Quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. Deux ans après avoir assouvi l’un de mes fantasmes culinaires (posséder une poêle à aebelskivers), je viens ici me confesser du plaisir à l’utiliser.
En discutant avec Claus à l’ouverture de son spot à petit déj, il me disait son regret de ne pas faire de danish pancakes, « mais vous savez, les petites crêpes rondes, là ? », ah bah si, les danish puff pancakes. Ah non, je savais pas du tout de quoi il me parlait. En rentrant, j’ai cherché et suis tombée en extaaaaaase devant ces petites bouboules de pâte entre la crêpe et la gaufre qui nécessitaient une poêle bien particulière pour prendre leur forme de balle de golf.
Eurêka : c’est comme des takoyaki mais sucrés, en fait ! Le poulpe et la bonite en moins… le sucre et la confiote en plus. L’enfant caché de la gaufre et de la boulette, de la crêpe et du beignet bouboulestyle. Avec en plus à raconter au coin du feu une si jolie histoire !
J’ai alors subrepticement profité d’un voyage à Copenhague de ma rédac chef préférée qui me lança d’un air détaché et adorable « t’as besoin de quelque chose au Danemark ? ».
Moi, mettant de côté ma réserve naturelle d’ex-élève de bonnes soeurs : « Bah si pardi, je veux bien que tu me ramènes une poêle à eberskivers« .
« Une quoooa ???? » « Un truc pour faire des crêpes bouboules« . « Pas de souci, roule ma poule« .
Bon, la malheureuse a donc dû ramener l’hiver dernier une poêle en fonte ad hoc Le Creuset (si vous m’entendez, vous la marque là-bas, pensez à la commercialiser en France, sous le nom de « poêlon à maxi-escargots, à queue amovible », sur un malentendu ça peut cartonner). Vlan, 2,5 kg dans un bagage cabine (et je vous dis pas la négo avec les douaniers).
Je lui dois un merci éternel -et pas que pour ça…-, surtout lorsque je réalisais une semaine après qu’on devait trouver à peu près les mêmes dans le quartier jap’ pour les takoyaki. (pas vrai, j’ai cherché sans succès depuis, mais on m’en a signalé dans le quartier chinois). Voilà une poêle partie pour traverser les siècles, que je pourrai livrer bien culottée à mes fistons. Certes, on en trouve en France, mais pas d’aussi chouettes. Notez aussi que j’en ai fait quelques fois en une année, sans jamais m’en vanter ici.
Pour que je me mette à en parler, c’est qu’il neige dehors, ce qui nous a même laissé le temps -à BricolBoy et à moi-même- de nous amuser à tourner une petite vidéo vous montrant combien c’est ri-go-lo de faire tournicoter les aebleskivers dans la poêle.
Notez l’absence regrettable de pommes dans ces aebleskivers-ebleskivers-ebelskivers-punaise-le-danois-c-est-complexe, un peu comme s’il n’y avait pas de rhum dans un baba au rhum, quand on y réfléchit bien. Mais c’est bon quand même, poudré de sucre glace, ou fourré de confiture de votre choix. Christine Ferber ou Anne-Sophie Pic chez nous, s’il vous plaît, mais on est une kitchen pétasse ou pas. Voire une kitchen pouffe (une « kitchen puff pancake », pour être précise).
Pour finir, et puisque vous êtes là, n’oubliez pas que vous pouvez me retrouver ce soir sur l’émission Marmiton ramène sa fraise, en direct à 18h, diffusé via YouTube et Google Plus. Vous pouvez si vous le souhaiter y participer vous aussi en intervenant en vidéo (en remplissant fissa ce petit document), ou en posant vos questions directement sous le post consacré à l’émission.
Aebleskiver / Ebleskivers
Pour environ 25 pièces
225 g de farine T45
2 oeufs
40 cl de lait ribot
1 c. à s. de sucre
1 c. à s. de beurre fondu
2 c. à c. de bicarbonate de sodium (ou 1 sachet de levure chimique)
1 c. à c. d’extrait de vanille
1/4 de c. à c. de sel fin
Mélangez la farine, le sucre, le bicarbonate et le sel. Ajoutez les jaunes d’oeuf, le lait ribot, le beurre fondu et l’extrait de vanille, mélangez pour obtenir une pâte sans grumeaux.
Laissez reposer 1 h. Battez les blancs en neige ferme et ajoutez-les délicatement à la pâte.
Faites chauffer une poêle à ebelskivers (ou une plaque à takoyaki) légèrement huilée et remplissez chaque alvéole aux 2/3 de pâte.
Faites cuire jusqu’à ce que la pâte bublonne gentillement en surface, puis à l’aide de baguette ou de pics à brochette, tournez les boules d’un quart de tour. Recommencez en tournant fréquemment les boules jusqu’à ce qu’elles soient blondes et bien cuites.
Vous pouvez également ajouter 1 c. à c. de confiture ou de pâte à tartiner dans chaque ebleskiver une fois qu’ils sont légèrement pris, avant de les retourner.








Je ne connaissais pas la version danoise, mais chez moi, c-à-d en Allemagne pas très loin des Pays-Bas, on trouve des crêpes-boules sur les marchés de Noël sous le nom néerlandais de Poffertjes. (Et pof!)
C’est servi en barquettes de 3 rangées de 5 ou 6, et classiquement arrosé de Grand Marnier et saupoudré de sucre glace. J’adore.
C’est bien ce que je pensais, c’est mieux que je décide seul quoi te ramener de mes voyages…
Ah mais en voilà une bonne excuse, pour ressortir ma plaque à takoyaki! Pour info, on en trouve en version plaque ou poêle (y en a même qui vont sur induction) chez « Wa Quan » rue des frères d’Astier de la Vigerie, un boui-boui qui vend du matos de resto asiatique à prix cassé.
Mmmmh ! Ça a l’air délicieux !!
Toujours bluffée par vos trouvailles improbables !
Je confirme ce que dit Létitia, autrement, la mienne je l’ai achetée chez Paris-Store dans le 13ème également. Ils en ont régulièrement mais c’est au gré des arrivages (et vachement moins cher que sur le site en ligne)
Tu me donnes des idées, si je trouve du poulpe,je crois qu’il y aura des takoyakis au programme ce week-end.
Très rigolo à faire, mais pourquoi cette couleur bleue ? Tu as graissé les moules avec
un peu de bleu de méthylène ?
Faut aimer patouiller !
Non, je ne cederai pas, a l’envie d’acheter une poele a bouboules.
Comme Gracianne, vient le moment pour moi d’être forte dans ma tête et de résister à l’appel du poélon à bouboules (sous peine de divorce je le crains si je rapporte encore un truc de cuisine à la maison, surtout depuis que j’ai rapporté un cuit vapeur et un rice cooker pour lesquels nous n’avons toujours pas trouvé de place et qui sont donc par terre dans le salon).
Claire, Gracianne : je prête ma poêle aux copines
dispo à l’heure du déj quand vous pouvez ! Prévoir un grand sac.
Testé hier midi avec une poêle à takoyaki : ça marche à merveille! Merci pour la découverte Esterelle!
Je confirme pour les « poffertjes »: c’est la version néerlandaise des crêpes bouboules! J’ai acheté une poêle pour les faire aux Pays-Bas chez Hema (pas sûr qu’ils les commercialisent dans les Hema français), elle est toute légère et peut faire une douzaine de crêpes à la fois