Du poulet, de l’autobronzant, vite, des vacances !

Comme régulièrement j’ai été victime d’une blogoflemmingite aïgue. Absolument plus envie d’ouvrir mon micro pour vous raconter des tribulations plus ou moins palpitante, dans une blogosphère agitée et en évolution.

Néanmoins, en me voyant ce matin au sortir de ma douche dans la glace de la salle de bains, j’ai pensé à un poulet. Hélas, un poulet cru et blanchâtre, ce qui illico me fit dégainer de l’autobronzant (l’espoir fait vivre), et de fil en aiguille, méditer quant au poulet rôti.

Du poulet, cru, j’en ai vu de près ces derniers jours, en travaillant pour un livre à sortir dans cette collection. Un soir, vers 22h, nous nous sommes retrouvés à shooter la découpe d’un poulet à cru et à nous poser des questions existentielles avec le chef : vidé ou effilé ? couteau ou sécateur ? Mais ce pauvre poulet, posé sur sa planche, les cuisses ouvertes et la peau frissonnante, était d’une tristesse risible : impossible de ne pas penser à un film porno en le voyant sous certains angles. La chair est triste, hélas, et j’ai lu tous les blogs… avait-il l’air de nous dire (nous avions beaucoup travaillé, ca devait être un effet de surchauffe visuelle).

Comme d’hab’, vous ne voyez pas du tout où je veux en venir. A vrai dire, moi non plus. J’adore Racine qui déclarait sans rigoler « Mon plan est fait, ma tragédie est faite ». L’heureux homme. S’il avait eu un blog, qu’aurait-il dit ? Je blogue deux fois par jour donc je suis ? Non, je confonds…

Trêve de culture-confiture, retournons à notre mouton poulet. Si je peux toujours me tartiner de lait autobronzant pour sembler moins pâlichonne , lui le pauvret est condamné à la cocotte ou au four. Quand je me risque à autobronzer, je rêve de m’entendre dire « Ohhhhh tu reviens d’Ibiza (de Grèce, des Iles, cochez les cases) ». Mais queud, nada. J’arrête juste d’entendre pendant 3 jours « oh, tu travailles trop ma pauvre, tu as vu ta tête« , ce qui, en soit, est déjà des vacances. Comme quoi, l’autobronzant, c’est VRAIMENT pour les autres et pour la tranquillité de l’esprit.

Mais revenons à mon poulet palichounet, bien que bio et de belle dodure. En inspectant les placards de la cuisine encombrés de 234 fioles diverses et variées actuellement disponibles chez nous (vous en trouverez quelques-unes testées ici d’ailleurs), l’inspiration m’apparut. Un peu comme Claudel derrière son pilier de Notre Dame quoi, le tablier en plus et les orgues en moins. Et ma révélation tenait dans la main.

P3_F_SojaSauDesign.gif
Source photo http://www.kikkoman-europe.com/

A ce détail près que mon flacon, tout design qu’il est, est passablement plus poisseux. J’ai été ravie d’apprendre sur leur site que ce flacon passait au lave-vaisselle. J’ai failli envoyer un mail au service client pour demander si on devait le vider avant ou si la sauce soja chauffée au lave-vaisselle développait des arômes particuliers. Je me demande bien quels pervers lavent leurs flacons de sauce soja vide (et si ça se trouve, je vais me faire flamber dans les commentaires par le Syndicat des Fabricants Indépendants et Unipersonnels de Sauce Soja Maison, le fameux SFIUSSM).

Donc, pour doper la bronzette de votre poulet, je vous recommande un petit frottage sensuel avec un mélange 2/3 huile d’olive, 1/3 sauce soja. Les adeptes de la graisse à traire remplaceront bien sûr l’huile par du beurre.

Ensuite, sous les sunlights de votre four, votre poulet dorera et caramélisera à loisir, avec en prime un petit goût croquignolet. Après avoir vu un photographe pro oeuvrer sur un poulet et réussir à en faire quelque chose de chouette, je n’ai pas osé prendre le mien pour vous infliger une illustration sans grand intérêt. En revanche, si vous voulez voir un avant/après version poulette, vous trouverez votre bonheur ici.

Je vous laisse, j’ai 158 cm à oindre : je vais voir si l’application de sauce soja marche aussi bien que mon autobronzant préféré.

PS : puisqu’on est à parler de poulet et puisque les commentaires se déchaînent dès qu’il s’agit de publicité, je vous préviens, il va y avoir une pub, d’un genre un peu particulier puisqu’elle concerne une initiative belle, bonne, jolie, qui en plus permet de ne pas sortir à poil dans la rue.
Connaissez-vous Monsieur Poulet (sans sauce soja) ?

Des tee-shirt en coton bio et équitable (n’est-ce pas Cléa), mais aussi fashion, en série limité, et particulièrement gracieux. La preuve, transformée en femme-sandwich je l’ai même porté à Bordeaux, histoire d’assurer une exposition médiatique maximum. Je vous rassure, ce tee-shirt a été payé par Bricol’Boy, aucun soudoiement en cours, juste un copinage pour Rachid qui a tout fait de A à Z de ses petites mains.

Donc, cuisinez le poulet habillés d’un tee-shirt Monsieur Poulet : vous ne risquerez pas la faute de goût (mais le gras, ça tâche, méfiez-vous).

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