Archives demai, 2006

30 mai 2006

Qui n’a pas encore participé au concours de recettes Fraîch’Attitude ???

14 commentaires Fraîch'attitude

 

Après un week-end chargé (déménagement oblige, mais ouffffff, c’est fait), me voilà de retour au bureau pour faire le bilan de la Semaine Fraîch’Attitude.

Et comble de surprise, en bonne petite webmaîtresse appliquée, que ne vois-je ???? Que le concours de recettes sur le site Semaine Fraîch’Attitude n’a pas retenu forcément toute votre attention.

C’est fort dommage, camarades cuisiniers, quand on voit les dotations : qui n’a pas envie d’avoir un beau cuiseur Magimix dans sa cuisine ? ou de se faire d’exquis jus de fruits avec une centrifugeuse ? ou un joli robot rose ? un lecteur DVD portable ? Voire même, des sympatoches livres de cuisine ? ou des sacs parfaits pour faire ses courses sans utiliser de sacs plastiques, einh ? rose et vert en plus, top fashion !

Il suffit d’une recette originale dans laquelle un fruit ET un légume sont mélangés (mais à vous de voir comment les mélanger, et ce ne sont pas les seuls ingrédients requis, à vous de jouer !), et notre jury sélectionnera les plus « fraîch’attitude »…

Alors, à vous de jouer, vous avez encore un peu plus d’une semaine pour nous éblouir :
http://www.semainefraichattitude.com/jeux-recette.php

PS : pour le moment, il y a des cartons plein la cuisine, donc les aventures culinaires sont très limitées. Et avec plein d’inconnues, comme…un nouveau four (argh). Mais promis, bientôt de nouvelles recettes ! Et peut-être même une photo de la nouvelle cuisine, toute décorée par Bricol’Boy… Tsss tsss… non non je ne fais pas de teasing :-)

PS 2 : je vous lâche après avec la Semaine Fraîch’Attitude, promis, je reviens à un Ester Kitchen plus perso et moins promo. Je le jure et je vous affûte des extraits croustillants de mes nouveaux bouquins, pas très fruits et légumes, puisque ils portent sur le chocolat, les brunchs et les pâtes (mais pas tout en même temps, rassurez-vous, quoique les pâtes au cacao, c’était pas mal…)

 

23 mai 2006

Velouté d’asperges aux dumplings de pétales de fraise, Asperges en mouillette de vinaigrette aux fraises, Asperges en oreiller

31 commentaires Blog Appétit

Mon titre est trop long, j’ai explosé mon record !

Cela ne vous aura pas échappé, aujourd’hui c’est la Saint BlogAppétit, la fête des asperges et des fraises, ça a cogité sur plus de 118 blogs, j’en suis baba et éblouie !!!

 

Alors j’ai bouleté, merdé, fauté la semaine dernière en dégainant un peu trop à l’avance mon travail préparatoire sur les fraises et les asperges (lisez les premiers commentaires que j’ai conservé quand même, par honnêteté intellectuelle, et histoire de rigoler)Que celui qui n’a jamais cliqué trop vite me jette la première asperge !
Vous aviez lu « en direct » mes premiers essais, et certains sont tombés aux oubliettes (pour notre bien à tous je crois).

Déjà, une évidence : j’étais certaine de trouver nombre de recettes avec une « sauce » aux fraises, genre vinaigrette, coulis, émulsion, et en parcourant rapidement ce qui est déjà publié, cela me semble clair. Normal, le côté velouté de la fraise s’y prête particulièrement bien !

 

Comme beaucoup, j’ai trouvé la tâche difficile, mais amusante, déjà mon point de vue sur les 2 produits.

LA FRAISE

J’ai découvert récemment la variété Maline et je ne peux que la recommander. Très ronde, rouge foncé, elle fait penser à une Mara des bois encore plus belle et plus précoce, sans ce goût parfois un peu artificiel que prend une Mara trop mûre. Elle a un bon goût sucré et un parfum incroyable. J’en ai fait déguster au Luxembourg et beaucoup de visiteurs en sont fous !

Si vous voulez en savoir plus sur la fraise, je vous recommande ce petit bouquin bien fait, bien troussé et documenté (une bonne collection, je vous avais recommandé son cousin sur la figue): La Fraise, de Christian Catoire (Editions Aubanel).

 

Une source intéressante sur les variétés et la culture, un peu moins sur les recettes, car il n’y a pas que la gariguette dans la vie, même si c’est la première de la saison française !
D’ailleurs, savez-vous que nombre de blogueurs n’ont pas l’âge des gariguettes, nées en 1979 (et moi j’ai pris un coup de vieux au passage…) !… et que la gariguette tire son nom du département du Gard ?

 

J’avais bien pensé, avec mon amour du jeu de mots, remplacer la fraise par de la fraise de veau, mais las, mon boucher m’expliqua qu’il ne pouvait plus en commercialiser. N’ayant pas d’abattoir au coin de la rue, ni de boucher à soudoyer, je rangeais mon idée de fraise de veau aux asperges, dans un coin, tristement, me déséspérant d’un jour pouvoir en consommer….

Donc, jouons sur les saveurs plus ou moins acidulées et sucrées des fraises, en goûtant des variétés bien opposées, comme la Maline et la célèbre Gariguette.

 

L’ASPERGE

Là encore, question existentielle : verte ou blanche ??? Voire violette ?

La seule asperge que j’aime, c’est l’asperge verte. D’ailleurs c’est en arrivant à Paris et en découvrant ces bouts de bois blanchâtres (c’est pas très beau, l’asperge blanche…) que j’ai compris encore un peu plus les enjeux nord/sud (enfin, à l’échelle de la France).

Les asperges, c’est ce que l’on allait chercher au printemps avec mon père dans les bois autour de Saint-Mitre. D’ailleurs, voici sa dernière récolte de vraies asperges sauvages :

 

asperges_sauvages

Prêtes à passer à la casserole !

Non, je n’ai pas eu de Chronopost, hélas, j’ai fini au marché !

Le seul livre qui m’ai accrochée sur l’asperge est « Le Petit Livre de l’Asperge » chez Marabout. Une traduction de l’australien je crois, mais les recettes sont assez drôles et déjantées pour les fous d’asperges.

Dedans, des choses décoiffantes à essayer, surtout au rayon sucré : mousse d’asperges au miel et compote de rhubarbe, confiture d’asperges à la vanille, crème brûlée asperges-pistaches…

 

Les pistes de travail et les suggestions

L’appareil photo cassé, les cartons partout, on a mangé sur un coin de table des mini-portions…
Voici les quelques notes que heureusement je n’ai pas encartonnées !

  • Velouté d’asperges aux dumplings de pétales de fraise

Très simple : le velouté d’asperges, une belle botte d’asperges, quelques cubes de courgettes (pour épaissir mais sans le collant de la pomme de terre), du bon bouillon, une échalote, un bouquet garni léger, à feu doux. Mixer, filtrer puis crémer (éventuellement, lier au jaune d’œuf, pour les fans)

Pour les dumplings, il suffit de reprendre ma recette de base, celle utilisée dans le bœuf à la Guiness : 250 g de farine de blé (encore mieux si complète), 125 g de beurre demi-sel, 2 cuillères à café de levure chimique et 5 cl de lait (il est possible que vous en ayez besoin de moins)… et d’y ajouter 1 c. à soupe de sucre et des fraises séchées (en vente à la Mère de Famille, au prix de l’or, et chez Massis Bleue, à un prix formidable, et un vrai délice).

Faites les cuire à la vapeur, servir tièdes avec le velouté chaud.
Les fraises séchées ont beaucoup de goût, la consistance d’abricots secs et ne colorent pas la pâte. Elles restent « en pépites » sans rendre trop de jus.

Pas maaaaaaaaaaaaaaaal…

 

 

 

  • Asperges en mouillette de vinaigrette aux fraises

Je crois que c’est l’idée de base de nombre de recettes aujourd’hui, autant ne pas s’y étendre, mais comme c’était l’idée première…

Asperges à la vapeur, surtout ! Pas besoin de recette, juste un conseil : ligotez bien la botte, et cuisez-les « al dente», c’est plus présentable et bien meilleur.
Plongées dans une vinaigrette composée de la sorte :

10 fraises Maline centrifugées

1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc

2 cuillères à soupe d’huile d’olive douce

Poivre blanc du moulin

3 feuilles de basilic

Quelques gouttes de jus de citron

Mouilletez, dégustez, rigolez : c’est acidulé, pas désagréable, ça change un peu quoi de la vinaigrette classique, et je me dis que décidément, il y a des choses à faire sur les vinaigrettes avec des fruits centrifugés.

  • Asperges en oreiller rose roulé au bacon

Peut-être la recette la plus en phase avec mes obsessions actuelles.

Précuire les asperges vertes à la vapeur.

Prendre de grandes feuilles de lasagne blanche, les cuire à l’eau bouillante 5 mn, les éponger sur un torchon.

Emincer finement dans la longueur et citronner des fraises plutôt acides (type guariguettes).

Sur les lasagne, étaler une mince couche de pesto, une mince couche de ricotta (ou mélanger dans un bol ricotta et pesto, pour avoir moins de boulot), disposer quelques lanières de fraise, les têtes d’asperges (qui doivent un peu dépasser en largeur). Eventuellement une tranche de bacon.

Rouler serré. Couper en 2 et en biseau le rouleau obtenu.

Faire chauffer de l’huile d’olive dans une poêle et faire dorer 3 mn de chaque côté.

J’aime à appeler ce genre de principe de roulés des « makitaliens », j’en ai fait toute une série ces derniers temps, c’est bon et joli à la fois !

  • Ce à quoi vous avez échappé : des tempuras d’asperges. Bricol’Boy les a mangé avec bonheur, moi je n’ai pas pu, l’asperge presque crue, ce n’est pas à mon goût…Enfin, surtout la blanche je crois. Peut-être fallait-il précuire les asperges, mais ce n’était pas dans l’esprit tempura, donc j’ai laissé tombé.

 

J’avoue ne pas avoir eu la patience ni le talent de me lancer dans les desserts, mais je tombe en pâmoison devant Anne et Mercotte qui encore une fois se sont dépassées ! Je n’ai pas eu le temps d’aller voir les autres (Semaine Fraîch’Attitude oblige !) mais je crois que je vais y passer la nuit…

 

Tout ce que je peux vous dire, c’est que voir 118 blogs avoir la Fraîch’Attitude, ça fait plaisir ! Merci à tous de votre participation, de votre engouement, d’être aussi partageurs et aventureux.
Merci à toute la super équipe de Blog Appétit d’avoir accepté d’être partenaire d’Aprifel et de défendre aussi bien les produits de saison et l’amour de la cuisine.

Merci à notre marraine Alba pour ses deux recettes, bientôt ses commentaires sur le fruit de votre imagination !

 

PS : Allez, m’en vais bosser moi, et passer ma vie dans mes cartons… Je n’en suis qu’à mon 3ème carton de livres de cuisine et à mon 4ème d’ustensiles, c’est vous dire !

17 mai 2006

La Semaine Fraîch’Attitude sur les chapeaux de roue à Paris !

6 commentaires Articles, conférences, événements d'intérêt gastro, Fraîch'attitude

Demain matin commence la Semaine de la Fraîch’Attitude et croyez-moi, ça va dépoter !

Pour les Parisiens :
- une distribution de fruits frais, pour bien commencer la journée, à la sortie de certaines stations de métro (La Défense, Issy Val de Seine, Répu et Place d’Italie ) ; !
- la fête au Luxembourg mercredi 17 et jeudi 18, sous le préau, de 10h à 19h. Vous m’y retrouverez en animatrice d’ateliers pour les enfants, histoire de les initier aux saveurs et d’exercer leur odorat, et croyez-moi, c’est stressant d’avoir à expliquer tout ceci à nos jolies têtes blondes… Mais aussi, des contes, des démonstrations culinaires avec des recettes inédites… On vous attend !
- Vous êtes encore à temps pour vous inscrire à un rallye qui vous fera découvrir Paris sous un nouvel angle. Constituez des équipes de 2 à 4 et laissez-vous guider, c’est samedi à partir de 10h du matin ;
- une nouvelle exposition à la Galerie Fraich’Attitude (qui en sent encore bon la peinture), à partir de vendredi matin, sur le thème du « naturéel ». Les graphs et peintures des Qubogas sont magnifiques…
D’ailleurs si vous venez voir l’expo, je vous conseille d’aller ensuite déjeuner au BAM, le meilleur resto le plus proche ! d’ailleurs les bureaux sont pas loin faites moi signe j’adore y aller…
- enfin, la Semaine Fraîch’Attitude est partenaire de la Nuit Omnivore qui aura lieu à l’excellent cinéma Le Balzac, vendredi soir à partir de 22h.
Je vous renvoie sur le blog de Deedee qui en parle très bien, à l’occasion jetez un oeil au blog Omnivore qui bientôt vous en dira plus (juste un regret, qu’on ne puisse pas leur laisser de commentaires).

J’en oublie, la fête sera partout, juste un exemple (pas au hasard) avant d’aller peut-être dormir : à Marseille (Anaïk, spéciale dédicace, c’est à côté de la Casertane et de la patisserie aixoise…) c’est Place Gabriel Péri! Mais aussi à Bordeaux, Toulouse, Carcassonne, Narbonne, Perpignan, Grasse, Lyon, Saumur, Cholet, et j’en oublie parce que je suis nulle en géographie (je me suis fait recaler à Normale Sup à cause de ça, ça m’est resté) mais il y a quand même 100 mairies partenaires !

Et surtout, surtout, un peu partout en France. Il suffit d’aller chercher sur la carte!

Sans oublier le plus virtuel mais le plus sympathique de tous ces rendez-vous, le blog Appétit Fraises et Asperges, qu’attendez-vous pour vous inscrire ? Le suspense est à son comble, aurons-nous 100 participants ??? A vous de jouer ! En les mélangeant ou si cela vous fait trop peur, en ne jouant que l’une ou l’autre carte… Mais dans tous les cas, en s’amusant.

PS ; le 16 mai a été proposé comme « day without food blog », voici pourquoi en soutien à nos confrères américains -et parce que le web se place bien sur le plan international- ce message est publié le 17 mai, un peu tard pour certains événements.
Pour en savoir plus sur cette action : http://www.savetheinternet.com/

15 mai 2006

Tarte aux bettes d’Ampuis, ou analyse d’une évolution tartière au fil d’un blog (sociologie de la tourtière)

14 commentaires Un peu tarte...

Lorsque j’ai annoncé « tarte aux blettes », j’ai cru (et j’espérais) que tout le monde allait fuir.

Raté, on a eu deux invités incrustés (j’aurais dû réfléchir, ils étaient originaires de Nice), donc pas de rab’, à grand dommage !

Moi qui fanfaronne toujours ne pas aimer la betterave, les blettes démontrent le contraire, puisqu’il s’agit d’une cousine de la même famille. Je n’en ai encore jamais trouvé à côtes rouges ou jaunes, mais je ne désespère pas (Joël, à l’aide !).
Le top de la blette est la blette d’Ampuis : feuille très large et abondante, côte bien séparée et peu fileuse, j’ai surtout trouvé qu’elles étaient simples comme tout à éplucher. Ampuis, c’est pas le nom du jardinier, c’est le nom du village où pousse la merveille… Toujours pas de photos, l’appareil est cassé, pas de supplique là dessus !

Depuis l’origine de ce blog, mes tartes ont beaucoup évolué : avant, j’avais un moule à tarte, je faisais une pâte brisée voire même, j’en achetais une toute prête ; mes migaines (appareil à quiche, à base d’oeufs et de crème ou de lait) comportaient au moins trois oeufs.
Puis un jour de septembre, au parc des Princes, je tombais dans une brocante sur un fantastique lot de cercles à pâtisser. Aussi me mis-je à cuire mes pâtes directement sur plaque, pour un résultat bien plus que satisfaisant : le fond était toujours bien croquant, le démoulage facile puisqu’un simple glissé-déposé faisait l’affaire, et la vaisselle, un peu moindre.

De facto vu la faible hauteur des bords, pas question d’avoir une migaine trop liquide, aussi alla-t-elle en s’allégeant au fil des recettes.

Puis m’apparut la révélation de la pâte express aux petits suisses (dont la formule magique repart toujours avec les invités, même poids de petits suisses que de farine, la moitié de corps gras), qui elle aussi évolue peu à peu et maintenant se fait plutôt à l’huile d’olive, avec moins que la moitié.

Enfin, dernière évolution, je fais tout en rectangle, sans bord, comme une pizza-flammenkueche-remixée, et c’est parfait. Jusqu’à la prochaine (r)évolution.

Finalement, ma seule fidélité, c’est le « cloutage » de pâte : pavot, cumin, fenouil, mélange de baies écrasées, mes tartes explosent en bouche car leur fond est toujours revêtu d’une mince couche de graines. C’est le seul truc qui reste constant et que je recommande !


TARTE PLATE AUX BLETTES D’AMPUIS
Pâte
3 petits suisses (180 g)
140 g de farine de blé
40 g de farine de riz (pour le croquant)
75 g d’huile d’olive fruitée
1 cuillère à café de graines d’anis
Garniture
1 belle botte de blettes d’Ampuis
2 oignons frais (cébettes)
1 faisselle de chèvre frais
1 zeste de citron
1 dizaine de petits olives noires de Nice
1 poignée de raisins secs
1 C. à café de bouillonMélanger les farines avec sel et poivre, faire un puits, y verser les petits-suisses démoulés. Travailler légèrement puis ajouter l’huile d’olive en filet. Rouler en boule et réserver au frais.

Trier les blettes. Hacher finement le blanc, grossièrement le vert. Peler et hacher les oignons frais en gardant un maximum de vert. Dans un fond d’huile d’olive, faire sauter les oignons et le blanc, ajouter un peu d’eau (ou de vin blanc) et de bouillon en pâte type Herbamare, couvrir et laisser cuire 10 mn. Ajouter alors le vert, cuire encore 10 mn.

Préchauffer le four à 180°. Revêtir une plaque d’un tapis anti-adhésif ou d’une feuille de cuisson. Y étaler directement la pâte en la farinant légèrement. La clouter avec le zeste de citron et les grains d’anis. Ajouter la faisselle aux blettes ainsi que les raisins secs et déposer les légumes sur la pâte en une couche mince, en prenant soin de laisser un bord libre.
Parsemer d’olives noire et enfourner pour 20 à 30 mn.

Je recommande chaudement l’ajout de filets d’anchois, mais y’en avait plus ce jour là ! certainement déjà planqués dans un carton…

12 mai 2006

La gaffeuse a encore frappé… et n’oubliez pas le concours de recettes Fraîch’Attitude

11 commentaires Fraîch'attitude

 

Ca m’apprendra à travailler la nuit, n’est pas Monsieur Chazallet qui veut, je vous ai dévoilé à l’avance mon brouillon de billet pour Blog Appétit ! Les recettes sont en cours de test, vous ne verrez pas tout, et je suis assez morte de honte… Remarque, si ça peut inciter encore plus de personnes à s’enhardir pour participer à Blog Appétit, ma bêtise servira.

Pour tout vous raconter, j’étais en train d’en écrire l’ossature quand Virgile a chouiné et je suis partie le consoler… ce qui a pris un certain temps (ah, les dents, les dents, les dents !) et ce n’est que ce matin en voyant les commentaires que j’ai compris mon erreur… Faut dire que juste avant j’ai demandé à quelqu’un s’il voulait du beurre dans son café, pas mal non plus dans le genre complètement à l’ouest. Et j’ai aussi renversé mon café sur mon pantalon, dans le genre cruche.

Bref, entre un manuscrit à rendre (l’angoisse de la dernière main à la pâte et de l’ultime relecture), le déménagement qui avance à grand pas, la Semaine Fraich’Attitude qui nous donne  beaucoup beaucoup de boulot (je vous raconte ça dans la journée, il y a plein de jolies choses en préparation et votre serviteur officiera au jardin du Luxembourg pour des ateliers, là encore les infos arrivent…), je vais pas me plaindre, mais c’est Narta Woman en puissance ici.

Quitte à faire un message, autant faire une piqure de rappel, il y a un super concours de recettes sur le site Semaine Fraîch’Attitude, recettes de fruits et légumes mélangés. Vous pouvez utiliser une recette déjà publiée sur votre blog, et les lots sont très culinaires, notre partenaire Magimix a été généreux en Duo Plus (la centrifugeuse belle et  bonne), robots girly et flashy, Glaciers (l’été approche). J’attends votre participation, ca ne coûte rien et il y a des choses sympa à la clé !
Y’a pas que les fraises et asperges dans la vie :-) pourquoi pas fraises et tomates ? pastèque et concombre ? avocat et poire (ah non, c’est deux fruits) ? à vous de jouer !

 

02 mai 2006

Le Croqu’O'Graines de Bricol’Boy

22 commentaires Grignotivore

 

Une légende tenace, qu’il entretient soigneusement lui-même, voudrait que l’Homme soit incapable de cuisiner et pire, n’officie jamais.

Rien n’est plus faux. Ce charmant garçon n’a pas attendu Cléa pour savoir faire des sushis et sait faire des choses amusantes : frozen yogurt à la framboise, macarons marocains aux amandes, tajine aux fruits secs… Le problème, c’est que notre cuisine est assez petite, et qu’avec Bébé il nous est maintenant difficile d’y officier à deux. Et surtout, le problème, c’est que je ne lui laisse pas souvent la place, toujours un truc en cours, une idée qui traîne, ou une recette urgente à finir pour un bouquin. J’avoue, je suis un tyran culinaire !

Pourtant, entre la Fraîch’Attitude au boulot, le déménagement en cours, et aussi deux  un bouquins à finir, le traître ! il a profité que je sois assise paresseusement en train d’allaiter Virgile pour se faufiler dans la cuisine et nous mitonner un dîner express, vitaminé et original !

Il est doué en plus, puisqu’il nous a servi d’exquis croque-monsieur, mais fourrés de comté et de tout un tas de graines germées (j’avoue, je n’ai pas la patience de Requia, les miennes tombent toutes prêtes dans mon panier Campanier régulièrement, quelle bonne idée ils ont eu là), avec pour le moelleux une petite sauce fromage blanc – cumin.

J’ai dû user de mon corps pour lui extorquer sa recette…. c’est pas ça, le sous-entendu lacanien qu’il y a dans « Croque-Monsieur » ????

 


Croqu’O'Graines à la Bricol’ Boy
Pour 2 personnes
4 tranches de pain demi-complet type Poilâne
2 tranches de jambon blanc
Comté fruité coupé en lamelles
1 belle poignée de graines germées (ici cressonnette, alfafa, lin)
50 g de fromage blanc
1 cuillère à café de graines de cumin

Mélanger le fromage blanc et le cumin. En tartiner les tranches de pain.
Mettre jambon et fromage comme pour un croque habituel, compléter par un beau matelas de graines germées.
Faire cuire à la machine à croque-monsieur (quelle belle invention entre nous soit dit).
Servir à sa dulcinée épatée, en disant qu’en plus, c’est super intéressant sur le plan nutritionnel, le calcium du fromage faisant bon ménage avec tous les super trucs contenus dans les graines.