Chou-fleur violet artistique (et sa sauce aux herbes)

 

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La recette de Pierre Gagnaire dans Les Légumes de Joël ! : « Tranche de chou-fleur violet graffiti, œuf Hervé This cuisiné, sirop d’agrume, menthe fraîche, coriandre en feuilles et poivre à queue ».


Bon, on est mardi soir, je suis rentrée fourbue de mon nouveau boulot (le stress de la période d’essai), et j’ai 15 mn pour préparer un souper fin pour deux. 15 mn, c’est le nouveau timing que j’ai (en général)  pour tout préparer (souvent, vaisselle comprise) : le temps que mes deux amours s’ébattent joyeusement dans une baignoire accompagnés de phoques et autres dauphins péteurs en plastique.
Donc, inutile de vous dire que pour cuisiner ce sublime chou-fleur violet, j’ai lu en travers la recette de Gagnaire, me suit exclamée ‘OOOOOOOOO, magnifique’, et j’ai juste retenu que le chou-fleur, c’était bon avec les oeufs.

D’où la dérive immédiate en : « Œuf Mollet BricolBoy cuisiné, chou-fleur violet croquant, crèmette acidulée »

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Une base toute simple : du chou-fleur juste poché, des oeufs mollets préparés par MrBicol’, toute la subtilité était dans la sauce, dont la recette conclu ce billet -j’imagine que je peux vous faire grâce des temps de cuisson du chou-fleur et de l’oeuf, Ginette Mathiot est là pour ça.


Premier
constat : quand il cuit, le chou-fleur violet sent encore plus fort que le chou-fleur classicos. Pensez à le faire cuire dans 2 eaux, ça amortit le choc.
Deuxième constat : quand il cuit, le chou-fleur violet teinte son eau de cuisson en bleu marine. Absolument fascinant. Pensez à ne pas le faire trop cuire pour éviter qu’il ne perde son principal intérêt artistique.
Troisième constat : quand on le mange, le chou-fleur violet graffiti (son nom exact) est un peu plus parfumé que son collègue blanc. On les imagine tout de suite en train de chanter ensemble dans l’assiette « Ebony and Ivory… live together in perfect harmony… » (NB : vous vous souvenez du clip avec un clavier géant de piano derrière ? Absolument monstrueux !!!)

Quatrième constat : je suis une grue, j’avais une recette parfaite pour le Blog Appétit n°6, à savoir « Chou et volaille », et je viens de gâcher cette recette, moi qui ne suis pas une immense fan de chou. Zut zut zut.

Dernier constat : c’est vrai, les oeufs vont finalement bien avec le chou-fleur, ça m’aurait presque réconcilié avec.


Quant à la sauce, j’avoue que coriandre et verveine étaient présents dans la recette de Gagnaire, et ça tombe bien, j’en avais sous la main (la verveine fraîche se conserve excellement bien au congélateur, d’ailleurs). La bouteille de verjus avait été ramené d’un week-end en Dordogne et son parfum relève très bien l’acidité de la crème et le citronné de la verveine. Enfin, le chou-fleur râpé donne ici une touche rose fuschia à la sauce complètement flashy, parfaitement en camaieu avec le violet-indigo du chou cuit, tout en lui donnant du piquant.




Sauce crémette aux herbes pour le chou-fleur
10 cl de crème épaisse,
2 petits bouquets du dit chou-fleur cru,

2 cuillères à soupe de verjus du Périgord

10 brins de coriandre

10 brins de verveine

Sel, poivre, piment d’Espelette


Râper les bouquets de chou-fleur. Ciseler les herbes.
Dans un bol, mélanger la crème, le verjus, les herbes, saler, poivrer, espeletter légèrement.
Napper sans attendre chou -fleur et oeuf tièdes.
Laisser Bricol’Boy prendre la photo.

<Prochain épisode : on continue dans les légumes violets avec le chou-rave et le radis… Ah non, prochain épisode : émotion champignon, avec une guest star sur ce blog>

 

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