Archive pour la catégorie '... aux fruits'

Une volette à mémoire – Visitandines à la rhubarbe pour belle-maman

Mercredi 3 septembre 2008

J’ai une belle-mère, et vous savez quoi ? Je l’aime. Vraiment. Ce qui n’est pas toujours le cas dans les relations belle-mère / belle-fille, m’a-t-on dit. Mais ma Bernadette, je l’aime beaucoup, ne serait-ce que parce qu’elle a élevé son fils sans en faire un macho. Pour en avoir fait un garçon qui sait coudre et changer une couche mieux que moi, tout en restant viril. Pour avoir réussi à travailler en ayant 4 enfants rapprochés -je me demande régulièrement comment elle a tenu le coup.

L’été dernier, il lui a fallu quitter sa grande maison de l’Aisne -région peu riante, je l’avoue, je reste assez éternuante à la vision des champs de colza et de betteraves-, et nous avons beaucoup, beaucoup trié d’objets et de souvenirs. Lorsqu’elle m’a demandé dans tous ses ustensiles de cuisine de choisir ce qui me ferait plaisir, j’ai répondu sans hésiter « les volettes à pâtisserie« . Je n’ai bizarrement jamais osé m’en acheter, trouvant l’objet encombrant, et assez moche. Mais les grilles de Bernadette, elles étaient tellement jolies, et elles ont laissé refroidir tant de bonnes tartes faites pour ses enfants et petits-enfants, que je me suis dit qu’elles me donneraient peut-être le virus de la pâtisserie et le talent de faire passer de l’amour dans les petits plats. Bien évidemment, elle les tenait de sa propre mère : mieux que des bijoux de famille,
deux jolies grilles, une petite volette à cercles concentriques, et une à mailles carrées -que vous verrez forcément un jour en photo.

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De la verveine et des mythes botaniques mis à mal -recette aphrodisiaque pour été chaud

Jeudi 14 août 2008

Il est une plante devant laquelle je ne sais absolument pas résister. En sa présence dans un jardin, je n’ai de repos que lorsque j’ai pu en couper deux ou trois tiges. Rassurez-vous, je demande quand même aux propriétaires du jardin, qui sont régulièrement étonnés devant ma propension à m’extasier devant un simple plant de verveine. Son parfum à la fois citronné, herbacé, frais et vivace m’enchante -je sais, je sais, je suis une monomaniaque de l’hespéridé.

Ce qui me ravit d’autant plus avec la verveine, c’est que c’est une plante pleine d’esprits, ou plutôt d’histoires. De mes cours de khâgne j’avais retenu une chose -c’est peu pour tant d’heures de souffrances- c’est que les Romains l’avaient dédié à Vénus… Pas étonnant de la retrouver dans la composition des philtres d’amour. Soit-disant aphrodisiaque, elle est devenue depuis la reine des soirées d’hiver au coin du feu, tricotages et papotages.

Alors quant on qualifie la tisane de verveine de pisse-mémé (excellentissime surnom découvert il y a peu), on devrait plutôt dire baise-mémé, non ?

Hélas, pour les botanistes qui sommeillent en tout cuisinier, la verveine que j’aime tant sniffer et cuisiner (notamment en sorbet, 300 g de sucre, oupppps) n’est pas la vraie verveine, paraît-il… La verveine odorante n’est pas la verbena officinalis parée de vertus magiques. Tant pis pour le mythe?

Bref, plutôt que de nous intéresser à la sexualité des personnes d’un certain âge et à la vie merveilleuse des espèces végétales, restons factuels et allons donc, nus sous le tablier -il fait parfois chaud en vacances- allégrement cuisiner un dessert de flemmasse, nécessitant 10 min de travail.

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La compote des fées – ou que faire avec un reste de vin, épisode 2

Vendredi 21 mars 2008

Si vous avez bien suivi, du boeuf de feignasse longuement mariné au vin blanc nous restait sur les bras un quart de bouteille de Loupiac. Il en est ainsi, c’est toujours les meilleurs qui partent en premier, et les bouteilles passables semblent sans fond, alors que les exquises semblent toujours de taille réduite. Me souvenant de l‘expérience estivale des poires au vin, j’ai tenté une compote tout simple, mais toute magique, sans autre sucre que celui du vin. Avec en guise de poudre de perlimpinpin deux pincées d’une petite épice de chef offerte par une délicieuse fée des fourneaux.

Cette fée fort délicate avait choisi cette poudre à cause de mon prénom… parait-il également celui d’une fée provençale. Hélas, sans baguette magique, je n’ai rien de la fée, à part à certains moments le caractère passablement ombrageux (un félibre fort respectable m’avait un jour confié, avec l’oeil pétillant de malice malgré ses 80 printemps, que la fée Estérelle avait un sacré caractère, et qu’il valait mieux l’avoir pour soi que contre soi.) Ca change de l’image Walt Disney des mignonnes fées gentillettes en tutu bleu, voilà ma chance, j’ai le prénom d’une fée un poil MLF.

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Le monde est bleu comme toi – gâteau indigo au lait ribot & myrtilles

Mercredi 12 mars 2008

Depuis l’écriture de ce vieil article, et suite à une première vague bretonne dans la cuisine, il y a très souvent une cartonnette de lait fermenté à portée de frigo. Je ne me lasse pas de ses propriétés émulsifiantes et vous promet encore d’autres recettes à venir, dont un fantastique sorbet au citron promis à certaines depuis des lustres et des lustres.

Le fiston grandit depuis que vous l’avez vu apparaître dans ces colonnes. Les premiers copains de parc font leur apparition et les premiers goûters d’enfants aussi. Nous allons demain l’inscrire à l’école et c’est rien de de dire cette banalité que le temps passe vite (cet éternel Marcel le dit tellement mieux que moi, je vais finalement peut-être daigner à nouveau le lire).

Si MiniBoy adore feuilleter les livres de cuisine (avec un goût marqué pour Rock’n'Roll Cuisine de Jamie Oliver, le seul livre de cuisine où on trouve des bateaux et des vans), touiller à la maryse, casser des oeufs, couper le beurre -un sacré minimitron-, en revanche, ne comptez pas sur lui pour goûter les gâteaux. Il ne mange pas ce pain-là -la seule fois qu’il a goûté un quignon fut immortalisée en photo, événement qui ne s’est pas reproduit- et encore moins de tartes, gâteaux et autres desserts maison. Fabriqués par moi, sa grand-mère (celle qui pâtisse, à ne pas confondre avec la reine de la cocotte-minute) ou le pâtissier, aucune chance.
Seul parfois le glaçage de l’éclair au chocolat est toléré, ainsi que les crèmes au chocolat (à venir, un billet sur toutes les recettes testées, tiens), plus quelques rares biscuits du commerce (BN à la fraise, barquettes au chocolat, et encore, selon l’humeur, de préférence sans sirop de glucose-fructose).

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Confessions d’une grenadophile -muhammara et salade patiente

Samedi 19 janvier 2008

C’est plus fort que moi. Quand j’aime un ingrédient, j’en deviens littéralement possédée, l’agrémentant à toutes les sauces. Devenue grenadophile l’année dernière -oups, il y a presque deux ans !-, mes symptômes s’aggravent, l’accommodant, la triturant, la pressant à toute occasion, en parlant partout. A priori mon thérapeute n’y trouve rien à redire, sinon à accorder en effet des vertus relaxantes -et salissantes- à l’épluchage du bestiau.
Pour soutenir mon amie Cathy dans son addiction, je me fais le plaisir de vous livrer les deux dernières recettes qui m’ont donné envie de planter un grenadier sur le balcon (rien que ça)

Premièrement, une vieille chose qui me tentait depuis des lustres, le muhammara. Sorte de caviar de poivrons rouges aux noix et à la mélasse de grenade d’origine turque, c’est un délice sucré-acidulé-fruité, un authentique régal, assez différent en saveurs de ce que l’on croise habituellement. La recette de Clotilde est parfaite, je vous y renvoie avec plaisir, d’autant plus qu’elle a dorénavant -prélude à la sortie de son ouvrage en février ?- un blog en français.
Seule variation de ma part, pas de noix de pécan dans mon placard, mais des amandes, qui ont été craquantes à souhait dans la préparation. Au panthéon du pain pita, le muhammara rejoint désormais mon caviar d’aubergines au lait ribot et le hoummous (que je relève parfois d’une pointe de cannelle, mais ce n’est pas orthodoxe)

Une petite lichette ?

muhammara

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Marguerite et les poires au vin

Mardi 11 septembre 2007

Dans la vie, il faut choisir sa Marguerite. Pas celle de Marc Jacobs qui fleurit partout chez les modeuses. Non, la Marguerite littéraire : on est Duras ou Yourcenar. Jusqu’à il y a peu, je ne savais pas qu’il y en avait une plus viticole que l’autre.

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Fraises à la bretonne, un vent d’ouest dans ma cuisine (part 1)

Mercredi 9 mai 2007

Pour une fois, histoire et recette presque sans parole.

Elle commence comme ça :

Fraises_gavottes1  et continue ainsi…Fraise_gavottes2

Le plus dur, c’est de rincer les fraises, pour une fois, ne pas les équeuter, cette recette a besoin d’une poignée, d’une vraie prise ergonomique.

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Salade de fraises et d’ananas très snobement inspirée d’Yves Saint Laurent

Mercredi 25 avril 2007

Que vient faire Yves Saint-Laurent dans ma cuisine, me direz-vous ?

Parfois, salle de bain et cuisine se confondent chez moi : gros sel pour les bains de pieds, eau de fleurs d’oranger pour le visage et les madeleines, flocons d’avoine pour le petit déj’ et la peau douce… C’est d’habitude la cuisine qui ravitaille la salle de bains d’ailleurs, et pour une fois, ce fut l’inverse.

En lisant un article de Elle (qui pour une fois n’a pas fait hurler Caroline) sur les chics et blondes new-yorkaises (ce que je ne serais jamais, trop petite, trop ronde, trop brune, trop pas new-yorkaise quoi), j’ai tilté sur un gommage pour les lèvres YSL bien sûr.

C’est bien connu, je suis une folle du gommage, découvrir qu’il existait une partie de mon corps à exfolier spécifiquement me met en joie. J’écris le plus souvent au crayon à papier pour avoir le plaisir de gommer, c’est dire si je suis atteinte.

Sa composition ? Akènes de fraises (les petites graines qui croquent et qui sont, en botanique stricte, les vrais fruits du fraisier), huile de noyau d’abricot, sucre roux, huile de macadamia…

Que des choses que j’aime !!! Et que croyez-vous que je fis ? D’après vous :

 

P1030727.JPG1- Je commandais illico le mini-tube en ligne

2- Je me suis frappée le front en disant : bon sang, mais c’est bien sûr ! Voici une bonne idée pour écluser mon huile de noyaux d’abricot si critiquée

OK, c’était fastoche, arrêtez les SMS : le 2 bien sûr. J’ai ajouté l’ananas sans demander son avis à M. Saint Laurent, juste qu’il y en avait dans le frigo, et j’ai rudement bien fait. Tout ça était frais, juteux, l’huile d’abricot relève agréablement l’ensemble, et si ça se trouve, avec le jus, on peut se faire un masque de beauté (ah non,y’a du sucre, ça va attirer les mouches et pas les garçons).

SALADE DE FRAISES ET D’ANANAS A L’HUILE D’ABRICOTS

300 g de belles et bonnes fraises
300 g d’ananas (poids épluché)
4 pincées de sucre roux (de préférence du bio équitable, tant qu’à faire)
Jus d’1/4 de citron
2 cuillères à café d’huile de noyau d’abricot

P1030728.JPG

Rincer et équeuter les fraises, les couper en lamelles. Couper l’ananas en petits cubes. Saupoudrer de sucre roux, ajouter le jus de citron et l’huile d’abricots.
Laisser au réfrigérateur pendant au moins 1h, afin que les parfums se mélangent.
Déguster et se gommer les lèvres avec la barbe de votre amoureux.

La quête éternelle du banana bread

Dimanche 15 avril 2007

Avoir la banane n’est pas trop habituel chez moi. Il faut dire qu’au bureau, on dit plutôt « avoir la pêche » (la banane ne cotisant pas chez nous). Néanmoins, c’est là que j’ai appris que la différence majeure de consommation entre une famille sans enfant et avec, c’était… les bananes !
Je l’ai en effet vite constaté avec Virgile qui a une époque réclamait « bannnnaaaaaaaaaanne » dans son sommeil vers 3h du mat’ (ça s’est arrangé, je vous rassure, maintenant, il nous réclame très sérieusement des « pomates » au petit déj’, j’ai même des blogueuses témoins). Les bananes sont donc arrivées dans notre compotier et par périodes, elles ne l’intéressent plus et noircissent, peinardes.

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Une tarte au citron très jalousée (mais néanmoins académique)

Vendredi 9 février 2007

J’ai la création difficile et l’angoisse de la page blanche. En prépa, j’attendais toujours l’ultime moment pour pondre mes dissertations (de dix-septs pages au bas mot, thèse, antithèse, synthèse…), de préférence dans le couloir, assise devant le chauffage. Ecrire devant un bureau, vous n’y pensez pas ! Encore aujourd’hui, magie du portable, j’écris n’importe où, de préférence en boule sur le canapé, assise dans le lit ou debout devant la cheminée.

En cuisine, c’est un peu pareil. Je sais faire des trucs compliqués, réussir des choses que l’on pense parfois ratables, comme ces soufflés de triste réputation non méritée, et rater des trucs enfantins. Ainsi, à ma grande honte, je maîtrise la pâte à chou depuis deux mois, grâce à un truc absolument inavouable : faut la travailler avec les doigts, à la Nigella.

Il en était pareil pour la tarte au citron, jusqu’à ce jour…

P1030059

Ce moule à tarte, je l’adore, il fait toujours très chic alors qu’il est super simple, un vieil achat effectué chez Résonances (bien avant qu’ils ne se consacrent qu’aux simulateurs d’aube). A sa vue des réminiscences littéraires s’emparent de mon cerveau un peu embué (à moins que ce soit mes lunettes qui sont sales ?)…

On réalise dans ce moule une tarte aux pommes recouverte d’un fin grillage que l’on nomme donc jalousie, en référence à la fenêtre. Pour moi, cela se nomme donc un moule à jalousie (au lieu d’être un « moule à tarte rectangulaire« ), et par extension, le moule à gâteau préféré de Robbe-Grillet. Oui oui, Alain, l’académicien : bon, pour une fois, ce n’est pas un grand cuisinier ou un pâtissier dont on parle ici, mais bien d’un écrivain réputé très chiant (et qui l’âge venant a fait des déclarations regrettables).

Quoi qu’il en soit, j’aime beaucoup son roman La Jalousiequi joue sur les deux sens du mot (le sentiment, la fenêtre, vous suivez ?).
C’est peut-être un des rares ouvrages du courant « nouveau roman » qui ne me soit pas tombé des mains, et en préparant cette tarte, j’ai compris que finalement, lorsque j’étudiais ce malheureux livre, je devais déjà y voir déjà quelque chose de culinaire… On est toujours rattrapé par son destin !

Pour en revenir à notre tarte, il vous faudra moins de temps pour la faire que pour lire ce roman (sauf si comme ma soeur vous haïssez les nouveaux romans et les jetez à la première page)… Et attention à la dégustation, elle est à réserver au citro-addicted, comme Cléa, Camille ou Estelle !

Elle répond à plusieurs critères (amis des contraintes, bonjour) : pas de beurre (y’en avait plus), des oeufs entiers (pas envie qu’il me reste un blanc d’oeuf au frigo, je ne mange de macarons que siglés Mercotte ou Hermé; j’assume !) ; surtout pas de meringue (le bruit du batteur réveille Virgile), donc un volume de crème assez important.Et enfin, une bonne caramélisation, avec un dessus genre « crème brûlée ».

Ceci m’amène à penser que l’Académie Française devrait fortement penser à recruter dans ses prochains membres un cuisinier ou un pâtissier. J’imagine très bien notre ami P.H en habit vert, quelle serait la forme de son épée ? Un éclair géant ? Les boutons, en forme de macarons ? Au moins, les thés qui accompagnent les réunions de préparation du fameux dictionnaire serait savoureux. Si un candidat à la Présidence m’écoute, je pense que cette proposition (un pâtissier à l’Académie) est susceptible de faire parler d’elle.

Si vous n’avez pas envie de la faire, si vous en avez rien à cirer de Robbe Grillet et des académiciens, si vous n’avez pas envie de voir Pierre Hermé avec un bicorne, et si par chance vous habitez Marseille, la meilleure tarte au citron meringuée reste toujours (jusqu’à nouvel ordre, j’attends des infos si vous en avez) celle de la Pâtisserie Aixoise, rue Francis Davso, juste derrière l’Opéra.

Qui a dit que je faisais du parisianisme dans mes adresses (dans les jours qui viennent, vous allez être servis, j’anticipe juste ) ?

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Tarte jalousemment citronnée
Pour un moule à jalousie, il vous restera de la crème, si vous utilisez un moule à tarte de diamètre 26 cm, il sera rempli pile poil
1 pâte sablée toute prête ou comme ceci
4 petits oeufs
120 g de miel toutes fleurs
100 g de crème (fleurette mais ca doit être parfait avec de l’épaisse aussi)
3 citrons bio (jus et zeste)
1 clémentine bio (jus et zeste)
1 cuillère à soupe d’huile d’olive parfumée au citron (celle dont je parlais ici)
1 pincée de sel

Précuire la pâte 10 mn à 180°-200°C avec un lest (légumes secs, billes d’argiles…)

Préparer la crème pendant ce temps : zester puis presser citrons et clémentine. Mélanger les oeufs et la crème, puis ajouter les jus, le miel, l’huile d’olive et le sel. Mêler intimement sans faire trop mousser.
Verser délicatement dans la pâte et laisser cuire 20 à 30 mn, jusqu’à ce que le degré de caramélisation optimal soit atteint.
Laisser refroidir avant de déguster, peut-être en lisant ce chef d’oeuvre de cuisine et d’humour… à mettre entre toutes les mains des cuisiniers qui aiment la littérature, académiciens ou non.
Edit du 20 décembre 2009 : pour les personnes diabétiques ou cherchant à limiter leur apport en sucre, je la réalise avec une pâte sablée non sucrée, où la moitié de la farine est remplacée par un mélange de pistaches-noisettes-amandes en poudre (c’est plus rustique, mais délicieux). Le miel se remplace sans souci par le même poids de sirop d’agave (en réduisant la quantité comme je le fais d’habitude j’ai trouvé que le résultat était trop amer, donc pour une fois c’est à poids identique malgré le pouvoir édulcorant supérieur du sirop) , et j’ai supprimé le jus et zeste de clémentine au profit d’un zeste d’orange-vanille de Sicile.