Un sorbet à la mangue 100% flemme

Fait trop chaud pour écrire. Mon micro me chauffe les genoux (je déteste écrire à une table, mon canapé a tendance à être mon bureau, c’est facile de comprendre pourquoi je m’étiole dans un open space). Pas envie d’allumer le four -il faut dire que depuis peu le grill est pris d’envie suicidaire et se jette dans les plats, ce qui n’est pas toujours pratique (je hais les fours combinés).

Même pas envie d’écrire bien une recette pourtant délicieuse. Mon sens civique me rattrape : si tu as des envies de cuisine-pour-poil-dans-la-main, tu ne dois pas être la seule sur terre, fillette (malgré mon dépassement d’âge récent, je me surnomme parfois de la sorte, ça me met de bonne humeur). Pense à tes congénères et rafraîchis-les ! Histoire de faire taire mon Jiminy Cricket personnel, j’obtempère…

Donc, vous allez de suite vous lever de votre canapé (posez votre ordi avant) pour réaliser un sorbet à la mangue onctueux à souhait et sans effet ou presque sur le maillot. Aussi bon et simple que le sorbet citron-ribot.

Sorbet mangue et lait ribot

1- Peler la mangue (avec un bon vieux rasoir à légumes).

2- La dépiauter avec votre technique perso : le triangle isocèle, l’instrument magique, le hachage débridé, le kung-fu du hachoir, l’hypnotisation de la planche à découper… De toute façon, peu importe : elle va être réduite en bouillie, la pauvrette.

3- La blender sauvagement, en se souvenant d’un coup de la mémorable scène de Gremlins où un pauvre Gremlins passe au blender. Sadiquement drôle. Mais qui permet de toujours penser à bien mettre le couvercle de son appareil et à laisser ses doigts à leur place.

4- Vérifier que vous avez obtenu de 300 à 350 ml de pulpe. Sinon, descendez acheter une autre mangue. J’imagine que tous les blenders de la terre sont gradués, le mien l’est, c’est fichtrement pratique pour ce genre de recette. Si le vôtre ne l’est pas, appelez le numéro vert de votre fabricant de blender et dites-leur ce que vous en penser, sans toutefois évoquer l’épisode des Gremlins (sauf si vous êtes d’humeur taquine).

5-Ajouter direct dans le pichet 2 cuillères à soupe de sirop d’agave ou 3 cuillères à soupe de sirop de sucre (celui que vous utilisez pour faire le punch, planqué au milieu des bouteilles d’alcool). Microplaner un zeste de citron vert et tant qu’on y est, pressez-le directement dans le bol. Fermer le blender et mixer un petit coup.

6- Ajouter du lait fermenté (ribot, lebné, au pire, du yop nature) jusqu’à obtenir 500 ml de mélange. Blender un petit coup, c’est agréable.

7- Passer à la sorbetière si vous en avez une, sinon adoptez la technique du granité (hop, dans un grand bac dans le congél, perso une vieille boîte Tupp’, rectangulaire, on gratte toutes les 1/2h et puis au final au colle 30 sec de blender pour lisser l’ensemble).

8- OK : il faut quand même laver le blender ET la sorbetière. Mais ce sorbet est tellement bon qu’il boxe dans la catégorie des arguments imparables pour convaincre quelqu’un d’aller faire la vaisselle à votre place.

Péché de gourmandise ou péché de paresse ?

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