Salade de haricots blancs, épeautre et pétoncles – Céder aux demandes

Parfois on oublie au fil du temps pourquoi l’on a commencé à bloguer.

Et après un long silence -overdose de travail, de découvertes, de recettes et autres complications humaines- se souvenir que permettre à ses amis et invités de retrouver facilement la recette qu’ils ont savouré à table est finalement la meilleure des raisons d’écrire

Cuisiner pour partager le plaisir. Pas pour se repaître d’arguties techniques autour du geste parfait de découpage de l’oignon, ni pour s’épater autour des variations tarabiscotées. Encore moins pour suivre les modes – à force, on peut développer une allergie aux verrines et aux cuillères apéritives, signe qu’il est temps de prendre du recul et d’aller se faire cuire un oeuf. Sans coquilles saint jacques, caviar ou foie gras, période festive approchant (ce qui me donne une folle envie de manger des patates à l’eau, tiens, par esprit de contradiction).

Bref, je cède aux réclamations de certaines qui sont passées par chez moi ces derniers mois et qui presque invariablement ont dégusté ce plat miraculeux, prêt en 10 min, équilibré, vitaminé, et – oserai-je ?- bon.

salade haricots épeautre pétoncles

Il suffit de savoir ouvrir une boîte (de haricots, canellini sur la photo, mais déjà essayé avec des borlotti, voire un mélange des deux), déchirer un sachet (honte, j’ai déniché de l’épeautre bio précuit excellentissime, qui dépanne merveilleusement les jours où l’on ne peut pas passer 50 min à attendre sa divine cuisson), et ouvrir encore un sachet (de pétoncles assaisonnés, ou de gambas assaisonnées). Ce plat est un désastre écologique en emballage et transport, j’en suis consciente. Je fais après une grande crise d’orthorexie, rassurez-vous, j’ai quand même une conscience.

Cuisine de placard chiadé quoi. Le placard bien sûr.

Donc, une salade mais tiède, vraiment. J’insiste. Le tiède est la température la plus rare en cuisine et néanmoins une que j’affectionne particulièrement. Ca se joue à un cheveu, tout en délicatesse, et l’instant de finir le plat, la dernière bouchée doit être froide, de façon à faire regretter la première. Ca évite de se resservir et l’on reste sur un bon souvenir.

Salade tiède de haricots, épeautre et pétoncles

1 boîte de haricots blancs déjà cuits (borlotti, cannellini…)
250 g d’épeautre déjà cuit (par vos soins ou non)
3 poignées de roquette
8 tomates séchées confites à l’huile
1 sachet (env. 350 g) de pétoncles : ail-persil chez Leader Price, romarin-tomates séchées chez Picard
Vinaigrette : condiment balsamique blanc, huile d’olive, piment d’Espelette, fleur de sel

Ouvrez, rincez à l’eau tiède les haricots, laissez les s’égoutter le plus longtemps possible.
Lavez et essorez la roquette.
Coupez en lanières les tomates séchées.
Au fond d’un grand saladier digne d’être porté sur la table, réalisez un fond de vinaigrette à votre goût (quiconque met de la moutarde sera pendu néanmoins ; une pointe d’échalote n’est pas à exclure).
Versez l’épeautre, les haricots, les tomates dans le saladier.
Ciselez directement la roquette au-dessus du plat (le déchiquetage manuel très Nigella n’est à pratiquer que si vous avez une cuisine américaine pour épater vos convives).
Dans une grande poêle, faites sauter les pétoncles (en respectant ce qui est écrit sur l’emballage, histoire de vérifier l’absence d’OGM).
Versez dans le saladier, mélangez à nouveau et hop, à table !

Puisque vous avez été sages, je vais vous livrer un scoop : les hippopotames mangent des pommes. Je n’y avais jamais pensé…

A tantôt !

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