Archives deaoût, 2010

17 août 2010

Comment étaler une pâte à tarte sans rouleau à pâtisserie ?

28 commentaires Trucs et astuces, Un peu tarte..., Vous prendrez bien un dessert ?

« Avec une bouteille de verre« , me direz-vous.

Oui, mais si on n’a pas envie de laver ladite bouteille (même si on s’est régalé à la vider), de fariner un plan de travail, de faire le ménage avant/après, bref, si on est pris d’une crise de flemmingite aïgue alors qu’on se trouve dans une demeure hélas sans rouleau à pâtisserie -signe de l’harmonie conjugale des résidents ou de leur non-pratique pâtissière- voici le truc ultime. Le rouler-trancher-écrabouiller.

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Ca consiste à préparer une pâte à tarte (vade retro pâte en rouleau !), la séparer en 2 boudins, puis à trancher les boudins et à répartir les morceaux de pâte dans le moule généreusement beurré. Ne reste ensuite qu’à faire se rejoindre les tranchettes avec la paume de la main, en appuyant soigneusement sur les bords afin de faire  remonter le plus possible la pâte et d’avoir une tarte qui se démoulera bien et dont les bords ne flancheront pas.

Ca a l’air compliqué dit comme ça, alors quelques images seront plus explicites. Ca mériterait presque un .gif animé, des paillettes sur le curseur de la souris et du Andrea Boccelli en fond musical,  mais je vais m’abstenir.

Si  vous n’avez pas sous la main de bonne recette de pâte à tarte pour tarte aux fruits, voici la mienne, éprouvée à maintes reprises cet été. Légèrement sucrée, avec de la poudre d’amande pour absorber légèrement le jus, et pas trop grasse grâce aux petits-suisses, déjà employés ici, son petit côté brioché me convient parfaitement. Surtout, elle supporte de ne pas être étalée trop finement, elle a un petit côté rustique pas mal du tout.
Si j’aime beaucoup faire la pâte, la répartition des fruits sur la pâte avec régularité géométrique a toujours eu le don de m’ennuyer ferme. Certainement une histoire de géométrie dans l’espace. Par chance, c’est un art que mon amoureux maîtrise plus que bien. Alors, quand on ne fait pas ensemble de merveilleux enfants, on fait des tartes….

J’aurais dû mettre sur cette tarte une bougie pour fêter les 6 ans de ce blog. Six ans ! Je me souviens encore de la terrible chaise à roulettes et de l’ennui suintant du bureau du 8ème arrondissement où je gagnais ma vie, au département « Communication » d’une grande entreprise côtée qui n’avait rien à voir avec la cuisine.
Si j’avais su tout* ce que ce blog m’amènerait… et bien, je crois que j’aurai pas eu un peu peur en appuyant sur le bouton « publier ». Heureusement que l’inconscience de ma jeunesse et le plaisir d’avoir des lecteurs ont fait tout le travail… Qu’ils en soient plus que remerciés.

*des amis, des amies, des ennemis, des piges, une reconversion, quelques emmerdes, des traces de farine sur l’appareil photo et beaucoup de rires.

Pâte à tarte sucrée
Pour une grande tarte de 26 cm (il vous restera un peu de pâte pour croisillons ou pour faire une tartelette)
280 g de farine T55
50 g de poudre d’amandes
50 g de sucre en poudre
2 petits-suisses au lait entier (soit 120 g)
125 g de beurre demi-sel bien mou
1 oeuf entier

Mélanger farine, sucre et poudre d’amandes. Faire un puits et y déposer le beurre et les petits-suisses, avec le petit-lait. Mélanger avec les mains, jusqu’à obtenir une pâte sableuse. Battre l’oeuf dans un bol, en verser une partie dans la pâte, la travailler jusqu’à ce qu’elle forme une boule. Vous n’aurez peut-être pas besoin de tout l’oeuf  : ajoutez-le progressivement, il faut en mettre juste assez pour pouvoir obtenir une pâte ferme.
S’il vous en reste, vous vous en servirez pour dorer les bords de votre tarte, rien ne se perd !
Etaler assez épais (au moins 7 mm), et cuire votre tarte au moins 30 min à 190°.
Si vous n’avez pas de petits-suisses, utilisez du fromage blanc, de la faisselle ou du yaourt à la grecque. Selon leur taux d’humidité, vous n’aurez peut-être pas besoin d’ajouter l’oeuf pour obtenir une boule de pâte, ou bien vous devrez ajouter de la farine…

D’autres tartes sucrées ?
- Tartelettes pralinées
- Une tarte au citron jalousée

06 août 2010

Breizh cake, gâteau marbré au lait ribot et caramel beurre salé – finir les placards d’une location

11 commentaires Vous prendrez bien un dessert ?

Quelques jours à l’Ouest, puis quelques jours au Sud… Ce qu’il y a de merveilleux avec les vacances, c’est qu’il faut improviser avec les moyens du bord, des fours capricieux (qui parfois vous électrocutent), des moules du Moyen-Age pas du tout anti-adhésif (qui copieusement beurrés s’avèrent parfaits), bref se découvrir des ressources insoupçonnées !

L’âge venant, je ne pars néanmoins plus en vacances sans quelques ustensiles de cuisine (attention, c’est du lourd) :
- Un rasoir à légumes (je n’aime pas les économes… et ceux des locations sont terriblement émoussés),
- Un tapis de cuisson en silicone, qui simplifie considérablement les cuissons au four,
- Des moules à sucettes glacées en silicone Lekué, super pratiques pour improviser des plaisirs enfantins,
- Deux microplanes, parce que je suis bigame de la râpe : la zesteuse-râpeuse à tout faire et la large à double tranchant qui sert normalement pour le parmesan mais qui me sert pour tout (courgettes, carottes, fromage…)

Niveau ingrédients, je me surveille et je limite au maximum, mais je prends toujours quelques sachets de levure chimique, un peu d’agar-agar (si une envie de crème au chocolat nous prenait), un petit flacon de sirop d’agave, une bonne infusion originale comme une Herbe de Vif de Passédat (qui sauvera les desserts aux fruits), un ou deux mélanges d’épices magiques que j’attrape chez Olivier Roellinger, sans oublier un ou deux sachets de bouillon (selon le placard, de l’Ariaké ou de l’Herbamare concentré, assez tout terrain).

Avec ça, on peut relever à peu près tout sans investir !Gateau au lait ribot et caramel beurre salé

Mais malgré tout, quand arrive la fin de la location, on constate souvent qu’il reste un peu de farine, deux oeufs, une demi-plaquette de beurre, le fond d’un pot de confiture… Pour éviter la déprime, pendant que tourne la dernière lessive qui séchera en un clin d’oeil grâce au vent du Finistère, vite un petit gâteau tout simple à faire, sans blanc en neige, sans trop de vaisselle, qui pourra se manger au petit déjeuner et sur la route, en se souvenant des châteaux de sable.

GATEAU TOUT SIMPLE AU LAIT RIBOT ET AU CARAMEL BEURRE SALE

Librement adapté d’après cette recette de Marmiton
2 oeufs bios ou fermiers
20 cl de lait ribot
50 g de sucre
60 g de beurre demi-sel
180 g de farine
75 g de poudre d’amandes (qui restaient de ce chouette gâteau préparé par les gars pour mon anniversaire)
1/2 pot de crème de caramel au beurre salé
1 sachet de levure chimique
Faire préchauffer le four en y mettant le moule avec le beurre afin qu’il fonde. Battre les oeufs avec le sucre,  ajouter en pluie la farine, la levure chimique et la poudre d’amandes, puis le lait ribot. Ou tout à la fois si vous préférez : pas de grumeaux, ça marche très bien !
Verser le beurre fondu dans la pâte, en prenant garde d’en garder un peu au fond du moule. Beurrer le moule à l’aide d’un papier absorbant. Verser la moitié de la pâte dans le moule. Dans le saladier, parfumer la pâte restante avec la crème de caramel au beurre salé.
Verser la pâte caramélisée sur l’autre pâte, à l’aide d’un couteau ou du manche d’une cuillère dessiner un escargot pour créer des marbrures arbitraires. Glisser au four 25 min à 180° (th.6)

D’autres recettes au lait ribot, parce que la Bretagne, ça vous gagne
Ultime sorbet au citron

Gâteau indigo aux myrtilles et lait fermenté
Caviar d’aubergines à l’amchoor et au lait ribot

PS : après lecture de cet excellent billet d’Isabelle, j’assume de publier des photos sans recherche de perfection formelle, prises sur un coin de table, avec un iphone par exemple, des instantanés de vie. Au lieu de ne publier que trop sporadiquement, parce que mes photos ne sont pas à la hauteur, mieux vaut conserver à la cuisine son immédiateté de l’instant, et qui a le temps de prendre une photo le dernier jour de ses vacances ? La plage était bien trop belle…