Archive pour février 2005

Kabucha en soupe japonaise (2/2)

Samedi 26 février 2005

Une fois munie de cette fameuse cucurbitacée, il a fallu l’utiliser. C’était l’occasion parfaite de faire une bonne soupe à la japonaise, avec plein de trucs flottants !
Une technique qui marche souvent dans ma cuisine, c’est l’association d’éléments de même couleur. Ca a l’air bête dit comme ça, mais dégrader une couleur dans le même plat est souvent probant : le potiron, la patate douce et l’orange sont amis, par exemple. Je ne garantis rien quant au mélange betterave-rose, mais s’il y a des volontaires pour essayer, pourquoi pas ?


C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser pour l’occasion mes udon au thé vert endormies dans le placard :



 


Pour la kabucha, il eut été dommage de ne pas mettre en avant sa couleur vert crocodile. Aussi l’ai-je pelée en conservant une bande de peau sur deux :


Bien sûr, il convient au préalable de la laver et la brosser soigneusement, quand bien même celle-ci est garantie “bio”.

Voyons, que restait-il dans mon frigo ? Du poulet rôti… parfait !
En matière d’épicerie asiatique, la maison n’est jamais à court : mirin, graines de sésame noire, coriandre fraîche et huile de sésame.

Ensuite, j’ai fait mon petit business détaillé plus bas, et voilà le résultat :



J’adore le côté bizarre des graines de sésame noir flottant dans le bouillon ! La cuillère à café d’huile de sésame donne l’impression de quelque chose de graisseux, alors que cette soupe-dîner était légère à déguster et à digérer.

Conseil de service : déchaussez-vous et asseyez-vous à genoux devant votre table basse pour la savourer…






SOUPE DE NOUILLES A LA KABOCHA
Pour 2 personnes en plat, 4 en entrée

1/2 kabocha
1 paquet de udon de préférence au thé vert
1 gros blanc de poulet rôti
1 litre d’eau
10 brins de coriandre fraîche
1 tablette de bouillon de volaille dégraissé
1 cuillère à soupe de graines de sésame
1 cuillère à soupe de mirin
1 cuillère à café d’huile de sésame

Peler la kabocha 1 bande sur 2, la couper en dés.
Enlever la peau du poulet rôti, la mettre dans l’eau froide avec la tablette de bouillon.
Mener à ébullition et laisser cuire environ 5 mn.
Pendant ce temps, couper le poulet en morceaux. Hacher la coriandre.
Plonger dans le bouillon les dés de courge-kabocha, laisser cuire 10 mn.
Au bout de ce temps, ajouter le poulet et les nouilles.
Laisser cuire de 5 Ã 10 mn (regardez sur le paquet de udon).
Ajouter alors les feuilles de coriandre (elles doivent juste chauffer et pas cuire), le sésame, le mirin et l’huile de sésame.
Servir dans de grands bols et manger en aspirant les nouilles (attraper les morceaux de courge avec des baguettes est un sport amusant).

Le potimarron martien se prononce Kabucha (1/2)

Jeudi 24 février 2005

J’ai trouvé chez Naturalia une espèce de potimarron que je ne connaissais pas jusqu’à samedi : un joli potimarron vert bronze (”provenance Italie”, disait l’étiquette). Ni une ni deux, en pensant à Miss Lulu, je
l’embarque pour expertise, parce que des comme ça, je n’en avais jamais
vu. (vous commencez à connaître mon amour de la courge…) !

   
              
              
              
              
              
             
              Dans le prochain post, ce potimarron sera partiellement déshabillé

Arrivée à la maison, j’ai voulu jouer à la botaniste, mais je
n’ai pas trouvé grand chose en cherchant du “potimarron vert” ; cela
m’a emmenée sur la piste du “potiron Hokkaïdo” grâce à cette magnifique galerie de courges (non, je ne parle pas d’une vieille photo de classe).
Damned, “Hokkaïdo” ??? Ce serait donc originaire du Japon… Munie de ce mince indice, j’ai finalement trouvé le fin mot de l’histoire dans mon livre de cuisine japonaise (je
ne l’ouvre pas très souvent, mais jusqu’ici à chaque fois que j’avais
une interrogation sur un ingrédient, il avait toujours la réponse)
importé des Etats-Unis :

“Potimarron vert” se dit kobusha, kobucha, kabucha ou kabusha, selon les transcriptions ! Elémentaire, mon cher Pumpkin !

“Also
known as Hokkaido or Japanese Pumpkin, the kabucha (ka-BOO-cha) pumpkin
looks like a mottled, dark green pumpkin and has the highest sugar
content of any squash. It is similar to buttercup squash but has a
drier texture that crumbles if overcooked. The skin is also edible.
Prepare kabucha like any winter squash. For a nutritious and naturally
sweet pie try replacing pumpkin with kabucha. According to macrobiotic
usage, the naturally sweet properties of kabucha make it a medicinal
food for people with blood sugar irregularities. When cooked with aduki
beans and kombu seaweed, it is said to be healing to the pancreas and
the kidneys.”

Pour les recettes, j’ai conservé le conseil astucieux de conserver partiellement du moins sa belle enveloppe verte.

 Maintenant que je sais à peu près ce que c’est, qu’en faire, qui changerait de mes habitudes potimarronesque ?

Il paraît que le tempura de kabucha est un délice, mais je n’ai guère envie de fritures en ce moment.

Elle peut se préparer en dessert (par exemple avec du lait de coco et du sucre, à la manière thaie), mais là non plus, pas envie de sucré…

J’ai fini par opter pour une soupe aux accents japonais marqués : la suite bientôt ! Courge-suspense…

Conclusion de l’enquête : un plein cageot de kabucha a été signalé par
mon meilleur informateur dans une épicerie coréenne-japonaise du 2ème
arrondissement…

Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine (le quizz musical)

Lundi 21 février 2005

 

Puisque Madame “Croissant et Hamburger” me le demande, je m’exécute avec plaisir !
Quel est le nombre total de fichiers musicaux sur votre ordinateur ?
Pas des masses ! En fait j’ai un nouveau Mac,  je commence à peine à nourrir I-tunes avec mes disques habituels…
Quel est le dernier CD que vous ayez acheté ?
Berlin” et “Transformer” de Lou Reed, pour faire un cadeau à Chéri (mais j’en profite aussi).
Deux semaines avant : ‘Not going anywhere’ de Keren Ann.

Quelle est la dernière chanson que vous ayez écouté avant de lire ce message ?
Ce matin avec le café, ‘Not going anywhere’ de Kerenn Ann, tout l’album.
Citez 5 chansons que vous aimez beaucoup ou qui représentent beaucoup de choses pour vous.
- Les Pas, Claude Nougaro (sur l’album “L’enfant phare”) : j’ai découvert Claude Nougaro très tard, à 20 ans. Il m’a amené à aimer le jazz puis la musique brésilienne. On y trouve finalement la source de mes goûts musicaux actuels. En plus, la plupart de ces textes sont autant de poèmes, j’aime autant l’astuce vivante des rimes que le swing des musiques.
Ne choisir qu’un titre a été un crève-coeur, demain j’aurai répondu par un autre titre. Et pour un blog culinaire, l’auteur de “Les mains d’une gemme dans la farine”, Ca s’impose !
- Looking up, Michel Petrucciani : léger, aérien, vivant, plein de fantaisies. Et un beau voyage ensoleillé au mois de mai.
- Köln Concert, Keith Jarreth : ça me fait regretter d’être née 6 mois jour pour jour après, j’aurais rêvé d’y assister. C’est un disque que j’écoute au minimum une fois par semaine.
- Autour de l‘arbre, Keren Ann (mais en ce moment, ma vie ressemble à sa chanson Peut-être… je peux en dire 2 pour le prix d’1 ?).Un très grand merci à Estelle de m’avoir incitée à l’écouter.
- Lullaby of birdland : bon, après, il faut choisir la version… Toutes les grandes dames du jazz l’ont chanté. Pour cette fois, je vote Ella Fitzgerald. Et parce que je n’arrive pas du tout à la chanter.

Et en vrac, pour me connaître, il faudrait dire, Vinicius Moraes, Stan Getz, Joao Gilberto, Carmen Mac Rae, Chano Dominguez, Trilok Curtu, Stephan Eicher, Serge Gainsbourg, M, Chet Baker, Carmen Mac Rae, Billy Holliday, David Bowie, Lisa Ekhdal… et j’en oublie…

A qui allez-vous transmettre ce questionnaire (3 personnes) et pourquoi ?
- A Christie de Ma Vie Sans  Moi, parce qu’elle écrit trop bien, et parce que si elle aime Jean-Jacques Goldman, j’aimerai bien savoir ce qu’elle aime d’autre,
- A Jean-Paul de Olhar Feliz , parce que si ses goûts sont aussi bons que ses légumes sont beaux, aille aille aille !
- Fallenangel, de In my kitchen baking cookies

 

Google wish : ma bonne résolution pour 2005, je l’ai !

Samedi 19 février 2005

C’est grâce au message de Christie et à un commentaire laissé sur son blog que j’ai découvert que mon message sur les restaurants romantiques à Paris était en fait un GOOGLE WISH.


A savoir :  répondre à une requête d’un internaute faite sur Google et restée infructueuse sur votre blog se nomme un “GOOGLE WISH”.


Résolution 2005 : une fois par mois, je ferais un message “Google Wish” pour faire plaisir à une recherche malheureuse.


J’aime bien le côté “baguette magique” du Google Wish, et après tout, Estérelle est un prénom de fée (oups restons modeste), alors jouer à la fée une fois par mois, ce n’est pas compliqué.


Et il faut bien le dire : j’aime l’écriture sous contrainte, ça me fait plaisir d’en avoir trouvé une minimale pour mon blog.
Un indice ? Mon écrivain de prédilection, c’est Georges Perec, comme toute bonne documentaliste qui se respecte (et oui, dans le temps mes amis, ce fut mon métier… heureusement j’ai vite changé de voie, mais le goût de penser/classer est resté).

Amis blogueurs culinaires ou pas culinaires, voulez-vous jouer avec moi au Google Wish ?
Tous les mois, entre le 1er et le 15, je publierai une requête inaboutie trouvée dans les referers de mon blog (vous pouvez également en soumettre du vôtre en m’envoyant un petit message).
Entre le 15 et le 30 du mois, nous exaucons en coeur, Ã notre sauce, le “Google Wish”.


Qui veut jouer en mars ? Il n’y a rien à gagner, juste faire que la prochaine fois, un malheureux en quête d’infos sur Google soit satisfait au lieu de tomber dans un trou !

La Coupole : mieux que mes préjugés

Mercredi 16 février 2005

Pour commencer à fêter l’anniversaire de l’Homme (les festivités ont duré 5 jours… un vrai challenge dont vous avez déjà vu le vacherin) je l’ai invité à dîner à La Coupole.
Nous étions rentrés cet été dans ce lieu mythique par pur hasard climatologique : nous allions voir l’expo “Pain Couture” de Jean-Paul Gaultier à la Fondation Cartier, et le ciel nous était tombé sur la tête en plein mois de juillet. Nous nous étions réchauffés et mis à l’abri autour d’un chocolat (le comble en été, mais qu’est-ce qu’il faisait froid ce jour-là !) et il avait passé une demi-heure à se décrocher les cervicales en regardant toutes les peintures murales et à dire, “faut revenir y dîner”.

J’avoue : j’suis snob, je ne traverse Paris pour aller manger quelque part que si c’est pour rejoindre des copains ou parce que je sais que c’est une nourriture exceptionnelle que je ne trouverai pas ailleurs. Traverser la Seine pour manger dans une brasserie Flo… je m’étais dis que ce ne serait pas demain la veille.

Et en fait, le choix s’est imposé de lui-même pour fêter ce passage à une nouvelle dizaine: j’étais sûre de lui faire plaisir et (pour une fois) lavée du soupçon utilitaire de satisfaire à mon hobby culinaire ! J’avoue que je pensais y manger pas terriblement, et si cela avait été le cas, je n’aurais même pas pris la peine d’écrire ce billet.

En fait, j’ai été plutôt agréablement surprise ! Certes, c’est de la cuisine de brasserie, mais ça n’a pas à rougir du résultat.

Pour lui : une sizaine d’huîtres, présentées de façon classique (pain de seigle-beurre salé-citron) , “très bonnes” (j’avoue je n’en suis pas fan, et en ce moment on m’a conseillé de les éviter…). Bon, il est vrai que vu le débit, c’est sans risque ; et après tout, des bonnes huîtres en plein Paris, à un prix finalement abordable…je vote pour. Suivi d’une andouillette-frites : l’andouillette AAAA ne faisait pas l’andouille, elle était délicate et bien grillée (je l’ai goûtée, je peux affirmer!), les frites étaient épaisses et larges, dodues et bien cuites ; certainement industrielles mais se donnant la peine de ne pas ressembler à celles du MacDo. En dessert : koughloff glacé au marc de … zut, j’ai une absence : un vin d’Alsace, bien sûr.
Le tout accompagné de vin au verre, donc un très honorable Pauillac ; regret habituel exprimé dans moultes restaurants : pas trop de choix de vin au verre, et un tarif surcôté à ce niveau.
Pour moi :
pas d’entrée (mon estomac n’est pas extensible malgré l’élevage actuel de Junior) ; puis un jarret de porc grillé à la choucroute, sauce à la bière. Le jarret, bien grillé et croustillant, fondait délicieusement en bouche ; la choucroute était légère et bien acidulée (et oui, c’est ça le propre de la vrai bonne choucroute : c’est léger!) ; la sauce, brune et bien caramélisée, était quand même trop salée et un peu trop présente à mon goût. En laquage du jarret, elle aurait suffit, alors que là , elle baigait un peu abondamment le plat. Pas mal du tout quand même.
Et en dessert, un best of de la Coupole : le parfait glacé au café, servi avec deux grandes tuiles aux amandes. Le parfait est un peu ma “petite madeleine” à moi, c’était la glace préférée de mon enfance (ça étonnait un peu d’ailleurs, ce goût immodéré pour la saveur café…) et dès que j’en vois un “maison”, il faut que je le goûte. Il était plutôt pas mal, un peu ‘cassant’, et malheureusement des grains de café en chocolat semés au milieu nuisaient à son équilibre. Bien mais sans plus, un honnête 7/10 (avec un point de bonification dûes aux tuiles, excellentes).

Bilan : je n’y retournerais pas tous les jours, mais en voyant tous les touristes étrangers attablés, je me suis dis qu’ils n’auraient pas une image trop fausse de la cuisine française “de brasserie”, dans une expression classique mais plutôt maîtrisée.L’addition m’a semblée raisonnable et le service assez attentif bien que très pressé.

Et à force de regarder les peintures sur les piliers, nous sommes sortis du restaurant repus, mais avec les cervicales fatiguées…
La Coupole
102, bd du Montparnasse
75014 Paris
Tél : 0143201420

  :  

Métro : Vavin, Notre-Dame-des-Champs, Montparnasse
Cliquez ici pour réserver en ligne.

Eat in Paris, volume 1 : restaurants romantiques à Paris

Dimanche 13 février 2005

Une fois n’est pas coutume, en regardant mes stats, j’ai pioché une requête qui m’a fait me souvenir que la Saint Valentin, c’est lundi : quelqu’un a cherché “restaurant romantique à Paris”… et est tombé ici…


Ma foi, j’ai envie d’aider ce jeune amoureux ou cette jolie amante… Plutôt que de vous proposer mes recettes coquines (… avez-vous remarqué la fréquente utilisation d’épices dans mes recettes ?…) je vous propose quelques lieux intimes (en espérant qu’ils ne soient pas tous déjà pleins) :

Pour les Valentins et les Valentines gourmands :


- Le 1er étage du Bouillon Racine : cuisine belge mais revisitée d’éclats modernes. Oubliez le cliché du waterzoi lourdingue ! Le lieu est un authentique Bouillon 1900, un écrin vert pâle délicieux. Quand le crépuscule tombe, éclairage aux chandelles très flatteur, piano-jazz en fond sonore… Tout pour emballer dans le bon goût !
Pour les garçons, cuisine à la bière ; pour tous, des saveurs subtilement épicées ; enfin, le café liégois, servi à la cruche, est…le meilleur de Paris (et je pèse mes mots : j’adore les desserts au café à la seule et unique condition qu’ils ne soient pas trop sucrés). Je recommande leurs variations légères sur le waterzoi, les crevettes, le travers de porc… Ah, la délicatesse des cuissons, et le plaisir du lieu !
Comptez dans les 50 Ã 70 euros par personne (vin compris).
Bouillon Racine, 3 rue Racine 75006 Paris. 01 44 32 15 60
Métro : Odéon
Consultez également leur site pour vous faire une idée : http://www.bouillon-racine.com/

- Dell’Orto, déjà  Ã©voqué dans ces colonnes…A la fin de la soirée, vous lui parlerez italien comme Kevin Kline dans Un poisson nommé Wanda !

-Angl’Opéra, pour son service délicat, son happy hour au bar, ses banquettes moelleuses… et bien sûr pour Gilles Choukroun ( le Café des Délices dans le VIème), qui s’y déchaîne pour un prix réellement raisonnable vu l’inventivité.
C’est vraiment Ducros qui se décarcasse niveau épices et mélanges, et ça vaut largement le coup de langue. Petit conseil : en entrée, prenez la crème brûlée de foie gras et partagez-la : c’est une entrée délicieuse mais un peu copieuse si vous avez envie de goûter une entrée, un plat et un dessert. J’y ai trouvé les entrées et les plats parfaits, les desserts un petit cran en-dessous… mais quand on déguste de l’exquis en début de repas, on a tendance à être aussi exigeant sur la fin !
Note pour moi : cela méritera un post à part, parce que 2 déjeuners et 1 dîner ne m’ont pas suffi, cela me fera un pretexte pour y retourner !
Sans être vulgaire, ce restaurant est le restaurant de l’Hôtel Edouard-VII : vous pouvez monter directement l’escalier pour y finir la nuit en douce compagnie.
Angl’Opera, 39 avenue de l’Opéra, 01 42 61 86 25
Métro : Pyramides
De 45 Ã 65 euros par personne.

Pour les Valentines à la recherche d’un chouette spot pour mettre l’Homme dans leur poche :
- Le Baratin. Il paraît que parfois Pierre Hermé et FEG sa femme vont y dîner, c’est dire…
C’est avant tout un super bar à vins où il faut accepter de se laisser guider par le patron. Des petits crus délicieux et inconnus vous régaleront.
Quant à la cuisine, elle est fraîche, légère avec des légumes de Joël Thébault, réinterprétant des classiques français d’une main féminine et originale.
Ne ratez pas le gâteau au chocolat JUBILATOIRE.
L’endroit est simple, bistrotier, pas trop romantique mais saura montrer que vous êtes une charmante femme de goût…au palais exercé.Le seul risque : trop boire n’assure pas les nuits coquines…
Un grand merci à Iana et Thierry de nous avoir fait découvrir ce repère (oui, bon, ça fait un peu spécial dédicace à la Thierry Roland, mais ça fait du bien de remercier les copains, puisque j’aurais jamais un Oscar me permettant de le faire sur scène…)

Le Baratin, 3 rue Jouy Rouve - 75020 Paris -01 43 49 39 70
Métro : Pyrénées, Belleville
Addition : selon votre consommation de vin…



- Le Velly. Excellente bistro, pas trop ruineux . Produits frais du marché bien troussés : j’y ai dégusté de formidables beignets de salsifis frais (denrée très très rare!) et un onglet de veau d’une tendreté incomparable. A noter : des blanquettes de poisson à la vanille bien parfumées, des classiques bistrotiers remusclés (oeuf cocotte au foie gras assez épicé) et une ardoise qui change tout le temps.
Pour plus de calme et une ambiance moins proche des cuisines, demandez une table au 1er étage.
Le Velly - 52 rue Lamartine - 75009 Paris -  01 48 78 60 05
Métro : Notre Dame de Lorette


Il va de soi qu’une réservation s’impose pour tous ces lieux, foncez donc lundi matin sur votre téléphone !

Et la Saint Valentin, ce n’est qu’une fois dans l’année, moi, je préfère avoir de l’amour tous les jours… Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !

Mettez un tigre dans vos muffins ! ou : muffins bananes-choco-avoine

Lundi 7 février 2005

Graouh ! me dit l’assiette de muffins pour  le  petit-déjeuner de demain matin : de jolis muffins odorants et tigrés la remplissent.
Youpi ! me dit ma bouche en mordant dedans (… et Miam dit mon fiancé en faisant de même…)
Tant mieux ! me dit mon métabolisme, pour cette merveille : riche en oméga-3 (grâce à l’huile de colza), en magnésium (bananes, chocolat et avoine en regorgent), intéressant au niveau des fibres (l’avoine et la banane).


Un régal tout à fait intéressant sur le plan nutritionniel : lundi commence bien.



Attention, une fois dressés, ces muffins peuvent sauter dans un cerceau enflammé !



Pour les pépites de chocolat, j’avoue, j’ai un petit truc pour les moments d’urgence… Je ramène régulièrement de Bruxelles des petits paquets de vermicelles en chocolat (lait, noir ou blanc, existe aussi en multicolores mais je ne m’y suis pas encore risquée) qui là -bas servent à saupoudrer les tartines beurrées du petit déjeuner.Je sais que cela est également très habituel aux Pays-Bas (et vu le packaging en néerlandais… ça vient de là ). C’est beaucoup moins cher que les vermicelles de chocolat utilisés en décoration de gâteau… et c’est pourtant vraiment la même chose, pour moins d’un euro le paquet.




C’est ça, l’Europe !







MUFFINS TIGRES BANANES-CHOCOLAT-AVOINE
Pour 9 gros muffins
3 bananes bien mûres
3 oeufs
5 cuillères à soupe d’huile de colza
5 cuillères à soupe de golden syrup (à défaut : sirop d’érable, miel ou même sucre en poudre)
150 g de farine (encore mieux si farine complète)
50 g de flocons d’avoine ou autres flocons de céréales
4 cuillères à soupe de copeaux de chocolat (j’ai utilisé des vermicelles, mais des pépites ou des morceaux concassés sont parfaits)
1 cuillère à café de levure chimique
2 pincées de sel



Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Ecraser les bananes.
Les mélanger avec les oeufs, puis l’huile et le golden syrup.
Ajouter farine et levure mélangée, ainsi que le sel. Finir par les flocons de céréales et le chocolat râpé.
Remplir les alvéoles des muffins aux 2/3 (bien évidemment, si votre plaque à muffins n’est pas en flexipan, vous n’avez pas oublié de la beurrer…)
Faire cuire 20 à 25 mn, 180°.
Servir tiède ou froid.
Et rugir de plaisir !

Le vacherin glacé le plus rapide de l’Ouest !

Vendredi 4 février 2005

C’était donc l’anniversaire de l’Homme, qui a pour dessert préféré le vacherin glacé aux fruits rouges.

Depuis que je suis enceinte, malheureusement il est culinairement moins à la fête, les petits plats sont devenus très rares -alors que je cuisinais d’habitude au moins 5 fois dans la semaine, et oui, même en rentrant du bureau à 20:30…
Bref ! Les nourritures sont devenues chez nous bien plus quotidiennes ; mais comme je suis moins malade et nauséeuse, je peux quand même, en faisant un effort pour m’arracher du canapé, essayer de lui faire un peu plaisir.


Donc, j’ai réalisé en 5 mn de jolis vacherins aux framboises qui ma foi, étaient aussi jolis que savoureux. Et d’une rapidité exemplaire. Et les verres passent au lave-vaisselle, donc pas de corvée : le rêve de la femme moderne :-))))))))

Il faut dire qu’au lieu de faire moi-même la glace à la framboise et les meringues, j’ai tout acheté chez deux commercants du quartier, je n’ai plus eu qu’à assembler ! C’était du vacherin-légo en fait, et vous, vous y gagnerez 2 bonnes adresses du 9ème arrondissement.

Pour les meringues : ce boulanger-pâtisser fait des meringues en forme de biscuits à la cuiller, craquantes à l’extérieure, moelleuses à l’intérieur (même 3 jours après achat). Malheureusement, ce pâtissier est dans un quartier de bureaux, et il n’est ouvert que du lundi au vendredi, à mon grand regret car ses croissants sont vraiment délicieux (il faudra bientôt écrire un guide des meilleurs croissants de Paris, je veux bien collaborer!).
Les meringuettes existent aussi saupoudrées de noix de coco, un vrai régal.Et elles sont vendues par 6, idéal pour les petits desserts ou pour monter des charlottes…
Pâtisserie Louis Brilhault - 1 rue de Provence 75009 Paris

Pour la glace : de l’extérieur, cette boulangerie ne paie vraiment, vraiment pas de mine. Pourtant, le pain y est très bon -et ce n’est pas du pâton surgelé !- les gougères remarquables, les tartes sucrées très “old fashion” et surtout, ils font eux-même quelques parfums de glace pas mal du tout. L’Homme m’avait ramené un jour de maladie un petit pot de sorbet à la mandarine qui m’avait bien requinquée.
Là , j’ai pris 1/4 de sorbet framboise (le dernier pot!) et 1/4 de glace vanille… C’était plus proche que d’aller chez Berthillon, beaucoup moins cher, un peu moins bon mais 10 fois meilleur que de la Carte d’Or !
Pâtisserie David Le Manac’h - 26 rue du Faubourg Montmartre - 75009 Paris




En arrière-plan : à l’attaque ! L’Homme ne résiste pas à son dessert préféré !!!






VACHERINS EXPRESS

Pour 2 personnes
4 meringuettes + 1 pour le décor (ou les brisures du fond du sac)
1 barquette de framboise
Glace à la framboise
Glace à la vanille
Chantilly (maison ou en bombe)

Laver et sécher les framboises.
Penser à sortir à l’avance votre glace du congélateur pour qu’elle soit relativement maléable.
Etaler au fond d’une coupe ou d’un verre une très légère couche de glace à la vanille. Y semer quelques framboises.
Déposer par-dessus la première meringue, la tasser légèrement.
Recouvrir de glace à la framboise, puis d’un peu de chantilly, parsemer de framboises.
Ajouter une meringue, écraser un peu ; y déposer de la glace à la vanille ou à la framboise, selon votre inspiration. Ajouter encore des framboises.
Lâchez-vous alors sur la bombe de chantilly à fond les manettes… Semer les dernières framboises pour décorer, ajouter les éclats de meringue pour faire croustiller la chantilly.
Servir immédiatement (chanter “Joyeux Anniversaire” est une option)

PS : variation possible sur tous les fruits de la création à imaginer, miam…

Pastasotto Nimportenawak, le défi du dimanche soir

Mardi 1 février 2005

Le dimanche soir, de façon rituelle et un peu régressive, nous mangeons très très très souvent des pâtes. Le bonheur, c’est de déployer des trésors d’inventivité pour ne pas manger deux fois le même plat : et en 3 ans, cela ne nous est jamais arrivé, à l’exception des simples pâtes à l’huile d’olive et à l’origan (quoique, l’huile d’olive étant toujours d’un cru différent d’une fois sur l’autre…)


 


Bref, exceptionnellement, Chandeleur approchant et fond de placard étant proche du zéro, je proposais ce soir-là à l’Homme « Crêpes ? Gaufres ? Pâtes ? Risotto ? Â», ce à quoi ce petit rigolo répondit « bah, risotto de coquillettes, non ? Â».


 



C’était pour me taquiner, mais ça a marché (les hormones me font démarrer au quart de tour en ce moment) : chiche pour un risotto de pâtes !



 


Malheureusement il n’y avait pas de coquillettes, mais un paquet de fusilli fit mon bonheur.


Pour les francophones, on dit « torti Â», drôle de gallicisation à mes yeux, j’aimerais trouver des paquets avec écrit « queues de cochon Â», « tortillons Â» ou alors « nÅ“uds papillon Â» pour traduire les jolies « farfalle Â»â€¦



Bref ! La difficulté principale du « pastasotto Â», c’est que les pâtes lâchent beaucoup moins d’amidon que le riz. Or, c’est le mélange amidon-crème-parmesan qui fait l’enrobage moelleux et fondant du risotto, lui donnant sa consistance crémeuse voire légèrement gluante, … bref, tout son charme.



En appliquant la méthodologie de base du risotto (faire revenir le féculent dans un corps gras, mouiller progressivement à l’aide d’un bouillon corsé, crémer et faire monter la sauce), j’ai obtenu un résultat ma foi tout à fait agréable, loin du risotto mais rigolo à faire : un bon plat de pasta, enrobé d’une sauce légère et fondante.


 




 


Un fond de placard en forme de boutade qui a bien tourné : le sens de l’humour fait toujours de bon plat, et l’Homme a le sens de l’humour qui sait me pousser en cuisine !

PS : joyeux anniversaire à l’Homme… c’était hier :-)


 


PASTASOTTO



Pour 2 personnes (en plat unique)





  • 250 g de pâtes courtes (fusilli, penne…)


  • 1 échalote


  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive


  • Zeste d’1/2 citron


  • 1 cuillère à café de curry doux


  • 25 g de beurre


  • 3 cuillères à soupe de crème


Pour le bouillon :




  • 1 tablette de bouillon + ½ l d’eau


  • ½ verre de vin blanc ou de Martini Blanco


  • 1 feuille de laurier


  • 1 branche de thym


Parmesan pour servir



Peler et hacher l’échalote.


Préparer le bouillon en faisant chauffer l’eau et en y ajoutant le cube de bouillon, le laurier et le thym.


Dans l’huile d’olive, faire dorer l’échalote puis y ajouter les pâtes, les remuer jusqu’à ce qu’elles soient bien brillantes.


Ajouter le vin blanc, tourner jusqu’à évaporation.


Ajouter alors deux louches de bouillon, tourner à nouveau. Lorsque tout le bouillon est évaporé, en rajouter louche à louche jusqu’à ce que les pâtes soient tendres (compter environ 12 mn).


Ajouter le curry et le zeste de citron râpé, bien mélanger.


Ajouter le beurre bien froid en morceaux, puis la crème.


Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire, servir avec du parmesan.



NB : cette version est parfumée au curry, mais toutes les variations habituelles sont possibles.


NB 2 : une petite poignée de petits pois surgelés, des dés de poivrons rouges ou des raisins secs agrémenteront volontiers cet essai !