Archives deseptembre, 2010

30 sept 2010

Un mini-marché très terroir parisien

15 commentaires Bonnes adresses, Ecolokitch(en), Légumivore

Chaque fois que j’ai un rendez-vous vers République, je me débrouille toujours pour aller faire un saut chez Christophe Vasseur, le délicieux boulanger du Pain et des Idées.

En saison, j’y craque pour la galette des rois -chère mais exquise- et le pain… ils sont tous bons. Une petite préférence pour le désuet Rabelais, au safran et aux noix, quand à sa fougasse… Il y a de quoi en faire toute une chanson ! J’y allais avec l’idée d’en découdre avec son croissant, que je n’avais pas encore eu l’occasion de tester.  C’est un test impitoyable qui m’a fait déserter de nombreuses boulangeries : je reste à la recherche du croissant parfait, croustillant et fondant, beurré mais pas gras, et suis souvent déçue. Pourtant, quand je n’ai plus envie de rien, le croissant reste, avec la tartine de brioche, le seul souvenir du goût de la vie.

IMG_4004En arrivant au bout de la rue Jean-Yves Toudic, surprise : devant la boulangerie, un appétissant étal de fruits et légumes, une queue de gens du quartier, et deux jeunes gens qui jouent aux marchands. Il suffisait de rentrer dans la boulangerie pour comprendre en lisant l’affichette, le temps de choisir sa tarte aux figues.

La jeune équipe de Terroirs d’Avenir propose désormais tous les vendredis la fine fleur des productions agricoles d’Ile-de-France : du local donc, et parfois, même, soyons fou, bio ! J’avais zappé l’annonce , et le hasard (et une paire de chaussures, en fait) me les mettaient sous le nez.

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Sur ce mini-étal magique, la semaine dernière, il y avait de splendides tomates de collection (noire de Crimée, Green Zebra et autre bananas), cresson extraordinaire (celui de Jacky Barberon, le même qu’au Meurice, normal puisqu’Alexandre et Samuel sont à l’origine du sourcing des produits utilisés là-bas), salades, courgettes, physalis, framboises…
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Je dois avoir la tête de la fille qui sait quoi faire d’un chou-rave (c’est à peu près le seul chou qui ait mes faveurs, à part le Paris-Brest, dans lequel comme chacun sait naissent les pâtissiers) puisque je meublais l’attente en expliquant à mes voisines comment le cuisiner (« oui oui les feuilles ça se mangent je vous jure« ) et en les convaincant de goûter des courgettes jaunes tendres comme des fesses de bébé.Foin de foodistas, c’était juste des gens du quartier ravis de trouver d’aussi beaux produits au pied de chez eux.

Je succombais devant cette petite curiosité… longue comme un jour sans pain !

Concombre arménien

Concombre arménien

Un étonnant concombre arménien, dont la saveur est bien plus voisine du melon  jaune que du concombre !

En attendant la publication du très attendu Terroir Parisien de Yannick Alléno, voir fleurir avec succès ce genre d’initiatives, ça donne de l’espoir dans le goût. Et le plaisir de croquer dans des mûres sur une tranche de mouna à la fleur d’oranger, bonne comme là-bas.

Etal Terroirs   d’Avenir, tous les vendredis devant Du Pain et des Idées, 34 rue Jean-Yves Toudic Paris 10ème.

25 sept 2010

Rendez-vous au Potager du Roi de Versailles le samedi 2 octobre

7 commentaires Mes livres, Tout à l'ego

FLYER_POTAGER_BD-1Dans le cadre des Paroles de Gourmandises qui ont lieu lors des  « Saveurs du Potager » de Versailles la semaine prochaine, j’aurais le plaisir de participer le samedi 2 en fin d’après-midi à une table ronde intitulée « Le crime passe à table » en compagnie d’Anne Martinetti et de Philippe di Folco, auteur de l’excellent A table avec la mafia : 90 recettes italo-américaines.

Bien sûr, ce sera pour parler des Criminels passent à table. Au fait, vous ai-je dit qu’il a franchi l’Atlantique et qu’on le trouve désormais en vente aux Etats-Unis, sous le délicieux nom de Recipe for murder? Imbelivable !

Au programme (de Versailles) : dédicaces et rencontres avec de nombreux auteurs le samedi 2 et le dimanche 3, dont la talentueuse Beena, le brillantissime Bruno Verjus, sans oublier bien sûr Marie-Laure.

Tous les détails des Paroles de Gourmandises ici… et rendez-vous là bas la semaine prochaine !

02 sept 2010

Le Noir’sette de Joël Durand, l’anti-blues de la rentrée (la nique au Nutella)

13 commentaires Produits

Si tu voyais la vie que je mène, t’oublierais pas mes BN !

C’est le cri des mères de famille le jour de la rentrée, soulagées (honteusement) de déposer leurs nains adorés entre des mains expertes. La course de l’année scolaire va recommencer – alors j’en connais plus d’une qui le soir venu aura envie de plonger le doigt dans le pot de Nutella. Vous savez, celui qu’on est censé acheter pour les enfants, et qui par un glissement étrange, finit toujours sur nos hanches ?

noirzette-3En plus de la crise de nerfs, des pellicules d’exaspération, des rides du lion du « je-te-fais-les-gros-yeux », de l’ulcère à l’estomac (réussira-t-il sa maternelle supérieure ?) vous risquez donc de vous rajouter une belle gueule de bois écologique et des artères défaillantes, rapport à la richesse du leader des pâtes à tartiner en huile de palme.

En plus, quand on s’y arrête deux minutes, ce Nut Nut, ce n’est pas vraiment bon. Juste gras et sucré, parfaitement réconfortant, mais un peu comme un doudou très usé : pas forcément présentable, avec une valeur plus sentimentale que réelle. La dernière fois que j’en ai acheté, c’était sous le sordide prétexte de réaliser ces sablés démoniaques que je vous recommande plus que chaleureusement.

Séchez vos larmes (de culpabilité, ça n’a hélas jamais fait fondre la cellulite) et sortez vos cuillères à café, j’ai ramené de mes valises estivales une pâte à tartiner absolument irrésistible, à la composition nickel et au bilan carbone presque correct –si on la transporte en TGV, on se fait livrer ou qu’on a la chance d’habiter en Provence.

La Noir’sette de Joël Durand, c’est juste du bon chocolat noir, des noisettes du Piémont et du sucre. Rien de plus, rien de moins. Ca a l’air facile, dit comme ça, mais tout se joue dans sa texture,  qui rend la chose bien plus intéressante.
Un peu comme un exfoliant pour le corps, vous voyez ?
Non. C’est-à-dire que l’on perçoit fort bien, sous la langue et sur la photo, de minuscules grains de noisette broyée enrobés de caramel. Faut-il rappeler que c’est la base même du praliné, cette caramélisation des oléagineux (et vive encore et toujours la réaction de Maillard qui nous oxyde mais nous régale) ? .noirzettte-1Mais là, elle est portée à sa perfection, joliment enrobée dans une robe soyeuse que l’on reconnaît de la Chocolaterie de l’Opéra (fournisseurs également de Conticini)

Ca y est, vous l’avez votre anti-dépresseur !

Noir’sette de Joël Durand
8 euros le pot de 540g (fait une bonne dizaine de coups de blues ou de baisse de régime)

En vente à Saint Rémy de Provence, dans certaines pâtisseries et à la Grande Epicerie du Bon Marché.