Vous aimez les plats mijotés ? Vous aimez le vin ? Vous aimez les plats qui commencent de traviole et se rétablissent à la dernière minute ? Vous n’avez peur de rien, pas même d’une paire de moustaches ?
Au village sans concession
J’ai mauvaise réputation
Y’a souvent des bouteilles qui traînent
Tout au fond de ma kitchen
Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’achevant pas les bonbonnes
Mais les fonds d’bouteille aiment bien
Accommoder plein d’petits riens
Parce qu’on a beau dire, même avec ces instruments géniaux qui permettent de faire le vide d’air dans vos bouteilles, c’est parfois pas gégenne. Oh j’entends les commentaires : « t‘as qu’à nous inviter un peu à boire des coups au lieu de te plaindre d’avoir des restes ». Certes, mais il reste un autre cas où il vaut mieux cuire le vin : bizarrement, au hasard des cadeaux, fêtes, pots and co, échoue dans le placard à vin (oui, j’ai un placard à vin, au-dessus du placard à chaussures d’ailleurs, l’agent immobilier n’a pas compris pourquoi on était en liesse à leur découverte, de la sorte chacun gère son stock) une bouteille de vin honnie. Genre, un Loupiac. Ca doit être très bon ça quand on aime, mais merci, je passe mon tour.
Tout se corse quand vous décidez sur le coup de 23h de bricoler un bon petit bourguignon. Et qu’il s’avère qu’il n’y a plus le vin rouge qui va bien. Qu’à cela ne tienne, on tente le triple salto arrière : le boeuf bourguignon plus bourguignon du tout, mariné au vin blanc doux. Va falloir relever tout ça bichette, et hop, un piment doux dont la couleur m’avait fait craquer -je suppose qu’on verra bientôt une couleur Capsicuum chez American Apparel. J’ai dû me battre férocement pour le mettre dans le casserole :

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Ce qu’ils en disent