Archive pour la catégorie '... aux fruits'

La tartelight 100% fruits, belle, bonne… et un ratage rattrapé…

Jeudi 6 juillet 2006

Les blogueuses aiment bien les livres des Editions Tana, n’est-ce pas Tarzile ?

En attendant le très attendu livre des 15 blogueuses, je me suis rabattue sur deux de leurs derniers opus, à savoir celui de Sonia Ezgulian Si on mettait les petits pots dans les grands pas mal du tout (on en reparlera à l’occasion d’un repas de bébé)… mais surtout le réussi 50 recettes pour être canon en maillot de bain (par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim)

Une recette m’a illico tapée dans l’oeil, vous savez, le truc où vous vous frappez le front, en disant “Bon sang, mais c’est bien sûr“, et où vous vous en voulez à mort de pas y avoir pensé vous.

Surtout que les desserts c’est pas trop mon point fort (pas de vocation pour faire concurrence à Mercotte ou à Lorette). Ce que j’aime, c’est tout ce qui se fait la veille, qui n’est pas trop chargé en calories (culpabilité, quand tu nous tiens…), bref les desserts de fin de repas de potes, je cherche toujours des idées (bien sûr, panna cotta, verrines et autres sont au répertoire, ne croyez pas qu’on dépérit chez nous quand même !).

L’idée de ces génies : une tarte 100% fruits, et vraiment idéalement peu calorique. Le fond est un jus de fruits chauffé et gélifié à l’agar-agar, recouvert dans la recette originale de fraises.

Belle idée qui se prête à tous les délires et déclinaisons…

J’ai adapté le “fond” en un fruit centrifugé (rahhhhhh, ma centrifugeuse Magimix, la quantité extraite de chaque truc qui y passe me laisse rêveuse), éventuellement un peu sucré, gélifié à l’agar-agar. Puis versé dans des moules à tartelettes en flexipan, et mis au frais jusqu’au moment de servir. Ensuite, démoulage, (évidemment, pensez à retourner à nouveau pour profiter du beau coté) et garniture avec des fruits frais : ici, des pêches blanches, mais tout est envisageable !

Pour “caraméliser” quand même tout ça, un mélange exquis, qui est mon apport à la recette “de base” de ces demoiselles canon en maillot de bain : mélasse de grenade (dont parlait Lorette il y a peu, mais je vais y revenir, promis) fluidifié avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger (initialement acheté pour détendre Virgile le soir et parfumer autrement ses compotes).

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Bilan : facilissime, délicieux, et déclinable à l’infini. On imagine très bien la variation en bouchées dans des moules à mini-quiches, avec juste un morceau de fruits et une pique…. Oulalalala le beau buffet de crémaillère que je vais pouvoir faire !

J’ai refait la recette avec un mélange framboises/fraises, avec du melon, tout a toujours marché… sauf le jour où j’ai voulu faire gélifier du cassis.

Mal m’en a pris, mon jus de cassis bio en bouteille avait beau être délicieux, bouillir et rebouillir, avec une bonne dose d’agar-agar, queud’, nada, peau de zob, ça n’a jamais voulu gélifier. De rage, j’ai fait des panna cotta à la pistache, et le jus de cassis quand même un peu épaissi à force de le faire réduire s’est transformé en coulis.

Ca a fait des space cotta au niveau de la couleur, et le goût était vraiment bon :

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Panna Cotta à la pistache un peu martienne mais normale…

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Panna cotta funky après le passage du coulis de cassis

Alors là, chapeau les filles : même en ratant votre recette, on arrive à retomber sur ses pattes !!!



Tartelettes 100% fruits - inspirée par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim

Pour 2 tartelettes
1/2 ananas bien mûr mûr
1 cuillère à café de sirop de riz
1/2 cuillère à café d’agar-agar
1 pêche blanche
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger bio

Peler et centrifuger l’ananas. Le faire chauffer avec le sirop de riz et l’agar-agar pendant 2 mn.
Verser dans les moules, laisser refroidir puis conserver au froid.
Peler la pêche, la découper en fines lamelles.
Démouler les fonds de tarte, les retourner puis les recouvrir de lamelles de pêche.
Mélanger ensemble la mélasse de grenade et l’eau de fleur d’oranger, déposer en zébrures de caramélisation sur le dessus des tartes.
Savourer en pensant à vos cuisses en train de fondre de toutes les calories accumulées.

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Timide kiwi caché dans sa feuille de basilic

Samedi 10 juin 2006

Ni un apéritif, ni un dessert, parfait pour le brunch, c’est la conjonction de deux bizarreries de taille croisées dans mon frigo qui a donné naissance à la recette.

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Du basilic avec des feuilles géantes, et de petits kiwis (c’est la fin de la saison) abandonnés dans la coupe à fruits qui trône dans la nouvelle entrée.

Kiwi pelé, puis suavement enroulé dans une grande feuille de basilic, tenu par un pic en bois.

Quelques gouttes d’huile d’olive citronnée si vous le souhaitez…

En croquant dedans, j’ai immédiatement pensé à Jean-Paul, dont le blog reste pour moi un des sommets dans l’art du végétal et de la végétable ; simple, bon et gorgé de soleil. Le basilic adoucit l’acidité du kiwi tout en prolongeant son goût. C’est agréable et rafraîchissant (et il paraît qu’il va faire beau ce week-end !)

Bien évidemment, si vous n’avez pas de kiwi lilliput et de basilic transgénique immense, je pense qu’en simple salade, le résultat est bon aussi.

D’où la question suivante : est-ce qu’il y a un fruit qui ne soit pas magnifié par le basilic ? Parce qu’après les adorables fraises au basilic de la saison dernière, on a testé les framboises (encore meilleur que les fraises, terribles), et me voici avec le kiwi… Je vais finir par me dire que le basilic, c’est l’équivalent pour les fruits de la petite robe noire du placard : ça va avec tout, dans toutes les occasions !

Coeur crémeux, gelée express de griottes au clou de girofle

Dimanche 19 février 2006

 

A la St Valentin, autant y aller à fond : coeur et rouge devant !

Un fond de pâte à cheese-cake amélioré par des épices, et un peu de fruits pour la couleur et les vitamines :

 

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Si vous faites la gelée la veille (et il faut compter seulement 10 mn), le gâteau prend lui aussi 10 mn à préparer… Et il n’est pas forcé de le réaliser dans un moule en forme de coeur*, mais bon, j’en ai un, c’est le jour où jamais pour le sortir du tiroir !

*j’ai aussi un moule en forme de Casimir, des moules à madeleines, à muffins, à financiers, à cake classique, à mini-cakes, à mini-tartelettes, à tartelettes, à cannelés, à savarin, à manqué, à tarte classique, à tarte à fond démontable, à jalousie, à charlotte (le dernier acheté d’ailleurs) en forme de nounours, en forme d’étoile, en forme de mini-coeur, et pour les empanadas aussi … Cet inventaire m’effraie absolument… Et en plus, je les utilise tous… et parfois je pars en vacances avec… Faut que j’en parle à ma psy, je crois que je fais une collectionnite !


Coeur fromager à l’express de griottes épicé

Cheese cake
2 petites faisselles (en l’occurence, de chèvre)
50 g de sucre
2 oeufs
25 g de maïzéna
Cannelle, gingembre et muscade
Une pincée de sel

Griottes en gelée
200 g de griottes surgelées
2 cuillères à soupe de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 feuille de gélatine (ou 2 g d’agar agar)
3 clous de girofle

Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, mélanger les griottes, les sucres et les clous de girofle (éventuellement, quelques gouttes de jus de citron ou un zeste d’orange). Laisser cuire 10 mn à feu doux pour “lâcher” le plus de jus possible. Oter les clous de girofle et ajouter la gélatine, bien mélanger. Mettre au frigo jusqu’à utilisation (se conserve 3 jours sans soucis).

 

Mélanger fromage, sucre, maïzéna et épices, au goût. Ajouter les jaunes d’oeufs. Bien mélanger. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement à la pâte. Faire cuire dans un moule en flexipan 20 mn, four à 180°, th.6. Laisser refroidir avant de démouler.

Recouvrir le gâteau de cette confiture new look, qui sera bien pratique pour cacher les petits accros de démoulage !

 

Une envie de fraises

Vendredi 15 avril 2005

 

Déjà sans attendre de bébé, j’aime les fraises.

Enceinte, c’est pire, je les adore. Heureusement, ce n’est pas très calorique, et je me dis que c’est plein de vitamines, d’oligo-éléments, et de chouettes choses qui font du bien à tout le monde. Avec toutes les vitamines qu’on me donne en plus, cet enfant ne risque pas d’être rachitique pourtant… Mais manger des fraises, c’est bien meilleur que d’avaler un comprimé !

La fraise est un gentil fruit de bonne compagnie. Elle peut être nature, citronnée, sucrée ou non, mixée, coupée en petits bouts, en gros dés. Un vrai support pour tous les
caprices de cuisinier.
.. En revanche, je ne l’aime guère cuite, et en confiture, bof (OK, je n’aime pas beaucoup la confiture en général, c’est vrai).
Mais surtout, elle va avec beaucoup d’herbes, qui font de votre simple salade de fraises un petit feu d’artifice.

Il y a 2 ans, ma recette était : fraises-sucre-jus de citron-feuilles de menthe.
L’année dernière, ce fut : fraises-muscovado-jus de citron-basilic citron.
En effet, mon Jardinier Préféré (il n’aime pas quand je l’appelle
Tistou, pourtant il arrive à tout faire pousser) en a amoureusement entretenu un pied tout l’été dernier, dont je me suis copieusement servi pour les desserts. Un régal.

Ce soir, ce fut : fraises-fructose-jus de citron-basilic.
Les fraises, bon, elles ne sont pas encore au top, mais elles avaient quand même un peu de goût.
Le fructose, eh bien, quelques calories en moins, un peu de poids en moins à perdre après Bébé. Le basilic, parce qu’avec les fraises, franchement : c’est ce que je préfère. Ce prolongement de printemps, cet accord délicat et
poétique… Ils étaient faits pour se rencontrer, chabadabada !

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Dans les 3 “variations sur la même fraise”, à part le jus de citron, il y avait un autre point commun : une pincée de poivre blanc fraîchement moulu.
Sur la fraise, la “pincée de sel” est en fait un “grain de poivre”, et
je peux vous garantir que ça vous met en valeur même la plus grosse fraise espagnole limite insipide. Ca ne vous la transforme pas en guariguette quand même, mais ça la rend sacrément plus mangeable.

Ce soir, la petite saladette de fraises au basilic a été servie sur un simple yaourt maison, brassé avec deux gouttes d’extraits d’amande amère : du coulis rose pâle ainsi constitué avec le jus basilicé, il n’est absolument rien
resté !

Allez, encore deux mois et demi pour profiter à fond de mes envies de fraises !


FRAISES AU BASILIC, YAOURT A L’AMANDE
Pour 2 amoureux
300 g de fraises
7 ou 8 belles feuilles de basilic
1 cuillère à soupe de fructose
Le jus d’un demi-citron
1 yaourt nature
Quelques gouttes d’extrait d’amande amère

Préparer la salade de fraises au moins une heure à l’avance : les rincer, les épétioler, les couper en morceaux. Les saupoudrer de fructose, de jus de citron, et des feuilles de basilic ciselée. Mélanger, laisser les parfums se mélanger au réfrigérateur.
Au moment de servir, mélanger le yaourt avec l’extrait d’amande amère. En faire un petit matelas douillet où déposer les fraises…

Rhubarb’à papa

Jeudi 16 septembre 2004

 

Malgré les essais, pas de gagnant au concours ! Merci d’avoir participé.
La bonne réponse était (roulement de tambours) : de la RHUBARBE !

Preuve à l’appui :

C’est de la rhubarbe pochée à la vanille, une recette que j’ai apprise à l’atelier gastronomique d’Alain Ducasse (je vous raconterai ce que j’y ai fait et tout le bien que j’en pense très prochainement, malgré le prix des ateliers).
La rhubarbe est pour moi, fille du Sud, presque un fruit exotique. Je m’explique : je n’avais jamais mangé de rhubarbe avant mes 21 ans, bref avant d’être à Paris. En passant devant une boulangerie, j’ai avisé une tarte étrange que je n’avais jamais vue (la rhubarbe, ça pousse pas trop vers Marseille, et je n’en avais jamais vu sur le marché) que je me suis empressée de dévorer. Et là, révélation totale… ce qui est logique en regard de mon goût pour les mets acides. En plus, c’est d’un rose magnifique, et à part la betterave (no comment) je ne connais pas beaucoup de fruits avec une aussi jolie couleur.
J’attends toujours la saison de la rhubarbe avec impatience, et mon fiancé sait comment m’amadouer, avec un beau bouquet de rhubarbe (dans un vase, s’il vous plaît ! mais parfois j’ai aussi des bouquets qui ne se cuisinent pas).
Bref ! Venons-en à la recette. Longtemps j’ai pratiqué la compote de rhubarbe simple (sucré avec du fructose pour limiter l’addition calorique, légèrement épicée avec du gingembre, et parfois avec des fraises ou des framboises) avant de pratiquer la rhubarbe entière pochée.
L’avantage : la rhubarbe reste entière, et peut faire partie d’un dessert monté par couches. C’est bien plus élégant et cela fait toujours une manière de plus de se régaler. Et ce petit goût de vanille est exquis !


 
Rhubarbe pochée à la vanille

  • 1 kg de rhubarbe (essayez de prendre des tiges d’à peu près la même épaisseur)
  • 200 g de sucre
  • 1 l d’eau
  • 1 gousse de vanille

Nettoyer la rhubarbe, la couper en tronçons de longueur identique et en essayant de conserver la même largeur. C’est important pour assurer une cuisson facile et homogène de la rhubarbe.
Mélanger dans une grande casserole le sucre, l’eau et les graines contenues dans la gousse de vanille. Faire chauffer jusqu’à frémissement, puis y plonger 1/3 des morceaux de rhubarbe : ils doivent baigner dans le sirop sans être entassés. Laisser cuire environ 8 mn à petits frémissements : il faut bien les surveiller et il faut les retirer avant qu’ils ne se délitent. Utiliser la pointe d’un couteau pour tester la cuisson, il doit s’enfoncer sans difficulté.
Les retirer à l’aide d’une écumoire et les déposer dans un plat creux : s’ils vous semblent encore trop fermes, le truc est d’ajouter un peu de sirop brûlant par dessus afin qu’ils finissent de cuire.
Recommencer l’opération avec la rhubarbe restante. Quand tout est fini, couvrir de sirop tiède, ajouter la cosse de vanille pour qu’elle continue à infuser. Conserver au froid 24h avant de déguster…
Délicieux avec un fromage blanc, un coulis de framboises, des biscuits roses de Reims, un nuage de barbe à papa pour la couleur… je fais confiance à votre imagination !

 

La devinette du jour…

Mardi 14 septembre 2004

 

Qu’est-ce donc ?

Le gagnant gagne … la recette demain.
Je vous aide, c’est du sucré ! Et mon fruit préféré…

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