Réponse / Citrons séchés d’Iran
Vous êtes nombreux à avoir trouvé ! Bravo et mercis pour cette pluie d’information.
Non, je n’ai pas été distraite (sauf à vous apporter la réponse… mais pas mal de pain sur la planche…), joué à « la terre est bleue comme une orange« , fait des expériences de cultures de moisissures.
C’était tout simplement des citrons verts séchés d’Iran, dits aussi “limou amani”, à la saveur puissante, que j’ai découvert tout simplement sur les étagères de Petrossian (entre autres merveilles… s’ils sont connus pour leur caviar et leur saumon, moi c’est aussi pour l’épicerie que je craque ! Pas de sponsoring là dedans mais une visite guidée des lieux passionnante).
Particularité de ces citrons : ils sont séchés sur l’arbre puis récoltés. Cette technique est également celle appliquée aux figues sauvages (dites parfois « figuettes ») que l’on trouve en Iran donc, mais aussi en Andalousie. Les fruits conservent de la sorte leur acidité, mais aussi leur amertume qui ressort.
Ils sont cousins des « citrons noirs » d’Oman dont parlait Requia , mais qui sont, eux, bouillis avant d’être séchés dans le sable ou au soleil (comme bellement détaillé ici).
J’en fais quoi, de ces citrons séchés ?
Patrick les écrase au mortier. J’en connais certains qui les cassent au casse-noix et effritent leur intérieur, acide et légèrement amer, directement sur le plat. Il paraît qu’il faut légèrement les percer de la pointe d’un couteau avant de les faire mijoter.
J’ai aimé en plonger un dans un ragoût d’agneau, genre tajine (Julien nous conseille pour sa part de l’utiliser dans un Khoresh Gheimeh, ragoût d’agneau à la perse) et je confesse en avoir mis dans une blanquette de veau, que j’aime tant citronnée.
Merci des commentaires sur le message précédent, qui m’a permis d’en découvrir beaucoup sur ce produit !
Où les trouver ?
Petrossian – 18 Bd de Latour-Maubourg, 75007 Paris.
Izraël – 30 rue François Mirron – 75004 Paris
Julien nous signale dans les commentaires qu’on peut également les trouver » à Paris dans les épiceries iraniennes de la rue des entrepreneurs (normalement). »(ce qui me vaudra une bonne excuse pour aller dans le 15ème, je confesse).
La semaine prochaine, si mes clients m’en laissent le temps, je parlerai de chaussures et de courgettes, deux sujets qui malgré les apparences ont beaucoup à voir.


juin 7th, 2009 à 22:29
[...] 2004 « Des caddies à roulettes sur les moquettes du Plaza ? Réponse / Citrons séchés d’Iran [...]
juin 8th, 2009 à 14:21
Les courgettes et les chaussures, pour moi c’est tout bonnement des impondérables, a way of life, un précepte presque religieux. Les 1eres en été, les 2ndes toute l’année !
Continue à nous faire saliver et prendre tout du bon côté, tes billets sont vraiment rafraîchissants (comme une limonade). Tiens, courgettement parlant, demain je fais un post avec des courgettes.
Belle semaine et bon appétit !
Liseron
juin 10th, 2009 à 21:30
Merci, tu es toujours aussi précieuse, on apprend de nouvelles choses et avec gaieté. L’histoire des citron séchés sur l’arbre me rappelle certaines méthodes pour faire un vin liquoreux, le Passito, en Sicile (que tu connais sûrement). Les raisins, séchés sur la plante deviennent ainsi un concentré de sucre, d’arômes et d’alcool.
Je ne sais pourquoi ton billet m’a mis de bonne humeur. Bonne soirée!
juin 12th, 2009 à 22:01
Super, toutes ces infos. Merci !
Ca mer appelle qu’il me reste encore un de ces fameux citrons noirs. Tiens d’ailleurs, le fait que ce soit séché permet de les conserver tant qu’on veut ou pas ?
Bises.
juin 16th, 2009 à 15:59
Merci pour toutes ces infos ! Maintenant, j’ai hâte de connaître ce lien mystérieux entre courgettes et chaussures
)
juin 23rd, 2009 à 21:43
bonjour
je n’aurais pas trouvé la solution !
peut être une petite visite sur un nouveau blog ? alors à bientot Pierre
juillet 5th, 2009 à 22:13
Pas mal très original ces citrons