Le 17 mai, c’est (non seulement) l’anniversaire de l’un de mes enfants chéris, mais (surtout, pour le reste du monde) le food revolution day.
En français, ça donne : « Fais la révolution dans ton assiette » (les révolutionnaires ont toujours eu le tutoiement facile), « Bouge ta lunch box » ou « Réfléchis à ce que tu mets dans ton frigo« .
Initiative de Jamie Oliver (qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, chacun choisit, mais il faut être de sacré mauvaise foi pour ne pas voir ce qu’il a su apporter à la réflexion sur l’alimentation outre-Manche), la deuxième édition de cet événement a pour cadre… votre bureau. Parce que « 50% des salariés ne disposant pas de cantine ont ramené de quoi déjeuner de chez eux au moins une fois par semaine, 17 mai 2013 à midi, le mouvement Food Revolution invite tous les salariés à faire le break ensemble, autour d’un repas cuisiné par eux à base de produits frais. A la cafétéria ou dans un parc, le 17 mai prochain, chacun apportera sa lunch box composée à partir des recettes disponibles sur le site internet http://www.lunch-break.fr, où chefs et blogueurs proposent leurs recettes pour réaliser, en 15 minutes chrono, un délicieux repas. On pourra également se mettre d’accord avec quelques collègues, dont l’un apportera l’entrée, le second le plat, et le troisième le dessert. »
En tant que free-lance, je dois vous dire que l’heure du déjeuner se ressemble rarement deux fois, et que je compte sur les doigts d’une main les visites que j’ai faites à la cantine d’une entreprise ces cinq dernières années (les yaourts y sont bons, dieu merci). Dans la même semaine je passe de la soupe de nouilles express à rien du tout bicauz’ charrette (=mort de faim à 16h) à déjeuner dans un étoilé (un, deux, trois, nous irons au bois) ou dans un nouveau resto (ce qui n’est pas toujours une partie de plaisir, parce qu’on bosse là-bas en scrutant tout et en faisant tout travailler, sens de l’observation et papilles plus que le long supinateur, certes).
Néanmoins, comme je mange quand même régulièrement à la maison, ce sont surtout les restes que j’accommode. Et mon reste préféré reste de loin le poulet rôti. Limite, je le préfère retravaillé que sorti du four ou de la rôtisserie. Et mon kiff absolu, ce sont les sher ping pancakes, dont j’ai trouvé la recette qui va bien dans L’Amérique de Jamie, chaudement recommandé par l’une de ses grandes supportrices. Adapté à ma sauce (soja), il va sans dire.
Si le maestro les fait avec du porc haché, moi je les ai déjà exploitées avec un reste de pot-au-feu, et plus souvent encore au poulet. On est loin, très loin des 15 min de préparation, mais le grand avantage de ces petits pains est qu’ils se préparent en nombre, et se congèlent très bien. Il vous suffit d’en mettre un la veille au soir au frigo pour le décongeler, et votre lunch de midi est tout trouvé. Pour le réchauffer, bof le micro-ondes qui ramollit, je préfère un bon coup de grille-pain, qui garde la pâte bien croustillante.
Allez, à vos fourchettes pour faire la révolution !









Ce qu’ils en disent