Archive pour la catégorie 'Vous prendrez bien un dessert ?'

Le battement d’ailes d’un papillon-cheesecake. Un gâteau d’anniversaire pour les petites filles.

Mardi 24 juin 2008

En même temps que le gâteau-avion tout noir, sur la table, il y avait un papillon tout blanc.

En effet, j’avais acheté il y a quelques semaines un improbable moule en silicone en forme de papillon, tout rose, qui avait beaucoup amusé Virgile. Vu les controverses sur le silicone et n’étant pas sûre à 100% de la fiabilité de celui acheté, je m’étais dit qu’il serait parfait pour mouler des glaces ou des parfaits.

Finalement, je l’ai inauguré avec une sorte de bavarois au goût de cheesecake, un cheesecake sans cuisson si vous avez tout bien suivi. (more…)

Comme un avion sans aile… au chocolat. Un gâteau d’anniversaire pour un petit garçon.

Dimanche 22 juin 2008

La fête de la musique, pendant longtemps, ça n’était pas trop mon kiff. J’ai musicalement ce qu’il convient d’appeler une totale absence de goût. Je ne retiens aucun nom, j’ai fait du piano pendant 8 ans en détestant cela (il a fallu que Bricol’Boy me fasse écouter Keith Jarrett pour que je comprenne enfin mon erreur), et je siffle comme une bouilloire. Une catastrophe que j’essaie pathétiquement de dissimuler en faisant Mmmhoui, ah bon ? en penchant la tête d’un air pénétré dès qu’on me parle musique (le bruit que normalement fait d’habitude votre analyste quand il vous fait croire qu’il vous écoute, vous voyez ?).

Pourtant, depuis 3 ans, la fête de la musique a pris un tout autre sens pour moi. Parce qu’un petit bonhomme décida, en entendant toute cette musique, de descendre sur terre, et d‘arriver le 22 juin à l’aube. La plus chouette fête de la musique que j’ai passé, c’était dans une maternité (qui a dit “ça doit être les effets de la péridurale ?”).

Depuis, c’est fête tous les jours chez nous : boum badaboum, maracas, chansons, tam-tam, xylophone… Ca groove non stop dans la marmite !

Cette année, les 3 ans de Virgile ont été fêtés un peu en avance, avec une partie de la famille le 21 juin. Bien que refusant strictement d’en manger, il a émis le souhait, il y a plusieurs semaines de cela, d’un gâteau-avion. Ses yeux brillaient à cette évocation. Mes recherches n’apportèrent que peu de résultats, alors après inventions et cogitations, voilà ce qu’avec son père nous lui concoctâmes…

Bon anniversaire Virgile : you rock my life !

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La glace au lait d’amandes de Juliette Baudic - vive les femmes et les anti-manuels de cuisine

Vendredi 13 juin 2008

Certains aiment à penser que la cuisine est une science exacte, qui se compose de gestes justes, de recettes exactissimes au gramme près, et de vérités éternelles.

Si de l’exactitude et de la rigueur sont souvent nécessaires -surtout en pâtisserie-, qui n’a pas été régulièrement surpris par le plaisir d’une panisse croquée au coin de la rue, dont la pâte avait été préparée à l’oeil ? Qui n’a pas par hasard amélioré une recette ordinaire… et jamais réussi à retrouver ce goût inédit, né de la fortune ?

Vous me direz que peut-être là gît la différence entre cuisine et gastronomie.

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L’ultime sorbet au citron

Samedi 31 mai 2008

Comme beaucoup j’adore le lait ribot. Entre lui et moi, ça a d’abord été un accident (non, ce lait n’avait pas tourné…), transformé en gâteau pas light, et puis ensuite décliné à tire-l’arigot, jusqu’à en devenir un article ici. Et puis, il y a même en ce moment un jeu autour de ce merveilleux buttermilk-babeurre-lait fermenté-lebné-lait ribot (tout ceci étant cousins germains, je vous passe le doux nom des bactéries incriminées), mais je vous rassure, je n’ai pas osé y participer, de peur de me faire accuser de vouloir gagner des points dans le classement Wikio -c’est bien connu, on ne fait des liens et des jeux que pour devenir une star, pas du tout dans l’esprit du web, c’est sûr.

Trêve de débats oiseux, suite à moultes réclamations, et après avoir fait circuler la recette par mail, je me suis souvenue qu’un blog servait avant tout à donner une recette à vos invités sans qu’ils aient besoin de la réclamer moultes fois.

Sorbet citron au lait ribot

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La compote des fées - ou que faire avec un reste de vin, épisode 2

Vendredi 21 mars 2008

Si vous avez bien suivi, du boeuf de feignasse longuement mariné au vin blanc nous restait sur les bras un quart de bouteille de Loupiac. Il en est ainsi, c’est toujours les meilleurs qui partent en premier, et les bouteilles passables semblent sans fond, alors que les exquises semblent toujours de taille réduite. Me souvenant de l‘expérience estivale des poires au vin, j’ai tenté une compote tout simple, mais toute magique, sans autre sucre que celui du vin. Avec en guise de poudre de perlimpinpin deux pincées d’une petite épice de chef offerte par une délicieuse fée des fourneaux.

Cette fée fort délicate avait choisi cette poudre à cause de mon prénom… parait-il également celui d’une fée provençale. Hélas, sans baguette magique, je n’ai rien de la fée, à part à certains moments le caractère passablement ombrageux (un félibre fort respectable m’avait un jour confié, avec l’oeil pétillant de malice malgré ses 80 printemps, que la fée Estérelle avait un sacré caractère, et qu’il valait mieux l’avoir pour soi que contre soi.) Ca change de l’image Walt Disney des mignonnes fées gentillettes en tutu bleu, voilà ma chance, j’ai le prénom d’une fée un poil MLF.

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Le monde est bleu comme toi - gâteau indigo au lait ribot & myrtilles

Mercredi 12 mars 2008

Depuis l’écriture de ce vieil article, et suite à une première vague bretonne dans la cuisine, il y a très souvent une cartonnette de lait fermenté à portée de frigo. Je ne me lasse pas de ses propriétés émulsifiantes et vous promet encore d’autres recettes à venir, dont un fantastique sorbet au citron promis à certaines depuis des lustres et des lustres.

Le fiston grandit depuis que vous l’avez vu apparaître dans ces colonnes. Les premiers copains de parc font leur apparition et les premiers goûters d’enfants aussi. Nous allons demain l’inscrire à l’école et c’est rien de de dire cette banalité que le temps passe vite (cet éternel Marcel le dit tellement mieux que moi, je vais finalement peut-être daigner à nouveau le lire).

Si MiniBoy adore feuilleter les livres de cuisine (avec un goût marqué pour Rock’n'Roll Cuisine de Jamie Oliver, le seul livre de cuisine où on trouve des bateaux et des vans), touiller à la maryse, casser des oeufs, couper le beurre -un sacré minimitron-, en revanche, ne comptez pas sur lui pour goûter les gâteaux. Il ne mange pas ce pain-là -la seule fois qu’il a goûté un quignon fut immortalisée en photo, événement qui ne s’est pas reproduit- et encore moins de tartes, gâteaux et autres desserts maison. Fabriqués par moi, sa grand-mère (celle qui pâtisse, à ne pas confondre avec la reine de la cocotte-minute) ou le pâtissier, aucune chance.
Seul parfois le glaçage de l’éclair au chocolat est toléré, ainsi que les crèmes au chocolat (à venir, un billet sur toutes les recettes testées, tiens), plus quelques rares biscuits du commerce (BN à la fraise, barquettes au chocolat, et encore, selon l’humeur, de préférence sans sirop de glucose-fructose).

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Confessions d’une grenadophile -muhammara et salade patiente

Samedi 19 janvier 2008

C’est plus fort que moi. Quand j’aime un ingrédient, j’en deviens littéralement possédée, l’agrémentant à toutes les sauces. Devenue grenadophile l’année dernière -oups, il y a presque deux ans !-, mes symptômes s’aggravent, l’accommodant, la triturant, la pressant à toute occasion, en parlant partout. A priori mon thérapeute n’y trouve rien à redire, sinon à accorder en effet des vertus relaxantes -et salissantes- à l’épluchage du bestiau.
Pour soutenir mon amie Cathy dans son addiction, je me fais le plaisir de vous livrer les deux dernières recettes qui m’ont donné envie de planter un grenadier sur le balcon (rien que ça)

Premièrement, une vieille chose qui me tentait depuis des lustres, le muhammara. Sorte de caviar de poivrons rouges aux noix et à la mélasse de grenade d’origine turque, c’est un délice sucré-acidulé-fruité, un authentique régal, assez différent en saveurs de ce que l’on croise habituellement. La recette de Clotilde est parfaite, je vous y renvoie avec plaisir, d’autant plus qu’elle a dorénavant -prélude à la sortie de son ouvrage en février ?- un blog en français.
Seule variation de ma part, pas de noix de pécan dans mon placard, mais des amandes, qui ont été craquantes à souhait dans la préparation. Au panthéon du pain pita, le muhammara rejoint désormais mon caviar d’aubergines au lait ribot et le hoummous (que je relève parfois d’une pointe de cannelle, mais ce n’est pas orthodoxe)

Une petite lichette ?

muhammara

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Une tartelette nommée désir

Dimanche 30 décembre 2007

Ah, ces chères tartelettes amandines de Cyrano de Bergerac ! Une recette en alexandrins, pardi, ça se retient bien.

Mises en vers par Edmond Rostand, dans la bouche de Ragueneau, elles hantaient mon imaginaire culinaire depuis toujours. Faut dire que j’ai vécu un paquet d’années non loin de la rue natale de ce cher Edmond et que j’ai appris à lire dans le dit Cyrano (la pièce, pas l’ Histoire comique des États et Empires de la Lune découverte quelques années plus tard, une lecture chaudement recommandable d’ailleurs).

Celles que je vis pendant des années à la devanture des pâtisseries parisiennes jamais ne me donnèrent envie d’y croquer. Certainement à cause de la ridicule cerise rouge posée façon téton en plein milieu.

Seule la recette de Pascale rangée dans un coin de ma tête avait fait frétillé ce souvenir littéraire.
Réveillé un soir de décembre par un rouleau de pâte brisée sommeillant au fond du frigo à finir d’urgence, départ en train le lendemain oblige. Et accentué par un désir urgent de pâtisserie, aiguisé par une panne de four qui dura quelques semaines. Semaines durant lesquelles je rêvais de tartes, cakes, pains, gâteaux variés, puisque je ne pouvais pas les faire cuire (cherchez d’où vient parfois l’inspiration, la contrainte arrive souvent en tête de liste). Etonnant pour une non-pâtissière avouée.

Donc, l’envie de ces tartelettes me pris… Et là encore, fatalité, plus une goutte, une larme, un gramme de poudre d’amandes dans les tiroirs de la maison. La dernière avait fini sur un tournage pour le boulot, et la fermeture désespérante de Massis Bleu, fournisseur officiel de mes placards, n’avait pas permis le réassort. En revanche, un sachet de pralin -acheté suite à la bluffante dégustation d’une autre recette tournée, décidément !- me tomba au sens propre dans le saladier (l’avantage d’avoir des placards qui débordent, le voilà). Des amandes, des noisettes, du sucre, après tout, il y a de tout ceci dans une frangipane. Alors naquirent, sans poésie mais d’une grosse envie, ces tartelettes pralinées.

tartelette pralinée

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Marguerite et les poires au vin

Mardi 11 septembre 2007

Dans la vie, il faut choisir sa Marguerite. Pas celle de Marc Jacobs qui fleurit partout chez les modeuses. Non, la Marguerite littéraire : on est Duras ou Yourcenar. Jusqu’à il y a peu, je ne savais pas qu’il y en avait une plus viticole que l’autre.

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Fraises à la bretonne, un vent d’ouest dans ma cuisine (part 1)

Mercredi 9 mai 2007

Pour une fois, histoire et recette presque sans parole.

Elle commence comme ça :

Fraises_gavottes1  et continue ainsi…Fraise_gavottes2

Le plus dur, c’est de rincer les fraises, pour une fois, ne pas les équeuter, cette recette a besoin d’une poignée, d’une vraie prise ergonomique.

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