J’vous ai apporté une brioche (en pot) -parce que les fleurs c’est périssable

C’est sympa de porter des fleurs pour un dîner, mais finalement, j’apporte plus souvent à manger (ou à boire) lorsque nous sommes invités. Pas que ce que l’on me serve soit mauvais, non, bien au contraire, mais autant chouchouter nos hôtes qui le plus souvent aiment autant cuisiner que moi. Histoire de prolonger le plaisir, ils penseront à vous à chaque gousse de vanille Roellinger glissée dans un dessert !

Brioche cuite en potAutre idée de cadeau de dîner : une petite brioche pour que vos invités repensent à vous le lendemain matin. Et pour qu’il leur reste un souvenir une fois la viennoiserie liquidée, on la fait cuire dans un pot… de fleur en terre.

Le pot de fleur n’étant pas prévu pour cet usage, il a tendance à accrocher… et pour le rendre cuissonproof,  j’ai trouvé la bonne astuce dans le dernier numéro de BBC Good Food. Il suffit de badigeonner bien généreusement votre pot d’huile alimentaire et de le faire cuire 1h à 200°. Pour des raisons d’économie d’énergie, faites-en toute une fournée, ou attendez d’avoir des cuissons à enchaîner ! Il suffit ensuite de le laver comme d’habitude… et d’y poser votre pâton. Votre pâte y cuira sans souci et une fois la brioche (ou le pain) refroidi, un tour de couteau bien aiguisé et hop ! ça glissera sans problème (remboursement garanti si non satisfait de la méthode, chez nous ça s’est démoulé mieux qu’un pied dans une Louboutin).

Pour la pâte à brioche, pas de secret particulier, faites celle que vous préférez. Moi en ce moment j’ai un faible pour la brioche à l’huile trouvée dans le livre de Ch.Michalak Les desserts qui me font craquer où il en attribue la paternité à Michel Troisgros. Je l’aime à l’huile de noisette, mais aussi avec de l’huile de noix, ça lui donne un petit côté rugueux-rustique bien agréable.

Le seul conseil que je vais me permettre de vous donner, c’est sur la cuisson de la brioche. Ce conseil, d’ailleurs, me vient de  Dominique Saibron, que j’interviewai sur un autre sujet. Avez-vous déjà goûté sa brioche Nanterre ? C’est l’une de mes préférées et quand je suis au Sud de Paris, un détour par Alésia s’impose.

Pour lui, on cuit la brioche à chaleur bien trop vive à la maison. Pour une belle pousse constante, des arômes bien développés et une mie ultra-légère, mieux vaut la cuire longtemps… mais à 150° (th.5). Pour lui, une brioche de 400 g cuit en 1h à 150°, et j’ai testé pour vous dans ce pot : c’est absolument parfait !

 

 

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