Le BA-BA DES BABAS – Mon nouveau livre

babasIl y a des livres qui naissent dans de drôles de circonstances.

J’ai déjà parlé ici de ma belle-mère qui m’offrit sa volette à gâteau. Je vais encore vous en parler, car c’est à cause (ou grâce) à elle qu’est né mon dernier livre.

Il y a de cela plusieurs années, elle ne put réaliser le gâteau préféré d’une de ses filles, et me demanda de le réaliser pour elles. « Pas de souci, Bernadette ! Où est la recette ? » Elle me tendit avec un grand sourire une fiche cuisine (non, pas celles du ELLE…) en me disant « Oh, tu as déjà dû en faire : c’est un baba au rhum ! ».

Certes pas. Car du baba au rhum, fan je n’étais pas. A vrai dire je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’avais dû en goûter. Le côté sirupeux, spongieux, le mauvais souvenir d’une crème pâtissière m’en avait éloigné à jamais. Ce n’est pas pour rien que les enfants n’aiment pas en général les babas au rhum…

« Bon, OK , c’est bien parce que c’est pour vous deux… mais je ne suis pas sûre d’y goûter ».

Le lendemain, devant l’enthousiasme à table, je fis mon devoir : j’en goûtai une lichette. Avec étonnement. Et j’y retournai –plusieurs fois.

Vous ai-je dis pourquoi j’apprécie aussi ma belle-sœur ? Parce qu’elle est capable de finir son gâteau d’anniversaire directement dans le plat, avec un grand sourire et en en savourant chaque bouchée. A vous donner envie de pâtisser rien qu’à la voir se régaler.

De fait, du baba je devins vite accro. Vites faits –des recherches rapides me permirent de voir que la variante express « honteuse » pour les puristes, à la levure chimique, était déjà mentionnée dans des livres du début des années 20 !-, vites cuits pour peu que l’on utilise des mini-moules –mes fétiches, des mini-moules à kouglopf rose pâle dénichés chez Monop’ pour un euro, je me mis à en cuisiner à toutes les sauces. Salés, sucrés, en parfumant la pâte (fruits secs, morceaux de bonbons –évitez les morceaux de fraise tagada, ce fut un massacre !-), en variant le sirop de punchage (non, pas toujours de l’alcool, vive les jus de fruits et de légumes, le thé et les infusions) et en jouant sur la garniture (miam, la petite crème fromagère pour babas salés !), j’en inventais vite une tripotée.

De quoi me donner envie d’aller voir un nouvel éditeur (Solar) avec mon synopsis sous le bras (OK, et une boîte de babas aussi, et alors ?), il y a maintenant un an de cela.

Recettes testées, photos et stylismes bluffants (merci à Caroline Faccioli et à Sabine Paris pour leurs babas si chics et chocs), multiples corrections et précisions (merci à toute l’équipe de Solar pour le soin apporté à ses ouvrages, même ceux à petits prix), j’arrête les remerciements car sinon on va se croire aux Césars (merci aux testeuses qui se reconnaîtront, surtout celles qui n’aimaient pas non plus les babas)… le temps a hélas passé trop vite.

En ouvrant l’enveloppe qui contenait le premier exemplaire, il y a deux semaines de cela, c’est forcément à ma belle-mère que j’ai pensé. En me disant qu’elle aurait peut-être aimé un baba au café.

Babas- Estérelle Payany, Caroline Faccioli et Sabine Paris
Editions Solar

Merci à Mercotte et à aufeminin.com d’en avoir déjà parlé !

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