Archive pour la catégorie 'La vie des blogs...'

Les choses sans importance valent-elles qu’on s’y attarde ?

Dimanche 2 mars 2008

Quand on est taguée, il est politiquement incorrect de ne pas répondre. Pourtant, je n’ai pas nécessairement envie de vous dévoiler les tréfonds de mon intimité.

Entre le moi que l’on expose sur son blog et le moi que l’on expose chez son psy, il n’y a pas qu’un divan d’écart.

 

J’ai déjà (dé)livré ici quelques petites choses sans importance, mais Hélène et son charme de libellule ainsi que Mr Lung et son charme de dragon m’y enjoigne. Je les aime bien, eh oui, je suis en fait une tendre, donc je m’incline devant la loi de la communauté :
- impossible de me faire manger du fromage bleu. C’est vraiment moisi. Néanmoins rien ne m’empêche de le cuisiner pour le bonheur des autres (comme par exemple ce tout simple velouté de potiron - tartine de pain d’épices- fourme d’Ambert)
- j’ai épuisé pas moins de 3 ordres religieux différents lors de mes études : les jésuites, les dominicaines, les maristes. Etonnant non ?
- je continue à appeler mon compagnon Bricol’Boy sur ce site alors que la moitié de la blogosphère connaît son prénom. Comme quoi, je tiens aux apparences.
- je regarde les boutiques de pâtissier exactement comme les boutiques de mode -je ne pense pas que ce soit une révélation étonnante.
- je dois me retenir régulièrement pour ne pas transformer ce blog en blog de fille. Ma salle de bains contient autant de choses farfelues que ma cuisine, et régulièrement elles se contaminent. N’est-ce pas.
- j’aime manger de la moelle. Tant pis pour mon image de marque, je ne serai jamais une blogueuse glamour. Ou alors glam’-terroir, si c’est possible (la robe Furstenberg avec les bottes Aigle, rien que ça).

A part ça, rien de neuf sous le soleil, Pierre Desproges me manque toujours. Je l’aurai bien tagué, mais comble d’ironie, voilà qu’il ne blogue pas de l’au-delà. Reprend ce tag qui veut, car je crois que tout le monde l’a eu. Et ceux qui l’ont eu qui n’ont pas encore répondu…enfin, s’ils sont du genre en retard comme moi… ne leur mettons pas la pression.

La semaine prochaine, si vous le voulez bien, nous parlerons des élections municipales.

Un hamburger en toute occasion pour Anaïk

Dimanche 10 février 2008

Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas apporté ma menue pierre à un festin bloguesque collectif.

Néanmoins, par solidarité envers le département où elle réside et d’où je suis originaire, et parce qu’elle détient un nombre de secrets sur moi dignes de figurer dans Millénium, je ne peux faire autrement qu’apporter un hamburger au mur de son exposition.

En plus, je respecte totalement l’amour et la dévotion d’Anaïk pour Pierre Bourdieu et les asperges en conserves. Ce sont mes collègues de News.fr, toujours au courant des dernières innovations, qui m’ont fait découvrir la dernière tendance technologique hambourgeoisienne qui je pense va vous faire rendre l’âme de joie gourmande.

Le hamburger en conserve, afin que même en randonnée, vous ne soyez pas en manque. Si le premier Mac Do est à 200 km, hop, pas de problème, tirez la languette et le hambourgeois choiera.

 

 

 

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Mon petit doigt me dit que la photo n’est certainement pas contractuelle… Quel dommage, ils ne commercialisent que le cheeseburger, pour la somme modeste de 3,95 euros.

Anaïk, je t’en fais livrer une caisse ?

Quand j’étais petite…

Jeudi 12 avril 2007

Estérelle_bb … j’étais un Jedi, bien sûr ! Cliquez sur la flèche à droite pour le plaisir de l’entendre…
[audio:dionysos-Jedi.mp3]

Dyonisos, Song for Jedi (2002)

Quand j’étais petite, je rêvais surtout de grandir. Pour ne plus avoir besoin de tabouret pour cuisiner ! Hélas, quelques années après, je n’ai pas atteint la taille requise. Et j’ai toujours un tabouret à portée de main dans la cuisine :-)
Merci Cécile !

Cinq choses à manger avant de mourir

Vendredi 3 novembre 2006

Comme d’hab’, trois trains de retard, alors que l‘innénarable Jacqueline m’y a convié il y a plus d’un mois… Au moins, ça m’a laissé le temps d’y réfléchir, le plus dur a été d’en éliminer de la liste.

- Des beignets d’anémone de mer

Je n’en ai mangé qu’une fois dans ma vie et j’en ai encore le parfum de la bouche : une nuage iodé et croustillant, aussi délicat qu’un tempura d’écume de mer.

ANEMONE1

Futur beignet (qui l’ignore)
Source : www.biotop.be

J’avais 5 ans, nous étions en Sicile et avec ma grande soeur, nous nous étions fait piquer douloureusement par ces charmantes bébêtes planquées dans un rocher. Ni une ni deux, la mamma a relevé ses jupes, est allé attraper ces bêtes, et après les avoir fait dégorger au vinaigre, nous les a servi au dîner.
J’ai eu beaucoup moins mal après et j’ai envisagé ensuite sous un autre angle ce qui pouvait ou non se manger. L’été suivant, j’attrapais les crevettes à main nue et m’empressais de les décapiter et de les croquer crues. Déjà j’anticipais la mode du sushi (au grand dam de ma mère).

- De la mousse au chocolat faite par mon amie Iana
Elle a beau dire qu’elle n’y met que des oeufs, du chocolat et un peu de beurre, je ne la crois pas, ou alors cette fille est une fée (j’ai d’autres indices en ce sens). Depuis qu’elle est à Londres, elle me manque (Iana, bien sûr, et un peu sa mousse au chocolat aussi…)

- Un pigeonneau préparé comme aux Ambassadeurs
La meilleure viande jamais mangée de ma vie, tendre, fondante. Certes, c’est de la viande étoilée, de luxe, la réponse est snob, mais j’assume. Vraiment, doux et fondant, avec un goût fin, et pas un os. J’ai eu en le mangeant une pensée pour le cuistot qui devait désosser 20 pigeonneaux dans la journée. Et je me suis dis que finalement, travailler en cuisine, c’était pas fait pour moi.

- Des tomates anciennes de chez Joël Thiébault

Ce n’est pas un mystère, j’aime les légumes, j’aime les légumes de Joël, mais tomates ou carottes, j’ai hésité. Je vous ai trop parlé de carottes, alors pour changer voici quelques tomates (j’espère que ça fera plaisir à Estelle).


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- Des sushis faits par mon fiancé

Vous savez quoi ? Il fait très bien la cuisine, et en plus, les trucs compliqués pour lesquels je n’ai pas de patience. Un jour, j’ai eu des sushis pour ma fête. Le riz était parfait et le roulottage du maki admirable. Et les assiettes sur lequel c’était servi étaient mon cadeau.

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Conclusion, ceci est un vulgaire appel du pied pour qu’il m’en refasse (tous les moyens sont bons).

J’ai donc posé la même question à Bricol’Boy qui en premier m’a répondu : “Du caviar, mais à la louche, pour savoir ce que ça fait d’avoir cette quantité là qui croque dans la bouche.�? Bon, je vais y penser, si je gagne au Loto, ou voir ma banquière comme Anaïk.

Et ce n’était pas au menu, mais tant pis, j’ajouterai ma réponse à la dernière question du questionnaire de Proust, “Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?” : Entre, la cuisine est toute équipée !”

Velouté d’asperges aux dumplings de pétales de fraise, Asperges en mouillette de vinaigrette aux fraises, Asperges en oreiller

Mardi 23 mai 2006

Mon titre est trop long, j’ai explosé mon record !

Cela ne vous aura pas échappé, aujourd’hui c’est la Saint BlogAppétit, la fête des asperges et des fraises, ça a cogité sur plus de 118 blogs, j’en suis baba et éblouie !!!

 

Alors j’ai bouleté, merdé, fauté la semaine dernière en dégainant un peu trop à l’avance mon travail préparatoire sur les fraises et les asperges (lisez les premiers commentaires que j’ai conservé quand même, par honnêteté intellectuelle, et histoire de rigoler)… Que celui qui n’a jamais cliqué trop vite me jette la première asperge !
Vous aviez lu “en direct” mes premiers essais, et certains sont tombés aux oubliettes (pour notre bien à tous je crois).

Déjà, une évidence : j’étais certaine de trouver nombre de recettes avec une « sauce » aux fraises, genre vinaigrette, coulis, émulsion, et en parcourant rapidement ce qui est déjà publié, cela me semble clair. Normal, le côté velouté de la fraise s’y prête particulièrement bien !

 

Comme beaucoup, j’ai trouvé la tâche difficile, mais amusante, déjà mon point de vue sur les 2 produits.

LA FRAISE

J’ai découvert récemment la variété Maline et je ne peux que la recommander. Très ronde, rouge foncé, elle fait penser à une Mara des bois encore plus belle et plus précoce, sans ce goût parfois un peu artificiel que prend une Mara trop mûre. Elle a un bon goût sucré et un parfum incroyable. J’en ai fait déguster au Luxembourg et beaucoup de visiteurs en sont fous !

Si vous voulez en savoir plus sur la fraise, je vous recommande ce petit bouquin bien fait, bien troussé et documenté (une bonne collection, je vous avais recommandé son cousin sur la figue): La Fraise, de Christian Catoire (Editions Aubanel).

 

Une source intéressante sur les variétés et la culture, un peu moins sur les recettes, car il n’y a pas que la gariguette dans la vie, même si c’est la première de la saison française !
D’ailleurs, savez-vous que nombre de blogueurs n’ont pas l’âge des gariguettes, nées en 1979 (et moi j’ai pris un coup de vieux au passage…) !… et que la gariguette tire son nom du département du Gard ?

 

J’avais bien pensé, avec mon amour du jeu de mots, remplacer la fraise par de la fraise de veau, mais las, mon boucher m’expliqua qu’il ne pouvait plus en commercialiser. N’ayant pas d’abattoir au coin de la rue, ni de boucher à soudoyer, je rangeais mon idée de fraise de veau aux asperges, dans un coin, tristement, me déséspérant d’un jour pouvoir en consommer….

Donc, jouons sur les saveurs plus ou moins acidulées et sucrées des fraises, en goûtant des variétés bien opposées, comme la Maline et la célèbre Gariguette.

 

L’ASPERGE

Là encore, question existentielle : verte ou blanche ??? Voire violette ?

La seule asperge que j’aime, c’est l’asperge verte. D’ailleurs c’est en arrivant à Paris et en découvrant ces bouts de bois blanchâtres (c’est pas très beau, l’asperge blanche…) que j’ai compris encore un peu plus les enjeux nord/sud (enfin, à l’échelle de la France).

Les asperges, c’est ce que l’on allait chercher au printemps avec mon père dans les bois autour de Saint-Mitre. D’ailleurs, voici sa dernière récolte de vraies asperges sauvages :

 

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Prêtes à passer à la casserole !

Non, je n’ai pas eu de Chronopost, hélas, j’ai fini au marché !

Le seul livre qui m’ai accrochée sur l’asperge est « Le Petit Livre de l’Asperge » chez Marabout. Une traduction de l’australien je crois, mais les recettes sont assez drôles et déjantées pour les fous d’asperges.

Dedans, des choses décoiffantes à essayer, surtout au rayon sucré : mousse d’asperges au miel et compote de rhubarbe, confiture d’asperges à la vanille, crème brûlée asperges-pistaches…

 

Les pistes de travail et les suggestions

L’appareil photo cassé, les cartons partout, on a mangé sur un coin de table des mini-portions…
Voici les quelques notes que heureusement je n’ai pas encartonnées !

  • Velouté d’asperges aux dumplings de pétales de fraise

Très simple : le velouté d’asperges, une belle botte d’asperges, quelques cubes de courgettes (pour épaissir mais sans le collant de la pomme de terre), du bon bouillon, une échalote, un bouquet garni léger, à feu doux. Mixer, filtrer puis crémer (éventuellement, lier au jaune d’œuf, pour les fans)

Pour les dumplings, il suffit de reprendre ma recette de base, celle utilisée dans le bÅ“uf à la Guiness : 250 g de farine de blé (encore mieux si complète), 125 g de beurre demi-sel, 2 cuillères à café de levure chimique et 5 cl de lait (il est possible que vous en ayez besoin de moins)… et d’y ajouter 1 c. à soupe de sucre et des fraises séchées (en vente à la Mère de Famille, au prix de l’or, et chez Massis Bleue, à un prix formidable, et un vrai délice).

Faites les cuire à la vapeur, servir tièdes avec le velouté chaud.
Les fraises séchées ont beaucoup de goût, la consistance d’abricots secs et ne colorent pas la pâte. Elles restent “en pépites” sans rendre trop de jus.

Pas maaaaaaaaaaaaaaaal…

 

 

 

  • Asperges en mouillette de vinaigrette aux fraises

Je crois que c’est l’idée de base de nombre de recettes aujourd’hui, autant ne pas s’y étendre, mais comme c’était l’idée première…

Asperges à la vapeur, surtout ! Pas besoin de recette, juste un conseil : ligotez bien la botte, et cuisez-les « al dente», c’est plus présentable et bien meilleur.
Plongées dans une vinaigrette composée de la sorte :

10 fraises Maline centrifugées

1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc

2 cuillères à soupe d’huile d’olive douce

Poivre blanc du moulin

3 feuilles de basilic

Quelques gouttes de jus de citron

Mouilletez, dégustez, rigolez : c’est acidulé, pas désagréable, ça change un peu quoi de la vinaigrette classique, et je me dis que décidément, il y a des choses à faire sur les vinaigrettes avec des fruits centrifugés.

  • Asperges en oreiller rose roulé au bacon

Peut-être la recette la plus en phase avec mes obsessions actuelles.

Précuire les asperges vertes à la vapeur.

Prendre de grandes feuilles de lasagne blanche, les cuire à l’eau bouillante 5 mn, les éponger sur un torchon.

Emincer finement dans la longueur et citronner des fraises plutôt acides (type guariguettes).

Sur les lasagne, étaler une mince couche de pesto, une mince couche de ricotta (ou mélanger dans un bol ricotta et pesto, pour avoir moins de boulot), disposer quelques lanières de fraise, les têtes d’asperges (qui doivent un peu dépasser en largeur). Eventuellement une tranche de bacon.

Rouler serré. Couper en 2 et en biseau le rouleau obtenu.

Faire chauffer de l’huile d’olive dans une poêle et faire dorer 3 mn de chaque côté.

J’aime à appeler ce genre de principe de roulés des « makitaliens », j’en ai fait toute une série ces derniers temps, c’est bon et joli à la fois !

  • Ce à quoi vous avez échappé : des tempuras d’asperges. Bricol’Boy les a mangé avec bonheur, moi je n’ai pas pu, l’asperge presque crue, ce n’est pas à mon goût…Enfin, surtout la blanche je crois. Peut-être fallait-il précuire les asperges, mais ce n’était pas dans l’esprit tempura, donc j’ai laissé tombé.

 

J’avoue ne pas avoir eu la patience ni le talent de me lancer dans les desserts, mais je tombe en pâmoison devant Anne et Mercotte qui encore une fois se sont dépassées ! Je n’ai pas eu le temps d’aller voir les autres (Semaine Fraîch’Attitude oblige !) mais je crois que je vais y passer la nuit…

 

Tout ce que je peux vous dire, c’est que voir 118 blogs avoir la Fraîch’Attitude, ça fait plaisir ! Merci à tous de votre participation, de votre engouement, d’être aussi partageurs et aventureux.
Merci à toute la super équipe de Blog Appétit d’avoir accepté d’être partenaire d’Aprifel et de défendre aussi bien les produits de saison et l’amour de la cuisine.

Merci à notre marraine Alba pour ses deux recettes, bientôt ses commentaires sur le fruit de votre imagination !

 

PS : Allez, m’en vais bosser moi, et passer ma vie dans mes cartons… Je n’en suis qu’à mon 3ème carton de livres de cuisine et à mon 4ème d’ustensiles, c’est vous dire !

Blog Appétit Fraîch’Attitude, c’est parti !

Mardi 25 avril 2006

 

Il y a quelques temps, j’ai pu vous dire enfin que je travaillais pour APRIFEL, association qui promeut la consommation des fruits et légumes frais.

Tout naturellement, il m’est venu à l’idée de proposer à la belle équipe de Blog Appétit (Patrick, Laurent, Mijo, Requia et Pascale) de s’associer à la grande fête qu’est la Semaine Fraîch’Attitude, du 17 au 28 mai dans toute la France.

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Alors aujourd’hui, grâce à eux, déchainez-vous et soyez innovants : asperges et fraises sont de la partie, et le marrainage est assuré par la délicieuse Alba Pezone, que je vous incite à suivre de très près (bientôt vous la retrouverez sur Cuisine TV).

A vos couteaux et vos économes, amusez-vous !

Et si vous avez envie d’afficher votre goût des fruits et des légumes frais sur votre blog, dans la série badges rigolos, je vous propose celui-là :

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Ce peut être votre façon de participer à cette semaine sur les fruits et légumes !

PS : au passage, Ester Kitchen change un peu de robe et de couleurs, la même depuis août 2004, ca commençait à bien faire. Le bandeau et la charte sont l’oeuvre de la délicieuse Alice, illustratrice de grand talent, qui m’avait déjà fait le bonheur d’illustrer Devine qui vient dîner ce soir
Et en plus de tout, c’est une fille adorable, qui cuisine super bien, et a un chat très rigolo.
Bref, une amie précieuse !

 

Double Blog Appétit : pintade à l’orange et au chou coeur-de-boeuf / gnocchi tendres aux deux chous

Mercredi 5 avril 2006

 

J’aurai pu imaginer des choux à la crème : la pâte à chou, c’est pas cruciférique, mais y’a le nom, et dans la crème, y’a des oeufs non ?

Ou encore, des nids de quelque chose garnis de belles lanières de choucroute : ça marche aussi ? Ou faire ma choucroute moi-même ? (zut, je n’ai plus de place pour une barrique à choucroute dans la cuisine, c’est pour ça qu’on déménage non ?)

Ou bien, prendre le bébé d’une animatrice blonde de TF1 : le petit chou d’une dinde ? Naaaaaaaaan ! Mauvais esprit !

Pourtant, j’ai fait simple, très simple, pas envie d’esbrouffe sur des produits si simple et si terroir. Ca, c’est le gastronomiquement correct pour “peu d’inspiration”. Mais j’ai un mot d’excuse !

Je ne suis pas fan de chou, qui a pourtant bercé mon enfance (au point de taquiner ma mère en lui demandant si elle était polonaise).Mais par un joyeux tour du sort, mon petit chou à moi est très fan de chou : il bat des bras face à une purée de romanesco et c’est l’éclate avec du chou-fleur… Donc, désormais, ça sent souvent le chou à la maison, les créateurs de Blog Appétit ont dû le sentir !

J’avais pris de l’avance, la première recette que je vous propose a été faite fin janvier.

Voici donc une interprétation simple et bête de la pintade au chou.
La pintade est fermière mais le chou, lui, est pointu. Pointu, “sharp“, comme dirait Cantona, de l’espèce Coeur-de-Boeuf, que j’affectionne particulièrement (enfin, plus que les autres).

 

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Pointu, viril, et surtout, délicat en goût.

Avec une simple pintade rôtie, un peu sophistiquée par une orange dans le derrière (coupée en deux quand même, pauvre pintade) :

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Le couvercle de la magic cocotte, et hop, une petite heure de cuisson à doux couvert…

Quelques pommes de terres brossées pour accompagner les parfums de la pintade,du chou et de l’orange…

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Le problème avec ce chou, c’est qu’il ne reste pas grand chose à la fin, un souvenir de son parfum… mais bien suffisant pour moi.

La recette est si basique qu’elle ne nécessite finalement pas un roman : frotter la pintade de jus d’orange, couper une 1/2 orange en quart et la fourrer dans le croupion de la pintade. Peler et hacher deux belles échalotes, laver et hacher grossièrement un chou coeur de boeuf, brosser des patates grenades. Faire dorer la pintade. L’ôter de la cocotte, faire rôtir échalotes et chou. Déposer la pintade sur son lit de chou, mollement affalée. Assaisonner, ajouter le zeste de l’orange, un fond de vin blanc ou de bouillon, couvrir et laisser cuire 20 mn. Au bout de ce temps, ajouter les pommes de terre. Couvrir et laisser cuire encore au moins 30 mn. Remuez souvent !

Bon, j’aurais pu m’en tenir là, mais hier soir, j’ai fait une recette dont je me suis rendue compte a posteriori qu’elle répondait aux critères !
De simples gnocchi de pommes de terre, enrichis d’un jaune d’oeuf (et la voilà ma volaille, même en devenir), sautés avec diverses parties de divers choux. Et tout le sport blog appétien était là : j’ai utilisé mon ami le chou-rave (vert pour cette fois), avec ses feuilles délicieuses, meilleures que des épinards ; et son coeur coupé en fines lamelles ; quand à la crème enrobant l’ensemble, c’était le pied de brocoli râpés… les florettes ayant fini dans l’estomac de Bébé ravi de l’aubaine.

Un vrai plat de récup’, avec feuilles, bulbe et pied de chou : tout bon et tout vert comme le printemps !

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Pour les gnocchi, vous savez tous les faire : purée de pommes de terre farineuses, farine, muscade, sel, et ce coup-ci un jaune d’oeuf (mais je préfère sans). Faites les cuire à l’eau bouillante salée pendant que vous préparez à côté la garniture dans un wok, garniture composée des feuilles de chou-rave soigneusement émincées, d’une échalote grise, de pétales de chou-rave. Laisser cuire doucement 5 mn dans l’huile d’olive (le temps que l’eau des gnocchi commence à bouillir). Pendant ce temps, râpez les pieds des brocolis (ce qui n’est pas un job de pédicure pour autant ce jeu de mot est affligeant) et ajoutez-les dans la poêle, comme de gracieux confetti. Profitez-en pour plonger les gnocchi dans leur jacuzzi, armez-vous d’une écumoire et quand ils remontent, c’est qu’ils sont cuits : hop, dans la poêle, où ils achèvent tranquillou leur mélange avec les choux. Faire un peu griller sans coller (c’est délicat, une histoire de poêle), ajouter quelques cajous écrasées qui passaient par là (pensez alors à Cléa qui les aime tant), un filet d’huile d’olive, et MIAM !!!!!

Je sais que je devrais manger du chou plus souvent, je m’y mets doucement. D’ailleurs je commence mon coming out : je partage mon bureau avec une spécialiste en nutrition qui fit sa thèse sur…les choux. Sa conclusion ? Ils sont tous fantastiques pour la santé, notamment pour lutter contre le cancer.
Mais malheureusement, quand on lui demande s’il y en a un plus efficace qu’un autre, la réponse est : il faut manger un peu de tous les choux !
Donc, rutabagas, chou-rave, chou-fleur, romanesco, brocoli, chou-fleur violet graffiti, coeur de boeuf, chou rouge, chou vert, chou chinois : le chou, c’est bon pour la santé, faut en manger…

Et j’espère que les autres blog appétiens seront meilleurs que moi pour montrer aussi que c’est parce que c’est bon qu’il faut en manger !

Bref, vous l’avez compris, je suis pas très fière de moi sur ce Blog Appétit, un peu fait à la va-vite…avec le fond du placard et du frigo !

 

Pluie de questionnaires !

Mardi 7 mars 2006

 

J’ai raté des tonnes de meme et pour les questionnaires, j’avoue que je ne suis pas très fan, un peu trop intime parfois… Néanmoins, il y en a plusieurs en souffrance dans ma boîte, et celles qui m’ont invité à leur répondre sont adorables, donc, les voici tous d’un coup…

Donc, pour le même prix, 4+7+10 = 21 éléments personnels

 


QUESTIONNAIRE “4 FANTASTIQUES” (c’est moi qui l’ai rebaptisée)

Sans vexer personne, je n’arrive plus à retrouver qui m’a proposé d’y participer… Qu’elle fasse signe et me pardonne…

  • Bouquiniste,
  • Iconographe-documentaliste à L’Humanité pour une expo sur les 100 ans de la naissance de Louis Aragon
  • Chef de projet web pour une chaîne de télé du cable, P… P….. pour ne pas la nommer.

  • Responsable du multimédia dans une grande société côtée du CAC40 (on dirait pas vu la gueule de ce blog, mais justement, ça me détend…) <vous apprécierez l’humour de passer de l’Huma à la société côtée… entre temps, il y a eu plein d’autres jobs !>Et aussi : babysitter, répétitrice de français, traductrice français/italien, arroseuse de plantes pendant l’été, maman

4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore:

  • Chambre avec vue de James Ivory,
  • Edward aux mains d’argent de Tim Burton,
  • L’Affaire Cicéron de Mankiewicz,
  • Quand même, la série de ma vingtaine : Buffy contre les vampires (mais ex aequo avec Sex and the city) et nous sommes en plein visionnage de Desperate Housewives.

4 endroits où j’ai vécu:

  • Marseille,
  • Puteaux (ah, être une putéolienne… trop la classe !)
  • Ile-Saint-Louis à Paris (eh oui, la classe, mais 9m2 d’un foyer de jeunes filles, ne rêvez pas)
  • Dans le XVIème à Paris, n’est-ce pas ? (heureusement, pas longtemps)

4 émissions que j’aime regarder:

A vrai dire, je la regarde très peu, et souvent l’ordi sur les genoux.
Alors je complète par des trucs que j’aime écouter :

  • Des papous dans la tête (France Inter)
  • Eclektic (France Inter)4 endroits où j’ai été en vacances:

  • L’Andalousie…
  • La Sicile (souvent, souvent, très souvent),
  • New-York,
  • Milos en Grèce.

4 aliments ou plats préférés:

  • La rhubarbe
  • Le poulpe, calamar, tautenne, seiche…
  • Le lait d’amande, l’amande amère
  • L’huile d’olive

Qui a dit que j’étais méditerrannéeene ???


4 endroits où je préférerais être, là maintenant tout de suite:

  • Sur les remparts de Saint-Malo,  
  • A l’Alhambra de Grenade, en train d’écouter le chuchotis des fontaines aux lions,
  • En train de rêver que je suis en vacances,
  • Dans ma cuisine en train de préparer un super dîner aux chandelles pour l’homme qui le mérite bien !  

Et par ordre croissant… après les 4, les 7 !

 

Gentillement demandé par Ouah comme c’est bon !


7 choses que vous voulez faire avant de mourir :

Avoir une chouette maison
Apprendre à faire du vélo
Réussir la pâte à chou
Aller au Chili
Comprendre enfin ce qu’est une fractale
(Re)devenir blonde
Faire mienne la sentence de Montaigne : ‘Que philosopher c’est apprendre à mourir’.

7 choses que vous faites bien :
Les bébés
Les massages
Les manucures
Les soufflés
La cuisine avec trois fois rien
Remonter le moral des troupes
Le zouave

7 choses qui vous attirent chez le sexe opposé : 

Il n’y en a qu’une qui m’attire, c’est Bricol’Boy ! Donc, l’humour, le charme, le sourire, les jeux de mots, l’art de savoir faire le café, la patience et l’indulgence, et en voilà 7…7 choses que vous dites/mailez souvent :
Salut !
Bisous !
Où est le bitoniau de la cocotte-minute ?
Tu es sûr/e ?
Cordialement
Y’a un bug !
Ca marche pas…

7 respects pour des personnalités :
Olympe de Gouges
Simone Veil
Shakespeare
Pierre Mendès-France
Denis Diderot
George Clooney
Les mères de famille TRES nombreuse

7 personnes dont vous aimeriez qu’elles répondent à ce questionnaire :

Gandhi, Jean-François Piège, Eric Roux,  Antigone,  Anaïk de Le Confit c’est pas gras, l’inventeur du bouillon-cube, Monsieur G. Detou s’il existe vraiment.



Après 4, 7, voici les 10 QUESTIONS


Parce que Binette me l’a gentillement proposé !

 

Qui suis-je ? 
« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité » (Jean Cocteau)

Quel âge ais-je l’impression d’avoir ?
« On est pas sérieux quand on a 17 ans » (Rimbaud)
« La femme de 30 ans » (Balzac)
Selon le moment de la journée…
Qui me connaît le mieux ?
Gnothi seauthon, comme on disait à Delphes !

La chose la plus importante dans ta vie…
Chose, donc pas personne… Ecrire, aimer et cuisiner alors ?

Je porte toujours…
Ma bague de PACS.

Ce que je fais toujours…
Parler de façon très fleurie alors que j’ai fait des études de lettres (mais ceci explique cela et donne du vocabulaire même dans la vulgarité).

Je suis la plus heureuse quand…
Bricol’Boy rigole à un de mes jeux de mots stupides et Virgile bat des bras comme un papillon quand il me voit arriver le soir.

Le lundi matin, vous pouvez me trouver…
grognon ?
Mon moyen de transport favori
Les pieds ! Sinon, le bus (mais je rêve d’un tapis volant).

Mes yeux sont
Marrons cochon le matin, marrons et injectés de rouge après 22h.

L’objet que je préfère posséder 
On ne possède pas grand-chose sur cette terre… J’aime les objets avec une histoire, alors peut-être la bague de ma grand-mère.


Entre temps, ma très chère Estelle m’a invitée à dévoiler les coulisses de mon blog… je m’y emploie bientôt, pour le moment, avec 3 questionnaires à la file, vous avez de quoi lire !


 

Top 5

Lundi 16 janvier 2006

 

Puisque l’adorable et charmante Estelle m’y invite, voici le top 5 ! Avec juste un mois de retard…

1. La meilleure recette, selon vous, que vous ayiez publiée sur votre blog.
Risotto d’épeautre au potimarron. D’ailleurs, elle m’a donnée l’idée de Potirons, courges et autres cucurbitacées.
J’ai aussi une grande tendresse pour le filet mignon à la rhubarbe, risotto guarriguette.

En fait, je m’en rends compte là, je ne donne pas beaucoup de recettes, je raconte un peu ma vie sur ce blog… Bon, je note : en plus des bouquins, donner des recettes, c’est pas ça qui manque dans ma cuisine.

2. La photo de plat dont vous êtes le plus fier sur votre blog.
Ce n’est un secret pour personne, je n’aime pas prendre mes plats en photo. Pour plusieurs raisons : mon appartement est peu lumineux, et maintenant je n’ai plus trop le temps nécessaire pour sortir le pied, tout bien cadrer et toutoutyoutou. L’été, c’est plus simple, avec la lumière du jour, tout est plus appétissant.

Quelque part, j’aime bien son côté brouillon à mon blog. C’est un blog roulé à la main sous les aisselles… un clog quoi !

Alors, la photo la moins moche, c’est peut-être ce simple panier de cerises :

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Parce qu’elle respire la santé, qu’elle est en plein air, qu’on y voit des mains (celles de mon grand frère, en l’occurence). Ah, zut, c’est pas un plat, ça ne compte pas…

Bon, alors celle-là, des fruits rouges toujours, mais un peu travaillés, les célèbres fraises au basilic dont la petite Alma rendait sa superbe maman friande :

 

fraises

 

3. La recette la plus souvent visitée.

Même si je suis connue comme étant la reine des courges, je patauge dans le yaourt, qui est de loin la recette sucessfull du blog.

Et même, en fouillant dans les stats, je me rends compte que la recette n°2 la plus consultée est le fromage blanc maison (il faut que j’en refasse pour me lancer ensuite avec le petit-lait dans de la ricotta) et en n°3 les yaourts au lait de soja ; le premier qui me surnomme “La Laitière” a affaire à moi ! Si ça continue, je vais poster mes histoires de lait maternelet le surnom sera 100% mérité.

4. La meilleure recette salée que vous ayiez empruntée à un autre blog et réalisée.
La galette toute simple au fromage de Clea.

Et ça m’afflige, en fait, pour le salé, je fais toujours freestyle devant mon frigo, ce qui réussit en général assez bien, allez, résolution pour cette année : tester plus de recette salée de mes collègues blogueurs.

5. La meilleure recette sucrée d’un autre blog que vous ayiez réalisée.

Là il y en a plusieurs, parce que le sucré, c’est un art précis, et que tout le monde ne peut pas être Mercotte, peut-être aussi que les blogs ont souvent plus de sucré que de salé ?

Les pâtes de fruits à la cocotte-minute du merveilleux JP.
C’est la première recette que j’ai piqué à un blog et depuis, j’ai renoué avec ma cocotte-minute et je vois les coings d’un autre oeil. C’est certainement ce qui a convaincu Bricol’Boy qu’il vivait avec une folle qui partait en vacances en enfermant dans des placards sa pâte de coings pour la trouver à point au retour !

Les VanilKipferl de Mercotte.

C’est malin, depuis, je suis tombé sur le bouquin de Felder, ceux de Mercotte sont encore plus beaux que ceux du bouquin. Le livre est d’ailleurs formidable !

Les gâteaux aux marrons de Cléa, bien pratique pour liquider un fond de boîte de crème de marrons. A moins qu’on ne l’ouvre exprès pour.

Les sablés à la cardamome de Fred, que je grignote en écrivant. Ma dernière addiction en date (pas gagné, le régime. Bon, on verra ça en février).

Et des kilos d’autres sucreries que j’oublie, merci à tous de contribuer à mes kilos !

<Bientôt : elles arrivent, les adresses marseillaises ; une série de soupe pour oublier les kilos ; et j’oubliais, j’ai commis un nouveau livre !>

 

Blog Appétit n°6 : champignons sauvages à l’huile, copyright Michel Payany

Mardi 20 décembre 2005

 

Au mot “champignons”, mon esprit pense toujours aux deux mêmes choses : Sacha Guitry et et mon père (qui comme le disait Sacha, avait raison). Parfois, je pense à la chanson de Billy Ze Kick, mais c’est plus rare.

Sacha Guitry, à cause du début des Mémoires d’un tricheur (cherchez pas, le DVD n’existe pas, guettez une redif’). Un jeune galopin pique quelques subsides dans le porte-feuille familial. Pris la main dans le sac, il est puni : ce soir, pas de champignons sautés, qui régalent sous ses yeux toute la famille. Séquence suivante : l’enfant suit les corbillards des siens, les champignons étaient vénéneux, et une belle carrière de “tricheur” s’ouvre à lui !!!

Quant à mon père… C’est lui l’expert es champignons. C’est un homme des bois, un coureur de cailloux, de plantes, au printemps les asperges, en automne les champignons. Depuis son enfance il parcourt les coins de Provence, un panier à la main, un couteau dans l’autre. A croire qu’ils poussent sous ses pieds, je ne l’ai jamais vu rentrer bredouille. Il connaît toutes les espèces locales et j’ai souvenir que pendant des vacances en Lozère, il n’avait pas pu résister à de magnifiques cèpes, qui ont séché sur la plage arrière de la voiture pendant une semaine ! Un voyage plein d’odeurs, je vous l’assure.
De plus, je le confesse, je ne suis pas folle de champignons. Les morilles, les truffes (mais c’est une autre histoire de famille, que je vous raconterai), les champignons de Paris, un risotto aux cèpes, OK, mais guère plus. Oui, je suis snob… C’est la texture facilement spongieuse du champignon qui peut me faire fuir. Cela dépend étroitement de mon humeur. Il eut donc été indigne de ma part de me proclamer blogueuse ex-champignons, aussi lui ai-je demandé de vous livrer sa recette favorite de champignon.

Si les émotions et les souvenirs sont les miens, pour ce blog appétit de Noël, les champignons seront donc ceux… de mon père.

Merci Papa !


Champignons sauvages à l’huile

Cette préparation est une semi-conserve destinée à servir d’accompagnement à des viandes froides, au même titre que les cornichons au vinaigre. Les pots se conservent plusieurs mois au réfrigérateur.

Première étape : le choix des champignons.

J’ai testé trois types de champignons sauvages pour cette recette : le lactaire délicieux (pinin, sanguin, safrané), la girolle (chanterelle jaune) et le tricholome terreux (griset, petit gris). Ces trois types de champignons se trouvent sur les marchés ou en conserve si vous n’êtes pas un cueilleur averti.
D’autres champignons devraient pouvoir faire l’affaire comme le pied de mouton (hydnum repandum), ou le champignon de Paris s’il est très petit. Les bolets, en particulier le cèpe, sont mous et un peu visqueux, ce qui n’est pas apprécié de tout le monde. Restent à tester les mousserons, trompettes de la mort et chanterelles.

Les champignons destinés à cette recette doivent être très jeunes, frais et parfaitement sains. Choisir des champignons de petite taille. Les trous de vers sont très visibles et du plus mauvais effet (même si la bête n’y est plus !).

La quantité de départ est de 1 kilo de champignons frais.

Deuxième étape : la préparation et la cuisson des champignons.

Eviter d’acheter des sujets trop terreux ou sableux, d’abord pour ne pas payer de la terre au prix des champignons, ensuite pour ne pas être obligé de les laver avant de les faire cuire.

Couper l’extrémité de la queue de chaque champignon et, pour les grisets, raccourcir la queue des deux tiers. Eliminer les feuilles, mousses et brindilles en essuyant délicatement avec du papier absorbant. Couper en morceaux les champignons les plus gros.

Mettre les champignons, sans sel ni corps gras, dans une poêle à feu vif et couvrir. Au bout de quelques minutes ces derniers vont perdre leur eau de constitution ; les laisser cuire dans ce jus cinq bonnes minutes puis les verser dans une passoire et les rincer abondamment à l’eau froide. Ce rinçage a pour effet d’éliminer toute la terre ou le sable qui aurait pu subsister et de rafraîchir rapidement, donc raffermir, les champignons.

Laisser égoutter, au besoin compléter en comprimant délicatement des poignées de champignons avec les mains.

Troisième étape : l’assaisonnement et la touche finale

La quantité d’ingrédients d’assaisonnement, ail et vinaigre en particulier, est fonction du goût de chacun. Eviter cependant les excès, il ne s’agit pas d’ail aux champignons ni de cornichons au vinaigre. On peut utiliser de l’huile d’olive mais personnellement j’emploie de l’ISIO 4 du commerce qui est neutre de goût (je réserve la bonne huile d’olive pour les salades !) (Note de ta fille : tu pourrais essayer de l’huile de pépins de raisins, qui est neutre et ne fige pas au frigo).

Préparer à l’avance de l’ail (3 gousses) et du persil finement hachés, les mettre de côté.

Remettre les champignons dans la poêle avec deux ou trois cuillers à soupe d’huile et quatre à six cuillers à soupe de vinaigre blanc, saler, poivrer abondamment. Faire chauffer et cuire à feu vif pendant cinq à dix minutes en remuant pour faire absorber le vinaigre, ajouter l’ail et le persil en fin de cuisson. Goûter pour rectifier l’assaisonnement, ne pas hésiter, s’il le faut, à rajouter du vinaigre ou de l’ail.

Laisser tiédir quelques minutes puis mettre dans des pots en verre avec un couvercle vissé étanche. La façon de remplir est très importante pour la conservation car il ne faut pas emprisonner de bulles d’air. Mettre successivement des champignons et de l’huile puis tasser avec une cuiller pour faire remonter les bulles. Terminer par une couche d’huile d’un doigt au sommet du bocal et mettre à refroidir à l’air libre quelques heures sans fermer le couvercle.

Avant de mettre au réfrigérateur, compléter le niveau d’huile et fermer hermétiquement le couvercle.

Quelques conseils supplémentaires :

  • ne pas mélanger les champignons, surtout les lactaires qui ont un petit goût de résine,
  • étiqueter et dater les bocaux,
  • choisir plutôt de petits récipients (200 grammes),
  • essayer de patienter au moins deux semaines avant de goûter.