10 mai 2012

Prenez un (bon) avocat pour lier votre cerealsotto, et faites mariner l’audience (avec Larousse)

25 commentaires Ecolokitch(en), Légumivore

Avec le petit épeautre, l’orge perlé est une de mes céréales préférées à cuisiner. Goûteuse, relativement rapide à cuire (saine précaution : la faire tremper quand même la veille, vous gagnerez une généreuse dizaine de minutes sur sa cuisson), elle se marie toujours bien avec une foule de légumes. En hiver, c’est un best of avec les champignons, et au printemps, presque tout y passe : carottes, navets… Bien évidemment, à cuire comme un risotto matiné de ganache (en français : en faisant absorber le bouillon en trois fois, vous savez très bien comment faire).

Mais ce soir-là, bzzz, berezina dans le placard, ni crème, ni crème de soja, ni vache-qui-rit (si si si), ni quoi que ce soit sous la main pour apporter le crémeux final. A part… deux avocats, par bonheur mûrs à points. Ecrabouillage en règle, action hors du feu : et hop, la liaison dangereuse était réussie haut la main.

Vous faut-il vraiment une recette ? Vous y arriverez très bien tout seuls.

 

***

 

En bonus, un petit cadeau pour les assidus. Pour fêter la sortie du livre sur les marinades de ma chère consoeur Sigrid Verbert (bien connue sous son identité gourmande de cavoletto), je vous propose de gagner 3 exemplaires de son ouvrage.

Pour ce faire, à vous de jouer… en laissant tout simplement un commentaire ci-dessous me disant quelle est votre marinade préférée pour les poissons uniquement. Pour changer un peu du ceviche (quoi que, si vous en avez un bon, pourquoi pas !).

Attention :
- Ne peuvent participer que les résidents de France métropolitaine (conditions émises par le service de presse de l’éditeur, qui se charge de l’envoi des ouvrages).
- 1 seul commentaire et 1 seule recette par personne.

Date limite de participation : vendredi 18 mai 2012 à minuit.

PS : vous remarquerez que j’ai résisté à la mention « concours inside » dans le titre. Non mais oh.

29 mar 2012

Glamouriser sa salade de fruits, la bonne idée de Kei

4 commentaires Restaurants, Sucrivore

Une salade de fruits, ouais bof. C’est bon mais pas chic. Ah tout de suite, avec de la glace, de la meringue, tiens, on flirte avec le vacherin, plus ou moins.

Le vacherin, je l’avais déjà particulièrement kiffé à ma première visite chez Kei, où il prenait la forme d’un bol recouvert d’un grillage de meringue. Il y gagnait en modernité -on ne pouvait plus à cause de lui traiter une robe de mariée de « meringue »- et je m’étais dit que c’était une belle idée (si on avait une heure devant soi pour faire des grilles de meringue, et trois heures à les laisser sécher au four).

Une deuxième visite, et un retour à ce vacherin revisité (le premier qui dit destructuré gagne le droit de lécher l’écran de mon mac pour le nettoyer). Ce coup-ci, la meringue se fait disque tout fin, dans un élégant jeu de caché-dévoilé.Une belle profusion d’agrumes -on est à la toute fin de la saison, une glace subtile, un peu de crème… tous les codes y sont, avec les fleurs qui sont l’emblème de la maison, mais surtout, ces quelques feuilles de roquette qui n’ont rien de décoratif. Anti-feuille-de-persil-pour-faire-joli, cette roquette joue diablement bien son rôle de boosteur de saveurs. Une belle idée que je vais m’empresser de chiper pour dynamiter à la maison les salades de fruits.

A part ça, Kei joue aussi bien du bon que du beau, dans le registre acidulé à souhait, à vous le répertoire agrumes-yaourts, dans des assiettes paysages émouvantes. Petite note nordique, les cuisiniers viennent vous apporter eux-même leur plat. Génial pour enfin voir des tabliers sales en salle, des fronts luisants de la chaleur des fourneaux, échanger avec celui qui a élaboré votre régal, et surtout pouvoir le remercier les yeux dans les yeux. Un peu d’humanité qui rompt le pesant decorum étoilé, j’aimerai qu’on voit cela bien plus souvent.

Kei – 5 rue du Coq Héron Paris 1er