Granterroirs, épicerie-restaurant

   

Vous allez dire qu’en ce moment, je sors beaucoup et je fais moins
de recettes… Ce n’est pas tout à fait faux : je profite de mes
derniers déjeuners avec mes collègues avant de partir en congés mat’,
et les recettes que je prépare actuellement servent surtout pour un
prochain bouquin… Mais promis, je m’y remets d’ici fin mai !

J’étais souvent passée devant Granterroirs et en moins d’une
semaine, j’ai eu l’occasion d’y déjeuner deux fois. Déjà , vous avez une
idée du résultat : si j’y suis retournée, c’est que c’était bon !

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Le
concept est agréable : c’est avant tout une grande épicerie où sont
posées de grandes tables en bois que l’on partage avec des inconnus Ã
l’heure du déjeuner
. Une table d’hôtes en plein Paris, voilà qui
est un peu dépaysant.

La carte est du genre salade/tartine/plat du jour. Mais les salades
sont abondantes et assaisonnées de très bonne huile d’olive, les
tartines et les terrines ne sortent pas des cakes de Sophie,
les plats
du jour sont bien tournés. A noter : de nombreux ingrédients que vous
dégustez sont en vente dans l’épicerie et sont signalés par un
astérisque (moutarde, tomates séchées, tapenade), dans le genre, ça
motive pour le choix des produits
. Les proprios sont sûrs de la qualité puisque vous pouvez déguster tout ceci en direct de leur cuisine.

Le lieu et l’épicerie sont d’ailleurs charmants :

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Pour le premier déjeuner, nous
avons goûté une salade italienne (tomates séchées, roquette, mozza,
jambon cru, huile d’olive et balsamique) et un plat du jour qui était
un croustillant de cabillaud aux légumes.
Je traduis en français : un pavé de
cabillaud avec peau sur lit de julienne carottes-courgettes, enveloppé d’une feuille de
brick , jolie petite île dorée posée sur une mer de sauce tomate
épicée. Propre, rapide, bien troussé.

Le plus sympa était le dessert :
un chaud-froid d’oranges très bien réalisé. En strates géologiques, en
partant du fond d’un verre : compote tiède d’oranges à la cannelle,
volutes de crème fouettée vanillée, couronne de suprêmes d’oranges
fraichement pelés, saupoudrage de zestes d’orange confits.

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Pour le deuxième déjeuner : mille-feuilles de betteraves au foie gras
-les convives étaient ravis.

Vous ne m’en ferez pas manger pour tout
l’or du monde, je n’ai même pas goûté : c’est la première fois sur ce
blog que je parle d’un mets que je n’ai pas testé, c’est pas sérieux
ça…
Je confesse, je déteste les betteraves, que les sucriers et Napoléon III me pardonnent !

Enfin, pour ceux que ça intrigue, à défaut du goût, vous aurez
l’image :

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L’accord betterave/foie gras semble très à la mode en ce moment, et a priori convaincant (le mot a priori prend alors tout son sens).

Pour ma part, ce fut une terrine de poisson, qui était convaincante, loin de la ragougnase habituelle. Les filets de poisson étaient entiers, bien fermes, en couches brillantes, mélangés à des lanières de légumes croquantes et épaisses (courgettes, aubergines, tomates confites). Rien à voir avec l’habituel pain de poisson blanchâtre et poisseux. Avec sa jolie saladette d’herbes, c’était un vrai déjeuner de soleil.

Sur mes recommandations, mes petits camarades ont choisi le chaud-froid à l’orange qui leur a fait pousser les mêmes petits cris que moi au début de la semaine : c’était paraît-il parfait pour un vendredi.

Pour moi, comme toujours aux prises avec mes envies de fraises, j’ai dégusté un gaspacho de fraises à la menthe, avec une boule de glace vanille. Niente male, comme on dit en Italie : frais, parfumé, digeste, et pas trop sucré. L’idéal pour moi en ce moment.

Service gentil et drôle ; en plus, ça dépote en cuisine, pas plus de 5 mn d’attente. Malgré la convivialité "forcée" de la table
d’hôte, le lieu est chaleureux et finalement intime.

A noter, on
vous propose un verre de vin pour chaque plat, et les choix m’ont parus
tout à fait judicieux et les crus abordables ; ceux qui peuvent boire
du vin me l’ont abondamment confirmé !

L’addition ? Compter de 15 Ã 18 euros pour un plat, 6 Ã 8 euros pour le dessert.

La
conclusion ? Parfait pour le déj’, les produits sont bons, mais un peu
cher à l’épicerie : un bon spot pour les cadeaux. J’y retournerais…
quand je pourrais boire
, car leur sélection de vins a l’air parfaite.


Granterroirs
30 rue de Miromesnil
75008 Paris
Tél. 01 47 42 18 18
De 12h à 15h uniquement pour la table d’hôte
Toute la journée pour l’épicerie.
Métro Miromesnil
Site : http://www.granterroirs.com/

4 commentaires pour “Granterroirs, épicerie-restaurant”

  1. aude dit :

    Alors comme ça tu prépares déjà un nouveau bouquin ? Quelle productivité ! Merci pour l’adresse de Granterroirs. Je la note pour un prochain passage à Paris.

  2. Miam dit :

    Si je trouve l’occasion d’y aller, tu n’imagines pas comme je penserai à toi ! Encore quelques semaines sans bon vin dans ton verre, certes… mais quoi qu’il en soit, je vois que ta modération actuelle ne t’empêche nullement de repérer les bons endroits. Merci pour ces bonnes petites infos et miam !

  3. saveurs sucrees dit :

    Vivement ma prochaine sortie sur Paris ! C’est tout à fait le type de lieu que j’affectionne.
    Merci encore. Au fait quel est le sujet du prochain livre. La cuisine pour…..

  4. ester dit :

    > Miam, ils ont du vin blanc toujours à bonne température parait-il, et du super Pouilly Fuissé m’a-t-on dit… Je crois que cela sera à ton goût. Et malgré ma modération, toujours prête à manger en ce moment !
    >Aude, Saveurs : que d’excursions en perspectives pour votre prochain passage ! Mais le quartier Miromesnil est pas trop shopping, il est vraiment orienté bureau… pas drôle pour vous.
    >Allez, un scoop en forme de devinette : le prochain livre traitera d’une seule et unique catégorie de légumes, mais en 30 recettes salées et sucrées. Si tout va bien, dans les bonnes crémeries en octobre -mais promis, ce sera annoncé ici. Votre curiosité me touche beaucoup !

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