La tête dans les olives (et dans les câpres)

Parfois, on est victime de lapsus involontaires. On pense avoir parlé d’une adresse, puis elle passe dans un article, et puis au final le papier saute, stagne dans une file d’attente, et puis on l’oublie, jusqu’à se faire (gentiment) tirer les oreilles par Bruno… Quoi, comment, j’ai sous le coude une belle et généreuse adresse où se fournir en câpres à Paris, et je me suis tue ?

Et oui. A croire que je voulais garder le secret pour moi. En même temps, ceux qui étaient au Paris des Chefs ce lundi ont dégusté les huiles de Cédric, et je m’en suis voulue de n’avoir pas fait tourner cette excellente adresse 100% sicilienne.

C’est un tout petit boutiquou de rien du tout, on peut passer devant sans le repérer. Et pourtant, tout le soleil de la Sicile est à l’intérieur. Cédric, avec sa tête de maure, c’est un peu el gringo des huiles d’olive siciliennes. Il te les traque sans relâche, à travers la Sicile Occidentale. Chaque huile a le prénom de celui qui la produit : Angelo,Katia, Felicia… Quand il en parle, on voit tout de suite que Cédric voit les visages de tout ceux qu’il a rencontré, lorsque vous lui demandez de vous en conseiller une à votre goût.
Attention, comme toutes les huiles siciliennes, c’est des huiles fortissimo, musclées, à utiliser en finition, avec doigté. Du genre qu’il faut savoir porter un marcel blanc pour bien les apprécier. Ou porter des mocassins sans chaussettes et n’avoir pas l’air ridicule. Ce qui n’est pas a fortiori le genre des clients du Plaza Athénée, que Cédric fournit pourtant.

A chaque voyage, il  ramène des merveilles. Des baies roses fraîches, des tomates séchées qui viennent forcément de Pachino, « pomodoro city » chère à mon coeur, de la ricotta salata, à râper sur des pâtes, et des câpres au sel... Ah ces câpres… oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les câpres et goûtez-les. Déssalez à l’eau tiède, au moins 2 fois, et puis laissez-vous aller.

C’est Bricol’Boy qui excelle dans l’art d’accomoder ces merveilles : bien sûr, avec des sardines et des pâtes, dans le plus pur style sicilien, et encore mieux, dans une vinaigrette déchaînée et citronnée sur un chou-rave émincé.

Franchement, j’étais si jalouse de ne pas y avoir pensé que cette recette-là, je ne la donne pas (et pour cause, je ne l’ai que dégustée avec émerveillement). J’ai l’impression que ces câpres contiennent de l’imagination culinaire en graine… à vous de les goûter pour voir les idées arriver.

La Tête dans les Olives
2 rue Sainte Marthe
75010 Paris
http://www.latetedanslesolives.com/

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