Archive pour la catégorie 'Vous prendrez bien un dessert ?'

La compote des fées - ou que faire avec un reste de vin, épisode 2

Vendredi 21 mars 2008

Si vous avez bien suivi, du boeuf de feignasse longuement mariné au vin blanc nous restait sur les bras un quart de bouteille de Loupiac. Il en est ainsi, c’est toujours les meilleurs qui partent en premier, et les bouteilles passables semblent sans fond, alors que les exquises semblent toujours de taille réduite. Me souvenant de l‘expérience estivale des poires au vin, j’ai tenté une compote tout simple, mais toute magique, sans autre sucre que celui du vin. Avec en guise de poudre de perlimpinpin deux pincées d’une petite épice de chef offerte par une délicieuse fée des fourneaux.

Cette fée fort délicate avait choisi cette poudre à cause de mon prénom… parait-il également celui d’une fée provençale. Hélas, sans baguette magique, je n’ai rien de la fée, à part à certains moments le caractère passablement ombrageux (un félibre fort respectable m’avait un jour confié, avec l’oeil pétillant de malice malgré ses 80 printemps, que la fée Estérelle avait un sacré caractère, et qu’il valait mieux l’avoir pour soi que contre soi.) Ca change de l’image Walt Disney des mignonnes fées gentillettes en tutu bleu, voilà ma chance, j’ai le prénom d’une fée un poil MLF.

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Le monde est bleu comme toi - gâteau indigo au lait ribot & myrtilles

Mercredi 12 mars 2008

Depuis l’écriture de ce vieil article, et suite à une première vague bretonne dans la cuisine, il y a très souvent une cartonnette de lait fermenté à portée de frigo. Je ne me lasse pas de ses propriétés émulsifiantes et vous promet encore d’autres recettes à venir, dont un fantastique sorbet au citron promis à certaines depuis des lustres et des lustres.

Le fiston grandit depuis que vous l’avez vu apparaître dans ces colonnes. Les premiers copains de parc font leur apparition et les premiers goûters d’enfants aussi. Nous allons demain l’inscrire à l’école et c’est rien de de dire cette banalité que le temps passe vite (cet éternel Marcel le dit tellement mieux que moi, je vais finalement peut-être daigner à nouveau le lire).

Si MiniBoy adore feuilleter les livres de cuisine (avec un goût marqué pour Rock’n'Roll Cuisine de Jamie Oliver, le seul livre de cuisine où on trouve des bateaux et des vans), touiller à la maryse, casser des oeufs, couper le beurre -un sacré minimitron-, en revanche, ne comptez pas sur lui pour goûter les gâteaux. Il ne mange pas ce pain-là -la seule fois qu’il a goûté un quignon fut immortalisée en photo, événement qui ne s’est pas reproduit- et encore moins de tartes, gâteaux et autres desserts maison. Fabriqués par moi, sa grand-mère (celle qui pâtisse, à ne pas confondre avec la reine de la cocotte-minute) ou le pâtissier, aucune chance.
Seul parfois le glaçage de l’éclair au chocolat est toléré, ainsi que les crèmes au chocolat (à venir, un billet sur toutes les recettes testées, tiens), plus quelques rares biscuits du commerce (BN à la fraise, barquettes au chocolat, et encore, selon l’humeur, de préférence sans sirop de glucose-fructose).

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Confessions d’une grenadophile -muhammara et salade patiente

Samedi 19 janvier 2008

C’est plus fort que moi. Quand j’aime un ingrédient, j’en deviens littéralement possédée, l’agrémentant à toutes les sauces. Devenue grenadophile l’année dernière -oups, il y a presque deux ans !-, mes symptômes s’aggravent, l’accommodant, la triturant, la pressant à toute occasion, en parlant partout. A priori mon thérapeute n’y trouve rien à redire, sinon à accorder en effet des vertus relaxantes -et salissantes- à l’épluchage du bestiau.
Pour soutenir mon amie Cathy dans son addiction, je me fais le plaisir de vous livrer les deux dernières recettes qui m’ont donné envie de planter un grenadier sur le balcon (rien que ça)

Premièrement, une vieille chose qui me tentait depuis des lustres, le muhammara. Sorte de caviar de poivrons rouges aux noix et à la mélasse de grenade d’origine turque, c’est un délice sucré-acidulé-fruité, un authentique régal, assez différent en saveurs de ce que l’on croise habituellement. La recette de Clotilde est parfaite, je vous y renvoie avec plaisir, d’autant plus qu’elle a dorénavant -prélude à la sortie de son ouvrage en février ?- un blog en français.
Seule variation de ma part, pas de noix de pécan dans mon placard, mais des amandes, qui ont été craquantes à souhait dans la préparation. Au panthéon du pain pita, le muhammara rejoint désormais mon caviar d’aubergines au lait ribot et le hoummous (que je relève parfois d’une pointe de cannelle, mais ce n’est pas orthodoxe)

Une petite lichette ?

muhammara

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Une tartelette nommée désir

Dimanche 30 décembre 2007

Ah, ces chères tartelettes amandines de Cyrano de Bergerac ! Une recette en alexandrins, pardi, ça se retient bien.

Mises en vers par Edmond Rostand, dans la bouche de Ragueneau, elles hantaient mon imaginaire culinaire depuis toujours. Faut dire que j’ai vécu un paquet d’années non loin de la rue natale de ce cher Edmond et que j’ai appris à lire dans le dit Cyrano (la pièce, pas l’ Histoire comique des États et Empires de la Lune découverte quelques années plus tard, une lecture chaudement recommandable d’ailleurs).

Celles que je vis pendant des années à la devanture des pâtisseries parisiennes jamais ne me donnèrent envie d’y croquer. Certainement à cause de la ridicule cerise rouge posée façon téton en plein milieu.

Seule la recette de Pascale rangée dans un coin de ma tête avait fait frétillé ce souvenir littéraire.
Réveillé un soir de décembre par un rouleau de pâte brisée sommeillant au fond du frigo à finir d’urgence, départ en train le lendemain oblige. Et accentué par un désir urgent de pâtisserie, aiguisé par une panne de four qui dura quelques semaines. Semaines durant lesquelles je rêvais de tartes, cakes, pains, gâteaux variés, puisque je ne pouvais pas les faire cuire (cherchez d’où vient parfois l’inspiration, la contrainte arrive souvent en tête de liste). Etonnant pour une non-pâtissière avouée.

Donc, l’envie de ces tartelettes me pris… Et là encore, fatalité, plus une goutte, une larme, un gramme de poudre d’amandes dans les tiroirs de la maison. La dernière avait fini sur un tournage pour le boulot, et la fermeture désespérante de Massis Bleu, fournisseur officiel de mes placards, n’avait pas permis le réassort. En revanche, un sachet de pralin -acheté suite à la bluffante dégustation d’une autre recette tournée, décidément !- me tomba au sens propre dans le saladier (l’avantage d’avoir des placards qui débordent, le voilà). Des amandes, des noisettes, du sucre, après tout, il y a de tout ceci dans une frangipane. Alors naquirent, sans poésie mais d’une grosse envie, ces tartelettes pralinées.

tartelette pralinée

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Marguerite et les poires au vin

Mardi 11 septembre 2007

Dans la vie, il faut choisir sa Marguerite. Pas celle de Marc Jacobs qui fleurit partout chez les modeuses. Non, la Marguerite littéraire : on est Duras ou Yourcenar. Jusqu’à il y a peu, je ne savais pas qu’il y en avait une plus viticole que l’autre.

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Fraises à la bretonne, un vent d’ouest dans ma cuisine (part 1)

Mercredi 9 mai 2007

Pour une fois, histoire et recette presque sans parole.

Elle commence comme ça :

Fraises_gavottes1  et continue ainsi…Fraise_gavottes2

Le plus dur, c’est de rincer les fraises, pour une fois, ne pas les équeuter, cette recette a besoin d’une poignée, d’une vraie prise ergonomique.

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Salade de fraises et d’ananas très snobement inspirée d’Yves Saint Laurent

Mercredi 25 avril 2007

Que vient faire Yves Saint-Laurent dans ma cuisine, me direz-vous ?

Parfois, salle de bain et cuisine se confondent chez moi : gros sel pour les bains de pieds, eau de fleurs d’oranger pour le visage et les madeleines, flocons d’avoine pour le petit déj’ et la peau douce… C’est d’habitude la cuisine qui ravitaille la salle de bains d’ailleurs, et pour une fois, ce fut l’inverse.

En lisant un article de Elle (qui pour une fois n’a pas fait hurler Caroline) sur les chics et blondes new-yorkaises (ce que je ne serais jamais, trop petite, trop ronde, trop brune, trop pas new-yorkaise quoi), j’ai tilté sur un gommage pour les lèvres YSL bien sûr.

C’est bien connu, je suis une folle du gommage, découvrir qu’il existait une partie de mon corps à exfolier spécifiquement me met en joie. J’écris le plus souvent au crayon à papier pour avoir le plaisir de gommer, c’est dire si je suis atteinte.

Sa composition ? Akènes de fraises (les petites graines qui croquent et qui sont, en botanique stricte, les vrais fruits du fraisier), huile de noyau d’abricot, sucre roux, huile de macadamia…

Que des choses que j’aime !!! Et que croyez-vous que je fis ? D’après vous :

 

P1030727.JPG1- Je commandais illico le mini-tube en ligne

2- Je me suis frappée le front en disant : bon sang, mais c’est bien sûr ! Voici une bonne idée pour écluser mon huile de noyaux d’abricot si critiquée

OK, c’était fastoche, arrêtez les SMS : le 2 bien sûr. J’ai ajouté l’ananas sans demander son avis à M. Saint Laurent, juste qu’il y en avait dans le frigo, et j’ai rudement bien fait. Tout ça était frais, juteux, l’huile d’abricot relève agréablement l’ensemble, et si ça se trouve, avec le jus, on peut se faire un masque de beauté (ah non,y’a du sucre, ça va attirer les mouches et pas les garçons).

SALADE DE FRAISES ET D’ANANAS A L’HUILE D’ABRICOTS

300 g de belles et bonnes fraises
300 g d’ananas (poids épluché)
4 pincées de sucre roux (de préférence du bio équitable, tant qu’à faire)
Jus d’1/4 de citron
2 cuillères à café d’huile de noyau d’abricot

P1030728.JPG

Rincer et équeuter les fraises, les couper en lamelles. Couper l’ananas en petits cubes. Saupoudrer de sucre roux, ajouter le jus de citron et l’huile d’abricots.
Laisser au réfrigérateur pendant au moins 1h, afin que les parfums se mélangent.
Déguster et se gommer les lèvres avec la barbe de votre amoureux.

La quête éternelle du banana bread

Dimanche 15 avril 2007

Avoir la banane n’est pas trop habituel chez moi. Il faut dire qu’au bureau, on dit plutôt “avoir la pêche” (la banane ne cotisant pas chez nous). Néanmoins, c’est là que j’ai appris que la différence majeure de consommation entre une famille sans enfant et avec, c’était… les bananes !
Je l’ai en effet vite constaté avec Virgile qui a une époque réclamait “bannnnaaaaaaaaaanne” dans son sommeil vers 3h du mat’ (ça s’est arrangé, je vous rassure, maintenant, il nous réclame très sérieusement des “pomates” au petit déj’, j’ai même des blogueuses témoins). Les bananes sont donc arrivées dans notre compotier et par périodes, elles ne l’intéressent plus et noircissent, peinardes.

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Une tarte au citron très jalousée (mais néanmoins académique)

Vendredi 9 février 2007

J’ai la création difficile et l’angoisse de la page blanche. En prépa, j’attendais toujours l’ultime moment pour pondre mes dissertations (de dix-septs pages au bas mot, thèse, antithèse, synthèse…), de préférence dans le couloir, assise devant le chauffage. Ecrire devant un bureau, vous n’y pensez pas ! Encore aujourd’hui, magie du portable, j’écris n’importe où, de préférence en boule sur le canapé, assise dans le lit ou debout devant la cheminée.

En cuisine, c’est un peu pareil. Je sais faire des trucs compliqués, réussir des choses que l’on pense parfois ratables, comme ces soufflés de triste réputation non méritée, et rater des trucs enfantins. Ainsi, à ma grande honte, je maîtrise la pâte à chou depuis deux mois, grâce à un truc absolument inavouable : faut la travailler avec les doigts, à la Nigella.

Il en était pareil pour la tarte au citron, jusqu’à ce jour…

P1030059

Ce moule à tarte, je l’adore, il fait toujours très chic alors qu’il est super simple, un vieil achat effectué chez Résonances (bien avant qu’ils ne se consacrent qu’aux simulateurs d’aube). A sa vue des réminiscences littéraires s’emparent de mon cerveau un peu embué (à moins que ce soit mes lunettes qui sont sales ?)…

On réalise dans ce moule une tarte aux pommes recouverte d’un fin grillage que l’on nomme donc jalousie, en référence à la fenêtre. Pour moi, cela se nomme donc un moule à jalousie (au lieu d’être un “moule à tarte rectangulaire“), et par extension, le moule à gâteau préféré de Robbe-Grillet. Oui oui, Alain, l’académicien : bon, pour une fois, ce n’est pas un grand cuisinier ou un pâtissier dont on parle ici, mais bien d’un écrivain réputé très chiant (et qui l’âge venant a fait des déclarations regrettables).

Quoi qu’il en soit, j’aime beaucoup son roman La Jalousiequi joue sur les deux sens du mot (le sentiment, la fenêtre, vous suivez ?).
C’est peut-être un des rares ouvrages du courant “nouveau roman” qui ne me soit pas tombé des mains, et en préparant cette tarte, j’ai compris que finalement, lorsque j’étudiais ce malheureux livre, je devais déjà y voir déjà quelque chose de culinaire… On est toujours rattrapé par son destin !

Pour en revenir à notre tarte, il vous faudra moins de temps pour la faire que pour lire ce roman (sauf si comme ma soeur vous haïssez les nouveaux romans et les jetez à la première page)… Et attention à la dégustation, elle est à réserver au citro-addicted, comme Cléa, Camille ou Estelle !

Elle répond à plusieurs critères (amis des contraintes, bonjour) : pas de beurre (y’en avait plus), des oeufs entiers (pas envie qu’il me reste un blanc d’oeuf au frigo, je ne mange de macarons que siglés Mercotte ou Hermé; j’assume !) ; surtout pas de meringue (le bruit du batteur réveille Virgile), donc un volume de crème assez important.Et enfin, une bonne caramélisation, avec un dessus genre “crème brûlée”.

Ceci m’amène à penser que l’Académie Française devrait fortement penser à recruter dans ses prochains membres un cuisinier ou un pâtissier. J’imagine très bien notre ami P.H en habit vert, quelle serait la forme de son épée ? Un éclair géant ? Les boutons, en forme de macarons ? Au moins, les thés qui accompagnent les réunions de préparation du fameux dictionnaire serait savoureux. Si un candidat à la Présidence m’écoute, je pense que cette proposition (un pâtissier à l’Académie) est susceptible de faire parler d’elle.

Si vous n’avez pas envie de la faire, si vous en avez rien à cirer de Robbe Grillet et des académiciens, si vous n’avez pas envie de voir Pierre Hermé avec un bicorne, et si par chance vous habitez Marseille, la meilleure tarte au citron meringuée reste toujours (jusqu’à nouvel ordre, j’attends des infos si vous en avez) celle de la Pâtisserie Aixoise, rue Francis Davso, juste derrière l’Opéra.

Qui a dit que je faisais du parisianisme dans mes adresses (dans les jours qui viennent, vous allez être servis, j’anticipe juste ) ?

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Tarte jalousemment citronnée
Pour un moule à jalousie, il vous restera de la crème, si vous utilisez un moule à tarte de diamètre 26 cm, il sera rempli pile poil
1 pâte sablée toute prête ou comme ceci
4 petits oeufs
120 g de miel toutes fleurs
100 g de crème (fleurette mais ca doit être parfait avec de l’épaisse aussi)
3 citrons bio (jus et zeste)
1 clémentine bio (jus et zeste)
1 cuillère à soupe d’huile d’olive parfumée au citron (celle dont je parlais ici)
1 pincée de sel

Précuire la pâte 10 mn à 180°-200°C avec un lest (légumes secs, billes d’argiles…)
Préparer la crème pendant ce temps : zester puis presser citrons et clémentine. Mélanger les oeufs et la crème, puis ajouter les jus, le miel, l’huile d’olive et le sel. Mêler intimement sans faire trop mousser.
Verser délicatement dans la pâte et laisser cuire 20 à 30 mn, jusqu’à ce que le degré de caramélisation optimal soit atteint.
Laisser refroidir avant de déguster, peut-être en lisant ce chef d’oeuvre de cuisine et d’humour… à mettre entre toutes les mains des cuisiniers qui aiment la littérature, académiciens ou non.

Sorbet de faisselle au jus de poires, breveté par la Société des Flemmasses

Mercredi 6 septembre 2006

Un grand sac de poires a échoué dans notre salon. Nous les avons épluchées avec Bricol’Boy en regardant Grease (pour la première fois pour tous les deux, à trente ans passé, c’est un exploit). Une fois les vers ôtés (ça, pour pas avoir été traitées, elles ne l’ont pas été !), elles sont passées à la cocotte-minute avec un soupçon de citron et une belle gousse de vanille. Dieu merci, on a pas retrouvés de vers qui surnageaient, malgré l’apport en protéines que cela peut représenter…
Elles sont sorties de ce traitement délicieusement roses et confites, me laissant un jus abondant, parfumé et sucré.

Quel dommage de le jeter, me disais-je… Surtout que c’est encore Virgile qui allait se régaler de compote avec tout ça !

Et pourquoi ne pas utiliser ce “sirop de fruits” pour réaliser une glace, tout bêtement ?

C’est vrai, je ne vous l’ai jamais dit : j’ai une sorbetière depuis un bail. Quelle confession ! Mais je m’y refuse obstinément à faire des crèmes glacées à base de crème anglaise, ça me… saoûle (la honte, et pourtant, je sais la faire, mais ça ne m’excite pas le fouet ni les papilles).

Je fais donc essentiellement des desserts assez light dedans : sorbet de kiwis au gingembre, glace au fromage blanc, mélanges laitiers divers qui font toujours de supers résultats. A l’occasion faites-moi penser à vous donner la recette de la glace préféré du Bricol’Boy : un délice au miel, romarin et gingembre (et fastoche en plus, mais j’arrête, c’est une recette de Dutournier).

En plus, de la faisselle périmait sous peu, il ne fallait pas tarder : brassons et mélangeons avec 1/4 du poids en sirop, au froid et hop ! turbinons. Environ… 45 secondes de boulot (c’est qu’il faut bien ouvrir les pots, pardi).
Note aux jeunes mères de famille : les pots de faisselle bien lavés sont des jouets d’éveil merveilleux. Ouvrir, fermer, faire sortir le panier, le remettre, secouer pour entendre son tintement, cacher une vache en plastique à l’intérieur… Des quart d’heure de bonheur pour lui et de tranquilité pour vous !

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Mais c’était trop light pour être vrai, einh… Quelques perles craquantes sont venues par-ci par-là se poser, la faute à une rencontre de blogueuses chez G.Detou…

Verdict : une belle recette de flemmasse parce que la faisselle a beau faire des grumeaux quand vous la mélangez au sirop, ils ne résisteront pas à un bon turbinage. Donc pas la peine de s’embêter à touiller et écrabouiller.
Au goût, tout dépendra de la quantité de sucre que vous avez mis dans vos fruits au départ. Ici, le résultat était vraiment acidulé, la différence de goût entre un sorbet au fromage blanc et un sorbet de faisselle est finalement bien plus importante que ce que je pensais, et l’intérêt d’un sorbet à la faisselle aux herbes pour plat salé est bien plus nette qu’un sorbet de fromage blanc…

Quant aux poires, eh bien, bonne surprise : leur parfum était là, comme un souvenir… Ou l’odeur de votre parfum qui continue à imprégner votre pull après bien des lavages, et qui vous saute au nez quand vous ouvrez votre placard en revenant de vacances et que vous sortez vos affaires d’automne… Un agréable souvenir de parfum de poires, difficile à deviner mais qui pourtant apporte son équilibre à l’ensemble.

Bricol’Boy a trouvé le résultat pas assez sucré à son goût. Je me suis sacrifiée et j’ai dû tout manger.
Les températures remontant depuis hier, je pense que c’est parfait pour déguster ce soir, bon dessert alors…

 


SORBET DE FAISSELLE AU SIROP DE POIRES
400 g de faisselle
100g de sirop de cuisson de fruits (ici, des poires à la vanille)
Perles craquantes de Valrhona (en option)

Mélanger faisselle égouttée et sirop de cuisson froid.
Laisser refroidir au frigo.
Turbiner et ajouter au dernier brassage une poignée de perles craquantes.
Servir et aller mettre un pull, ça refroidit de manger une glace !

Si vous ne souhaitez pas le consommer de suite après turbinage, allez voir chez notre amie la délicieuse Gamelle pour ses trucs de pro pour conserver un sorbet sans qu’il cristallise.
Et pour d’autres recettes aux perles craquantes, filez chez Lorette vous régaler.

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