Archive pour octobre 2008

Une addiction gourmande, de quoi en avoir ras la praluline !

Vendredi 31 octobre 2008

Je m’étais cassée les dents en allant trop tôt guetter l’ouverture de la boutique de Pralus (et j’avais dû me rabattre, ô joie, sur Pain de Sucre située quelques mètres plus bas sur le trottoir d’en face). Des camarades gourmands et des amies très gourmandes (c’est-à-dire juste autant que moi) m’avaient fait saliver, et l’adorable Laurence de chez Chocolatitudes -rencontrée pour préparer cet article- me l’avaient soufflé : « Si tu aimes le praliné, goûte la barre infernale de chez Pralus« .

Et pour fêter le week-end, la fin d’une semaine plus que chargée, je m’y suis enfin rendue. Et j’ai amèrement regretté d’y être allé. Amèrement est le mot qui s’impose devant tant d’exquises douceurs démoniaques. Parce que maintenant, me voilà accro.

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Une histoire oedipienne – Pak choï et calamars sautés au saté

Lundi 20 octobre 2008

Dans les bonnes résolutions de la rentrée, deux (seulement) concernaient l’alimentation familiale* : manger plus de légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots rouges) suite à l’interview d’un spécialiste des anti-oxydants qui acheva de me convaincre de leur immense intérêt méconnu (à méditer en ces temps de disette boursière) ; mais aussi mettre plus souvent du poisson à notre menu.

*les autres résolutions concernaient mon addiction à certaines chaussures de ce genre, ma propension à éparpiller des éléments culinaires partout, et d’autres choses encore moins racontables. Malheureusement, il m’est plus facile de cuisiner des lentilles que d’éviter les magasins de chaussures.

Prise depuis un an par des doutes et la mauvaise conscience liée au choix à l’étalage (et de participer au décimage d’une espèce) j’avais été paralysée par ce que je nomme « l’angoisse du supermarché« , à savoir que tenaillée entre la conscience écologique, les aspects financiers et la fraîcheur de l’étalage, j’avais trouvé l’équation trop difficile à résoudre et avait par trop deserté mon poissonnier préféré. L’angoisse du supermarché me paralyse régulièrement et peut concerner (selon les moments) les colorants, le sirop de glucose-fructose, les champignons des pays de l’Est, les acides gras trans, les suremballages qui me rendent hystéro, et parfois ces angoisses se déclarent toutes ensembles : je reviens donc des courses avec un paquet de pâtes complètes, des sardines à l’huile made in France, et une sacrée boule au ventre, en me demandant où pourrai-je mettre une poule dans notre appartement afin d’avoir des bons oeufs frais sans coût carbone.

Mais revenons à nos bancs (de poisson). Sardines et maquereaux (par ici les omégas 3, comme le dit FRG ici) ont donc fait leur fracassant retour dans nos assiettes (et dans le nez de nos voisins), suivis de harengs frais (absolument divins) et enfin de calamars.Vous remarquerez que le journaliste culinaire ne se nourrit donc pas que de macarons Hermé et de caviar (du moins, pas tous les jours).

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Un peu de poésie dans ma tisane

Samedi 18 octobre 2008

Pour une fois, laissons la parole à nos chers lecteurs. Petit florilège des requêtes du mois dernier ayant abouti sur ce blog (sans réponse à ces questions existentielles hélas). Sans autre prétention que de rire un peu, par ces temps moroses. La prochaine fois, promis, je retourne à plus de cuisine.

- On la mange le 6 janvier.
Un camembert de Trivial Pursuit ?

- Points noirs dans la pâte feuilletée.
Jetez-la ou consultez un ophtalmo.

- Accompagnement de kouign amman.
Un peu de beurre ?

- Allergie au parfum Rive Gauche.
Déménagez.

- Betterave moisi cela se mange-t-il ?
En tous cas je ne viendrai pas dîner chez vous. Même si elle n’est pas moisie.

- Blog de belle fille
Le trait d’union fait tout.

-C’est quoi l’écart entre une mouche et une plume.
Si quelqu’un peut m’expliquer…

- Comment faire du concombre chaud aimé des enfants ?
Pourquoi leur infliger ça ? Faites des économies d’énergie.

- Faire l’amour c’est comme un bon vieux slow.
Je ne suis pas du tout d’accord…

Mon préféré ? « Art Poétique verveine ».

Quelques grammes de poésie dans un peu de tisane, voilà qui suffit à justifier 4 longues années à tenir un blog.

Qui peut résister à une mousse au chocolat ?

Dimanche 5 octobre 2008

On cherche souvent midi à quatorze heures, quand il y a des invités. Surtout pour le dessert. Trop chargé, il vous restera sur les bras ; trop léger, il risque de ne pas faire assez festif. Forcément, le chocolat est sur la liste de séduction : mais ras-le-bol des gâteaux, moelleux, fondants, coulants…

Ce n’est donc que cet été que j’ai réalisé que (presque) tout le monde adore la mousse au chocolat, mais que presque plus personne n’en fait. La faute peut-être à la poudre immonde qui permet d’en faire en collectivité (détectable au premier passage en papilles) ? La faute aux peurs liés aux jaunes d’oeufs crus ? Exit en effet le grand saladier des bistrots, qui sorti, rentré, sorti, rentré, sorti, rentré du frigo devient facilement nid à bactéries. J’ai été fort déçue en constatant que dans le tout nouveau tout chouette petit guide Lebey Où bien manger quoi à Paris , il n’y avait pas d’entrée pour la mousse au chocolat. J’ai bien cherché, entre les moules marinières et le navarin d’agneau, nada, nibe, degun. D’ailleurs, on n’y trouve pas non plus de baba au rhum, ni de crème caramel, desserts de bistrots et brasserie s’il en est : si Monsieur Lebey m’entend, qu’il sache que je suis volontaire pour tester les dits desserts pour une prochaine édition de son guide…

C’est en fait en préparant un article pour Elle en juin que j’ai cuisiné tout simplement une mousse au chocolat et au citron (voilà de quoi me concilier Clea et Estelle, puisque pour tout fan de chocolat il y a un fan de citron), me faisant réaliser que Virgile n’en avait jamais mangé. Pour cette mousse, le chocolat Alter Eco aux zestes de citron s’est révélé un adjoint essentiel et précieux !

Bien évidemment, il a adoré. Et j’ai du prendre cette photo très vite avant que le contenu du pot ne disparaisse.

Mousse au chocolat noir et au citron

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