Archives de… aux fruits

15 avr 2007

La quête éternelle du banana bread

38 commentaires ... aux fruits, Papivore (livres et magasines de cuisine), Vous prendrez bien un dessert ?

Avoir la banane n’est pas trop habituel chez moi. Il faut dire qu’au bureau, on dit plutôt « avoir la pêche » (la banane ne cotisant pas chez nous). Néanmoins, c’est là que j’ai appris que la différence majeure de consommation entre une famille sans enfant et avec, c’était… les bananes !
Je l’ai en effet vite constaté avec Virgile qui a une époque réclamait « bannnnaaaaaaaaaanne » dans son sommeil vers 3h du mat’ (ça s’est arrangé, je vous rassure, maintenant, il nous réclame très sérieusement des « pomates » au petit déj’, j’ai même des blogueuses témoins). Les bananes sont donc arrivées dans notre compotier et par périodes, elles ne l’intéressent plus et noircissent, peinardes.

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09 fév 2007

Une tarte au citron très jalousée (mais néanmoins académique)

43 commentaires ... aux fruits, Un peu tarte...

J’ai la création difficile et l’angoisse de la page blanche. En prépa, j’attendais toujours l’ultime moment pour pondre mes dissertations (de dix-septs pages au bas mot, thèse, antithèse, synthèse…), de préférence dans le couloir, assise devant le chauffage. Ecrire devant un bureau, vous n’y pensez pas ! Encore aujourd’hui, magie du portable, j’écris n’importe où, de préférence en boule sur le canapé, assise dans le lit ou debout devant la cheminée.

En cuisine, c’est un peu pareil. Je sais faire des trucs compliqués, réussir des choses que l’on pense parfois ratables, comme ces soufflés de triste réputation non méritée, et rater des trucs enfantins. Ainsi, à ma grande honte, je maîtrise la pâte à chou depuis deux mois, grâce à un truc absolument inavouable : faut la travailler avec les doigts, à la Nigella.

Il en était pareil pour la tarte au citron, jusqu’à ce jour…

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Ce moule à tarte, je l’adore, il fait toujours très chic alors qu’il est super simple, un vieil achat effectué chez Résonances (bien avant qu’ils ne se consacrent qu’aux simulateurs d’aube). A sa vue des réminiscences littéraires s’emparent de mon cerveau un peu embué (à moins que ce soit mes lunettes qui sont sales ?)…

On réalise dans ce moule une tarte aux pommes recouverte d’un fin grillage que l’on nomme donc jalousie, en référence à la fenêtre. Pour moi, cela se nomme donc un moule à jalousie (au lieu d’être un « moule à tarte rectangulaire« ), et par extension, le moule à gâteau préféré de Robbe-Grillet. Oui oui, Alain, l’académicien : bon, pour une fois, ce n’est pas un grand cuisinier ou un pâtissier dont on parle ici, mais bien d’un écrivain réputé très chiant (et qui l’âge venant a fait des déclarations regrettables).

Quoi qu’il en soit, j’aime beaucoup son roman La Jalousiequi joue sur les deux sens du mot (le sentiment, la fenêtre, vous suivez ?).
C’est peut-être un des rares ouvrages du courant « nouveau roman » qui ne me soit pas tombé des mains, et en préparant cette tarte, j’ai compris que finalement, lorsque j’étudiais ce malheureux livre, je devais déjà y voir déjà quelque chose de culinaire… On est toujours rattrapé par son destin !

Pour en revenir à notre tarte, il vous faudra moins de temps pour la faire que pour lire ce roman (sauf si comme ma soeur vous haïssez les nouveaux romans et les jetez à la première page)… Et attention à la dégustation, elle est à réserver au citro-addicted, comme Cléa, Camille ou Estelle !

Elle répond à plusieurs critères (amis des contraintes, bonjour) : pas de beurre (y’en avait plus), des oeufs entiers (pas envie qu’il me reste un blanc d’oeuf au frigo, je ne mange de macarons que siglés Mercotte ou Hermé; j’assume !) ; surtout pas de meringue (le bruit du batteur réveille Virgile), donc un volume de crème assez important.Et enfin, une bonne caramélisation, avec un dessus genre « crème brûlée ».

Ceci m’amène à penser que l’Académie Française devrait fortement penser à recruter dans ses prochains membres un cuisinier ou un pâtissier. J’imagine très bien notre ami P.H en habit vert, quelle serait la forme de son épée ? Un éclair géant ? Les boutons, en forme de macarons ? Au moins, les thés qui accompagnent les réunions de préparation du fameux dictionnaire serait savoureux. Si un candidat à la Présidence m’écoute, je pense que cette proposition (un pâtissier à l’Académie) est susceptible de faire parler d’elle.

Si vous n’avez pas envie de la faire, si vous en avez rien à cirer de Robbe Grillet et des académiciens, si vous n’avez pas envie de voir Pierre Hermé avec un bicorne, et si par chance vous habitez Marseille, la meilleure tarte au citron meringuée reste toujours (jusqu’à nouvel ordre, j’attends des infos si vous en avez) celle de la Pâtisserie Aixoise, rue Francis Davso, juste derrière l’Opéra.

Qui a dit que je faisais du parisianisme dans mes adresses (dans les jours qui viennent, vous allez être servis, j’anticipe juste ) ?

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Tarte jalousemment citronnée
Pour un moule à jalousie, il vous restera de la crème, si vous utilisez un moule à tarte de diamètre 26 cm, il sera rempli pile poil
1 pâte sablée toute prête ou comme ceci
4 petits oeufs
120 g de miel toutes fleurs
100 g de crème (fleurette mais ca doit être parfait avec de l’épaisse aussi)
3 citrons bio (jus et zeste)
1 clémentine bio (jus et zeste)
1 cuillère à soupe d’huile d’olive parfumée au citron (celle dont je parlais ici)
1 pincée de sel

Précuire la pâte 10 mn à 180°-200°C avec un lest (légumes secs, billes d’argiles…)

Préparer la crème pendant ce temps : zester puis presser citrons et clémentine. Mélanger les oeufs et la crème, puis ajouter les jus, le miel, l’huile d’olive et le sel. Mêler intimement sans faire trop mousser.
Verser délicatement dans la pâte et laisser cuire 20 à 30 mn, jusqu’à ce que le degré de caramélisation optimal soit atteint.
Laisser refroidir avant de déguster, peut-être en lisant ce chef d’oeuvre de cuisine et d’humour… à mettre entre toutes les mains des cuisiniers qui aiment la littérature, académiciens ou non.
Edit du 20 décembre 2009 : pour les personnes diabétiques ou cherchant à limiter leur apport en sucre, je la réalise avec une pâte sablée non sucrée, où la moitié de la farine est remplacée par un mélange de pistaches-noisettes-amandes en poudre (c’est plus rustique, mais délicieux). Le miel se remplace sans souci par le même poids de sirop d’agave (en réduisant la quantité comme je le fais d’habitude j’ai trouvé que le résultat était trop amer, donc pour une fois c’est à poids identique malgré le pouvoir édulcorant supérieur du sirop) , et j’ai supprimé le jus et zeste de clémentine au profit d’un zeste d’orange-vanille de Sicile.

06 sept 2006

Sorbet de faisselle au jus de poires, breveté par la Société des Flemmasses

16 commentaires ... aux fruits, Lactivore

Un grand sac de poires a échoué dans notre salon. Nous les avons épluchées avec Bricol’Boy en regardant Grease (pour la première fois pour tous les deux, à trente ans passé, c’est un exploit). Une fois les vers ôtés (ça, pour pas avoir été traitées, elles ne l’ont pas été !), elles sont passées à la cocotte-minute avec un soupçon de citron et une belle gousse de vanille. Dieu merci, on a pas retrouvés de vers qui surnageaient, malgré l’apport en protéines que cela peut représenter…
Elles sont sorties de ce traitement délicieusement roses et confites, me laissant un jus abondant, parfumé et sucré.

Quel dommage de le jeter, me disais-je… Surtout que c’est encore Virgile qui allait se régaler de compote avec tout ça !

Et pourquoi ne pas utiliser ce « sirop de fruits » pour réaliser une glace, tout bêtement ?

C’est vrai, je ne vous l’ai jamais dit : j’ai une sorbetière depuis un bail. Quelle confession ! Mais je m’y refuse obstinément à faire des crèmes glacées à base de crème anglaise, ça me… saoûle (la honte, et pourtant, je sais la faire, mais ça ne m’excite pas le fouet ni les papilles).

Je fais donc essentiellement des desserts assez light dedans : sorbet de kiwis au gingembre, glace au fromage blanc, mélanges laitiers divers qui font toujours de supers résultats. A l’occasion faites-moi penser à vous donner la recette de la glace préféré du Bricol’Boy : un délice au miel, romarin et gingembre (et fastoche en plus, mais j’arrête, c’est une recette de Dutournier).

En plus, de la faisselle périmait sous peu, il ne fallait pas tarder : brassons et mélangeons avec 1/4 du poids en sirop, au froid et hop ! turbinons. Environ… 45 secondes de boulot (c’est qu’il faut bien ouvrir les pots, pardi).
Note aux jeunes mères de famille : les pots de faisselle bien lavés sont des jouets d’éveil merveilleux. Ouvrir, fermer, faire sortir le panier, le remettre, secouer pour entendre son tintement, cacher une vache en plastique à l’intérieur… Des quart d’heure de bonheur pour lui et de tranquilité pour vous !

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Mais c’était trop light pour être vrai, einh… Quelques perles craquantes sont venues par-ci par-là se poser, la faute à une rencontre de blogueuses chez G.Detou…

Verdict : une belle recette de flemmasse parce que la faisselle a beau faire des grumeaux quand vous la mélangez au sirop, ils ne résisteront pas à un bon turbinage. Donc pas la peine de s’embêter à touiller et écrabouiller.
Au goût, tout dépendra de la quantité de sucre que vous avez mis dans vos fruits au départ. Ici, le résultat était vraiment acidulé, la différence de goût entre un sorbet au fromage blanc et un sorbet de faisselle est finalement bien plus importante que ce que je pensais, et l’intérêt d’un sorbet à la faisselle aux herbes pour plat salé est bien plus nette qu’un sorbet de fromage blanc…

Quant aux poires, eh bien, bonne surprise : leur parfum était là, comme un souvenir… Ou l’odeur de votre parfum qui continue à imprégner votre pull après bien des lavages, et qui vous saute au nez quand vous ouvrez votre placard en revenant de vacances et que vous sortez vos affaires d’automne… Un agréable souvenir de parfum de poires, difficile à deviner mais qui pourtant apporte son équilibre à l’ensemble.

Bricol’Boy a trouvé le résultat pas assez sucré à son goût. Je me suis sacrifiée et j’ai dû tout manger.
Les températures remontant depuis hier, je pense que c’est parfait pour déguster ce soir, bon dessert alors…

 


SORBET DE FAISSELLE AU SIROP DE POIRES
400 g de faisselle
100g de sirop de cuisson de fruits (ici, des poires à la vanille)
Perles craquantes de Valrhona (en option)

Mélanger faisselle égouttée et sirop de cuisson froid.
Laisser refroidir au frigo.
Turbiner et ajouter au dernier brassage une poignée de perles craquantes.
Servir et aller mettre un pull, ça refroidit de manger une glace !

Si vous ne souhaitez pas le consommer de suite après turbinage, allez voir chez notre amie la délicieuse Gamelle pour ses trucs de pro pour conserver un sorbet sans qu’il cristallise.
Et pour d’autres recettes aux perles craquantes, filez chez Lorette vous régaler.

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11 juil 2006

Qu’il est beau le débit du lait (ribot), ou les erreurs font les bonnes recettes : upside down cake aux abricots confits

26 commentaires ... aux fruits, Lactivore, Produits, Vous prendrez bien un dessert ?

Martine mettait du café dans ses céréales lorsqu’elle ne dort pas assez, moi, je me trompe en faisant mes courses en ce moment ! J’achète à côté de la plaque, Virgile fait pousser ses dents et les nuits sont un peu hachées, conclusion : au lieu d’acheter du lait frais bio, j’ai acheté du lait battu.

Et un beau matin, en lui préparant le bib’ de son goûter, j’ai fait « Buuuuuark mais il a tourné ce lait ????« . Et de comprendre que lait battu ne veut pas dire « lait homogénéisé » comme je l’avais pensé, mais était synonyme de lait ribot, de babeurre, de buttermilk, bref, que c’était pas du tout ce à quoi je pensais et que maintenant que j’en avais, il allait bien falloir l’utiliser, ma bonne dame !

Je sais, j’aurais pu le boire comme ça, mais ça ne m’a rien dit (je suis née à Istres, je n’ai pas d’ancêtre breton). J’ai rigolé sous cape car je me suis souvenue avoir lu il y a longtemps un bouquin de gastronomie bretonne qui disait que les Bretons surnommaient le fromage « beurre pourri« …

Ce n’est qu’après avoir fait les 2 recettes que je vais vous livrer que Fabienne a publié sa panna cotta au lait ribot -oui, j’ai un train de retard dans la publication des billets, comme d’hab‘. En parcourant plus obsessionnellement son blog, je pense que c’est elle qui assure une bonne partie des ventes de lait ribot en France, et vraiment, ces recettes sur cet ingrédient sont une référence ! D’autant plus que pour l’avoir rencontrée dimanche, cette charmante jeune femme, bien que provencale elle aussi, est capable de boire son lait ribot comme ça (je l’admire) !

Mes expériences, donc : pour commencer, évidemment, les slurpissimes et fameux buttermilk pancakes d’Estelle, déjà réinterprétés par Doriann (et certainement par d’autres !). Je ne manque jamais une occasion de faire une recette d’Estelle, car c’est un peu ma jumelle de blog, c’est en tombant sur le sien que j’ai fait le mien, et nos prénoms sont si proches, et j’aime tellement les petites histoires qu’elle raconte, bref, la recette est forcément meilleure quand on sait qu’elle est faite par une personne de goût, à tous les sens du terme, et de bonne compagnie qui plus est !

Bilan : les meilleurs pancakes que l’on ait jamais mangé. Et ça justifie le réachat de lait ribot rien que pour faire ça.
Ma seule variation : j’ai fait la pâte la veille au soir, elle a levé toute la nuit au frigo, et était vraiment terriblement légère.

Mais il m’en restait encore plein la bouteille, alors que faire ???? Voyons… quel gâteau réclame plein de lait... Un clafoutis bien sûr ! Et pourquoi pas … aux abricots, y’en a au frigo ! Et mon achat est une erreur culinaire, quelle est l’erreur culinaire la plus délicieuse connue… la tarte Tatin !

Et pis… le buttermilk, c’est typically usefull dans la cuisine américaine, donc j’ai dégainé le fameux Gourmet Cookbook, pêché une recette de Upside Down Cake aux abricots, remastérisé et corrigé par mes soins. Voilà parfois comment naissent les gâteaux !

J’ai à nouveau fait une erreur : je l’ai amené à une soirée.

Erreur de débutante.

Le temps que je me tourne pour aller chercher l’appareil photo, y’en avait plus, et tout le monde en voulait la recette.

Zut pour la photo, tant mieux pour le gâteau !

Conclusion : je rachèterai du lait ribot, juste pour faire plein de bons desserts moelleux, légers, gonflés, et pour le plaisir de dire aux gens ce qu’il y a dedans ! Mais euh non pas tout de suite pour le boire comme ça sans rien…


GATEAU A L’ENVERS AUX ABRICOTS ET AU LAIT RIBOT
adapté d’une recette du Gourmet Cookbook

Pour convertit les cups en mesures françaises, utilisez cet outil

2 gros oeufs bio
1 stick de beurre -120 g environ
1 1/2 cup de farine
1/4 cup de poudre d’amandes
3/4 cup sucre
3/4 cup de lait ribot bien battu
1 1/2 cuillère à thé de levure chimique
1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
Cannelle

Pour le fond
1 stick de beurre -j’ai mis 120 g
3/4 cup de cassonade
12 abricots murs mais fermes

Matériel : un moule à charnière de 24 cm de diamètre

Laver, sécher et dénoyauter les abricots.
Faire chauffer directement le moule sur la flamme, y faire doucement fondre le beurre. Y ajouter le sucre, ne pas remuer et laisser cuire à feu très doux pendant 2 mn : le sucre ne va pas complètement fondre (c’est très rigolo, on dirait du sable mouillé), c’est une pâte grasse qui recouvre joliment le fond… Y disposer scientifiquement et géométriquement les abricots, côté creux posé bien sûr vers le fond.
Préchauffer votre four à 210°.
Pour la pâte : travailler le beurre mou, le sucre et la gousse de vanille grattée jusqu’à obtention d’une mousse blanche. Ajouter les oeufs un par un en continuant de battre. Mélanger tous les ingrédients secs restants (farine, levure, sel, cannelle, bicarbonate) dans un saladier ; ajouter ce mélange à la pâte en alternance avec le lait ribot, jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.
Verser la pâte sur les abricots, lisser la surface et glisser au four pour environ 40 mn.
Laisser tièdir avant de démouler : vous aurez un gâteau tout doré avec des abricots tout moelleux, nageant dans un sirop doré…

Pour la vanille : elle m’a été offerte par le site Vanille de Mayotte, essayée et approuvée pour la première fois dans ce gâteau.

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06 juil 2006

La tartelight 100% fruits, belle, bonne… et un ratage rattrapé…

17 commentaires ... aux fruits

Les blogueuses aiment bien les livres des Editions Tana, n’est-ce pas Tarzile ?

En attendant le très attendu livre des 15 blogueuses, je me suis rabattue sur deux de leurs derniers opus, à savoir celui de Sonia Ezgulian Si on mettait les petits pots dans les grands pas mal du tout (on en reparlera à l’occasion d’un repas de bébé)… mais surtout le réussi 50 recettes pour être canon en maillot de bain (par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim)

Une recette m’a illico tapée dans l’oeil, vous savez, le truc où vous vous frappez le front, en disant « Bon sang, mais c’est bien sûr« , et où vous vous en voulez à mort de pas y avoir pensé vous.

Surtout que les desserts c’est pas trop mon point fort (pas de vocation pour faire concurrence à Mercotte ou à Lorette). Ce que j’aime, c’est tout ce qui se fait la veille, qui n’est pas trop chargé en calories (culpabilité, quand tu nous tiens…), bref les desserts de fin de repas de potes, je cherche toujours des idées (bien sûr, panna cotta, verrines et autres sont au répertoire, ne croyez pas qu’on dépérit chez nous quand même !).

L’idée de ces génies : une tarte 100% fruits, et vraiment idéalement peu calorique. Le fond est un jus de fruits chauffé et gélifié à l’agar-agar, recouvert dans la recette originale de fraises.

Belle idée qui se prête à tous les délires et déclinaisons…

J’ai adapté le « fond » en un fruit centrifugé (rahhhhhh, ma centrifugeuse Magimix, la quantité extraite de chaque truc qui y passe me laisse rêveuse), éventuellement un peu sucré, gélifié à l’agar-agar. Puis versé dans des moules à tartelettes en flexipan, et mis au frais jusqu’au moment de servir. Ensuite, démoulage, (évidemment, pensez à retourner à nouveau pour profiter du beau coté) et garniture avec des fruits frais : ici, des pêches blanches, mais tout est envisageable !

Pour « caraméliser » quand même tout ça, un mélange exquis, qui est mon apport à la recette « de base » de ces demoiselles canon en maillot de bain : mélasse de grenade (dont parlait Lorette il y a peu, mais je vais y revenir, promis) fluidifié avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger (initialement acheté pour détendre Virgile le soir et parfumer autrement ses compotes).

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Bilan : facilissime, délicieux, et déclinable à l’infini. On imagine très bien la variation en bouchées dans des moules à mini-quiches, avec juste un morceau de fruits et une pique…. Oulalalala le beau buffet de crémaillère que je vais pouvoir faire !

J’ai refait la recette avec un mélange framboises/fraises, avec du melon, tout a toujours marché… sauf le jour où j’ai voulu faire gélifier du cassis.

Mal m’en a pris, mon jus de cassis bio en bouteille avait beau être délicieux, bouillir et rebouillir, avec une bonne dose d’agar-agar, queud’, nada, peau de zob, ça n’a jamais voulu gélifier. De rage, j’ai fait des panna cotta à la pistache, et le jus de cassis quand même un peu épaissi à force de le faire réduire s’est transformé en coulis.

Ca a fait des space cotta au niveau de la couleur, et le goût était vraiment bon :

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Panna Cotta à la pistache un peu martienne mais normale…

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Panna cotta funky après le passage du coulis de cassis

Alors là, chapeau les filles : même en ratant votre recette, on arrive à retomber sur ses pattes !!!



Tartelettes 100% fruits – inspirée par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim

Pour 2 tartelettes
1/2 ananas bien mûr mûr
1 cuillère à café de sirop de riz
1/2 cuillère à café d’agar-agar
1 pêche blanche
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger bio

Peler et centrifuger l’ananas. Le faire chauffer avec le sirop de riz et l’agar-agar pendant 2 mn.
Verser dans les moules, laisser refroidir puis conserver au froid.
Peler la pêche, la découper en fines lamelles.
Démouler les fonds de tarte, les retourner puis les recouvrir de lamelles de pêche.
Mélanger ensemble la mélasse de grenade et l’eau de fleur d’oranger, déposer en zébrures de caramélisation sur le dessus des tartes.
Savourer en pensant à vos cuisses en train de fondre de toutes les calories accumulées.

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10 juin 2006

Timide kiwi caché dans sa feuille de basilic

12 commentaires ... aux fruits, Grignotivore

Ni un apéritif, ni un dessert, parfait pour le brunch, c’est la conjonction de deux bizarreries de taille croisées dans mon frigo qui a donné naissance à la recette.

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Du basilic avec des feuilles géantes, et de petits kiwis (c’est la fin de la saison) abandonnés dans la coupe à fruits qui trône dans la nouvelle entrée.

Kiwi pelé, puis suavement enroulé dans une grande feuille de basilic, tenu par un pic en bois.

Quelques gouttes d’huile d’olive citronnée si vous le souhaitez…

En croquant dedans, j’ai immédiatement pensé à Jean-Paul, dont le blog reste pour moi un des sommets dans l’art du végétal et de la végétable ; simple, bon et gorgé de soleil. Le basilic adoucit l’acidité du kiwi tout en prolongeant son goût. C’est agréable et rafraîchissant (et il paraît qu’il va faire beau ce week-end !)

Bien évidemment, si vous n’avez pas de kiwi lilliput et de basilic transgénique immense, je pense qu’en simple salade, le résultat est bon aussi.

D’où la question suivante : est-ce qu’il y a un fruit qui ne soit pas magnifié par le basilic ? Parce qu’après les adorables fraises au basilic de la saison dernière, on a testé les framboises (encore meilleur que les fraises, terribles), et me voici avec le kiwi… Je vais finir par me dire que le basilic, c’est l’équivalent pour les fruits de la petite robe noire du placard : ça va avec tout, dans toutes les occasions !

19 fév 2006

Coeur crémeux, gelée express de griottes au clou de girofle

9 commentaires ... aux fruits

 

A la St Valentin, autant y aller à fond : coeur et rouge devant !

Un fond de pâte à cheese-cake amélioré par des épices, et un peu de fruits pour la couleur et les vitamines :

 

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Si vous faites la gelée la veille (et il faut compter seulement 10 mn), le gâteau prend lui aussi 10 mn à préparer… Et il n’est pas forcé de le réaliser dans un moule en forme de coeur*, mais bon, j’en ai un, c’est le jour où jamais pour le sortir du tiroir !

*j’ai aussi un moule en forme de Casimir, des moules à madeleines, à muffins, à financiers, à cake classique, à mini-cakes, à mini-tartelettes, à tartelettes, à cannelés, à savarin, à manqué, à tarte classique, à tarte à fond démontable, à jalousie, à charlotte (le dernier acheté d’ailleurs) en forme de nounours, en forme d’étoile, en forme de mini-coeur, et pour les empanadas aussi … Cet inventaire m’effraie absolument… Et en plus, je les utilise tous… et parfois je pars en vacances avec… Faut que j’en parle à ma psy, je crois que je fais une collectionnite !


Coeur fromager à l’express de griottes épicé

Cheese cake
2 petites faisselles (en l’occurence, de chèvre)
50 g de sucre
2 oeufs
25 g de maïzéna
Cannelle, gingembre et muscade
Une pincée de sel

Griottes en gelée
200 g de griottes surgelées
2 cuillères à soupe de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 feuille de gélatine (ou 2 g d’agar agar)
3 clous de girofle

Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, mélanger les griottes, les sucres et les clous de girofle (éventuellement, quelques gouttes de jus de citron ou un zeste d’orange). Laisser cuire 10 mn à feu doux pour « lâcher » le plus de jus possible. Oter les clous de girofle et ajouter la gélatine, bien mélanger. Mettre au frigo jusqu’à utilisation (se conserve 3 jours sans soucis).

 

Mélanger fromage, sucre, maïzéna et épices, au goût. Ajouter les jaunes d’oeufs. Bien mélanger. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement à la pâte. Faire cuire dans un moule en flexipan 20 mn, four à 180°, th.6. Laisser refroidir avant de démouler.

Recouvrir le gâteau de cette confiture new look, qui sera bien pratique pour cacher les petits accros de démoulage !

 

15 avr 2005

Une envie de fraises

4 commentaires ... aux fruits

 

Déjà sans attendre de bébé, j’aime les fraises.

Enceinte, c’est pire, je les adore. Heureusement, ce n’est pas très calorique, et je me dis que c’est plein de vitamines, d’oligo-éléments, et de chouettes choses qui font du bien à tout le monde. Avec toutes les vitamines qu’on me donne en plus, cet enfant ne risque pas d’être rachitique pourtant… Mais manger des fraises, c’est bien meilleur que d’avaler un comprimé !

La fraise est un gentil fruit de bonne compagnie. Elle peut être nature, citronnée, sucrée ou non, mixée, coupée en petits bouts, en gros dés. Un vrai support pour tous les
caprices de cuisinier.
.. En revanche, je ne l’aime guère cuite, et en confiture, bof (OK, je n’aime pas beaucoup la confiture en général, c’est vrai).
Mais surtout, elle va avec beaucoup d’herbes, qui font de votre simple salade de fraises un petit feu d’artifice.

Il y a 2 ans, ma recette était : fraises-sucre-jus de citron-feuilles de menthe.
L’année dernière, ce fut : fraises-muscovado-jus de citron-basilic citron.
En effet, mon Jardinier Préféré (il n’aime pas quand je l’appelle
Tistou, pourtant il arrive à tout faire pousser) en a amoureusement entretenu un pied tout l’été dernier, dont je me suis copieusement servi pour les desserts. Un régal.

Ce soir, ce fut : fraises-fructose-jus de citron-basilic.
Les fraises, bon, elles ne sont pas encore au top, mais elles avaient quand même un peu de goût.
Le fructose, eh bien, quelques calories en moins, un peu de poids en moins à perdre après Bébé. Le basilic, parce qu’avec les fraises, franchement : c’est ce que je préfère. Ce prolongement de printemps, cet accord délicat et
poétique… Ils étaient faits pour se rencontrer, chabadabada !

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Dans les 3 « variations sur la même fraise », à part le jus de citron, il y avait un autre point commun : une pincée de poivre blanc fraîchement moulu.
Sur la fraise, la « pincée de sel » est en fait un « grain de poivre », et
je peux vous garantir que ça vous met en valeur même la plus grosse fraise espagnole limite insipide. Ca ne vous la transforme pas en guariguette quand même, mais ça la rend sacrément plus mangeable.

Ce soir, la petite saladette de fraises au basilic a été servie sur un simple yaourt maison, brassé avec deux gouttes d’extraits d’amande amère : du coulis rose pâle ainsi constitué avec le jus basilicé, il n’est absolument rien
resté !

Allez, encore deux mois et demi pour profiter à fond de mes envies de fraises !


FRAISES AU BASILIC, YAOURT A L’AMANDE
Pour 2 amoureux
300 g de fraises
7 ou 8 belles feuilles de basilic
1 cuillère à soupe de fructose
Le jus d’un demi-citron
1 yaourt nature
Quelques gouttes d’extrait d’amande amère

Préparer la salade de fraises au moins une heure à l’avance : les rincer, les épétioler, les couper en morceaux. Les saupoudrer de fructose, de jus de citron, et des feuilles de basilic ciselée. Mélanger, laisser les parfums se mélanger au réfrigérateur.
Au moment de servir, mélanger le yaourt avec l’extrait d’amande amère. En faire un petit matelas douillet où déposer les fraises…

16 sept 2004

Rhubarb’à papa

3 commentaires ... aux fruits

 

Malgré les essais, pas de gagnant au concours ! Merci d’avoir participé.
La bonne réponse était (roulement de tambours) : de la RHUBARBE !

Preuve à l’appui :

C’est de la rhubarbe pochée à la vanille, une recette que j’ai apprise à l’atelier gastronomique d’Alain Ducasse (je vous raconterai ce que j’y ai fait et tout le bien que j’en pense très prochainement, malgré le prix des ateliers).
La rhubarbe est pour moi, fille du Sud, presque un fruit exotique. Je m’explique : je n’avais jamais mangé de rhubarbe avant mes 21 ans, bref avant d’être à Paris. En passant devant une boulangerie, j’ai avisé une tarte étrange que je n’avais jamais vue (la rhubarbe, ça pousse pas trop vers Marseille, et je n’en avais jamais vu sur le marché) que je me suis empressée de dévorer. Et là, révélation totale… ce qui est logique en regard de mon goût pour les mets acides. En plus, c’est d’un rose magnifique, et à part la betterave (no comment) je ne connais pas beaucoup de fruits avec une aussi jolie couleur.
J’attends toujours la saison de la rhubarbe avec impatience, et mon fiancé sait comment m’amadouer, avec un beau bouquet de rhubarbe (dans un vase, s’il vous plaît ! mais parfois j’ai aussi des bouquets qui ne se cuisinent pas).
Bref ! Venons-en à la recette. Longtemps j’ai pratiqué la compote de rhubarbe simple (sucré avec du fructose pour limiter l’addition calorique, légèrement épicée avec du gingembre, et parfois avec des fraises ou des framboises) avant de pratiquer la rhubarbe entière pochée.
L’avantage : la rhubarbe reste entière, et peut faire partie d’un dessert monté par couches. C’est bien plus élégant et cela fait toujours une manière de plus de se régaler. Et ce petit goût de vanille est exquis !


 
Rhubarbe pochée à la vanille

  • 1 kg de rhubarbe (essayez de prendre des tiges d’à peu près la même épaisseur)
  • 200 g de sucre
  • 1 l d’eau
  • 1 gousse de vanille

Nettoyer la rhubarbe, la couper en tronçons de longueur identique et en essayant de conserver la même largeur. C’est important pour assurer une cuisson facile et homogène de la rhubarbe.
Mélanger dans une grande casserole le sucre, l’eau et les graines contenues dans la gousse de vanille. Faire chauffer jusqu’à frémissement, puis y plonger 1/3 des morceaux de rhubarbe : ils doivent baigner dans le sirop sans être entassés. Laisser cuire environ 8 mn à petits frémissements : il faut bien les surveiller et il faut les retirer avant qu’ils ne se délitent. Utiliser la pointe d’un couteau pour tester la cuisson, il doit s’enfoncer sans difficulté.
Les retirer à l’aide d’une écumoire et les déposer dans un plat creux : s’ils vous semblent encore trop fermes, le truc est d’ajouter un peu de sirop brûlant par dessus afin qu’ils finissent de cuire.
Recommencer l’opération avec la rhubarbe restante. Quand tout est fini, couvrir de sirop tiède, ajouter la cosse de vanille pour qu’elle continue à infuser. Conserver au froid 24h avant de déguster…
Délicieux avec un fromage blanc, un coulis de framboises, des biscuits roses de Reims, un nuage de barbe à papa pour la couleur… je fais confiance à votre imagination !

 

14 sept 2004

La devinette du jour…

1 commentaire ... aux fruits

 

Qu’est-ce donc ?

Le gagnant gagne … la recette demain.
Je vous aide, c’est du sucré ! Et mon fruit préféré…