Pastasotto Nimportenawak, le défi du dimanche soir

Le dimanche soir, de façon rituelle et un peu régressive, nous mangeons très très très souvent des pâtes. Le bonheur, c’est de déployer des trésors d’inventivité pour ne pas manger deux fois le même plat : et en 3 ans, cela ne nous est jamais arrivé, l’exception des simples pâtes l’huile d’olive et l’origan (quoique, l’huile d’olive étant toujours d’un cru différent d’une fois sur l’autre…)


 


Bref, exceptionnellement, Chandeleur approchant et fond de placard étant proche du zéro, je proposais ce soir-l l’Homme « Crêpes ? Gaufres ? Pâtes ? Risotto ? », ce quoi ce petit rigolo répondit « bah, risotto de coquillettes, non ? ».


 



C’était pour me taquiner, mais ça a marché (les hormones me font démarrer au quart de tour en ce moment) : chiche pour un risotto de pâtes !



 


Malheureusement il n’y avait pas de coquillettes, mais un paquet de fusilli fit mon bonheur.


Pour les francophones, on dit « torti », drôle de gallicisation mes yeux, j’aimerais trouver des paquets avec écrit « queues de cochon », « tortillons » ou alors « nœuds papillon » pour traduire les jolies « farfalle »…



Bref ! La difficulté principale du « pastasotto », c’est que les pâtes lâchent beaucoup moins d’amidon que le riz. Or, c’est le mélange amidon-crème-parmesan qui fait l’enrobage moelleux et fondant du risotto, lui donnant sa consistance crémeuse voire légèrement gluante, … bref, tout son charme.



En appliquant la méthodologie de base du risotto (faire revenir le féculent dans un corps gras, mouiller progressivement l’aide d’un bouillon corsé, crémer et faire monter la sauce), j’ai obtenu un résultat ma foi tout fait agréable, loin du risotto mais rigolo faire : un bon plat de pasta, enrobé d’une sauce légère et fondante.


 




 


Un fond de placard en forme de boutade qui a bien tourné : le sens de l’humour fait toujours de bon plat, et l’Homme a le sens de l’humour qui sait me pousser en cuisine !

PS : joyeux anniversaire l’Homme… c’était hier 🙂


 


PASTASOTTO



Pour 2 personnes (en plat unique)





  • 250 g de pâtes courtes (fusilli, penne…)


  • 1 échalote


  • 1 cuillère soupe d’huile d’olive


  • Zeste d’1/2 citron


  • 1 cuillère café de curry doux


  • 25 g de beurre


  • 3 cuillères soupe de crème


Pour le bouillon :




  • 1 tablette de bouillon + ½ l d’eau


  • ½ verre de vin blanc ou de Martini Blanco


  • 1 feuille de laurier


  • 1 branche de thym


Parmesan pour servir



Peler et hacher l’échalote.


Préparer le bouillon en faisant chauffer l’eau et en y ajoutant le cube de bouillon, le laurier et le thym.


Dans l’huile d’olive, faire dorer l’échalote puis y ajouter les pâtes, les remuer jusqu’ ce qu’elles soient bien brillantes.


Ajouter le vin blanc, tourner jusqu’ évaporation.


Ajouter alors deux louches de bouillon, tourner nouveau. Lorsque tout le bouillon est évaporé, en rajouter louche louche jusqu’ ce que les pâtes soient tendres (compter environ 12 mn).


Ajouter le curry et le zeste de citron râpé, bien mélanger.


Ajouter le beurre bien froid en morceaux, puis la crème.


Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire, servir avec du parmesan.



NB : cette version est parfumée au curry, mais toutes les variations habituelles sont possibles.


NB 2 : une petite poignée de petits pois surgelés, des dés de poivrons rouges ou des raisins secs agrémenteront volontiers cet essai !

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