Archive pour décembre 2008

Les sablés des dimanches pluvieux de l’Avent – cuisiner avec un enfant est un jeu d’enfant !

Dimanche 14 décembre 2008

Quand il pleut, que vous avez fait de la peinture, du découpage, de la pâte à modeler, des robots en lego et soigné toutes les peluches de la maison (j’espère que Jr ne choisira pas d’être médecin, parce que ses piqûres et ses amputations m’ont l’air encore plus abusives que celles de Gregory House), que faire pour occuper un enfant de 3 ans 1/2 ? La cuisine, bien sûr !

Trouver la recette la plus adaptée à une personne d’environ 1 m de haut n’est pas chose facile. Oubliez toute recette nécessitant de séparer des blancs des jaunes, ou toute manipulation délicate : le premier geste d’un petit, ça va être de touiller et ratatouiller. Oubliez également l’utilisation d’un liquide bouillant, de caramel en fusion : trop risqué si l’on tourne le dos.

La meilleur astuce pour cuisiner avec un tout-petit, c’est finalement de préparer toutes les choses rébarbatives avant de lui annoncer fièrement « si on faisait un gâteau » ! Alors on pèse, on prépare les récipients (choisir toujours un saladier 1 taille au dessus de ce que l’on prendrait naturellement pour limiter les projections), on fait fondre, on simplifie, et on installe tout à la hauteur de l’enfant.

Parce que cuisiner juché sur un tabouret, vous imaginez comme c’est pratique ? Ici, c’est soit tout bonnement la table basse, soit la table sur laquelle nous prenons nos repas, et Virgile s’installe sur sa chaise haute sur laquelle il peut être debout ou assis (le seul investissement lourd en purériculture que nous ayons fait à sa naissance, et que nous ne regrettons pas).

Un dernier mot sur le beurre : toujours trop dur si on ne le sort pas à l’avance, et donc longtemps à l’avance par ces froids hivernaux, c’est souvent lui qui faisait retarder nos projets culinaires. Depuis, je lui préfère une margarine bio sans graisses hydrogénées, qui a l’avantage d’être toujours parfaitement malléable, même dès sa sortie du frigo, et qui lorsqu’on prépare une pâte à la main fait les mains très douces (eh oui).

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Trois excellents taramas qui n’ont rien à voir avec ce que l’on pense être le tarama, et blinis en prime

Lundi 8 décembre 2008

Longtemps, je n’ai pas aimé le tarama. Je m’entends : comment pouvait-on trouver bon un truc qui avait l’air si plein de colorants pour avoir cette couleur rose fluo ? Au pire, on y risquait d’y trouver même du jus de betterave. Et cette sensation huileuse en bouche, pouah ! Une mauvaise expérience au cours d’une sauterie khâgneuse (vestige des convenances sociales, il y avait régulièrement des canapés dans ces soirées) m’en avait dégoûtée à vie. Pas de quoi me lancer dans une recette maison, vu que je n’aimais pas ça : tarama, taratata.

Et puis, contingences professionnelles oblige, j’ai dû en goûter. Ca m’arrive de plus en plus, en visitant un lieu (en général sans décliner l’objet de ma visite), en discutant avec les gens, que l’on me tende avec un grand sourire un morceau de quelque chose en me disant « Goûtez ! ». Là, il faut toujours se souvenir de Jacques Chirac au Salon de l’Agriculture, capable de goûter avec le sourire 25 fromages puants, 12 charcuteries salées et autres délices de nos régions tout en gardant le sourire Ultra Bright. Donc, quand on vous tend quelque chose que vous n’aimez pas, hors de question de refuser. Vous êtes là pour bosser et donc, au boulot pour les lecteurs, qui n’ont pas les mêmes goûts que vous (dieu merci, car beaucoup de gens n’aiment pas le beurre de cacahuètes par exemple, ou les coquillettes au lait).
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Le rose aux joues (de boeuf) confites à la fève tonka- Le cuisinier et le parfumeur, acte 2

Mercredi 3 décembre 2008

Chose promise, recette dûe.

Le pouvoir d’achat en berne est bien là, mes bons messieurs. A force d’écrire partout que c’était chic&cheap de mijoter les bas morceaux, ces bas morceaux deviennent de plus en plus rares. J’ai dû faire 4 bouchers avant d’en trouver un qui ait encore de la joue de boeuf un samedi midi (j’ai pourtant fait les 9ème, 10ème et 12ème arrondissements !) car tous avaient été « dévalisés ». Et ce samedi je me suis fait rafler toutes les queues de boeuf sous le nez chez mon boucher, à mon grand énervement. En mesure de rétorsion je suis donc allée embêter le poissonnier.

La fève tonka, qui restera pour les historiens (je n’ose écrire archéologues) de l’art culinaire soooo 2007- 2008, a retrouvé à mes yeux (myopes) un peu de son lustre après la dégustation d’une divine joue de boeuf à la fève tonka chez Caïus.

Joue de boeuf à la fève tonka

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