Archive pour la catégorie 'Tout à l'ego'

Les criminels passent à table, mon nouveau livre

Mercredi 21 avril 2010

Quatre mois sans rien dire ni publier ici, ça craint du boudin, je sais, merci. D’ailleurs, de boudin, il aurait pu en être question dans ce nouveau livre que j’ai commis avec comme complice illustrateur l’excellentissime Jean-François Martin, mais par chance, nous l’avons évité. Admirez au passage la transition subtile et légère comme des Pataugas sur un parquet point de Hongrie.

Son propos peut en effet paraître psychopathologique : faire un casting d’affreux-méchants-criminels-littéraires et imaginer ce qu’ils auraient aimé nous cuisiner ou déguster… Tout ça pour en sélectionner une joyeuse brochette réunie dans Les criminels passent à table : 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature, qui mélange allégrement mes deux centres d’intérêt principaux, la cuisine et la littérature.

criminels-couv

Je pourrai vous vanter sa jaquette élégante qui sera du meilleur effet sur la table basse de votre salon, sa maquette chiadée très 50’s que j’adore (mais je ne suis hélas pas objective) avec des filles aux faux-airs d’héroïnes de Mad Men, sans oublier  l’air étrange de vos amis en découvrant que vous vous intéressez aux fiches-cuisine d’Hannibal Lecter ou à la cuisine romaine antique.

Au programme : du poulet comme aime à le cuisiner Dracula (saviez-vous qu’il mettait lui-même la main à la plume ?), des os à moelle façon Roy Lewis, un gigot à la Roald Dahl, des biscuits de marins pour les pirates de L’île au trésor, de l’épaule d’agneau pour le Cyclope de l’Odyssée… vous voyez, on échappe au carpaccio, au tartare et au boudin à toutes les lignes !

Si parfois la recette était presque dans le texte lui-même (comment ne pas fondre pour la daube d’ Ennemonde de Giono ou la tarte à la mélasse de la Reine de Coeur d’ d’Alice au Pays des merveilles), il a fallu pas mal d’heures de lecture et de recherches pour trouver à quelle sauce déguster ce bon Docteur Jekyll (du sel, bien sûr ! il faut du sel !..… lisez le livre pour savoir pourquoi) ou Fantômas (quelque chose qui est là sans être là… qui apparaît et disparaît…).

Une enquête passionnante dont j’ai souvent partagé les errements avec des amis de la blogosphère, que je remercie ici de leur soutien pendant les 18 mois d’écriture de ce projet, avec leurs avis, leurs suggestions de lecture et leur écoute patiente de mes difficultés ( »mais qu’est-ce qu’elle peut bien manger, la Milady ?« ) : Patrick, Anaïk, Gracianne, Dumé, Adèle, Caroline

Mais bien sûr celui sans qui je n’aurai jamais pu écrire l’ouvrage, c’est encore une fois Bricol’Boy, qui reste toujours aussi fort en étagère (la maison en compte quelques-unes de plus pour stocker toute la doc nécessaire…), mais encore plus en conseiller, lisant avant moi les ouvrages concernés, orientant, discutant et supportant les moindres doutes (vivre avec une femme qui écrit, mon dieu, je ne suis pas sûre que je supporterai !).

Enfin, pour nos amis anglophones, ce livre sera également disponible outre-Manche et outre-Atlantique au mois d’octobre, sous le titre Recipe for Murder: Frightfully Good Food Inspired by Fiction. Wait and see !

logo_franceinter

Pour ceux qui ont envie de m’entendre dire quelques mots sur ce livre, rendez-vous ce vendredi 23 avril en direct du Fou du Roi sur France Inter à partir de 11h. Sans oublier une autre surprise ce week-end, un extrait inédit du livre !

Sans oublier le groupe Facebook dédié au livre pour laisser vos impressions… Et n’oubliez pas : le crime mène à tout, même à la cuisine !

Ils ont aimé le livre :
- Madame Figaro.fr, « Recettes Mortelles »,
- Patoumi, qui comme le Grand Méchant Loup, croqua quelques cochons au chaud sous leur oreiller…
- Bruno Verjus, pour qui c’est une tuerie, bien sûr !
- Mercotte, qui en ressort son Gaffiot pour l’occasion, sur A table et Compagnie,
- Clea, qui en revisite la salade Caesar (de Brutus bien sûr),
- Anne-Laure Pham, sur son blog La soif du miam /  L’Express.fr,
- Anne, qui m’a posé quelques questions sur son blog Papilles et Pupilles,
- La Libre Belgique, qui se demande ce que pouvait bien manger Milady,
- Frissons en cuisine, sur le « Clin d’Oeil Gourmand » du Monde.fr

Quelques voeux pour 2010 (et un nouvel opus sur les yaourts)

Lundi 25 janvier 2010

Ouf, janvier n’est pas encore fini : je suis encore officiellement à temps pour souhaiter à mes heureux lecteurs  de bien belles et bonnes choses pour 2010.

Mais pour changer un peu, je fais un rêve, et voici ce que de 2009 je souhaite définitivement oublier et ne pas revoir en 2010. Rien sur la paix dans le monde, l’économie mondiale ou la santé des peuples, parce qu’après tout, on n’est pas dans un entretien pour Miss France ici, je porte assez mal la robe en mousseline turquoise.
Je sais, d’habitude on fait des voeux, pas des récriminations, et alors ? Voici ce qui me ferait sacrément plaisir cette année :

  • voir disparaître les verrines des cartes de restaurant, et des tables en général. Je plains les auteurs de certains ouvrages qui doivent encore plancher sur le sujet. Parce que bon, le cassoulet en verrine, ça montre la limite du concept, quand même.
  • voir également disparaître les zigouigouis et entrelacs ridicules de vinaigre balsamique réduit (en fait, un sale sirop vaguement balsamiqué acheté au litre chez Métro) sur le côté de l’assiette, ce qui ne donne malheureusement que du fil à retordre au plongeur pakistanais. Idem pour les gougouttes disposées par 3 sur les assiettes, on dirait un bouquet de fleurs mortes.
  • et tant qu’on y est, itou pour les zigouigouis de mauvaise sauce chocolat posée sur le côté des assiettes à dessert. Qui viennent gâcher un cheesecake ou pire encore, un dessert traditionnel ouzbek aux noix (véridique).
  • qu’on arrête de mal répondre au téléphone aux malheureux qui essaient de réserver une table un vendredi soir moins de 3 semaines à l’avance dans un restaurant au top de la tendance, c’est-à-dire ayant eu deux lignes dans le Figagaroscope ou un entrefilet dans le guide des Foodingues : « Mais madaaaaaaaaame, bien sûr que nous n’avons pas de tables d’ici deux semaines« , et de nous raccrocher au nez. Classe.
  • aller lire plus souvent les blogs d’Estèbe, de Patrick, de Gracianne et d’Anaïk. Parce que je ne connais rien de plus drôle et de mieux écrit que ces 3 mousquetaires, qui sont 4, comme les vrais.
  • Le dernier point n’a rien à voir avec le reste, mais sinon vous allez me prendre pour une incorrigible râleuse. Ce qui ne sera pas complètement faux.

yaourts

Trêve de confiture, je profite de ce billet pour vous zannoncer la sortie dans les bacs de mon dernier ouvrage, consacré aux yaourts, à faire avec et surtout sans yaourtière ! Il faut dire que la fabrication des yaourts à la yaourtière SEB ont longtemps été un des messages les plus consultés de ce blog …

Au four, à la cocotte (minute et en fonte), sans rien du tout dès que c’est l’été, à la yaourtière pour ceux qui veulent investir, il n’y a plus de raison pour ne pas se lancer. Certaines telles Mercotte,  Clea ou Anne l’ont déjà testé… alors à votre tour !

Nos chouchous à la maison (car il a bien fallu tout goûter) : le vrai yaourt à la grecque (liquidé en une heure), le yaourt au thé à la menthe et aux pignons caramélisés (super rafraîchissant), celui au thé fumé (à oser avec du saumon, à l’heure du brunch), à la prune et à la cardamome (un accord qui marche toujours bien). J’ai pris le parti de faire des yaourts assez « naturels », qui font la part belle aux fruits, et utilisé des produits courants pour aromatiser le lait : thés, infusions, plantes… Après tout, si on a envie de faire des yaourts maison, ce n’est pas pour les bourrer de colorants ou de bonbons, non ?

C’est pas tout mais j’ai quelques recettes sur le feu en train d’accrocher, je vous laisse, et peut-être que je reviens. Ah, pour les déçus de l’adresse de la gâche : quelques déconvenues quant à la fraîcheur de cette brioche m’empêchent de communiquer officiellement sur l’adresse. Ne me reste qu’à la faire !

Le BA-BA DES BABAS – Mon nouveau livre

Vendredi 30 octobre 2009

babasIl y a des livres qui naissent dans de drôles de circonstances.

J’ai déjà parlé ici de ma belle-mère qui m’offrit sa volette à gâteau. Je vais encore vous en parler, car c’est à cause (ou grâce) à elle qu’est né mon dernier livre.

Il y a de cela plusieurs années, elle ne put réaliser le gâteau préféré d’une de ses filles, et me demanda de le réaliser pour elles. « Pas de souci, Bernadette ! Où est la recette ? » Elle me tendit avec un grand sourire une fiche cuisine (non, pas celles du ELLE…) en me disant « Oh, tu as déjà dû en faire : c’est un baba au rhum ! ».

Certes pas. Car du baba au rhum, fan je n’étais pas. A vrai dire je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’avais dû en goûter. Le côté sirupeux, spongieux, le mauvais souvenir d’une crème pâtissière m’en avait éloigné à jamais. Ce n’est pas pour rien que les enfants n’aiment pas en général les babas au rhum…

« Bon, OK , c’est bien parce que c’est pour vous deux… mais je ne suis pas sûre d’y goûter ».

Le lendemain, devant l’enthousiasme à table, je fis mon devoir : j’en goûtai une lichette. Avec étonnement. Et j’y retournai –plusieurs fois.

(Lire la suite…)

Une Saint Valentin express…

Lundi 11 février 2008

D’habitude, je vous évite la section revue de presse (ma trombine par ci, ma recette par là). Mais là, la photo de Jean-Claude Amiel et le stylisme de Blandine Boyer ont eu fi de mon (im)modestie.

 

Babas express

 

Je n’ose mettre en regard la photo de travail que j’avais envoyée.

Mais la minute magique où l’on voit sa recette apparaître sur l’écran de contrôle du photographe m’a beaucoup émue. Devant une fenêtre de Neuilly, sur une simple table de jardin… je n’ai pas envie de dévoiler les coulisses. Mais une belle après-midi venteuse de janvier, j’ai été toute époustouflée de ce petit miracle en équilibre de chantilly réalisé par de grands professionnels.

 

Pour savoir la suite de la recette, rendez-vous sur le site de l’Express.

Bye Bye la fraîch’attitude, vive la Goosto Attitude !

Mardi 21 août 2007

De longues vacances, pour la première fois depuis mes années de fac, j’ai eu un mois de vacances, dont j’ai rapporté quelques recettes (bientôt ici, dès que j’ai trouvé un outil d’affichage décent des photos qui marche sur Wordpress et sur Mac…). J’en ai rapporté quelques rides aussi, puisque j’ai passé le cap d’une année supplémentaire, et effacé quelques larmes.

En effet, mi-juillet, j’ai rangé mon ordinateur, donné les infos à une charmante et compétente jeune fille qui dorénavant travaille pour les fruits et légumes, trié des cartons, enlevé les photos des murs et dit « au revoir » à mes collègues chéris d’Aprifel, Interfel et de la Cuisine fraîch’attitude.

Et depuis hier, j’ai un bureau en haut d’une tour, de nouvelles collègues, moins de fruits et légumes autour de moi mais beaucoup plus de livres de cuisine, puisque j’ai le plaisir désormais de travailler à plein temps pour le site Goosto, après avoir pigé pour eux pendant quelques mois.

Ce que je vais désormais écrire sur ce blog, j’ai bien du mal à l’imaginer… Mais on verra bien, pour le moment il y a du pain sur la planche, et le plaisir de travailler en équipe autour d’un beau projet !

Alors en attendant quelques recettes sur EsterKitchen, rendez-vous chez Goosto !

Rendez-vous à Bordeaux la semaine prochaine !

Vendredi 4 mai 2007
Mollat

Samedi prochain, j’aurai le grand plaisir d’être entourée de Anne et de Pascale pour dédicacer mes ouvrages autour d’un délicat verre de Maury.

Bien évidemment, cela se passe à l’heure du goûter !

Grand merci à la maison Lurton de cette initiative et à la librairie Mollat de nous accueillir.
Et si vous êtes de Bordeaux ou de la région… n’hésitez pas, je serais ravie de mettre enfin des visages et des voix sur des noms.

Démasquée !

Jeudi 1 février 2007

Bon, me v’là bien.

On ne peut rien cacher à la blogosphère. L’Agent Secret Anaik 007 vous a balancé une partie de ma vie publique.

Je confesse, j’avoue, j’ai publié un papier dans Elle la semaine dernière, sur les sucres complets (coup de chance) ; mais ce qu’elle ne vous dit pas, mais me force à avouer (elle menace de me faire porter un zizi de gorge si je le fais pas), c’est que :

  • j’ai le plaisir de collaborer depuis décembre au site Arts-Culinaires.com où je me livre à quelques interviews de chef ;
  • je passerai sur le quart de page sur mes bouquins publié dans Saveurs de ce mois-ci (merci aux gentils mails que j’ai reçu à ce sujet, je me remets toujours pas d’être traitée de Mary Higgins Clark),je soupçonne quand même Doriann de leur avoir glissé un mot à mon sujet,

  • comme un commentaire le laissait entendre ici, je suis allée cuisiner des restes sur le plateau de M6 pour le Morning Café diffusé hier matin. C’est une émission enregistrée et le jour de la diffusion, notre réveil-matin-à -deux-pattes-qui-crie-mammmmaaaaan-à -7h-du-mat a décidé de faire la grasse mat’; conclusion, je ne me suis vue qu’un quart de seconde. Le temps de constater que effectivement, j’arrivais pas à en placer une sur le plateau, et qu’il fallait que je change de couleur de cheveux. Je suis plus jeune que l’animateur qui m’a appelé « la dame » tout le long (passez-moi l’anti rides d’urgence), c’est déprimant. Certaines ont même remarqué que j’avais un fard à paupière assorti à mon tablier rose fétiche. J’attends le DVD pour faire mon auto-critique mais le peu que j’ai vu m’a suffi. Genre, tout à fait ça !

Pour le tournage, je révélerai quelques scoops : j’ai vu Roland Magdane, il a un yorkshire assez stupide ; les plaques à céramique, ça chauffe le crâne, et les coiffeuses de studio ont bien du mérite ; le fond de teint donne l’air bête (surtout appliqué en couche de 5 cm) ; Magloire est très sympa ; plein de gens surdiplômés bossent sur cette émission (ça ne se voit pas toujours) ; et c’est super flippant de passer à la télé. J’ai même apporté mon wok perso pour être sûre du résultat.

J’en profite pour annoncer que je n’ai plus d’éditeur, puisque Librio arrête sa collection cuisine, donc que mes oeuvres complètes ne sont pas prévues pour cette semaine.

C’est tout pour les révélations, je n’ai plus rien à vous cacher (à part mon poids, et le fait que je n’ai pas le permis et que je ne sais pas faire de vélo).

Je ne demande pas à payer l’ISF et je ne me présente pas à la Présidence de la République, malgré les suggestions intéressantes d’Anaik. En revanche, si je n’écris plus trop ces derniers temps, c’est pas que j’ai trop fêté cela à coup de vodka et autres vins délicieux, c’est que je croule sous le boulot…

Bientôt de retour avec une tarte au citron, pour suivre le mouvement des classiques lancé par Fred!

J’espère que vous ne m’en voudrez pas de toutes ces cachotteries quand même… après tout, on raconte ce que l’on veut sur son blog…

Questionnaire culinaire

Jeudi 4 août 2005

 

Petite note préalable : je viens de retrouver au fin fond de mes
posts ce message que je n’avais pas fini. J’ai bien ri en voyant que j’étais en train d’écrire et de répondre à ce sympathique questionnaire le 21 juin vers 23h, histoire de tromper l’attente entre deux contractions… Ca m’avait vraiment bien détendue au point de l’oublier, toutes mes excuses à celles qui me l’ont envoyé.
Je l’ai complété mais je le laisse « dans son jus » d’il y a un mois et demi maintenant…


Est-ce la saison des examens ? L’approche de l’été ? Toujours est-il que voici revenue la saison des questionnaires.

Transmis par l’adorable  Mercotte, j’ai retardé le moment d’y répondre, mais me revoici, me revoilà.
Merci au site Delicious Day de l’avoir initié.


Quel est votre premier souvenir de cuisine tout(e) seul(e) comme un(e)grand(e) ?
Une tarte aux pommes, avec ma grand-mère paternelle. J’avais 5 ans.
Ensuite, vraiment toute seule, une pâte à choux colossalement ratée, je devais avoir 10 ans. Mais la cuisine m’a toujours obsédée, il paraît qu’en vacances je demandais toujours où l’on allait manger le soir, de peur qu’on ne trouve pas de restau à mon goût !

Qui a le plus influencé votre facon de cuisiner ?
Mon père et la marraine de ma sÅ“ur (qui se nomme Jacqueline). Papa m’a appris à faire le marché, et sait cuisiner le poisson et les légumes comme personne : sa salade de calamars tièdes aux pommes de terre est à
tomber par terre ! Poisson et légumes sont d’ailleurs mes deux « penchants naturels » de prédilection.
Jacqueline, plus pour les gâteaux, notamment sa
parfaite recette de gâteau au chocolat moelleux-fondant parfait et inratable (dont ma mère dit qu’il est « qualité pâtissier »). Elle est tellement merveilleuse que je l’ai reprise dans Cuisine de fête chic et pas chère ! La recette est merveilleuse, Jacqueline aussi, d’ailleurs, c’est aussi la reine des plats mijotés à la cocotte en fonte : j’adore sa daube, sa blanquette…

Avez-vous une vieille photo comme « preuve » d’une exposition précoce au monde culinaire, et voudriez-vous la partager ?
Je n’ai pas retrouvé de photos de cette époque, mais j’ai trouvé un terrible document que je me suis empressée de photographier : un superbe ouvrage à compte d’auteur, réalisé quand j’avais 9 ans, lors des « ateliers cuisine » de l’époque :
pict0163

Vous admirerez la couverture « home made » remarquable, ainsi que la reliure tricotée qui a résisté à l’usure du temps. Sans oublier les
dessins qui vous montrent à quel point je dessine mal… Ca ne s’est pas amélioré !

Dedans, des recettes follement orginales : gâteau au yaourt, gâteau marbré, salade de fruits, fruits déguisés, « truffes créoles » (je me souviens, y’avait du rhum dedans, hips!) et les formidables madeleines.
En relisant la recette, je retrouve un « interdit » que je ne m’explique pas : « pas de parfum liquide, sinon la pâte ne gonflera pas ».

Ah bon ???? Je n’ai pourtant jamais eu aucun souci à ce niveau-là.
Encore une légende culinaire !

 

 

Avez-vous des phobies culinaires, ou un plat qui vous donne des sueurs froides rien que d’y penser ?

  • La purée rose, succès des années 70 et de ma mère, c’est vraiment un de mes pires souvenirs culinaires. J’ai maudit l’inventeur de cette fiche-recette de Modes et Travaux ou la copine qui avait osé la lui
    donner ! C’était une purée (Mousline of course), additionnée de purée de betteraves, relevée d’une vinaigrette très moutardée et vinaigrée, et
    bien poivrée. Et … le tout servi froid, car c’était une entrée.

Ne soyez pas étonnés que je déteste les betteraves après ça !!!

  • Le pâté de foie : sa seule odeur me fait lever de table. J’suis snob, je mange du foie gras, mais le pâté,
    charcutier, Hénaff ou même rillettes Ducasse, ça me fait absolument verdir.
  • La langue : par principe, je ne mange JAMAIS quelque chose qui a été dans la bouche de quelqu’un d’autre…
  • Les fromages bleus : c’est intellectuel, mais il me suffit de penser qu’il y a du moisi dedans…

Et bien d’autres choses sont mentionnées dans encore un autre vieux message…

Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez-vous le plus et lequel est le plus souvent delaissé ?
J’utilise : le zesteur, au point de partir avec en vacances ; les maryses, petites spatules en plastique souple, absolument magiques ; une feuille de cuisson en silicone (pareil, glissée aussi dans les valises).
J’utilise pas : une râpe à gingembre en porcelaine, qui ressemble à un gratte-ail, achetée chez Résonances. Elle râpe juste les doigts et n’a jamais réussi à faire quoi que ce soit avec un morceau de gingembre. Je continue donc à râper le gingembre avec ma râpe à parmesan, y’a pas mieux.
Post scriptum : je viens de voir que Requia avait acheté la même, zut, je la plains…

Pour d’autres histoires d’instruments de cuisine, encore un de mes vieux messages, si ça vous amuse…

Citez des combinaisons d’aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment – vous, et probablement personne d’autre !

Un grand hit de mon enfance : les coquillettes chaudes, dans une assiette creuse, arrosées de lait glacé, et bien salées. Un peu comme vous mangez des céréales d’habitude ! En cas de déprime… j’ai dû encore en manger il y a deux ou trois ans, j’aime toujours ça.
La vache-qui-rit va aussi trop bien avec la coriandre fraîche, dans une pita au grille-pain.
Mais bon, je connais une gourmette (pas le bracelet, le féminin de gourmet quoi !) capable de manger de la pizza froide en buvant du earl grey en guise de petit-déjeuner… Je ne dénonce pas, j’informe !

Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre ?

  • Les pâtes
  • La rhubarbe
  • Le thon cru

Voir aussi un de mes vieux messages sur mes 10 saveurs préférées.

Quelle est la meilleure chose que vous ayez goûté dans votre vie ?
Pour ma part, un pigeonneau farci au foie gras et aux olives servi aux Ambassadeurs, en janvier 2005.
Jamais mangé de viande aussi tendre ni savoureuse. A faire renoncer un végétarien convaincu !

Quelle est votre plat de prédilection à commander au resto pour savoir si celui-ci est bon ?
Le cabillaud rôti, purée de pommes de terre à l’huile d’olive

Trois questions rapides :

- Votre parfum de crème glacée / sorbet préféré :
Lait d’amandes / sorbet rhubarbe

- Vous ne mangerez probablement jamais… :
Il ne faut jamais dire jamais ! De peur que l’on m’en serve…

-    Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais :

En salé, l’osso bucco et la cocotte de légumes nouveaux.
En sucré, la glace miel-gingembre-romarin et le gâteau au chocolat de Jacqueline.

Qui suis-je ?

Lundi 16 août 2004

Mise à jour de ce texte au 30 mars 2006

Les lignes ci-dessous restent toujours valides, à quelques ajouts près !
J’ai désormais fêté mes 30 ans, adore toujours autant la cuisine… la famille s’est agrandie d’un petit bout de chou depuis, ce qui fait moins de temps pour cuisiner, certes, mais d’autres expériences !

J’ai depuis changé de job et travaille désormais dans le secteur des Fruits et Légumes, mettant à profit mon goût pour les aliments et leur histoire.

Mon premier livre dont je parle ci-dessous a trouvé son public, tant et si bien qu’il a eu de nombreux petits frères en 2005 :
- La cuisine des fauchés et Cuisine de fête chic et pas chère,
- Potirons, courges et autres cucurbitacées,
- Soufflés.

J’en prépare 3 nouveaux autres qui devraient être en librairie au 2ème semestre 2006.
Je reste fidèle à mon credo : cuisinière amatrice et pressée, avec les mêmes problèmes que tout le monde, mais c’est pas une raison pour mal manger !

L’auteur de ce blog est une Parisienne pas tout à fait trentenaire, passionnée de cuisine depuis sa tendre enfance.

J’ai la chance d’être née et d’avoir été élevée au bord de la Méditerranée (qui est une mer et pas un lac, comme j’entends certains petits malins l’affirmer…), avec par chance une maman n’aimant pas faire la cuisine. Le champ -et surtout la cuisine- était libre à mon imagination et à la création.

A moi les choux à la crème ratés un grand nombre de fois, à moi les premiers émois de pâte brisée craquelée, de gâteau au chocolat tombé au fond du four, de brûlures m’empêchant de prendre des notes en Terminale (très drôle, la tête des profs : « Ben j’ai fait des galettes de maïs, vous connaissez pas ? » ). Bref, plein d’émotions et d’expérimentations qui ont bien amusé mes frères et soeurs.

Après, j’ai tenté la cuisine sur 1 plaque dans ma chambre de bonne parisienne, en organisant une cremaillère pour 30 dans 9m2 : savez-vous faire cuire une pâte à tarte sur une plaque électrique ? C’est possible… avec du beurre clarifié et de la patience. J’ai traversé ma période « tout coriandre« , ma période « célibataire-qui-va-au-marché-chez-joel-thiebault« , ma période « cuisine aux bonbons » (la vodka tagada rose fluo, c’est joli dans le salon), ma période « j’aime la soupe même si ça ne me fait plus grandir« ,  ma période « mes petits plats mènent les garçons dans mon lit » (ça marche, si, si, si).

Bref, toutes ces expériences m’ont quand même servi à faire rire mes amis mais aussi à publier un petit livre fort sympathique (attention, c’est la minute de publicité) : Devine qui vient dîner ce soir> aux Editions Librio : un excellent rapport qualité/prix (2 euros, 40 recettes),  plein d’astuces et des trop jolis dessins d’Alice de Miramon, et du rose, et plein d’épices…

Attention, je suis passionnée, mordue, tarée, épicée, mais pas professionnelle ! N’attendez de moi que des expériences…

Et puisque j’ai l’immense chance d’avoir un fiancé absolument supercalifragilistic (le malheureux qui teste tout ce qui sort de ma tête fertile et de mes petits doigts musclés), je traverse ma période « j’expérimente-tout-ce-que-j-aime-pas« … A savoir, inventer des plats qui arriveront à me convaincre de surmonter mon dégoût éventuel de certains aliments ; tout peut avoir son intérêt dans la palette culinaire*, c’est dommage de se limiter. Ce qui a donné des expériences sur le pamplemousse, les endives, le camembert**… que vous retrouverez dans mon deuxième ouvrage (coming soon!).

Il faut bien grandir un jour, non ?

*Sauf la betterave… l� j’ai une limite…

**Oui, OK, je n’aime pas trop ce qui est amer… bravo pour la déduction !