Archive pour juin 2006

Découvrez les recettes des gagnants du concours Fraîch’Attitude !

Mercredi 28 juin 2006

Tit’ en a déjà parlé, il n’a pas résisté…

Si vous voulez découvrir les gagnants du concours de recettes fruits et légumes Fraîch’Attitude, allez-y de suite, c’est en ligne depuis hier.

Vous y découvrirez les recettes des 10 premiers, dont pas mal de blogueurs de votre connaissance !
Notre jury a eu beaucoup de mal à choisir et nous avons beaucoup débattu !Imaginer le goût de vos réalisations n’était pas toujours facile, nous avons pris en compte la variété de fruits et légumes employés, l’originalité, la qualité de la rédaction de la recette (parfois pleine d’humour), la beauté de la photo… Cela nous a pris beaucoup plus de temps que prévu, c’est vous dire !

Le grand gagnant, qui a bluffé le jury, est Stéphane de l’exquis blog Passion Fusion, un vrai régal pour les yeux et les papilles.

Merci à tous pour votre participation et à l’année prochaine, je l’espère !

Panna cotta au yaourt pour l’anniversaire de Bébé

Lundi 26 juin 2006

 

Virgile a fêté (avec beaucoup d’émotion pour ses parents)… ses 1 an il y a quelques jours.

Or ce petit garçon n’est pas intéressé par les biscuits ni par le pain (pour le moment). Il commence à peine à manger des galettes de riz (très bio, ce bébé), et même, il s’en régale.
Vu ses tendances atopiques, il lui est pour le moment interdit de consommer des oeufs.
Et ce n’est pas un grand fan de riz au lait (en salé, il adore tout ça, mais en sucré, bof bof bof ; tant mieux, Bricol’Boy s’en régale).

Vous voyez le casse-tête : quoi lui faire comme gâteau d’anniversaire, que nous ayons plaisir à consommer ensemble, et qui soit autre chose qu’une compote ou un fruit cuit ?

Réponse : une panna cotta au yaourt !1an_virgile

Seul souci : c’est pas très stable pour la bougie, mais s’il n’en a pas mangé le soir même (trop fatigué par tous les superbes cadeaux qu’il a reçu), il s’en est régalé le lendemain !

D’accord, l’assiette Barbapapa y est certainement pour quelque chose, me vexez pas…
Les grands qui en ont mangé ont trouvé cela frais, agréable, et plus léger qu’une panna cotta classique 100% crème. Une variation minceur est facile à décliner, sur le thème laitage écrémé, et yaourt à 0% : je vous laisse l’inventer, et vous promet une prochaine recette très light dans les jours à venir !

 


Panna Cotta d’anniversaire au yaourt
Pour 4 petits moules à flan
20 cl de crème liquide
40 cl de yaourt nature
2 cuillères à soupe de sucre
5 cl de lait entier
1 g d’agar agar

Mélanger crème, lait, sucre et agar-agar en fouettant. Porter doucement à ébullition. Laisser chauffer au moins 2 mn, pour être sûr que l’agar-agar prenne.
Hors du feu, ajouter doucement le yaourt. Verser dans les moules, laisser refroidir avant de mettre au frigo au moins 2h.
Note 1 : je l’ai faite sans vanille mais n’hésitez pas à en rajouter une belle gousse… ou tout autre parfum de votre choix.
Note 2 : comme Mercotte j’avais lu que les panna cotta à l’agar-agar rendaient de l’eau rapidement. Au bout de 24h de frigo, il n’en était pourtant rien… Expérience à suivre !

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Les Matsuri Sushis des Dames de Kimitsu, ou les plus beaux makis du monde

Lundi 19 juin 2006

Réquia était là (avec son teaser de folie), moi aussi, avec mon appareil photo surtout, et pour cause, cela a eu lieu à la Galerie Fraîch’Attitude le 7 juin.

Des adorables mamies japonaises totalement déchaînées ont appris à deux séries de participants l’art de rouler de poétiques sushis, réalisés uniquement pour les fêtes, avec un motif d’ormeaux-celui sur la photo- ou de fleur de cerisier (je laisse à Réquia le soin de vous raconter ses expériences et son talentueux roulage):

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Pour voir en images tout le déroulé de l’atelier, cliquez ici (c’est moi qui l’ai fait :-)

Un film est en cours d’encodage, pas d’inquiètude !

Pour répondre par avance à vos questions :

  • les fils colorés dont elles se servent sont en fait des lanières d’une sorte de courge séchés, baignés dans différentes substantes colorantes naturelles (sauce de soja, shiso…)
  • non, il n’existe pas de livre en français répertoriant ces manières de faire ; il en existait en japonais mais malheureusement, il est épuisé !
  • pour les makis utilisant des nori (feuilles d’algues), un petit truc à retenir : toujours mettre le côté légèrement brillant contre votre natte à rouler (vers l’extérieur donc) ; ça peut vous servir même si vous makis ne sont pas paysagés ;
  • et enfin, c’est beau, mais en plus, c’est bon, délicat, frais !!! – et tout le secret est dans le « roulage », le « tassage » dans la natte, disent-elles modestement, ces adorables Mémés à fichus délirants…

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Et le plus beau à voir était finalement la communication sans parole qui s’accomplissait autour de la table : personne ne parlait la même langue, mais tout le monde parlait, les mains s’agitaient, les sourires fusaient, et l’instant incroyable où l’on tranche le rouleau de makis, en retenant son souffle, pour voir si le motif est bien là… une parcelle de magie ! Tous retrouvaient une fraction de seconde le plaisir du tour de passe-passe, celles qui donnaient étaient heureuses de partager et ceux qui apprenaient tout éblouis de la générosité de l’échange !

Bref, une belle leçon non pas de cuisine, mais de partage et de communication…


Pour en savoir plus sur les makis en général, je vous réfère bien sûr au célèbre post de Cléa sur ce sujet, ainsi qu’à l’excellent mode d’emploi en images de Lilizen.

Pâtes farcies, militez pour être enrobées de burrosalvia !

Mercredi 14 juin 2006

Lorsqu’elle découvrit que nous mangions des pâtes (presque) tous les dimanches soirs, mon éditrice sauta de joie et s’empressa de me commander un ouvrage sur les pâtes (pas de stress, il vient à peine d’être rendu, il sera sous presse cet été et vous le découvrirez en octobre, je crois).

Il est vrai que son mari est italien et que Bricol’Boy peut en témoigner, il n’a que peu souvent mangé 2 fois le même plat de pâtes !
Je suis un peu l‘Héraclite de la pasta : « aucune sauce ne doit passer deux fois sur les mêmes pâtes« , telle pourrait être ma devise… à quelques exceptions près, dont ma préférée, celle qui me fait m’arrêter au bord des routes pour cueillir des herbes, le simplissimme mais délicat burro salvia, qu’on peut traduire par « beurre à la sauge », mais en ôtant la poésie de la contraction du mot dans sa langue originelle…

Ma première rencontre avec le burro salvia, je m’en souviens encore, c’était dans le Piémont, et j’avais environ 13 ans. Nous avions mangé dans un resto perdu au fond des bois des plats que je commence à peine à identifier (dont du lard de Colonnata, mon Dieu !) et de gros ravioli triangulaires, farcis de veau et d’herbes, brillants de burro salvia.
J’ai encore dans la bouche l’explosion légèrement amère du parfum presque médicinal mais envoûtant de la sauge, soutenu de ses notes poivrées… Médicinal, ça s’impose, puisque j’adore le proverbe : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a point besoin de médecin » (mais il a besoin de pas mal de beurre pour l’écouler, donc).

De ce jour, j’ai voué un culte à cette « sauce », n’acceptant qu’une variation : le burro rosmarino, là , pas besoin de traduction.
Le principe est finalement proche de la parfumerie, on dirait un enfleurage à chaud pour capturer les huiles des plantes.

Du bon beurre frais, une belle herbe fraîche (attention, sèche aussi, lavez-la bien à l’avance et épongez-la délicatement), et hop ! en voiture Paulette, je t’emmène au paradis des pâtes (où se trouve un moulin à poivre géant bien sûr, et un peu de fleur de sel).

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Photo Bricol’Boy – Agnolotti al burro rosmarino

Ces sauces délicates magnifient fort bien les ravioli, agnolotti et autres pâtes farcies, que je trouve souvent lourdingues accompagnées de sauce tomate.

Au passage, Monsieur Cyclopède me demande de vous expliquer que les agnolotti sont nommés ainsi car leur forme est supposée rappeler celle d’un agneau endormi la tête mignonnement entre les pâtes pattes (avec la vendeuse de la Latteria on a désespérement regardé et conclu qu’il fallait avoir abusé de l’alcool pour réussir à voir un agneau là -dedans).
Petite variation : vous pouvez soit juste arroser vos pâtes de sauce, soit (c’est ma technique), faire sauter vos pâtes dans le beurre pour les faire légèrement rôtir, en les poivrant à ce moment-là .

Et si les pâtes farcies sont enrobées de beurre, certes, il y a un risque que vos cuisses aussi soient un peu enrobées, alors surtout, n’en abusez pas !


BURRO SALVIA DE FOLIE
Pour un bon plat de pâtes
100 g de bon beurre frais
3 branches de sauge (ou de romarin frais : burro rosmarino, alors)
Poivre du moulin

Faire doucement fondre le beurre. Si vous en avez la patience, clarifiez-le (ce n’est pas indispensable).
Ajoutez-y la plante choisie, bien sèche. Laisser très doucement chauffer encore 2 � 3 mn.
Couvrir et laisser infuser au moins 15 mn.
Pendant ce temps, faites cuire vos pâtes à l’eau bouillante salée.
Les égoutter.
Filtrer l’infusion de beurre au-dessus de la casserole ayant servi à la cuisson des pâtes. Les ajouter, pas trop égouttées bien sûr. Poivrer et faire sauter quelques instants, ajoutez un peu de fleur de sel si l’envie vous en prend.
Vous pouvez ajouter du parmesan (mais sans moi, je suis intégriste sur le burro salvia, vous l’avez compris).

Timide kiwi caché dans sa feuille de basilic

Samedi 10 juin 2006

Ni un apéritif, ni un dessert, parfait pour le brunch, c’est la conjonction de deux bizarreries de taille croisées dans mon frigo qui a donné naissance à la recette.

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Du basilic avec des feuilles géantes, et de petits kiwis (c’est la fin de la saison) abandonnés dans la coupe à fruits qui trône dans la nouvelle entrée.

Kiwi pelé, puis suavement enroulé dans une grande feuille de basilic, tenu par un pic en bois.

Quelques gouttes d’huile d’olive citronnée si vous le souhaitez…

En croquant dedans, j’ai immédiatement pensé à Jean-Paul, dont le blog reste pour moi un des sommets dans l’art du végétal et de la végétable ; simple, bon et gorgé de soleil. Le basilic adoucit l’acidité du kiwi tout en prolongeant son goût. C’est agréable et rafraîchissant (et il paraît qu’il va faire beau ce week-end !)

Bien évidemment, si vous n’avez pas de kiwi lilliput et de basilic transgénique immense, je pense qu’en simple salade, le résultat est bon aussi.

D’où la question suivante : est-ce qu’il y a un fruit qui ne soit pas magnifié par le basilic ? Parce qu’après les adorables fraises au basilic de la saison dernière, on a testé les framboises (encore meilleur que les fraises, terribles), et me voici avec le kiwi… Je vais finir par me dire que le basilic, c’est l’équivalent pour les fruits de la petite robe noire du placard : ça va avec tout, dans toutes les occasions !

Mercotte, la femme qui murmurait à l’oreille des bébés de manger du chou-fleur !

Mercredi 7 juin 2006

 

Jusqu’ici,je ne vous ai pas trop seriné avec les histoires de miam-miam de Virgile… Un petit peu quand même à l’époque où tel un petit veau il était 100% au lait !!!

Il a bien grandi depuis et dévore allégrement viande, céréales, légumes et fruits, bien sûr (ce serait le comble pour moi !).

Vade retro Blédina (ne m’énervez pas là-dessus, avec en plus le slogan sexiste « Du côté des mamans », sympa pour les pères, mais on en reparlera), à la limite en dépannage quelques Babybio, Hipp voire Nestlé, après lecture méticuleuse et scupuleuse de l’étiquette… 

Si Déborah reste the top référence en matière de nourriture pour Bébé d’Amour (il y a plein de choses intéressantes chez Gloria aussi), ne vous inquiètez pas, Virgile ne mange que du bio mouliné par Maman, le soir, puis gentillement congelé selon les arrivages.
La cocotte-minute tourne donc à plein régime et varie les plaisirs selon les saisons, et c’est bien meilleur pour tout le monde !

S’il a marqué (entre autres !) son appréciation fort volontaire et bruyante du romanesco et du brocoli (eh oui), Monsieur semblait moins apprécier le chou-fleur.
Après trois essais peu fructueux, j’avais presque abandonné la partie (puisque la saison allait finissant) avant de tomber sur cette fameuse recette de velouté chez Mercotte. Faut dire que je le comprends un peu le p’tit gars, j’suis pas une grosse fan non plus…

Les fleurettes, cuites dans du lait à couvert, avec des graines de fenouil : parfait pour tout le monde ici !
En un tour de mixer et de passe-passe, un plat en version bébé et en version parents.
Pour Virgile, façon purée, avec une goutte d’huile d’olive, et adouci de quelques cuillères de pulpe de carottes…pour la couleur aussi. Il n’en est pas resté une miette et la recette de Mercotte (sans sel ni poivre bien sûr) a été accompagnée de grands miam miam !
Pour les grands, bien velouté, avec un nuage de crème, et un filet d’huile d’olive à la vanille du Père Léon , qui en effet en réveilla parfaitement les saveurs : j’en aurais presque repris, mais il n’en restait plus !

Voilà, bilan : maintenant, tout le monde a mangé et aimé du chou-fleur. Mercotte est chez nous non pas synonyme de « Reine des Macarons » mais « celle qui fait aimer le chou-fleur à Virgile » !!! A quand les macarons au chou-fleur ?

Bon, niveau couche quand même, ce n’est pas l’idéal, mais on ne peut pas tout avoir !

Petite remarque : les dernières études montrent que pour faire apprécier un légume à un enfant, la persistance est essentielle. Il faut le présenter régulièrement et le faire goûter sous différentes formes, et ce, jusqu’à une dizaine de fois ! Par la suite, le légume est accepté, d’autant plus qu’il a été dégusté et approuvé avant les 4 ans de l’enfant.

Petite remarque bis : un nouvel appareil photo est arrivé chez nous !!!! Ce blog va retrouver quelques couleurs !