Archive pour la catégorie 'Vous prendrez bien un dessert ?'

Qu’il est beau le débit du lait (ribot), ou les erreurs font les bonnes recettes : upside down cake aux abricots confits

Mardi 11 juillet 2006

Martine mettait du café dans ses céréales lorsqu’elle ne dort pas assez, moi, je me trompe en faisant mes courses en ce moment ! J’achète à côté de la plaque, Virgile fait pousser ses dents et les nuits sont un peu hachées, conclusion : au lieu d’acheter du lait frais bio, j’ai acheté du lait battu.

Et un beau matin, en lui préparant le bib’ de son goûter, j’ai fait “Buuuuuark mais il a tourné ce lait ????“. Et de comprendre que lait battu ne veut pas dire “lait homogénéisé” comme je l’avais pensé, mais était synonyme de lait ribot, de babeurre, de buttermilk, bref, que c’était pas du tout ce à quoi je pensais et que maintenant que j’en avais, il allait bien falloir l’utiliser, ma bonne dame !

Je sais, j’aurais pu le boire comme ça, mais ça ne m’a rien dit (je suis née à Istres, je n’ai pas d’ancêtre breton). J’ai rigolé sous cape car je me suis souvenue avoir lu il y a longtemps un bouquin de gastronomie bretonne qui disait que les Bretons surnommaient le fromage “beurre pourri“…

Ce n’est qu’après avoir fait les 2 recettes que je vais vous livrer que Fabienne a publié sa panna cotta au lait ribot -oui, j’ai un train de retard dans la publication des billets, comme d’hab‘. En parcourant plus obsessionnellement son blog, je pense que c’est elle qui assure une bonne partie des ventes de lait ribot en France, et vraiment, ces recettes sur cet ingrédient sont une référence ! D’autant plus que pour l’avoir rencontrée dimanche, cette charmante jeune femme, bien que provencale elle aussi, est capable de boire son lait ribot comme ça (je l’admire) !

Mes expériences, donc : pour commencer, évidemment, les slurpissimes et fameux buttermilk pancakes d’Estelle, déjà réinterprétés par Doriann (et certainement par d’autres !). Je ne manque jamais une occasion de faire une recette d’Estelle, car c’est un peu ma jumelle de blog, c’est en tombant sur le sien que j’ai fait le mien, et nos prénoms sont si proches, et j’aime tellement les petites histoires qu’elle raconte, bref, la recette est forcément meilleure quand on sait qu’elle est faite par une personne de goût, à tous les sens du terme, et de bonne compagnie qui plus est !

Bilan : les meilleurs pancakes que l’on ait jamais mangé. Et ça justifie le réachat de lait ribot rien que pour faire ça.
Ma seule variation : j’ai fait la pâte la veille au soir, elle a levé toute la nuit au frigo, et était vraiment terriblement légère.

Mais il m’en restait encore plein la bouteille, alors que faire ???? Voyons… quel gâteau réclame plein de lait... Un clafoutis bien sûr ! Et pourquoi pas … aux abricots, y’en a au frigo ! Et mon achat est une erreur culinaire, quelle est l’erreur culinaire la plus délicieuse connue… la tarte Tatin !

Et pis… le buttermilk, c’est typically usefull dans la cuisine américaine, donc j’ai dégainé le fameux Gourmet Cookbook, pêché une recette de Upside Down Cake aux abricots, remastérisé et corrigé par mes soins. Voilà parfois comment naissent les gâteaux !

J’ai à nouveau fait une erreur : je l’ai amené à une soirée.

Erreur de débutante.

Le temps que je me tourne pour aller chercher l’appareil photo, y’en avait plus, et tout le monde en voulait la recette.

Zut pour la photo, tant mieux pour le gâteau !

Conclusion : je rachèterai du lait ribot, juste pour faire plein de bons desserts moelleux, légers, gonflés, et pour le plaisir de dire aux gens ce qu’il y a dedans ! Mais euh non pas tout de suite pour le boire comme ça sans rien…


GATEAU A L’ENVERS AUX ABRICOTS ET AU LAIT RIBOT
adapté d’une recette du Gourmet Cookbook

Pour convertit les cups en mesures françaises, utilisez cet outil

2 gros oeufs bio
1 stick de beurre -120 g environ
1 1/2 cup de farine
1/4 cup de poudre d’amandes
3/4 cup sucre
3/4 cup de lait ribot bien battu
1 1/2 cuillère à thé de levure chimique
1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
Cannelle

Pour le fond
1 stick de beurre -j’ai mis 120 g
3/4 cup de cassonade
12 abricots murs mais fermes

Matériel : un moule à charnière de 24 cm de diamètre

Laver, sécher et dénoyauter les abricots.
Faire chauffer directement le moule sur la flamme, y faire doucement fondre le beurre. Y ajouter le sucre, ne pas remuer et laisser cuire à feu très doux pendant 2 mn : le sucre ne va pas complètement fondre (c’est très rigolo, on dirait du sable mouillé), c’est une pâte grasse qui recouvre joliment le fond… Y disposer scientifiquement et géométriquement les abricots, côté creux posé bien sûr vers le fond.
Préchauffer votre four à 210°.
Pour la pâte : travailler le beurre mou, le sucre et la gousse de vanille grattée jusqu’à obtention d’une mousse blanche. Ajouter les oeufs un par un en continuant de battre. Mélanger tous les ingrédients secs restants (farine, levure, sel, cannelle, bicarbonate) dans un saladier ; ajouter ce mélange à la pâte en alternance avec le lait ribot, jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.
Verser la pâte sur les abricots, lisser la surface et glisser au four pour environ 40 mn.
Laisser tièdir avant de démouler : vous aurez un gâteau tout doré avec des abricots tout moelleux, nageant dans un sirop doré…

Pour la vanille : elle m’a été offerte par le site Vanille de Mayotte, essayée et approuvée pour la première fois dans ce gâteau.

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La tartelight 100% fruits, belle, bonne… et un ratage rattrapé…

Jeudi 6 juillet 2006

Les blogueuses aiment bien les livres des Editions Tana, n’est-ce pas Tarzile ?

En attendant le très attendu livre des 15 blogueuses, je me suis rabattue sur deux de leurs derniers opus, à savoir celui de Sonia Ezgulian Si on mettait les petits pots dans les grands pas mal du tout (on en reparlera à l’occasion d’un repas de bébé)… mais surtout le réussi 50 recettes pour être canon en maillot de bain (par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim)

Une recette m’a illico tapée dans l’oeil, vous savez, le truc où vous vous frappez le front, en disant “Bon sang, mais c’est bien sûr“, et où vous vous en voulez à mort de pas y avoir pensé vous.

Surtout que les desserts c’est pas trop mon point fort (pas de vocation pour faire concurrence à Mercotte ou à Lorette). Ce que j’aime, c’est tout ce qui se fait la veille, qui n’est pas trop chargé en calories (culpabilité, quand tu nous tiens…), bref les desserts de fin de repas de potes, je cherche toujours des idées (bien sûr, panna cotta, verrines et autres sont au répertoire, ne croyez pas qu’on dépérit chez nous quand même !).

L’idée de ces génies : une tarte 100% fruits, et vraiment idéalement peu calorique. Le fond est un jus de fruits chauffé et gélifié à l’agar-agar, recouvert dans la recette originale de fraises.

Belle idée qui se prête à tous les délires et déclinaisons…

J’ai adapté le “fond” en un fruit centrifugé (rahhhhhh, ma centrifugeuse Magimix, la quantité extraite de chaque truc qui y passe me laisse rêveuse), éventuellement un peu sucré, gélifié à l’agar-agar. Puis versé dans des moules à tartelettes en flexipan, et mis au frais jusqu’au moment de servir. Ensuite, démoulage, (évidemment, pensez à retourner à nouveau pour profiter du beau coté) et garniture avec des fruits frais : ici, des pêches blanches, mais tout est envisageable !

Pour “caraméliser” quand même tout ça, un mélange exquis, qui est mon apport à la recette “de base” de ces demoiselles canon en maillot de bain : mélasse de grenade (dont parlait Lorette il y a peu, mais je vais y revenir, promis) fluidifié avec quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger (initialement acheté pour détendre Virgile le soir et parfumer autrement ses compotes).

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Bilan : facilissime, délicieux, et déclinable à l’infini. On imagine très bien la variation en bouchées dans des moules à mini-quiches, avec juste un morceau de fruits et une pique…. Oulalalala le beau buffet de crémaillère que je vais pouvoir faire !

J’ai refait la recette avec un mélange framboises/fraises, avec du melon, tout a toujours marché… sauf le jour où j’ai voulu faire gélifier du cassis.

Mal m’en a pris, mon jus de cassis bio en bouteille avait beau être délicieux, bouillir et rebouillir, avec une bonne dose d’agar-agar, queud’, nada, peau de zob, ça n’a jamais voulu gélifier. De rage, j’ai fait des panna cotta à la pistache, et le jus de cassis quand même un peu épaissi à force de le faire réduire s’est transformé en coulis.

Ca a fait des space cotta au niveau de la couleur, et le goût était vraiment bon :

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Panna Cotta à la pistache un peu martienne mais normale…

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Panna cotta funky après le passage du coulis de cassis

Alors là, chapeau les filles : même en ratant votre recette, on arrive à retomber sur ses pattes !!!



Tartelettes 100% fruits - inspirée par Aimée de Langrée et Stéphanie de Turckheim

Pour 2 tartelettes
1/2 ananas bien mûr mûr
1 cuillère à café de sirop de riz
1/2 cuillère à café d’agar-agar
1 pêche blanche
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger bio

Peler et centrifuger l’ananas. Le faire chauffer avec le sirop de riz et l’agar-agar pendant 2 mn.
Verser dans les moules, laisser refroidir puis conserver au froid.
Peler la pêche, la découper en fines lamelles.
Démouler les fonds de tarte, les retourner puis les recouvrir de lamelles de pêche.
Mélanger ensemble la mélasse de grenade et l’eau de fleur d’oranger, déposer en zébrures de caramélisation sur le dessus des tartes.
Savourer en pensant à vos cuisses en train de fondre de toutes les calories accumulées.

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Timide kiwi caché dans sa feuille de basilic

Samedi 10 juin 2006

Ni un apéritif, ni un dessert, parfait pour le brunch, c’est la conjonction de deux bizarreries de taille croisées dans mon frigo qui a donné naissance à la recette.

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Du basilic avec des feuilles géantes, et de petits kiwis (c’est la fin de la saison) abandonnés dans la coupe à fruits qui trône dans la nouvelle entrée.

Kiwi pelé, puis suavement enroulé dans une grande feuille de basilic, tenu par un pic en bois.

Quelques gouttes d’huile d’olive citronnée si vous le souhaitez…

En croquant dedans, j’ai immédiatement pensé à Jean-Paul, dont le blog reste pour moi un des sommets dans l’art du végétal et de la végétable ; simple, bon et gorgé de soleil. Le basilic adoucit l’acidité du kiwi tout en prolongeant son goût. C’est agréable et rafraîchissant (et il paraît qu’il va faire beau ce week-end !)

Bien évidemment, si vous n’avez pas de kiwi lilliput et de basilic transgénique immense, je pense qu’en simple salade, le résultat est bon aussi.

D’où la question suivante : est-ce qu’il y a un fruit qui ne soit pas magnifié par le basilic ? Parce qu’après les adorables fraises au basilic de la saison dernière, on a testé les framboises (encore meilleur que les fraises, terribles), et me voici avec le kiwi… Je vais finir par me dire que le basilic, c’est l’équivalent pour les fruits de la petite robe noire du placard : ça va avec tout, dans toutes les occasions !

Coeur crémeux, gelée express de griottes au clou de girofle

Dimanche 19 février 2006

 

A la St Valentin, autant y aller à fond : coeur et rouge devant !

Un fond de pâte à cheese-cake amélioré par des épices, et un peu de fruits pour la couleur et les vitamines :

 

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Si vous faites la gelée la veille (et il faut compter seulement 10 mn), le gâteau prend lui aussi 10 mn à préparer… Et il n’est pas forcé de le réaliser dans un moule en forme de coeur*, mais bon, j’en ai un, c’est le jour où jamais pour le sortir du tiroir !

*j’ai aussi un moule en forme de Casimir, des moules à madeleines, à muffins, à financiers, à cake classique, à mini-cakes, à mini-tartelettes, à tartelettes, à cannelés, à savarin, à manqué, à tarte classique, à tarte à fond démontable, à jalousie, à charlotte (le dernier acheté d’ailleurs) en forme de nounours, en forme d’étoile, en forme de mini-coeur, et pour les empanadas aussi … Cet inventaire m’effraie absolument… Et en plus, je les utilise tous… et parfois je pars en vacances avec… Faut que j’en parle à ma psy, je crois que je fais une collectionnite !


Coeur fromager à l’express de griottes épicé

Cheese cake
2 petites faisselles (en l’occurence, de chèvre)
50 g de sucre
2 oeufs
25 g de maïzéna
Cannelle, gingembre et muscade
Une pincée de sel

Griottes en gelée
200 g de griottes surgelées
2 cuillères à soupe de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 feuille de gélatine (ou 2 g d’agar agar)
3 clous de girofle

Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, mélanger les griottes, les sucres et les clous de girofle (éventuellement, quelques gouttes de jus de citron ou un zeste d’orange). Laisser cuire 10 mn à feu doux pour “lâcher” le plus de jus possible. Oter les clous de girofle et ajouter la gélatine, bien mélanger. Mettre au frigo jusqu’à utilisation (se conserve 3 jours sans soucis).

 

Mélanger fromage, sucre, maïzéna et épices, au goût. Ajouter les jaunes d’oeufs. Bien mélanger. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement à la pâte. Faire cuire dans un moule en flexipan 20 mn, four à 180°, th.6. Laisser refroidir avant de démouler.

Recouvrir le gâteau de cette confiture new look, qui sera bien pratique pour cacher les petits accros de démoulage !

 

On se lève tous pour Danette… maison !

Samedi 11 juin 2005

Samedi, j’ai fait de la glace, et j’ai donc acheté du lait entier -c’est bien meilleur ! Gras is good dans ces cas là, me dis-je en mettant moins de sucre, ou en le remplacant par du fructose. Juste pour me donner bonne conscience.
Me restait donc un bon demi-litre de “lait gras” et je me demandais quoi en faire -comme vous le savez, je bois du lait écrémé.
Dans la série “envies de femme enceinte”, j’ai doublé ma consommation de chocolat, voire même triplé ces derniers jours, ce qui m’a assez consternée, parce qu’avec les hautes doses de magnésium que j’avale, je n’ai même pas cette excuse. Surtout que normalement, je ne suis pas une chocolique invétérée, je préfère en général les desserts aux fruits.

Donc, je suis partie à la recherche d’une recette rapide, chocolatée et bien laitière. Et j’ai trouvé une petite crème au chocolat sur Marmiton, que j’ai un peu aménagée, en ajoutant notamment de la pâte de noisette, pour lui donner une petite pointe de contraste praliné. J’ai également simplifié sa fabrication, en faisant fondre intégralement le chocolat dans le lait, au lieu de procéder en 2 temps.

Et après dégustation, me voilà convaincue : ça ressemble vraiment à de la Danette, vive les pots de verre pour parfaire l’illusion !

Bricol’Boy est persuadé que j’en veux à Danone, après les yaourts, la Danette… Mais non, non, pas du tout, je capitalise juste sur une marque déjà installée (houla, on voit que je fais de la com’…)

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Petite crème au chocolat “Danette like”
Pour 4 pots de verre
50 cl de lait entier
100 g de chocolat noir
2 cuillères à soupe rases de Maïzena
1 cuillère à soupe de sucre vanillé
1 jaune d’oeuf (regardez chez Estelle quoi faire avec les blancs restants)Variation perso : 1 cuillère à soupe de pâte de noisettes

Faire fondre le chocolat dans le lait, à feu doux.
Mélanger ensemble le jaune d’oeuf, la maïzena et une cuillère à soupe de lait.
Ajouter le sucre dans le lait chocolaté.
Ajouter le lait chocolaté peu à peu dans le mélange oeuf-maïzéna, sans cesser de tourner. Ajouter la crème de noisettes.
A ce stade, il est fréquent que des petits grumeaux apparaissent : dégainez votre mixer plongeant (la fameuse girafe) pour les faire disparaître.
Verser votre crème dans la casserole, faire chauffer à
feu doux sans cesser de tourner : compter 2 mn pour que la crème épaississe.
Oter du feu, laisser refroidir en remuant fréquemment pour éviter la formation d’une peau disgracieuse.
Verser dans des pots de verre style pot de yaourt, servir en chantonnant “On se lève tous lalala…”

Une envie de fraises

Vendredi 15 avril 2005

 

Déjà sans attendre de bébé, j’aime les fraises.

Enceinte, c’est pire, je les adore. Heureusement, ce n’est pas très calorique, et je me dis que c’est plein de vitamines, d’oligo-éléments, et de chouettes choses qui font du bien à tout le monde. Avec toutes les vitamines qu’on me donne en plus, cet enfant ne risque pas d’être rachitique pourtant… Mais manger des fraises, c’est bien meilleur que d’avaler un comprimé !

La fraise est un gentil fruit de bonne compagnie. Elle peut être nature, citronnée, sucrée ou non, mixée, coupée en petits bouts, en gros dés. Un vrai support pour tous les
caprices de cuisinier.
.. En revanche, je ne l’aime guère cuite, et en confiture, bof (OK, je n’aime pas beaucoup la confiture en général, c’est vrai).
Mais surtout, elle va avec beaucoup d’herbes, qui font de votre simple salade de fraises un petit feu d’artifice.

Il y a 2 ans, ma recette était : fraises-sucre-jus de citron-feuilles de menthe.
L’année dernière, ce fut : fraises-muscovado-jus de citron-basilic citron.
En effet, mon Jardinier Préféré (il n’aime pas quand je l’appelle
Tistou, pourtant il arrive à tout faire pousser) en a amoureusement entretenu un pied tout l’été dernier, dont je me suis copieusement servi pour les desserts. Un régal.

Ce soir, ce fut : fraises-fructose-jus de citron-basilic.
Les fraises, bon, elles ne sont pas encore au top, mais elles avaient quand même un peu de goût.
Le fructose, eh bien, quelques calories en moins, un peu de poids en moins à perdre après Bébé. Le basilic, parce qu’avec les fraises, franchement : c’est ce que je préfère. Ce prolongement de printemps, cet accord délicat et
poétique… Ils étaient faits pour se rencontrer, chabadabada !

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Dans les 3 “variations sur la même fraise”, à part le jus de citron, il y avait un autre point commun : une pincée de poivre blanc fraîchement moulu.
Sur la fraise, la “pincée de sel” est en fait un “grain de poivre”, et
je peux vous garantir que ça vous met en valeur même la plus grosse fraise espagnole limite insipide. Ca ne vous la transforme pas en guariguette quand même, mais ça la rend sacrément plus mangeable.

Ce soir, la petite saladette de fraises au basilic a été servie sur un simple yaourt maison, brassé avec deux gouttes d’extraits d’amande amère : du coulis rose pâle ainsi constitué avec le jus basilicé, il n’est absolument rien
resté !

Allez, encore deux mois et demi pour profiter à fond de mes envies de fraises !


FRAISES AU BASILIC, YAOURT A L’AMANDE
Pour 2 amoureux
300 g de fraises
7 ou 8 belles feuilles de basilic
1 cuillère à soupe de fructose
Le jus d’un demi-citron
1 yaourt nature
Quelques gouttes d’extrait d’amande amère

Préparer la salade de fraises au moins une heure à l’avance : les rincer, les épétioler, les couper en morceaux. Les saupoudrer de fructose, de jus de citron, et des feuilles de basilic ciselée. Mélanger, laisser les parfums se mélanger au réfrigérateur.
Au moment de servir, mélanger le yaourt avec l’extrait d’amande amère. En faire un petit matelas douillet où déposer les fraises…

L’attaque des mini-financiers au chocolat !

Lundi 11 avril 2005

 

J’ai remarqué que bon nombre de foodies blogueuses adorent les financiers : voir la recette des financiers aux noisettes de Scally ou celle de Clotilde de Chocolate and Zucchini.

Ben moi aussi, j’adore ça, comme vous l’avez peut être deviné en lisant mon éloge des financiers pistache-framboise de chez Delmontel, mon fournisseur préféré en la matière.
Comme bon fournisseur, je recommande également Eric Kayser : ses mini-financiers nature, chocolat ou thé vert sont vraiment excellents et d’un bon rapport qualité-prix.

Dans tous les cas, je me méfie de ceux emballés dans du Cellofrais : ils ont souvent un petit goût âcre et leur consistance, au lieu d’être crousti-moelleuse, n’est souvent que…caoutchouteuse.

Le financier est souvent hors de prix par rapport à sa taille. Je m’en fais souvent la réflexion, et je me demandais si son prix et son nom avaient un quelconque rapport… Finalement, je n’étais pas trop loin de la réalité, puisque j’ai appris en lisant le délicieux Traité d’ethno-pâtisserie que le financier avait été baptisé en raison de sa forme et de sa couleur : celle du lingot d’or !

La légende pâtissière irait même jusqu’à dire que ce gâteau aurait été inventé près de la place de la Bourse, haut lieu pécuniaire s’il en était. Faut dire que le Palais Brongniart est assez indigeste sur le plan architectural.

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Pour un petit dîner, et pour mettre du baume au coeur des invités, j’ai fait une fournée de financiers, cette fois-ci au chocolat, pour changer. Ils étaient vraiment fondants et parfumés, et pour cause : un mix de pâte à financiers et de ganache au chocolat, dans une recette Patricia Wells/Jean-Paul Hévin MC (Master of Chocolate), c’était sans gros risques !

Ils ont accompagné un sorbet noix de coco-zeste de citron-éclats de meringue, comme des mouillettes de luxe…

Les invités sont repartis avec des petits sacs pour le petit déj’ de leurs enfants: je ne garantis pas qu’ils n’aient point été grignotés en route…

 


MINI-FINANCIERS AU CHOCOLAT
d’après Patricia Wells et Jean-Paul Hévin in Recettes des marchés et restaurants de Paris

16 cl de crème fraîche, soit environ 150g
150 g de chocolat noir
35 g de farine
60 g de sucre glace
60 g de poudre d’amandes
60 g de beurre
3 blancs d’oeufs
1/2 cuillère à café de levure chimique
1/2 cuillère à café d’extrait de vanille (perso, j’ai mis un sachet de sucre vanillé)
1 pincée de sel

Préchauffer votre four à 180°.
Préparer une ganache au chocolat : faire chauffer doucement la crème jusqu’à ce qu’elle frémisse.
Retirer du feu, ajouter le chocolat coupé en petits morceaux, remuer jusqu’à ce qu’il soit fondu.
Laisser refroidir.
Préparer un beurre noisette : couper le beurre en petits morceaux, le faire fondre à feu doux.
Il doit doucement dorer : dès qu’il commence à sentir bon la noisette, verser dans un bol pour stopper sa cuisson, laisser refroidir.
Mélanger ensemble la farine, la poudre d’amandes, le sucre, la levure et le sel.
Ajouter alors les blancs d’oeufs, bien mélanger. Incorporer ensuite le beurre noisette puis la ganache au chocolat.Terminer par l’extrait de vanille.
Remplir les moules à financiers en allant presque jusqu’au bord.
Enfourner : pour des mini-financiers, compter 10 mn de cuisson par plaque.

 

Mettez un tigre dans vos muffins ! ou : muffins bananes-choco-avoine

Lundi 7 février 2005

Graouh ! me dit l’assiette de muffins pour  le  petit-déjeuner de demain matin : de jolis muffins odorants et tigrés la remplissent.
Youpi ! me dit ma bouche en mordant dedans (… et Miam dit mon fiancé en faisant de même…)
Tant mieux ! me dit mon métabolisme, pour cette merveille : riche en oméga-3 (grâce à l’huile de colza), en magnésium (bananes, chocolat et avoine en regorgent), intéressant au niveau des fibres (l’avoine et la banane).


Un régal tout à fait intéressant sur le plan nutritionniel : lundi commence bien.



Attention, une fois dressés, ces muffins peuvent sauter dans un cerceau enflammé !



Pour les pépites de chocolat, j’avoue, j’ai un petit truc pour les moments d’urgence… Je ramène régulièrement de Bruxelles des petits paquets de vermicelles en chocolat (lait, noir ou blanc, existe aussi en multicolores mais je ne m’y suis pas encore risquée) qui là -bas servent à saupoudrer les tartines beurrées du petit déjeuner.Je sais que cela est également très habituel aux Pays-Bas (et vu le packaging en néerlandais… ça vient de là ). C’est beaucoup moins cher que les vermicelles de chocolat utilisés en décoration de gâteau… et c’est pourtant vraiment la même chose, pour moins d’un euro le paquet.




C’est ça, l’Europe !







MUFFINS TIGRES BANANES-CHOCOLAT-AVOINE
Pour 9 gros muffins
3 bananes bien mûres
3 oeufs
5 cuillères à soupe d’huile de colza
5 cuillères à soupe de golden syrup (à défaut : sirop d’érable, miel ou même sucre en poudre)
150 g de farine (encore mieux si farine complète)
50 g de flocons d’avoine ou autres flocons de céréales
4 cuillères à soupe de copeaux de chocolat (j’ai utilisé des vermicelles, mais des pépites ou des morceaux concassés sont parfaits)
1 cuillère à café de levure chimique
2 pincées de sel



Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Ecraser les bananes.
Les mélanger avec les oeufs, puis l’huile et le golden syrup.
Ajouter farine et levure mélangée, ainsi que le sel. Finir par les flocons de céréales et le chocolat râpé.
Remplir les alvéoles des muffins aux 2/3 (bien évidemment, si votre plaque à muffins n’est pas en flexipan, vous n’avez pas oublié de la beurrer…)
Faire cuire 20 à 25 mn, 180°.
Servir tiède ou froid.
Et rugir de plaisir !

Le vacherin glacé le plus rapide de l’Ouest !

Vendredi 4 février 2005

C’était donc l’anniversaire de l’Homme, qui a pour dessert préféré le vacherin glacé aux fruits rouges.

Depuis que je suis enceinte, malheureusement il est culinairement moins à la fête, les petits plats sont devenus très rares -alors que je cuisinais d’habitude au moins 5 fois dans la semaine, et oui, même en rentrant du bureau à 20:30…
Bref ! Les nourritures sont devenues chez nous bien plus quotidiennes ; mais comme je suis moins malade et nauséeuse, je peux quand même, en faisant un effort pour m’arracher du canapé, essayer de lui faire un peu plaisir.


Donc, j’ai réalisé en 5 mn de jolis vacherins aux framboises qui ma foi, étaient aussi jolis que savoureux. Et d’une rapidité exemplaire. Et les verres passent au lave-vaisselle, donc pas de corvée : le rêve de la femme moderne :-))))))))

Il faut dire qu’au lieu de faire moi-même la glace à la framboise et les meringues, j’ai tout acheté chez deux commercants du quartier, je n’ai plus eu qu’à assembler ! C’était du vacherin-légo en fait, et vous, vous y gagnerez 2 bonnes adresses du 9ème arrondissement.

Pour les meringues : ce boulanger-pâtisser fait des meringues en forme de biscuits à la cuiller, craquantes à l’extérieure, moelleuses à l’intérieur (même 3 jours après achat). Malheureusement, ce pâtissier est dans un quartier de bureaux, et il n’est ouvert que du lundi au vendredi, à mon grand regret car ses croissants sont vraiment délicieux (il faudra bientôt écrire un guide des meilleurs croissants de Paris, je veux bien collaborer!).
Les meringuettes existent aussi saupoudrées de noix de coco, un vrai régal.Et elles sont vendues par 6, idéal pour les petits desserts ou pour monter des charlottes…
Pâtisserie Louis Brilhault - 1 rue de Provence 75009 Paris

Pour la glace : de l’extérieur, cette boulangerie ne paie vraiment, vraiment pas de mine. Pourtant, le pain y est très bon -et ce n’est pas du pâton surgelé !- les gougères remarquables, les tartes sucrées très “old fashion” et surtout, ils font eux-même quelques parfums de glace pas mal du tout. L’Homme m’avait ramené un jour de maladie un petit pot de sorbet à la mandarine qui m’avait bien requinquée.
Là , j’ai pris 1/4 de sorbet framboise (le dernier pot!) et 1/4 de glace vanille… C’était plus proche que d’aller chez Berthillon, beaucoup moins cher, un peu moins bon mais 10 fois meilleur que de la Carte d’Or !
Pâtisserie David Le Manac’h - 26 rue du Faubourg Montmartre - 75009 Paris




En arrière-plan : à l’attaque ! L’Homme ne résiste pas à son dessert préféré !!!






VACHERINS EXPRESS

Pour 2 personnes
4 meringuettes + 1 pour le décor (ou les brisures du fond du sac)
1 barquette de framboise
Glace à la framboise
Glace à la vanille
Chantilly (maison ou en bombe)

Laver et sécher les framboises.
Penser à sortir à l’avance votre glace du congélateur pour qu’elle soit relativement maléable.
Etaler au fond d’une coupe ou d’un verre une très légère couche de glace à la vanille. Y semer quelques framboises.
Déposer par-dessus la première meringue, la tasser légèrement.
Recouvrir de glace à la framboise, puis d’un peu de chantilly, parsemer de framboises.
Ajouter une meringue, écraser un peu ; y déposer de la glace à la vanille ou à la framboise, selon votre inspiration. Ajouter encore des framboises.
Lâchez-vous alors sur la bombe de chantilly à fond les manettes… Semer les dernières framboises pour décorer, ajouter les éclats de meringue pour faire croustiller la chantilly.
Servir immédiatement (chanter “Joyeux Anniversaire” est une option)

PS : variation possible sur tous les fruits de la création à imaginer, miam…

Stop à la bûche ! Le gâteau moelleux aux marrons

Dimanche 23 janvier 2005

C’est toujours un casse-tête, les desserts de repas de fin d’année !
J’ai souvenir d’avoir fait une bûche en tiramisu (pas mal); d’avoir évité la crème au beurre ; d’avoir fait des petits pots de crème chocolat-vanille du plus bel effet “ebony and ivory”…
Le problème, c’est qu’on a jamais assez faim à la fin d’un repas de fête, et trouver la note sucrée pas écoeurante -et d’un parfum qui mette tous les gourmands d’accord!- est un beau défi à relever…
L’année dernière, j’avais fait un gâteau chocolat-marrons, très bon (recette à venir dans un de mes livres à paraître en mars, va falloir patienter les amis) qui m’a été redemandé moultes fois depuis.

Mais j’en avais un peu marre de faire toujours la même recette, alors j’ai cherché une variation sur cette base marrons/choco… que j’ai fini par trouver dans “Les  gâteaux de Mamie” qu’Estelle aime tant, et que j’ai attrapé chez une de mes belles-soeurs (merci Agnès !).


Le résultat est plus long à préparer et à cuire que mon gâteau “classique”, mais plus raffinée encore, et moins glucidiquement assassin.
Attention : prenez bien de la purée de marrons, et non de la crème de marrons, qui est, elle, déjà copieusement sucrée.



Personne n’avait 73 ans dans l’assemblée (à moins de se livrer à de savants calculs), c’est juste que nous étions un peu à court de décoration festive, type nains en train de scier des branches de bois, petits champignons en meringues et autres niaiseries qui décorent si atrocement les buches de Noël. C’était le clin d’oeil clinquant pour dire “Eh, au fait, je suis un gâteau de fête !“.






Gâteau aux marrons vanillé
500 g de purée de marrons NON SUCREE (boîte verte Clément Faugier)
4 oeufs (blancs et jaunes séparés)
125 g de sucre
100 g de beurre fondu
1 pincée de sel
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillère à café d’extrait de vanille

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger ensemble : la purée de marrons, le sucre, le sucre vanillé, l’extrait de vanille et les jaunes d’oeufs.Finir par le beurre fondu et la pincée de sel.
Monter les blanc en neige avec le sel. Les mélanger délicatement avec la préparation précédente.
Beurrer un moule à charlotte ou un moule à savarin.
Laisser cuire de 30 à 40 mn, laisser refroidir avant de démouler.
Servir bien froid.


NB : encore meilleur préparé la veille pour le lendemain


A la dégustation, je l’ai trouvé bon, mais un peu “plat”. Il lui manquait un élément de contraste, et je pense qu’en fait, il lui manquait une touche d’amertume, d’où mon conseil : accompagnez-le de crème anglaise au café ou mieux encore, parfumée à la chicorée.