La tartelight 100% fruits, belle, bonne… et un ratage rattrapé…
Les blogueuses aiment bien les livres des Editions Tana, n’est-ce pas Tarzile ?
En attendant le très attendu livre des 15 blogueuses, je me suis rabattue sur deux de leurs derniers opus, à savoir celui de Sonia Ezgulian Si on mettait les petits pots dans les grands pas mal du tout (on en reparlera à l’occasion d’un repas de bébé)… mais surtout le réussi 50 recettes pour être canon en maillot de bain
(par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim)
Une recette m’a illico tapée dans l’oeil, vous savez, le truc où vous vous frappez le front, en disant “Bon sang, mais c’est bien sûr“, et où vous vous en voulez à mort de pas y avoir pensé vous.
Surtout que les desserts c’est pas trop mon point fort (pas de vocation pour faire concurrence à Mercotte ou à Lorette). Ce que j’aime, c’est tout ce qui se fait la veille, qui n’est pas trop chargé en calories (culpabilité, quand tu nous tiens…), bref les desserts de fin de repas de potes, je cherche toujours des idées (bien sûr, panna cotta, verrines et autres sont au répertoire, ne croyez pas qu’on dépérit chez nous quand même !).
L’idée de ces génies : une tarte 100% fruits, et vraiment idéalement peu calorique. Le fond est un jus de fruits chauffé et gélifié à l’agar-agar, recouvert dans la recette originale de fraises.
Belle idée qui se prête à tous les délires et déclinaisons…
J’ai adapté le “fond” en un fruit centrifugé (rahhhhhh, ma centrifugeuse Magimix, la quantité extraite de chaque truc qui y passe me laisse rêveuse), éventuellement un peu sucré, gélifié à l’agar-agar. Puis versé dans des moules à tartelettes en flexipan, et mis au frais jusqu’au moment de servir. Ensuite, démoulage, (évidemment, pensez à retourner à nouveau pour profiter du beau coté) et garniture avec des fruits frais : ici, des pêches blanches, mais tout est envisageable !
Pour “caraméliser” quand même tout ça, un mélange exquis, qui est mon apport à la recette “de base” de ces demoiselles canon en maillot de bain : mélasse de grenade (dont parlait Lorette il y a peu, mais je vais y revenir, promis) fluidifié avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger (initialement acheté pour détendre Virgile le soir et parfumer autrement ses compotes).
Bilan : facilissime, délicieux, et déclinable à l’infini. On imagine très bien la variation en bouchées dans des moules à mini-quiches, avec juste un morceau de fruits et une pique…. Oulalalala le beau buffet de crémaillère que je vais pouvoir faire !
J’ai refait la recette avec un mélange framboises/fraises, avec du melon, tout a toujours marché… sauf le jour où j’ai voulu faire gélifier du cassis.
Mal m’en a pris, mon jus de cassis bio en bouteille avait beau être délicieux, bouillir et rebouillir, avec une bonne dose d’agar-agar, queud’, nada, peau de zob, ça n’a jamais voulu gélifier. De rage, j’ai fait des panna cotta à la pistache, et le jus de cassis quand même un peu épaissi à force de le faire réduire s’est transformé en coulis.
Ca a fait des space cotta au niveau de la couleur, et le goût était vraiment bon :
Panna Cotta à la pistache un peu martienne mais normale…
Panna cotta funky après le passage du coulis de cassis
Alors là , chapeau les filles : même en ratant votre recette, on arrive à retomber sur ses pattes !!!
Tartelettes 100% fruits - inspirée par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim
Pour 2 tartelettes
1/2 ananas bien mûr mûr
1 cuillère à café de sirop de riz
1/2 cuillère à café d’agar-agar
1 pêche blanche
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger bio
Peler et centrifuger l’ananas. Le faire chauffer avec le sirop de riz et l’agar-agar pendant 2 mn.
Verser dans les moules, laisser refroidir puis conserver au froid.
Peler la pêche, la découper en fines lamelles.
Démouler les fonds de tarte, les retourner puis les recouvrir de lamelles de pêche.
Mélanger ensemble la mélasse de grenade et l’eau de fleur d’oranger, déposer en zébrures de caramélisation sur le dessus des tartes.
Savourer en pensant à vos cuisses en train de fondre de toutes les calories accumulées.


juillet 6th, 2006 Ã 2:45
Moi je dis bingo !! Mais ce sera pour manger 2 parts de “vraie” tarte (celle avec tout plein de beurre dedans sa pâte voire peut être même une lichette de crème patissière…) le lendemain. Merci pour le tuyau “gourmandons sans culpabiliser” !
juillet 6th, 2006 Ã 5:58
ben dis donc tu te lâches aujourd’hui, 2 desserts pour le prix d’un ! et quels desserts ! vas tu me réconcilier avec l’agar agar, va savoir…..en tout cas je tente illico et je t’en parle !
juillet 6th, 2006 Ã 7:51
Magnifique! J’ai acheté le livre pour toutes les raisons que tu évoques. Ton interprétation est très réussie.
juillet 6th, 2006 Ã 7:59
Alors là chapeau et merci de nous faire partager l’astuce…
juillet 6th, 2006 Ã 8:13
C’est vraiment amusant et simple comme idée mais pourquoi ce problème avec le cassis?
juillet 6th, 2006 Ã 8:19
j’adore ta façon de conter les recettes (surtout le peau de zob lié au coulis qui gélifie pas!! ;-)) et tes recettes sont ultra sympathiques!! j’aime tout particulièrement la couleur improbable et fort alléchante de la pana cotta, version avec coulis, évidemment!! bravooooooo!!
juillet 6th, 2006 Ã 8:26
Bravo pour cette narration, je ne comprends le problème cassissesque…mais je t’ai lue avec plaisir.
juillet 6th, 2006 Ã 9:56
Merci pour vos commentaires ! Après demande auprès de notre experte agar-agar, j’ai nommé notre Cléa nationale, il semblerait que ce soit l’acidité du cassis qui ait joué…
Je préfère partager le plantage parce que je m’attendais à une gelée violette top wizzzzzzz, que vous ne soyez pas décues !
juillet 6th, 2006 Ã 11:03
Je l’avais bien repéré ce bouquin, tu me donnes envie de l’acheter !
Elles sont super tes petites tartes, l’idée est franchement géniale et je vais surement en faire sur ce principe !
juillet 6th, 2006 Ã 11:14
Jolie couleur pour la space panna… En tout cas c’est une excellente idée que ces fonds de tartelettes light en gélatine. Est-ce qu’on ne pourrait pas y glisser des trucs genre riz soufflé ou céréales, histoire de le rendre un peu croustillant? A essayer… Ou y mettre des morceaux de beurre, de farine et de sucre? Ah zut, non…
juillet 6th, 2006 Ã 16:57
Absolument géniale, cette recette ! Je vais essayer très vite, merci Ester.
juillet 6th, 2006 Ã 21:24
J’en reprendrais bien un peu de la panna cotta funky…et de la tarte 100% aussi tant qu’Ã faire. Ca permettra de patienter, en attendant le fameux livre…
juillet 6th, 2006 Ã 22:21
Sublime ce panna cotta au cassis, je dois t’avouer que j’ai voulu faire un sorbet à la fleur d’hibiscus, je l’ai mis au congélateur plus d’une journée et il n’a jamais glacé j’ai seulement obtenu un nappage qui a recouvert une glace au yaourt… Mais c’est cela le plus merveilleux. Bravo pour être si bien retombée sur tes pieds…
juillet 9th, 2006 Ã 23:38
Gui Gedda,de Bormes-les-Mimosas, le seul chef qui ait pris sa retraite et ait dû rouvrir un nouveau restaurant à la demande générale, m’a dit un jour :”nous les chefs, nous ratons comme tout le monde, mais nous savons rattraper”.
Donc, tu es un chef.
C.Q.F.D.
juillet 10th, 2006 Ã 3:39
Tu as raison. J’aime Tana. Tout comme les souricettes, je présume. Des livres superbes.
T.
juillet 10th, 2006 Ã 21:29
Belle recette. Et je ne peux que te conseiller le livre de S. Ezgulian ;-))
août 10th, 2006 à 23:25
Super tes tartes je n’y aurait pas pensé ! En tout cas je vais vite m’acheter le livre !