La petite salade poire-avocat-yuzu, ou prendre le temps de savourer ce que l’on a déjà

Ces deux dernières semaines, j’ai redécouvert le plaisir de feuilleter ma bibliothèque culinaire qui s’est monstrueusement étendue ces dernières années (non, pas de photo, car il en faudrait plusieurs, soit faire carrément un panoramique).

Il faut dire que confortablement blottie dans mon canapé, je n’ai qu’une activité essentiellement nutritionnelle : allaiter le petit dernier de la famille qui a déjà un bel appétit et des fréquences de repas normales pour son âge, mais assez intenses pour les grands comme nous qui ne mangeons que 4 3 fois par jour !

Alors lorsque la tétée s’éternise un peu, quoi de mieux que de réfléchir à ce que l’on va préparer aux plus grands, pour les chouchouter eux aussi… et prendre le temps de se plonger plus en détail dans les paquets d’excellents livres de cuisine reçus au fil des mois mais pas assez pratiqués, faute de temps et d’énergie ? C’est ainsi que j’ai redévoré « Ma petite cuisine japonaise » de Laure Kié, chez Marabout.

Ce qui m’avait touché, c’était de voir l’excellente fusion provençalo-nippone, les touches japonaises discrètes et inventives sur des bases européennes (quiches, cakes…)… et de constater que j’avais déjà tous les ingrédients dans mes placards. Argument précieux quand on se retrouve à préparer un dîner à 9h du matin parce que bébé dort, et qu’il faut en profiter avant de ne plus pouvoir faire autre chose que l’admirer et s’occuper de lui !

Sans oublier des recettes assez étonnantes pour donner envie de les goûter… Parfois, en lisant une recette on arrive illico à avoir son goût en bouche, donc on n’a pas toujours la curiosité de les faire. Et là à plusieurs reprises j’avais du mal à imaginer le rendu, la subtilité des saveurs, notamment avec une petite salade de rien du tout, limite un fond de compotier un peu zarbi : des dés de poire, des morceaux d’avocat, et un peu de yuzu-shoyu par dessus.

Tout est dans le soyeux, le moelleux, le glissant : pas d’aspérité, pas de croquant, certains pourront dire que ça manque un peu de contraste, de croustillant. Mais c’est aussi le charme de ce plat, une suavité toute féminine mais sans aucune fadeur. Cette salade est parfaite avec tous les poissons fumés, et je suis sûre que cette alliance étrange mais pas bancale reprendra vie ailleurs dans un autre plat.

Si vous avez toujours trouvé que le miso et la tapenade avaient des points communs, foncez sans hésiter sur ce livre.

SALADE POIRE, AVOCAT, SAUCE PONZU
d’après Laure Kié
2 poires
2 avocats
2 cuillères à soupe de sauce soja*
2 cuillères à café de jus de yuzu
<sinon, sauce Ponzu toute prête>

Pelez les poires et les avocats, coupez-les en lamelles fines ou en dés, selon le temps, l’inspiration et l’âge du capitaine, voire l’urgence des tâches ménagères qui vous attendent.
Mélangez la sauce soja et le jus de yuzu, versez sur la salade, et servez bien frais.
Dans la recette originale, il y a également 20 g de parmesan, que j’ai complètement oublié, mais pourquoi pas ?
* je ne suis pas une grande fan de la sauce soja Kikkoman, pourtant si souvent recommandée. Je préfère toujours dans leur gamme la sauce au bouchon vert, moins salée, qui l’est encore un peu trop à mon goût. Au quotidien nous pratiquons plutôt le Shoyu de chez Lima, assez richement parfumée et pas trop salée, et les jours de paie (o joie !) on se ruine au Workshop Issé pour de la sauce soja au yuzu -limite à boire à la petite cuillère, mais c’est une autre histoire !

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