27 sept 2004

Une histoire de bosse, ou comment faire gonfler ses madeleines

42 commentaires Recettes sucrées

J’aime les madeleines, les financiers, les mini-cakes, tous les petits gâteaux que l’on peut servir avec un thé ou un café. On est sûr de ne pas se tromper quand on en apporte chez des amis : ce n’est pas un substitut de dessert et la maîtresse de maison a rarement eu le temps de faire des mignardises pour le café. En plus, les touts-petits (vu mon âge, j’en ai de plus en plus autour de moi…) peuvent les manger facilement, le plus difficile ayant été de mettre au point une recette qui ne s’effrite pas trop dans leurs mains. Un bébé qui adopte vos pâtisseries, c’est une grande satisfaction, car c’est un public difficile à satisfaire !

J’ai essayé des dizaines de recettes de madeleines avant de réussir à me fixer sur la plus efficace. Le problème étant toujours d’être sûre qu’elle fasse le dos rond, cette petite bosse bien caractéristique. Mon conseil : le choc thermique. Préparez toujours votre pâte au moins 2 heures à l’avance (moi je la fais la veille) et laissez-la au frigo jusqu’au moment de la faire cuire.
Ne remplissez pas trop les moules et faites-les cuire d’abord à four bien chaud (220-230°) jusqu’à ce que la bosse soit formée ; baissez la température de cuisson à 180° pour qu’elles finissent de cuire.

 

A défaut d’avoir la bosse des maths, j’ai plutôt celles des madeleines…

Les madeleines faites hier étaient de simples miel-fleur d’oranger, mais vous verrez toutes les variantes des saisons au fur et à mesure ! Avec une gorgée de thé ou de champagne… un péché mignon.

Pour la petite histoire, la jolie forme de coquille des madeleines vient des soeurs espagnoles qui créerent ce gâteau et le firent cuire pendant longtemps dans des coquilles St Jacques (la route de Compostelle doit y être pour quelque chose).


Madeleines au miel et à la fleur d’oranger
Pour environ 20 madeleines

  • 2 gros oeufs
  • 120 g de farine
  • 100 g de beurre demi-sel
  • 70 g de miel
  • 30 g de sucre
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe d’eau de fleurs d’oranger
  • 1 pincée de cannelle
  • 1 pincée de sel

    Casser les oeufs et les battre rapidement à la fourchette avec une pincée de sel et une pincée de cannelle. Faire fondre à feu doux le beurre et le miel.Ajouter le sucre aux oeufs, mélanger doucement.Ajouter la moitié du mélange beurre-miel puis la farine et la levure. Finissez avec le mélange beurre-miel restant puis la fleur d’oranger.Laisser reposer la pâte au frigo au minimum 2h, l’idéal étant de le faire la veille.Préchauffer votre four à 230°. Remplir les alvéoles du moule à madeleines d’une cuillère à café de pâte (elles gonflent à la cuisson). Enfourner environ 8 mn, jusqu’à ce que la petite bosse caractéristique se forme. Baisser ensuite à 180° pendant 5 mn pour permettre aux madeleines d’être cuites à coeur. Personnellement, j’utilise une plaque à madeleines en flexipan, mais si la vôtre est en métal, n’oubliez pas de bien la beurrer et fariner avant de verser la pâte.

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26 sept 2004

Vichyssoise remix : soupe de patates douces et poireaux au poivre du Séchouan

1 commentaire Mange ta soupe !

La vichyssoise, c’est une soupe froide de poireaux-pommes de terre. Personnellement, j’aime beaucoup les soupes, mais poireaux-pommes de terre… je ne trouve pas ça très drôle.
Heureusement deux patates douces dormaient tranquillement au fond de mon frigo. J’avais décidé de les faire rôtir au four mais j’ai voulu vérifier que c’étaient bien des patates oranges, mes préférées. Damned !!!! C’étaient des patates douces blanches… De quoi faire réfléchir. Et là ce fut l’occasion de cette simple petite soupe.

Verdict : originale, un peu sucrée ; difficile d’identifier la patate douce. Certainement parfaite en amuse-bouche, dans des verres hauts. Nous en avons fait notre souper… qui mérita bien son nom ce jour-là .

 

Pommes de terre douces-poireaux, presque comme dans la chanson de Boris Vian…

 

Soupe de patates douces et de poireaux au poivre du Séchouan

  • 2 grosses patates douces
  • 2 poireaux
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 10 cl de crème liquide
  • 1l de bouillon de volaille (1 l d’eau + 1 cube)
  • 1 anis étoilé (facultatif, mais j’aime beaucoup…)
  • 10 grains de poivre du Séchouan

Peler les patates douces, les couper en gros cubes. Laver soigneusement les poireaux en écartant les feuilles, les émincer.
Faire chauffer l’huile d’olive et y faire dorer les poireaux, puis les patates. Mouiller avec le bouillon chaud, ajouter les épices et laisser cuire environ 30 min (si vous êtes pressés, 10 min en cocotte-minute feront aussi l’affaire).
Retirer les aromates et mixer à l’aide d’un mixer plongeant. Ajouter la crème, goûter et rectifier en sel si nécessaire.

PS : la soupe est d’un beau vert profond, j’y suis allé trop fort sur la crème pour la photo…

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