Archive pour juillet 2006

Cap au Sud

Mercredi 26 juillet 2006

Ca en avait bien l’air, mais je vous le confirme : ce blog (et moi même) prenons quelques jours de vacances.
Cap au Sud, à Marseille puis en Provence…

Il me faut bien cela pour me remettre de mes émotions puisque j’ai eu le plaisir d’aller fêter mon anniversaire à l’Astrance.
Je n’en suis toujours pas remise !

Et pour la petite histoire, Bricol’Boy s’est inspiré d’un commentaire que j’avais fort imprudemment laissé il y a longtemps sur le blog de Mercotte

Les filles, méfiez-vous, les commentaires peuvent aider vos rêves à s’accomplir !

Allez, j’arrête de frimer, et je cours boucler mon sac à dos, le train n’attendra pas !

Courage à ceux qui restent et … bonheur à ceux qui lézardent… Rendez-vous en août !

Drapeau blanc culinaire avec l’Italie : la pizza bianca

Jeudi 13 juillet 2006

Ces derniers jours, on ne peut pas dire que l’amitié franco-italienne ait été au beau fixe.
Je m’abstiendrai de tout commentaire, pour plusieurs raisons :

  • ma mère est prof d’italien et chez nous, c’est italien obligatoire au berceau, et beaucoup de vacances à travers toute l’Italie ;
  • mon voisin du dessus est italien et pour la demi-finale, il avait invité tous les italiens du 9ème arrondissement chez lui je crois (…et on a pas pu fermer l’oeil avant 3h du mat’…)… heureusement il est allé voir la finale ailleurs…
  • Et pour savoir quoi penser de ce-fameux-geste, je vous renvoie simplement au billet d’Anaïk live from Marseille qui dit exactement, exactement, vraiment, ce que je pense.
  • j’ai été élevée à Marseille et le chat de ma Grand Tante, dans les années 80, s’appelait déjà Zizou, alors qu’à cette époque Zidane jouait déjà au ballon (j’imagine) mais ne s’appelait pas Zizou (sauf pour sa mère). J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi un joueur de foot avait le nom d’un chat avant de comprendre (parfois, je suis un peu blonde).

Bref, c’est pas une raison pour arrêter de faire de la cuisine italienne, surtout que de facto, c’est la cuisine que je fais comme je respire… Enfin, méditéranéenne disons, et là , je ne peux pas résister…

mediterrann_enne

(voilà ce que j’ai en tête chaque fois que j’utilise cet adjectif, c’est graaaaaaaaaave, et je vous épargne le MP3).

Et pour proposer une trève, quoi de mieux qu’un plat tout plat, tout blanc, reposant pour les yeux et les esprits agités ?

La pizza bianca, c’est pour le jour où l’on ne veut pas se tâcher, pour un jour où l’on boude les tomates, pour un jour où y’a plus de sauce tomate… C’est une abstraction de pizza : de la pâte à pain/pizza, de la bonne mozzarella, de la bonne huile d’olive, et à vous de jouer ensuite ! Elle connaît de nombreuses variantes : avec de l’ail, du romarin ou du basilic, sa principale caractéristique est son absence de sauce tomate, of course.
Il va sans dire que la qualité des ingrédients est primordiale, comme dans toute recette enfantine.

Paradoxalement, ce qui va bien avec la pizza bianca, c’est la salade de tomates : vous reconstituez en bouche une autre nature de la pizza, et après tout, c’est bien plus frais et gracieux.

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Je vous propose mon interprétation du “jardin”, enfin, de la jardinière qui donne sur une jolie rue parisienne, où Bricol’Boy fait pousser fièrement un champ de basilic.

Enfin, pour enterrer définitivement la hache de foot franco-italienne, rendez-vous sur le très joli et appétissant blog Ma Dolce Vita, avec pleins d’expériences italiennes qui me semblent délicieuses…


PIZZA BIANCA

1 boule de pâte à pain, à pizza
1 mozzarella (ici, des ciliegine, petites mozzarelle)
Huile d’olive fruitée
Poivre du moulin
Un bouquet de beau basilic frais cultivé avec amour

Préchauffer le four à 210°.
Couper la mozza en cubes ou les mini mozzas en demi.
Laver et effeuiller le basilic, le couper grossièrement.
Mélanger deux cuillères à soupe d’huile et les 2/3 du basilic, poivrer.
Répartir ce pesto sauvage (j’aurais dû ajouter un peu d’ail) sur la pâte.
Recouvrir de mozzarella, parsemer de basilic et de poivre.
Verser un généreux filet d’huile d’olive.
Glisser au four pour 20 � 30 mn.
Servir en se demandant, “Mais pourquoi met-on de la tomate dans la pizza ? A part pour le lycopène… c’est bon aussi sans !”

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Qu’il est beau le débit du lait (ribot), ou les erreurs font les bonnes recettes : upside down cake aux abricots confits

Mardi 11 juillet 2006

Martine mettait du café dans ses céréales lorsqu’elle ne dort pas assez, moi, je me trompe en faisant mes courses en ce moment ! J’achète à côté de la plaque, Virgile fait pousser ses dents et les nuits sont un peu hachées, conclusion : au lieu d’acheter du lait frais bio, j’ai acheté du lait battu.

Et un beau matin, en lui préparant le bib’ de son goûter, j’ai fait “Buuuuuark mais il a tourné ce lait ????“. Et de comprendre que lait battu ne veut pas dire “lait homogénéisé” comme je l’avais pensé, mais était synonyme de lait ribot, de babeurre, de buttermilk, bref, que c’était pas du tout ce à quoi je pensais et que maintenant que j’en avais, il allait bien falloir l’utiliser, ma bonne dame !

Je sais, j’aurais pu le boire comme ça, mais ça ne m’a rien dit (je suis née à Istres, je n’ai pas d’ancêtre breton). J’ai rigolé sous cape car je me suis souvenue avoir lu il y a longtemps un bouquin de gastronomie bretonne qui disait que les Bretons surnommaient le fromage “beurre pourri“…

Ce n’est qu’après avoir fait les 2 recettes que je vais vous livrer que Fabienne a publié sa panna cotta au lait ribot -oui, j’ai un train de retard dans la publication des billets, comme d’hab‘. En parcourant plus obsessionnellement son blog, je pense que c’est elle qui assure une bonne partie des ventes de lait ribot en France, et vraiment, ces recettes sur cet ingrédient sont une référence ! D’autant plus que pour l’avoir rencontrée dimanche, cette charmante jeune femme, bien que provencale elle aussi, est capable de boire son lait ribot comme ça (je l’admire) !

Mes expériences, donc : pour commencer, évidemment, les slurpissimes et fameux buttermilk pancakes d’Estelle, déjà réinterprétés par Doriann (et certainement par d’autres !). Je ne manque jamais une occasion de faire une recette d’Estelle, car c’est un peu ma jumelle de blog, c’est en tombant sur le sien que j’ai fait le mien, et nos prénoms sont si proches, et j’aime tellement les petites histoires qu’elle raconte, bref, la recette est forcément meilleure quand on sait qu’elle est faite par une personne de goût, à tous les sens du terme, et de bonne compagnie qui plus est !

Bilan : les meilleurs pancakes que l’on ait jamais mangé. Et ça justifie le réachat de lait ribot rien que pour faire ça.
Ma seule variation : j’ai fait la pâte la veille au soir, elle a levé toute la nuit au frigo, et était vraiment terriblement légère.

Mais il m’en restait encore plein la bouteille, alors que faire ???? Voyons… quel gâteau réclame plein de lait... Un clafoutis bien sûr ! Et pourquoi pas … aux abricots, y’en a au frigo ! Et mon achat est une erreur culinaire, quelle est l’erreur culinaire la plus délicieuse connue… la tarte Tatin !

Et pis… le buttermilk, c’est typically usefull dans la cuisine américaine, donc j’ai dégainé le fameux Gourmet Cookbook, pêché une recette de Upside Down Cake aux abricots, remastérisé et corrigé par mes soins. Voilà parfois comment naissent les gâteaux !

J’ai à nouveau fait une erreur : je l’ai amené à une soirée.

Erreur de débutante.

Le temps que je me tourne pour aller chercher l’appareil photo, y’en avait plus, et tout le monde en voulait la recette.

Zut pour la photo, tant mieux pour le gâteau !

Conclusion : je rachèterai du lait ribot, juste pour faire plein de bons desserts moelleux, légers, gonflés, et pour le plaisir de dire aux gens ce qu’il y a dedans ! Mais euh non pas tout de suite pour le boire comme ça sans rien…


GATEAU A L’ENVERS AUX ABRICOTS ET AU LAIT RIBOT
adapté d’une recette du Gourmet Cookbook

Pour convertit les cups en mesures françaises, utilisez cet outil

2 gros oeufs bio
1 stick de beurre -120 g environ
1 1/2 cup de farine
1/4 cup de poudre d’amandes
3/4 cup sucre
3/4 cup de lait ribot bien battu
1 1/2 cuillère à thé de levure chimique
1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
Cannelle

Pour le fond
1 stick de beurre -j’ai mis 120 g
3/4 cup de cassonade
12 abricots murs mais fermes

Matériel : un moule à charnière de 24 cm de diamètre

Laver, sécher et dénoyauter les abricots.
Faire chauffer directement le moule sur la flamme, y faire doucement fondre le beurre. Y ajouter le sucre, ne pas remuer et laisser cuire à feu très doux pendant 2 mn : le sucre ne va pas complètement fondre (c’est très rigolo, on dirait du sable mouillé), c’est une pâte grasse qui recouvre joliment le fond… Y disposer scientifiquement et géométriquement les abricots, côté creux posé bien sûr vers le fond.
Préchauffer votre four à 210°.
Pour la pâte : travailler le beurre mou, le sucre et la gousse de vanille grattée jusqu’à obtention d’une mousse blanche. Ajouter les oeufs un par un en continuant de battre. Mélanger tous les ingrédients secs restants (farine, levure, sel, cannelle, bicarbonate) dans un saladier ; ajouter ce mélange à la pâte en alternance avec le lait ribot, jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.
Verser la pâte sur les abricots, lisser la surface et glisser au four pour environ 40 mn.
Laisser tièdir avant de démouler : vous aurez un gâteau tout doré avec des abricots tout moelleux, nageant dans un sirop doré…

Pour la vanille : elle m’a été offerte par le site Vanille de Mayotte, essayée et approuvée pour la première fois dans ce gâteau.

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La tartelight 100% fruits, belle, bonne… et un ratage rattrapé…

Jeudi 6 juillet 2006

Les blogueuses aiment bien les livres des Editions Tana, n’est-ce pas Tarzile ?

En attendant le très attendu livre des 15 blogueuses, je me suis rabattue sur deux de leurs derniers opus, à savoir celui de Sonia Ezgulian Si on mettait les petits pots dans les grands pas mal du tout (on en reparlera à l’occasion d’un repas de bébé)… mais surtout le réussi 50 recettes pour être canon en maillot de bain (par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim)

Une recette m’a illico tapée dans l’oeil, vous savez, le truc où vous vous frappez le front, en disant “Bon sang, mais c’est bien sûr“, et où vous vous en voulez à mort de pas y avoir pensé vous.

Surtout que les desserts c’est pas trop mon point fort (pas de vocation pour faire concurrence à Mercotte ou à Lorette). Ce que j’aime, c’est tout ce qui se fait la veille, qui n’est pas trop chargé en calories (culpabilité, quand tu nous tiens…), bref les desserts de fin de repas de potes, je cherche toujours des idées (bien sûr, panna cotta, verrines et autres sont au répertoire, ne croyez pas qu’on dépérit chez nous quand même !).

L’idée de ces génies : une tarte 100% fruits, et vraiment idéalement peu calorique. Le fond est un jus de fruits chauffé et gélifié à l’agar-agar, recouvert dans la recette originale de fraises.

Belle idée qui se prête à tous les délires et déclinaisons…

J’ai adapté le “fond” en un fruit centrifugé (rahhhhhh, ma centrifugeuse Magimix, la quantité extraite de chaque truc qui y passe me laisse rêveuse), éventuellement un peu sucré, gélifié à l’agar-agar. Puis versé dans des moules à tartelettes en flexipan, et mis au frais jusqu’au moment de servir. Ensuite, démoulage, (évidemment, pensez à retourner à nouveau pour profiter du beau coté) et garniture avec des fruits frais : ici, des pêches blanches, mais tout est envisageable !

Pour “caraméliser” quand même tout ça, un mélange exquis, qui est mon apport à la recette “de base” de ces demoiselles canon en maillot de bain : mélasse de grenade (dont parlait Lorette il y a peu, mais je vais y revenir, promis) fluidifié avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger (initialement acheté pour détendre Virgile le soir et parfumer autrement ses compotes).

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Bilan : facilissime, délicieux, et déclinable à l’infini. On imagine très bien la variation en bouchées dans des moules à mini-quiches, avec juste un morceau de fruits et une pique…. Oulalalala le beau buffet de crémaillère que je vais pouvoir faire !

J’ai refait la recette avec un mélange framboises/fraises, avec du melon, tout a toujours marché… sauf le jour où j’ai voulu faire gélifier du cassis.

Mal m’en a pris, mon jus de cassis bio en bouteille avait beau être délicieux, bouillir et rebouillir, avec une bonne dose d’agar-agar, queud’, nada, peau de zob, ça n’a jamais voulu gélifier. De rage, j’ai fait des panna cotta à la pistache, et le jus de cassis quand même un peu épaissi à force de le faire réduire s’est transformé en coulis.

Ca a fait des space cotta au niveau de la couleur, et le goût était vraiment bon :

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Panna Cotta à la pistache un peu martienne mais normale…

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Panna cotta funky après le passage du coulis de cassis

Alors là, chapeau les filles : même en ratant votre recette, on arrive à retomber sur ses pattes !!!



Tartelettes 100% fruits - inspirée par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim

Pour 2 tartelettes
1/2 ananas bien mûr mûr
1 cuillère à café de sirop de riz
1/2 cuillère à café d’agar-agar
1 pêche blanche
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger bio

Peler et centrifuger l’ananas. Le faire chauffer avec le sirop de riz et l’agar-agar pendant 2 mn.
Verser dans les moules, laisser refroidir puis conserver au froid.
Peler la pêche, la découper en fines lamelles.
Démouler les fonds de tarte, les retourner puis les recouvrir de lamelles de pêche.
Mélanger ensemble la mélasse de grenade et l’eau de fleur d’oranger, déposer en zébrures de caramélisation sur le dessus des tartes.
Savourer en pensant à vos cuisses en train de fondre de toutes les calories accumulées.

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