Archive pour janvier 2009

La tête dans les olives (et dans les câpres)

Vendredi 30 janvier 2009

Parfois, on est victime de lapsus involontaires. On pense avoir parlé d’une adresse, puis elle passe dans un article, et puis au final le papier saute, stagne dans une file d’attente, et puis on l’oublie, jusqu’à se faire (gentiment) tirer les oreilles par Bruno… Quoi, comment, j’ai sous le coude une belle et généreuse adresse où se fournir en câpres à Paris, et je me suis tue ?

Et oui. A croire que je voulais garder le secret pour moi. En même temps, ceux qui étaient au Paris des Chefs ce lundi ont dégusté les huiles de Cédric, et je m’en suis voulue de n’avoir pas fait tourner cette excellente adresse 100% sicilienne.

C’est un tout petit boutiquou de rien du tout, on peut passer devant sans le repérer. Et pourtant, tout le soleil de la Sicile est à l’intérieur. Cédric, avec sa tête de maure, c’est un peu el gringo des huiles d’olive siciliennes. Il te les traque sans relâche, à travers la Sicile Occidentale. Chaque huile a le prénom de celui qui la produit : Angelo,Katia, Felicia… Quand il en parle, on voit tout de suite que Cédric voit les visages de tout ceux qu’il a rencontré, lorsque vous lui demandez de vous en conseiller une à votre goût.
Attention, comme toutes les huiles siciliennes, c’est des huiles fortissimo, musclées, à utiliser en finition, avec doigté. Du genre qu’il faut savoir porter un marcel blanc pour bien les apprécier. Ou porter des mocassins sans chaussettes et n’avoir pas l’air ridicule. Ce qui n’est pas a fortiori le genre des clients du Plaza Athénée, que Cédric fournit pourtant.

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Le poulet teriyaki détox de Gwyneth – si les actrices deviennent des blogueuses culinaires, où allons-nous ?

Dimanche 18 janvier 2009

Je suis une poulette (pas la sauce, la version soft de pétasse), je lis des trucs de fille. Vraiment. J’ai opté pour le blog de cuisine mais on me conseille régulièrement d’aller plutôt écrire des blogs de fille – compliment pour certaines, insulte pour d’autres.
Mais je n’ai pas l’étoffe pour tester la tenue (en cuisine) d’un rouge à lèvres pendant 8h d’affilée (chrono en main, j’imagine le test : peut-être la thermo sonde peut-elle ausi servir à ça ?), puisque le mascara est interdit dans les cuisines professionnelles.

Même que je me suis abonnée à la newsletter de Gwyneth Paltrow -tout ça à cause de cet article de ELLE- par pure curiosité. Et découvert qu’en plus de tout, la Gwyneth a vraiment l’air de savoir cuisiner. Alors où allons-nous si même les stars hollywoodiennes se prennent pour des blogueuses culinaires ? J’en ai hâtivement déduit qu’en fait, elles…

1- nous envient secrètement (nos obsessions nocturnes, nos quêtes de produits improbables, nos lunettes enfarinées, nos discrets kilos liés à nos tests dévoués),

2- ont bien compris que l’industrie cinématographique, avec une grève planant pour 2009, n’était finalement pas si secure que ça, et qu’il fallait bien penser à se diversifier, voire se trouver une nouvelle carrière, les GoogleAds représentant alors de quoi payer leur manucure,

3- étaient déjà très au fait des risques liées aux mauvaises conserves qui ravagent actuellement les visages de leurs soeurs de tapis rouge, figées par le Botox. Iront-elles jusqu’à faire des tests en direct from les boîtes de petits pois dangereusement gonflées pour en déterminer la teneur en toxine botulique (avec en sus une recette d’extraction à la cocotte-minute pour application cutanée immédiate) ?

4- avaient certainement des foodstylist pour faire leurs courses, comme des stylistes tout court pour les habiller. Ca doit être sacrément pratique, parce qu’il faut l’avouer : on passe souvent plus de temps à faire les courses et la vaisselle que sur son blog. Et c’est prouvé, ça ruine la manucure (cf 2).

Néanmoins en recevant la newsletter spécial détox, j’ai ricané. Limite les graines germées c’est trop funky . Heureusement elle nous y déconseille la Master Cleanser (sorte de jeûne ne consistant qu’à boire un mélange de jus de citron, poivre de Cayenne et sirop d’érable, bon appétit) qu’elle a subi l’année dernière (grande givrée va !) et livre quelques recettes, dont un « teryiaki detox » qui me fit de l’oeil (clair et fringuant, il va sans dire, après  ces litres de thé vert).

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L’ail noir d’Aomori

Lundi 5 janvier 2009

Loukoum avait trouvé, François Simon a démonté la filière, le Cookie était perplexe, et nous, nous l’avons goûté.

L’ail noir d’Aomori est de l’ail confit dans de l’eau de mer pendant 1 mois. Je n’en sais guère plus, si ce n’est que l’ail produit à Aomori est la rolls des aulx japonais : un peu leur ail rose de Lautrec, j’ai l’impression. Leurs gousses sont particulièrement impressionnantes, dans le genre maousse charnues.
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Ca se mange ? A vous de jouer !

Lundi 5 janvier 2009

Je vous jure que ça se mange, même que c’est bon.

Celui qui trouve ce que c’est gagne l’ingrédient en question (valable sur Paris only, car cela se conserve au frais)…

Edit : réponse trouvée forcément par Loukoum la japonista de compète (qui vu les températures bénéficie de l’envoi, eh eh eh !).
Un message explicatif suivra…

Zazie dans le rétro 2008

Samedi 3 janvier 2009

Chers lecteurs (si vous en êtes encore, puisque quand je regarde avec effroi mon rythme de publication capricant, je me dis que je dois en décourager plus d’un de me lire), il est de tradition (et même de bon aloi) de présenter ses voeux en ce début d’année.

Or voilà, à part vous souhaiter encore et toujours du sexe et de l’argent, je ne vois pas quoi dire, et ma foi, comme on ne se connait pas toujours, je trouve cela délicat à vous dire de but en blanc (même si les mots « sexe » et « argent » assorti de « facile » ou « gratuit » dans le titre de mon message m’assureraient pour sûr un petit sursaut statistique). Donc, après avoir fait des voeux en nouilles (quel boulot, on voit bien que je n’avais pas encore d’enfant en bas âge), des voeux en retard, des voeux d’un optimisme délirant, et carrément oublié d’en faire, voici le temps des voeux « auberge espagnole » : que 2009 vous apporte ce que vous avez envie de lui apporter…

Quatre ans de blog, ça use l’imagination, pour sûr. 2009 tout beau tout neuf, page blanche à écrire, quelle angoisse. 2008 n’a pas été de tout repos pourtant : quitter le confort (financier, mais guère humain) d’une entreprise pour voler de ses propres ailes, ce n’est pas toujours évident. Mais si j’avais su la joie que cela m’apporterait, j’aurai dû le faire plus tôt !

Alors puisque c’est la saison, un rapide flash-back sur les découvertes culinaires de l’année -qu’il en ait été question sur ce blog ou ailleurs, après tout qu’importe :

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