fruits et légumes !

PS : au passage, Ester Kitchen change un peu de robe et de couleurs, la même depuis août 2004, ca commençait à bien faire. Le bandeau et la charte sont l’oeuvre de la délicieuse Alice, illustratrice de grand talent, qui m’avait déjà fait le bonheur d’illustrer Devine qui vient dîner ce soir
Et en plus de tout, c’est une fille adorable, qui cuisine super bien, et a un chat très rigolo.
Bref, une amie précieuse !

 

Risi e bisi, les petits pois à la vénitienne du 25 avril

Lundi 24 avril 2006

 

Bricol’Boy est un garçon attentionné.

Parfois, il m’offre des fleurs. Parfois, des bouquets de rhubarbe (les tiges roses sont ravissantes dans un vase). Ou alors sentant le printemps arriver, je dis un soir « ah, j’ai envie de petits pois… » et plaf, le lendemain ? Oh des petits pois frais, mais la classe : il les a déjà écossés ! Du prêt-à-cuisiner !

Toute cette abnégation méritait bien une recette originale, printannière et méconnue en France, au nom très rigolo : le risi e bisi vénitien. Sorte de risotto mélangeant riz et petits pois, il est très beau à l’oeil (malgré mes photos déplorables, mais ça, vous avez l’habitude ; d’ailleurs, j’en profite pour annoncer la mort de notre appareil photo numérique, de ma faute, et comme on déménage, c’est pas demain qu’on en achète un nouveau… où en etais-je ?) et éclatant en bouche.

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(je déteste recadrer mes photos, donc en plus du risi bisi, vous avez des plans d’appartement et des bouts de doigts de MignonBébéCoeur).

 

En plus, merveille du calendrier, cette recette était d’habitude dégustée le 25 avril… En fait, c’était le Doge qui le mangeait, les autres regardaient -puisque c’était un banquet public-, et tout s’éclaire si je vous dis que le 25 avril, c’est la Saint Marc, qui n’est pas que le nom de la place, mais bien évidemment du Saint Patron de la Sérénissime…
D’ailleurs pourquoi entend-on « place Saint Mar » au lieu du prénom « Marc », si un linguiste passant par là pouvait m’éclairer : est-ce une faute de journaliste ou y-a-t’il une justification, ça me plairait assez de savoir…

Allez, faisons tous ensemble du 25 avril le risi e bisi day !!!!!!!! La Saint Petit Pois !

 


Risi e bisi (riz aux petits  pois à la vénitienne)
Pour 4 personnes qui en reprennent ou si vous voulez des restes
800 g de petits pois frais (poids avant épluchage)
250g de riz aborio (pour le choix du riz, je vous réfère toujours à Ségolène)
1 l de bouillon de poulet (allez voir celui que fait Déborah, je fais pareil !)
1 verre de vin blanc ou un trait de Martini Bianco
100 g de pancetta (ou de lardons, pour ceux qui n’ont pas le bonheur d’être proches de la fantastica Latteria)
2 oignons frais
1 gousse d’ail
50 g de beurre froid coupé en dés
Persil plat

 

Peler et hacher l’oignon.
Couper la pancetta en fines allumettes.
Faire nacrer le riz dans un fond d’huile d’olive. Ajouter les lardons de pancetta, puis les oignons. Remuer.
Ajouter le vin blanc, faire évaporer. Ajouter alors les petits pois et l’ail en chemise, bien mélanger.
Rajouter ensuite le bouillon louche à louche en remuant sans cesse.
Ajouter du parmesan si vous le souhaitez (attention, ce n’est pas vraiment un risotto même si sa méthode de cuisson est similaire, il n’y a pas de parmesan dans la recette originale), dans tous les cas, un peu de persil hâché pour rappeler la couleur des petits pois.
Ah, j’oubliais, hors du feu, vous aurez ajouté le beurre bien froid, touillé rapido avec votre cuillère en bois (voui, celle avec un trou au milieu, c’est celle-là qu’il vous faut pour le risotto), puis laissé couvert 5 mn avant de déguster ce risotto crémeux et historique.

Trucs et astuces : si vous en avez le temps, gardez les cosses de petits-pois, nettoyez-les bien et faites-les infuser dans le bouillon, vous aurez un parfum fantastique de petits-pois. J’en avais déjà parlé pour l’agneau aux petits pois, mais je réitère ce truc vraiment utile pour les fans de petits pois !

Cheese cake français…vu par les Japonais, et coming-out spécial fruits et légumes

Mardi 11 avril 2006

Au boulot, il nous arrive des choses bizarres parfois, et même, des choses que l’on doit manger.

La semaine dernière, un diététicien a été interviewé par la télévision japonaise, à propos du citron.
Fort gentillement, l’équipe lui avait ramené le must du chic pâtissier à Tokyo en ce moment : des cheese cake au camembert !!!!!

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C’est ravissant, en effet, et moi je n’aime pas le camembert (j’ai fait la tarte endives-camembert pour me convaincre d’aimer deux trucs dont je ne raffole pas, c’est vous dire).
Bricol’Boy -que je vais bientôt resurnommer PeintureMan vu les travaux qu’il effectue en ce moment- n’en a pas eu envie ce soir, après pourtant un roboratif dîner à base de gnocchi sautés aux graines germées (OK, Requia les fait pousser, moi je les prends toutes prêtes dans mon panier Campanier, et alors, c’est pareil bon pour la santé).

J’ai de la chance, ce garçon mange des graines germées et adore ça, parfois même il mange du tofu. Mais pas d’inquiétude, il y a de temps à autre de l’osso bucco et de la charcuterie ! Surtout, le pauvre doit manger les tests de tous les bouquins. Et en ce moment, on mange très souvent italien et très souvent chocolaté, vous avez trouvé de quoi parleront les nouveaux Librio…

Au dire des collègues (masculins) qui s’y sont risqués : ça a le goût d’un cheese cake industriel et puis après, après… y’a un vieux goût de calendos qui se ramène… et qui persiste longtemps, longtemps, longtemps dans la bouche…tiens passe-moi la brosse à dents !

Pour ceux que ça tente, le spécimen est encore disponible sur simple demande circonstanciée.J’assure un envoi ou une remise en mains propres rapides sur Paris, mais j’exige un culino-test en échange !

Ce que je préfère quand même, c’est le sublime logo avec la Tour Eiffel, on ne peut plus French Touch.

Pascale, cette recette ne figure pas dans ton livre, mais on sait pourquoi, c’est que dans le tien, tous les cheese cakes sont bons !!!

PS : ayant fini sa période d’essai depuis peu, l’auteur de ces lignes  vous informe qu’elle a réussi à concilier ses passions (la cuisine et le web) en travaillant pour APRIFEL, l’Agence pour l’Information sur les Fruits et Légumes, dont Claire (Miss Sens Du Goût) a parlé récemment, tout comme Déborah. Ayant déjà fait appel à plusieurs blogueuses pour participer à certaines de nos publications et de nos travaux (et je peux vous dire que ça va continuer), vous ne serez plus surpris de certains essais culinaires très végétaux ! Et bientôt, un grand événement…. Soyez prêts, affutez les épluchoirs !

Double Blog Appétit : pintade à l’orange et au chou coeur-de-boeuf / gnocchi tendres aux deux chous

Mercredi 5 avril 2006

 

J’aurai pu imaginer des choux à la crème : la pâte à chou, c’est pas cruciférique, mais y’a le nom, et dans la crème, y’a des oeufs non ?

Ou encore, des nids de quelque chose garnis de belles lanières de choucroute : ça marche aussi ? Ou faire ma choucroute moi-même ? (zut, je n’ai plus de place pour une barrique à choucroute dans la cuisine, c’est pour ça qu’on déménage non ?)

Ou bien, prendre le bébé d’une animatrice blonde de TF1 : le petit chou d’une dinde ? Naaaaaaaaan ! Mauvais esprit !

Pourtant, j’ai fait simple, très simple, pas envie d’esbrouffe sur des produits si simple et si terroir. Ca, c’est le gastronomiquement correct pour « peu d’inspiration ». Mais j’ai un mot d’excuse !

Je ne suis pas fan de chou, qui a pourtant bercé mon enfance (au point de taquiner ma mère en lui demandant si elle était polonaise).Mais par un joyeux tour du sort, mon petit chou à moi est très fan de chou : il bat des bras face à une purée de romanesco et c’est l’éclate avec du chou-fleur… Donc, désormais, ça sent souvent le chou à la maison, les créateurs de Blog Appétit ont dû le sentir !

J’avais pris de l’avance, la première recette que je vous propose a été faite fin janvier.

Voici donc une interprétation simple et bête de la pintade au chou.
La pintade est fermière mais le chou, lui, est pointu. Pointu, « sharp« , comme dirait Cantona, de l’espèce Coeur-de-Boeuf, que j’affectionne particulièrement (enfin, plus que les autres).

 

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Pointu, viril, et surtout, délicat en goût.

Avec une simple pintade rôtie, un peu sophistiquée par une orange dans le derrière (coupée en deux quand même, pauvre pintade) :

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Le couvercle de la magic cocotte, et hop, une petite heure de cuisson à doux couvert…

Quelques pommes de terres brossées pour accompagner les parfums de la pintade,du chou et de l’orange…

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Le problème avec ce chou, c’est qu’il ne reste pas grand chose à la fin, un souvenir de son parfum… mais bien suffisant pour moi.

La recette est si basique qu’elle ne nécessite finalement pas un roman : frotter la pintade de jus d’orange, couper une 1/2 orange en quart et la fourrer dans le croupion de la pintade. Peler et hacher deux belles échalotes, laver et hacher grossièrement un chou coeur de boeuf, brosser des patates grenades. Faire dorer la pintade. L’ôter de la cocotte, faire rôtir échalotes et chou. Déposer la pintade sur son lit de chou, mollement affalée. Assaisonner, ajouter le zeste de l’orange, un fond de vin blanc ou de bouillon, couvrir et laisser cuire 20 mn. Au bout de ce temps, ajouter les pommes de terre. Couvrir et laisser cuire encore au moins 30 mn. Remuez souvent !

Bon, j’aurais pu m’en tenir là, mais hier soir, j’ai fait une recette dont je me suis rendue compte a posteriori qu’elle répondait aux critères !
De simples gnocchi de pommes de terre, enrichis d’un jaune d’oeuf (et la voilà ma volaille, même en devenir), sautés avec diverses parties de divers choux. Et tout le sport blog appétien était là : j’ai utilisé mon ami le chou-rave (vert pour cette fois), avec ses feuilles délicieuses, meilleures que des épinards ; et son coeur coupé en fines lamelles ; quand à la crème enrobant l’ensemble, c’était le pied de brocoli râpés… les florettes ayant fini dans l’estomac de Bébé ravi de l’aubaine.

Un vrai plat de récup’, avec feuilles, bulbe et pied de chou : tout bon et tout vert comme le printemps !

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Pour les gnocchi, vous savez tous les faire : purée de pommes de terre farineuses, farine, muscade, sel, et ce coup-ci un jaune d’oeuf (mais je préfère sans). Faites les cuire à l’eau bouillante salée pendant que vous préparez à côté la garniture dans un wok, garniture composée des feuilles de chou-rave soigneusement émincées, d’une échalote grise, de pétales de chou-rave. Laisser cuire doucement 5 mn dans l’huile d’olive (le temps que l’eau des gnocchi commence à bouillir). Pendant ce temps, râpez les pieds des brocolis (ce qui n’est pas un job de pédicure pour autant ce jeu de mot est affligeant) et ajoutez-les dans la poêle, comme de gracieux confetti. Profitez-en pour plonger les gnocchi dans leur jacuzzi, armez-vous d’une écumoire et quand ils remontent, c’est qu’ils sont cuits : hop, dans la poêle, où ils achèvent tranquillou leur mélange avec les choux. Faire un peu griller sans coller (c’est délicat, une histoire de poêle), ajouter quelques cajous écrasées qui passaient par là (pensez alors à Cléa qui les aime tant), un filet d’huile d’olive, et MIAM !!!!!

Je sais que je devrais manger du chou plus souvent, je m’y mets doucement. D’ailleurs je commence mon coming out : je partage mon bureau avec une spécialiste en nutrition qui fit sa thèse sur…les choux. Sa conclusion ? Ils sont tous fantastiques pour la santé, notamment pour lutter contre le cancer.
Mais malheureusement, quand on lui demande s’il y en a un plus efficace qu’un autre, la réponse est : il faut manger un peu de tous les choux !
Donc, rutabagas, chou-rave, chou-fleur, romanesco, brocoli, chou-fleur violet graffiti, coeur de boeuf, chou rouge, chou vert, chou chinois : le chou, c’est bon pour la santé, faut en manger…

Et j’espère que les autres blog appétiens seront meilleurs que moi pour montrer aussi que c’est parce que c’est bon qu’il faut en manger !

Bref, vous l’avez compris, je suis pas très fière de moi sur ce Blog Appétit, un peu fait à la va-vite…avec le fond du placard et du frigo !

 

Que faire avec des flocons d’avoine trop mous ? ou le petit-déjeuner très body body…

Samedi 1 avril 2006

 

Comme beaucoup, j’ai plein de choses géniales dans les placards de ma cuisine, mais parfois, elles sédimentent et resurgissent à l’occasion d’un grand nettoyage de printemps pré-déménagement (eh oui !!!).

Je suis donc retombée sur une grande boîte en métal qui abritait des restes de ce qui fut mon petit-déjeuner pendant quelques mois : un mélange de flocons d’avoine bio, de flocons 5 céréales bio, et d’un peu de levure de bière et de germe de blé. Très diététique, tout ça. Mais malgré la boîte en fer, terriblement ramolli, et pourtant bon au goût.

Pas envie de flapjack, et faire une recette avec un ingrédient borderline donne souvent des résultats…forcément border eux aussi. Que faire de ces pauvres flocons ?

N’écoutant que mon courage, j’ai rapidement passé les restes céréaliers au petit Mixer (type Valentin, qui hache souvent la persillade ou le jambon de Bébé), ajouté une goutte d’huile essentielle adaptée (j’ai opté pour du citron), puis stocké dans mon pot d’exfoliant habituel, lavé, rincé, séché, désétiquetté.

Sous la douche, hop, utilisation immédiate : une fois trempée, utilisez soit en ajoutant un peu de votre gel-douche habituel, soit directement à pleine poignée sur votre petit corps musclé de rêve bref sur vous.

Bilan : une peau douce, aussi bien exfoliée qu’avec du LorTruc ; un cosmétique bio, dégradable et vraiment pas cher.
Un placard de cuisine allégé. Un nom tout trouvé, le petit déjeuner pour le corps (tiens, je devrais ajouter du miel dans la recette…)

Seul inconvénient, le bac à douche est un peu plus difficile à nettoyer… mais qu’est-ce que j’ai les fesses les genoux douxces depuis  !

Mise à jour du 1er mai : la douche a été bouchée, et pas que par des cheveux, une substance bizarre et collante ayant été trouvée par Bricol’Boy. Donc, soit je vais me gommer dans une bassine, soit je retourne à mon LorTruc, soit on déménage pour boucher une autre douche ? Allez, dernière solution, mais je crois que mon gommage va devoir être testé ailleurs ! N’empêche, ce n’était pas une blague, c’est vraiment efficace pour faire la peau douce…et aussi pour boucher les canalisations !

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