22 mai 2013

La petite épicerie du fait maison, mon nouveau livre

6 commentaires Mes livres

Couv PETiT_EPICERIE_COUV_okJ’ai semé depuis plusieurs mois sur Twitter et sur Instagram de nombreuses allusions et photos à moultes recettes dont il ne fut jamais question ici…

Et pour cause, cela fait un sacré moment que je mijote cette petite épicerie du fait maison "/ qui vous propose 80 recettes de produits tout simples, mais tout bons, car faits maison (je sais, je me répète). Déjà il y a longtemps je faisais de la Danette, puis des yaourts, du fromage blanc, de la guimauve… il suffisait de continuer sur la lancée et de parcourir les placards de la maison et les rayons du supermarché.

À l’heure du petit déjeuner, c’est le muesli, les briochettes aux pépites de chocolat mais aussi le chocolat en poudre (si si, un bocal magique à faire avec son robot !), voire son lait concentré si l’expérience vous amuse (mon conseil : le lait en poudre est votre ami). Pour le déjeuner, le poulet pané va renvoyer les nuggets aux oubliettes, le ketchup maison va même plaire à votre mère (expérience concluante avec la mienne en tous cas), pizza ou quiche seront vite faits… assez bien faits. Finissez avec un petit-suisse (nature ou choco), une marronette (dont vous aviez déjà un aperçu recyclé dans cette recette). À l’heure du goûter, forcément, les biscuits nappés de chocolat débarquent en nombre : barquettes, dinos (oui, les emporte-pièces sur la photo sont bien ceux-là), petit beurre, arrosé d’un peu de vraie grenadine ou d’authentique limonade (attention, geyser). Pour les glaces, je crois que la meilleure idée est d’avoir bricolé un Viennetta maison. Avec juste de la glace vanille, du chocolat et du papier sulfurisé (et un soupçon de patience).
Et l’apéro ? Feuilletés au fromage croustillants, triangles au pavot, pop-corn (tiens, les sachets jolis de My Sweet Boutique !)… L’embarras du choix !

C’est du bricolage maison, des classiques que l’industrie agro-alimentaire s’est approprié ou parfois a crée, et les (re)faire à la maison. Les étiquettes m’ont réservé bien des surprises : parfois, les compositions changent en cours d’année… et pas toujours pour le bien.
Je savais bien que j’allais croiser trop souvent le sirop de glucose-fructose, qui n’a pas exactement  le même rendu que le sucre. Au pire, j’ai toléré l’ajout d’un peu de miel, comme assouplissant de texture « naturel » riche en glucose. De très nombreux biscuits ne contiennent pas d’oeuf, et se reposent sur l’huile (le plus souvent de palme) pour obtenir ce croustillant qui nous rend accro. En utilisant de l’huile (colza ou tournesol), parfois du beurre, parfois les deux, les armes ne sont pas égales… J’ai choisi de rester au plus proche possible des étiquettes, en les « cleanant ». Ainsi, le Prince contient bien (un peu) de farine de seigle. J’ai mis de la Maïzéna lorsque de l’amidon de maïs était indiqué dans la composition. Je n’ai pas oublié le sel, toujours présent, ni la levure chimique, presque toujours présente comme agent de texture, même dans les gâteaux qui nous semblent bien plats. Néanmoins, j’ai renoncé à mélanger de l’huile et du chocolat en poudre pour fourrer des gâteaux, cela a été ma limite… et j’ai quand même choisi une technique de ganache qui ma foi, marche pas mal !

Vous pouvez aussi vous reposer sur l’exactitude des mesures : la règle graduée est rangée dans le tiroir des ustensiles. Je peux vous dire les yeux fermés qu’un biscuit Prince nécessite un emporte-pièce de 7,5 cm, qu’un Mikado mesure 13 cm (mazette), et qu’un Bounty c’est pas bien grand (2 cm de large, 6 cm de long).
Mes silpats sont devenus mes meilleurs amis (indispensable pour étaler des pâtes souvent fragiles), tout comme la roulette à pizza qui coupe bien, régulier et fin. Et le minuteur de mon téléphone pour vérifier les temps de cuisson (juste vital). Le tout en prenant des photos rapides du rendu final pour faciliter le suivi (si vous êtes curieux, quelques photos du making of prises… sur la machine à laver, cuisine parisienne oblige !)

Je peux aussi vous révéler le meilleur truc pour des coques de chocolat craquantes sur vos biscuits maison, sans passer par la case tempérage : passer les biscuits 30 min au congélateur, plongez-les dans le chocolat bien chaud… et par la magie du contraste des température et la rapidité de la cristallisation ainsi opérée, effet coque assuré !

Au final, j’ai testé 120 recettes, il en reste environ 80 dans l’ouvrage, et vous allez voir passer ici quelques rescapés dans les jours prochains…

Bonus : après avoir fait vos confitures, moutarde, limonade et autres délices maison, vous allez adorer utiliser les étiquettes fournies dans l’ouvrage. Le seul truc non fourni, c’est les courses et la vaisselle, mais je vous fais sacrément confiance.

Merci à Solar pour sa confiance, à Sophie Dupuis-Gaulier d’avoir stylisé cet ouvrage et à Guillaume Czerw pour les photos.

La petite épicerie du fait maison
Solar
19,9 euros

PS : vous pouvez désormais me suivre également sur la page Facebook du blog.

 

15 mai 2013

Food Revolution Day, et petits pains fourrés au poulet pour manger au bureau

10 commentaires Carnivore, Ecolokitch(en), L'art d'accomoder les restes

Le 17 mai, c’est (non seulement) l’anniversaire de l’un de mes enfants chéris, mais (surtout, pour le reste du monde) le food revolution day.

En français, ça donne : « Fais la révolution dans ton assiette » (les révolutionnaires ont toujours eu le tutoiement facile), « Bouge ta lunch box » ou « Réfléchis à ce que tu mets dans ton frigo« .
Initiative de Jamie Oliver (qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, chacun choisit, mais il faut être de sacré mauvaise foi pour ne pas voir ce qu’il a su apporter à la réflexion sur l’alimentation outre-Manche), la deuxième édition de cet événement a pour cadre… votre bureau. Parce que « 50% des salariés ne disposant pas de cantine ont ramené de quoi déjeuner de chez eux au moins une fois par semaine, 17 mai 2013 à midi, le mouvement Food Revolution invite tous les salariés à faire le break ensemble, autour d’un repas cuisiné par eux à base de produits frais. A la cafétéria ou dans un parc, le 17 mai prochain, chacun apportera sa lunch box composée à partir des recettes disponibles sur le site internet http://www.lunch-break.fr, où chefs et blogueurs proposent leurs recettes pour réaliser, en 15 minutes chrono, un délicieux repas. On pourra également se mettre d’accord avec quelques collègues, dont l’un apportera l’entrée, le second le plat, et le troisième le dessert. »

En tant que free-lance, je dois vous dire que l’heure du déjeuner se ressemble rarement deux fois, et que je compte sur les doigts d’une main les visites que j’ai faites à la cantine d’une entreprise ces cinq dernières années (les yaourts y sont bons, dieu merci). Dans la même semaine je passe de la soupe de nouilles express à rien du tout bicauz’ charrette (=mort de faim à 16h) à déjeuner dans un étoilé (un, deux, trois, nous irons au bois) ou dans un nouveau resto (ce qui n’est pas toujours une partie de plaisir, parce qu’on bosse là-bas en scrutant tout et en faisant tout travailler, sens de l’observation et papilles plus que le long supinateur, certes).

sheerpingcuits2Néanmoins, comme je mange quand même régulièrement à la maison, ce sont surtout les restes que j’accommode. Et mon reste préféré reste de loin le poulet rôti. Limite, je le préfère retravaillé que sorti du four ou de la rôtisserie. Et mon kiff absolu, ce sont les sher ping pancakes, dont j’ai trouvé la recette qui va bien dans L’Amérique de Jamie, chaudement recommandé par l’une de ses grandes supportrices. Adapté à ma sauce (soja), il va sans dire.

Si le maestro les fait avec du porc haché, moi je les ai déjà exploitées avec un reste de pot-au-feu, et plus souvent encore au poulet. On est loin, très loin des 15 min de préparation, mais le grand avantage de ces petits pains est qu’ils se préparent en nombre, et se congèlent très bien. Il vous suffit d’en mettre un la veille au soir au frigo pour le décongeler, et votre lunch de midi est tout trouvé. Pour le réchauffer, bof le micro-ondes qui ramollit, je préfère un bon coup de grille-pain, qui garde la pâte bien croustillante.

Allez, à vos fourchettes pour faire la révolution !

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