23 jan 2011

Waldorf hivernale de carottes et radis noir – comme si sur la terre il n’y avait que nous

9 commentaires Légumivore

salade-carottesradisnoirJ’ai dû préparer il y a longtemps pour un article de commande une salade Waldorf. J’en ignorai l’existence, car née alors qu’elle n’était plus à la mode (je rappelle : céleri, pomme, noix, dans une sauce riche à base de mayonnaise).

On imagine très bien Betty Draper la préparer à Don en attendant qu’il rentre de l’agence -bien que les cocktails semblent être sa spécialité-, ou Eloïse appeler le room service du Plaza pour s’en faire livrer une petite assiette vers minuit. Un plat qu’on s’imagine manger en robe trois-trous avec des lunettes à la Jackie O’, en arondissant la bouche pour éviter de faire filer le rouge à lèvres…

J’avoue aimer les plats désuets, qu’on a du mal à trouver à la carte des restaurants ou à grignoter : la gougère (même si j’ai eu il y a peu la surprise de la voir transformée en sandwich au nouveau Lafayette Organic), le boeuf mode (qui n’est pas un bourguignon), la crêpe suzette pour son nom qui évoque une combinaison en soie rose pâle. Des plaisirs démodés, surannés, autant dire délicieux.

La salade d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec une Waldorf (à part la pomme et les noix), mais utilise la sauce que j’avais mise au point pour ma première approche de la vraie Waldorf. N’étant pas très fan de mayonnaise dans la salade, j’ai mis au point ce substitut rafraichissant et bien plus léger, en utilisant le yaourt à la grecque qui est à mes yeux un must de tout frigo ; certes, c’est le plus gras de tous, mais bien moins que de la mayonnaise !
La même astuce marche pour le coleslaw, que l’on aime bien aussi à cette sauce -ou les jours de fête, moitié mayo moitié yaourt à la grecque.
Lire la suite

28 nov 2010

Un pois chiche dans la tête – l’art de la salade en (quasi) conserve

12 commentaires Légumivore

En bonne provençale, j’aime beaucoup les pois chiches. Bien sûr en salade, en panisse, en hoummous, en gel pour les cheveux, en produits de beauté, voire même en dentifrice.

Je n’ai jamais assez de recettes autour de cette géniale légumineuse (la plus riche en protéines de toutes, le saviez-vous, comme je l’ai découvert en préparant ce dossier ?) et le simple fait de savoir qu’elle donna son surnom à Cicéron suffit à me mettre en joie à chaque fois que j’en ouvre une conserve, parce qu’on a beau dire, quelques années de latin ça vous marque à jamais -surtout en cuisine bien sûr.

ingredientssaladepoischichesAlors l’idée de pouvoir bricoler en quelques minutes une salade complète et goûteuse qui fait un très bon petit plat, moi je dis banco. Une aubergine, deux bocaux (pois chiches et sauce tomate) et un bon assaisonnement, et c’est plié ! Difficile d’avoir des recettes à base de produits du placard qui soit plus saine et équilibrée.

Pour la sauce tomate, j’en ai épluché pas mal -d’étiquettes, pas de bocaux- et je peux vous dire que celles comportant juste des tomates, des légumes, de l’huile (sans excès), du sel, du poivre et  quelques herbes se comptent sur les doigts de la main. On a même parfois la joie d’y découvrir des fibres de potiron, de la gomme de guar, et autres délices agro-alimentaires qui évoquent plus La potion magique de Georges Bouillonque le bon sugo di pomodoro della nonna... Bref, scrutez scrupuleusement ces étiquettes de sauce tomate, elles cachent bien des (mauvaises) surprises.

Je me suis inspirée d’une recette de Patricia Wells dans Merveilleux légumes : La cuisine du jardin, la même Patricia qui sut il y a bien longtemps me convaincre de cuire le saumon au four à basse température bien avant que cela ne soit la mode. Si j’avais un talent d’illustratrice comme Mingou ou Tambouille, c’est typiquement la recette que l’on peut illustrer à coup de +, et puis +…, quasiment un non recette, ce qui en fait d’office une excellente.

SALADE EXPRESS DE POIS CHICHES A L’AUBERGINE ET A LA TOMATE
1 grosse aubergine
1 boîte ou 1 bocal de pois chiches (400 g environ)
1 petit bocal de bonne sauce tomate cuisinée
Assaisonnement : graines de cumin, huile d’olive, vinaigre balsamique blanc, fleur de thym ou origan,  sel, poivre du moulin

saladepoischichesexpress

Faire préchauffer le grill du four. Commencer par laver une belle aubergine et la couper en tranches fines à l’aide d’un grand couteau, dans le sens de la longueur bien sûr. Déposer les tranches tête-bêche sur une feuille de silicone (ou une plaque à pâtisser, c’est selon), les enduire très légèrement d’huile d’olive, d’un soupçon de sel et d’un peu d’origan. Les faire griller 10 min, puis les retourner et les faire cuire encore 5 min maximum. Au sortir du four, les empiler dans une assiette, la recouvrir d’une autre assiette : de la sorte, elles vont finir leur cuisson grâce à leur vapeur.
Pendant ce temps, égoutter les pois chiches, les rincer.Si vous êtes en forme, les sécher et leur ôter la petite peau en les frottant délicatement (mais si vous ne le faites pas, aucun problème).
Entasser les lamelles d’aubergines sur la planche à découper, les couper en languettes à l’aide d’un grand couteau (ceux avec lesquels on ne se coupe plus jamais).
Mélanger dans un saladier les aubergines, les pois chiches et le bocal de sauce tomate.
Assaisonner d’1 c. à café de graines de cumin, d’1 c. à soupe d’huile d’olive fruitée, 1 c. à soupe de vinaigre balsamique, d’origan, de sel et de poivre, en goûtant fréquemment. Ajouter un trait de jus de citron, couvrir et laisser au moins 1h au réfrigérateur pour que les saveurs se mélangent.
L’idéal est de préparer cette salade la veille, car elle se bonifie avec le temps. Parfait quand on travaille chez soi !

logo_franceinterTant que j’y suis, si le coeur vous en dit, vous pouvez me retrouver demain à 11h sur les ondes de France Inter dans l’émission Service Public d’Isabelle Giordano, aux côtés de Clotilde et de Mamina, pour une émission consacrée aux produits festifs.

02 juin 2010

La petite salade poire-avocat-yuzu, ou prendre le temps de savourer ce que l’on a déjà

17 commentaires Légumivore, Papivore (livres et magasines de cuisine), Start me up, les entrées

Ces deux dernières semaines, j’ai redécouvert le plaisir de feuilleter ma bibliothèque culinaire qui s’est monstrueusement étendue ces dernières années (non, pas de photo, car il en faudrait plusieurs, soit faire carrément un panoramique).

Il faut dire que confortablement blottie dans mon canapé, je n’ai qu’une activité essentiellement nutritionnelle : allaiter le petit dernier de la famille qui a déjà un bel appétit et des fréquences de repas normales pour son âge, mais assez intenses pour les grands comme nous qui ne mangeons que 4 3 fois par jour !

Alors lorsque la tétée s’éternise un peu, quoi de mieux que de réfléchir à ce que l’on va préparer aux plus grands, pour les chouchouter eux aussi… et prendre le temps de se plonger plus en détail dans les paquets d’excellents livres de cuisine reçus au fil des mois mais pas assez pratiqués, faute de temps et d’énergie ? C’est ainsi que j’ai redévoré « Ma petite cuisine japonaise » de Laure Kié, chez Marabout.

Ce qui m’avait touché, c’était de voir l’excellente fusion provençalo-nippone, les touches japonaises discrètes et inventives sur des bases européennes (quiches, cakes…)… et de constater que j’avais déjà tous les ingrédients dans mes placards. Argument précieux quand on se retrouve à préparer un dîner à 9h du matin parce que bébé dort, et qu’il faut en profiter avant de ne plus pouvoir faire autre chose que l’admirer et s’occuper de lui !

Lire la suite