Deux Arnal valent mieux qu’un / L’ouvre-boîte à Arles

Salade de tomates ananas Deux jours à Arles, ça peut suffire pour faire le même effet qu’un week-end à Rome (tous les deux sans personne). Je ne sais pas encore si je vous parlerai de mon dîner chez Rabanel -du bon, du moins bon, et beaucoup de questions sur la gestion du personnel (4 jeunes en salle pour 48 couverts où l’on sert un menu de 15 plats, j’étais exténuée pour eux).

La bonne surprise  de ce séjour est venue d’une petite échoppe bleu sans prétention aucune, signalée par Pauline et Morgane, où j’ai croqué la meilleure salade de tomates de cet été, simplement assaisonnée d’huile d’olive, de vinaigre et de graines de sésame au wasabi. Ces tomates -ananas puis noire de Crimée- viennent directement de la Chassagnette, où officie Armand Arnal, big brother du jeune Alexandre qui tient cette épicerie-bar à tapas sans prétention mais où tout est plaisir.

C’est donc le petit frère -11 ans d’écart- du talentueux Armand, qui fait ici la dînette à coups de salamandre après avoir fait ses classes au Verre Volé cet hiver. Car dans sa kitchenette, pas de feu : juste ce grill, où tout y passe.
Y doraient justement des suaves aubergines blanches, qu’Alexandre allait transformer en caviar -relevé d’une touche de gingembre, on a eu le droit d’y goûter sur un pétale de carotte, et c’était fatcheudeu bon.
Des tapas d’inspiration nippo-espagnoles défilent : excellent jabugo, pan con tomate garni d’anchois, de sardines, de lomo… Tout frais, tout bien choisi, tout plein d’envie de faire simple et frais. Le tout arrosé de Tisup’ (ni soda, ni jus de fruits ici) ou de bière japonaise au thé vert (délicate Iki qui va parfaitement avec la charcuterie).Pan con tomate, jabugo, anchois, sardines...

Côté épicerie, difficile de repartir les mains vides : on reconnaît de nombreux produits de chez Issé (dont une sauce barbecue dont le cuistot se sert pour préparer un poulpe divin, agrémenté d’une pulpe de pomme râpée), une sélection de poivres, d’épices, de vinaigre de Xérès sélectionnés par Gérard Vives, le parfait vinaigre de Banyuls de la Guinelle, les derniers numéros de Garum...

Si vous êtes dans la région, dépêchez-vous d’y aller : à la fin du mois, Alexandre rangera ses quatre tables en alu et ses tabourets, et fermera les portes de son épicerie bleue pour partir sur les routes italiennes à la recherche des meilleurs produits. Il rouvrira avec le printemps… de quoi redonner envie de passer par Arles.

 

L’ouvr e boîte / L’épicerie de la Chassagnette
Ouvert de 11h à tard le soir
Quelque part dans la rue du Cloître -il n’y a pas de numéro, disons que c’est en face du 9.
13200 Arles

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