Archive pour la catégorie 'Restaurants'

Eat in Paris, volume 1 : restaurants romantiques à Paris

Dimanche 13 février 2005

Une fois n’est pas coutume, en regardant mes stats, j’ai pioché une requête qui m’a fait me souvenir que la Saint Valentin, c’est lundi : quelqu’un a cherché « restaurant romantique à Paris »… et est tombé ici…


Ma foi, j’ai envie d’aider ce jeune amoureux ou cette jolie amante… Plutôt que de vous proposer mes recettes coquines (… avez-vous remarqué la fréquente utilisation d’épices dans mes recettes ?…) je vous propose quelques lieux intimes (en espérant qu’ils ne soient pas tous déjà pleins) :

Pour les Valentins et les Valentines gourmands :


- Le 1er étage du Bouillon Racine : cuisine belge mais revisitée d’éclats modernes. Oubliez le cliché du waterzoi lourdingue ! Le lieu est un authentique Bouillon 1900, un écrin vert pâle délicieux. Quand le crépuscule tombe, éclairage aux chandelles très flatteur, piano-jazz en fond sonore… Tout pour emballer dans le bon goût !
Pour les garçons, cuisine à la bière ; pour tous, des saveurs subtilement épicées ; enfin, le café liégois, servi à la cruche, est…le meilleur de Paris (et je pèse mes mots : j’adore les desserts au café à la seule et unique condition qu’ils ne soient pas trop sucrés). Je recommande leurs variations légères sur le waterzoi, les crevettes, le travers de porc… Ah, la délicatesse des cuissons, et le plaisir du lieu !
Comptez dans les 50 Ã 70 euros par personne (vin compris).
Bouillon Racine, 3 rue Racine 75006 Paris. 01 44 32 15 60
Métro : Odéon
Consultez également leur site pour vous faire une idée : http://www.bouillon-racine.com/

- Dell’Orto, déjà  Ã©voqué dans ces colonnes…A la fin de la soirée, vous lui parlerez italien comme Kevin Kline dans Un poisson nommé Wanda !

-Angl’Opéra, pour son service délicat, son happy hour au bar, ses banquettes moelleuses… et bien sûr pour Gilles Choukroun ( le Café des Délices dans le VIème), qui s’y déchaîne pour un prix réellement raisonnable vu l’inventivité.
C’est vraiment Ducros qui se décarcasse niveau épices et mélanges, et ça vaut largement le coup de langue. Petit conseil : en entrée, prenez la crème brûlée de foie gras et partagez-la : c’est une entrée délicieuse mais un peu copieuse si vous avez envie de goûter une entrée, un plat et un dessert. J’y ai trouvé les entrées et les plats parfaits, les desserts un petit cran en-dessous… mais quand on déguste de l’exquis en début de repas, on a tendance à être aussi exigeant sur la fin !
Note pour moi : cela méritera un post à part, parce que 2 déjeuners et 1 dîner ne m’ont pas suffi, cela me fera un pretexte pour y retourner !
Sans être vulgaire, ce restaurant est le restaurant de l’Hôtel Edouard-VII : vous pouvez monter directement l’escalier pour y finir la nuit en douce compagnie.
Angl’Opera, 39 avenue de l’Opéra, 01 42 61 86 25
Métro : Pyramides
De 45 Ã 65 euros par personne.

Pour les Valentines à la recherche d’un chouette spot pour mettre l’Homme dans leur poche :
- Le Baratin. Il paraît que parfois Pierre Hermé et FEG sa femme vont y dîner, c’est dire…
C’est avant tout un super bar à vins où il faut accepter de se laisser guider par le patron. Des petits crus délicieux et inconnus vous régaleront.
Quant à la cuisine, elle est fraîche, légère avec des légumes de Joël Thébault, réinterprétant des classiques français d’une main féminine et originale.
Ne ratez pas le gâteau au chocolat JUBILATOIRE.
L’endroit est simple, bistrotier, pas trop romantique mais saura montrer que vous êtes une charmante femme de goût…au palais exercé.Le seul risque : trop boire n’assure pas les nuits coquines…
Un grand merci à Iana et Thierry de nous avoir fait découvrir ce repère (oui, bon, ça fait un peu spécial dédicace à la Thierry Roland, mais ça fait du bien de remercier les copains, puisque j’aurais jamais un Oscar me permettant de le faire sur scène…)

Le Baratin, 3 rue Jouy Rouve - 75020 Paris -01 43 49 39 70
Métro : Pyrénées, Belleville
Addition : selon votre consommation de vin…



- Le Velly. Excellente bistro, pas trop ruineux . Produits frais du marché bien troussés : j’y ai dégusté de formidables beignets de salsifis frais (denrée très très rare!) et un onglet de veau d’une tendreté incomparable. A noter : des blanquettes de poisson à la vanille bien parfumées, des classiques bistrotiers remusclés (oeuf cocotte au foie gras assez épicé) et une ardoise qui change tout le temps.
Pour plus de calme et une ambiance moins proche des cuisines, demandez une table au 1er étage.
Le Velly – 52 rue Lamartine – 75009 Paris -  01 48 78 60 05
Métro : Notre Dame de Lorette


Il va de soi qu’une réservation s’impose pour tous ces lieux, foncez donc lundi matin sur votre téléphone !

Et la Saint Valentin, ce n’est qu’une fois dans l’année, moi, je préfère avoir de l’amour tous les jours… Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !

La Zucca Magica

Jeudi 25 novembre 2004

La courge, la coucourde, la cougourde, le potiron, le potimarron, le giraumon, le pâtisson, la courgette…
A tout ceci je réponds : MIAM !!!!


Tant et si bien que mon fiancé m’offrit il y a déjà deux ans un excellent petit livre que je recommande aux amateurs : Petit traité gourmand de la courge .
Salé, sucré, toutes les variétés y passent, dans un joli ouvrage coloré et gaiement illustré. Si jamais vous l’utilisez, une petite critique : les proportions sont souvent beaucoup trop généreuses, quand c’est pour 6, vous pouvez nourrir 10 personnes avec ! En général, je divise toutes les proportions par deux pour avoir une quantité non gargantuesque.


 



A la fin, il était fait mention que les auteurs de ce livre (Marco Folicaldi, Rossella Bolmida) tenaient un restaurant végétarien à Nice…


Heureusement, j’étais à Nice en cette fin de semaine (une petite formation) et l’on s’enquérit de savoir où aller dîner jeudi soir… « Oh, à la Zucca Magica !!! ».
Dieu merci, certains connaissaient déjà et me confirmèrent que c’était un bon choix.


Le lieu est sombre et intégralement décoré de courges, séchées, fraîches, en peinture, en mosaïque, en affiche, en céramique  : Halloween tous les jours ! La collection est plus qu’impressionnante.
Le patron, paraît-il un vrai personnage, n’était malheureusement pas là, mon livre est vierge de toute dédicace (à vrai dire, il est tout tâché par l’usage abondant…).
C’était très cosmopolite : on a entendu de l’italien, de l’anglais et de l’allemand tout autour de nous !
Et parfait pour ceux qui hésitent toujours face à la carte, ici, il n’y a pas le choix : on s’assoit, et les plats défilent devant vous ; il n’y a que la boisson à choisir, le reste est « figure imposée ». Ce n’est pas désagréable du tout, et c’est assez courant dans nombre de restaurants en Italie (patrie d’origine du patron).


Au menu :



  • en entrée, une soupe de haricots, lentilles, courges, abondamment recouverts de parmesan ;
  • un gratin de brocolis, fontina et courge, doré à souhait ;
  • un cannelloni de poivrons, avec une pâte arachnéeene ;
  • une polenta au basilic, artichaut à la romaine : vraiment très léger et parfumé ;
  • en dessert, une poire pochée, glace à la vanille et aux amandes, coulis de chocolat.

Tout était très bon, parfumé et léger ; la polenta était d’anthologie. A vrai dire, seul le dessert m’a vraiment déçue, parce que j’aime vraiment le cake au potimarron… et que je m’attendais à plus d’originalité dans un tel lieu. Je dirais que ça manquait un peu de courge en fait !!! Pour une fois, ce n’est pas un reproche que j’ai souvent fait à  un resto…

Ma collègue préférée a immortalisée la soirée avec son téléphone :








 


et telles des Cendrillons modernes, notre carrosse ce soir-là avait toutes les allures d’une citrouille, pour notre plus grand plaisir !






La Zucca Magica





4 bis, Quai Papacino
06300 Nice
04 93 56 25 27 :  il est impératif de réserver !
Fermé dimanche et lundi

Dell’Orto, un italien fort satisfaisant

Jeudi 11 novembre 2004

En ce moment, je ne m’aventure guère loin des frontières de mon IXème arrondissement (deviendrai-je cocardière ?). Aussi, nous étions à la recherche la semaine dernière d’un resto encore inexploré pour fêter un petit quelque chose bien à nous.

Nous avions aimé et testé (dans le désordre, et tous dans un rayon de 500m de l’eglise Notre Dame de Lorette) : chez Jean, chez Georgette, la Casa Olympe, le Velly... mais ma foi, ce soir-là , en lisant leurs cartes, rien ne me tentait (j’avoue, je suis un peu difficile en ce moment) : peut-être trop débridé chez Jean sont j’apprécie beaucoup la superbe créativité ? trop de betterave sur la carte de Georgette ? pas de sourire (comme d’habitude) chez Olympe ? pas de place chez Velly (comme souvent) ?


Bref, le hasard nous fit remonter la rue Saint Georges et nous tombâmes sur Dell’Orto (en français, Du Jardin) qui avait à la carte de très jolies choses fraîchement italiennes.
Au passage, un truc infaillible : s’il y a des fautes d’italien sur la carte d’un resto italien, vous pouvez fuir, vous allez mal manger (ma mère est prof d’italien, ça sert dans ce cas-là ).



Dans notre cas, l’italien était parfait, la déco fort jolie et l’atmosphère sereine.


Le menu est assez restreint, mais on vous anonce oralement, avec moultes explications, tout ce que le chef a ajouté en plus ce soir-là en fonction du marché, et là , il y a embarras du choix.


En entrée, une délicate salade de poulpes tièdes, avec quelques pommes de terre, des grains de fenouil croquants sous la dent en un petit feu d’artifice ensoleillé, une vinaigrette à base de pâte d’anchois. Alliance exquise, bien maîtrisée et parfumée, cuisson du poulpe vraiment fondante : une grande réussite, seul regret, la taille de la portion, facturée tout de même 11 euros.


En plat, pour lui, une assiette de pâtes courtes aux champignons et aux petits-gris qui lui fit pousser d’aimables soupirs tout le long de sa dégustation.
Pour ma part, de gros raviolis de colin frais et  de potimarron, plongés dans une délicieuse bisque de langoustines 100% maison, à lécher son assiette. Fin et parfumé, parfaitement maîtrisé. C’était beau et, comme aurait dit François Simon, « le ravioli, il raviole parfaitement ».


En dessert, pour lui : une tarte sablée à la figue sur crème de pistache, sorbet maison à la verveine. La table d’à côté s’extasiait à cette dégustation et il en fut pareil à la nôtre. Moi j’avais surtout envie de frais, alors va pour une panna cotta bien copieuse et vanillée, avec beaucoup, beaucoup de coulis de fruits rouges et une touche de coulis de fruits de la passion.


Pour le vin, ce fut un excellent vin sicilien, et la Maison a la bonne idée de pratique le prix à la ficelle, dont nous avons pu consommer avec modération !


C’était du jardin, mais surtout, un très bon restaurant italien, inventif et léger.






Dell’Orto
45 rue Saint Georges
75009 Paris
01 48 78 40 30
Métro Notre-Dame-de-Lorette ou Saint Georges
Ouvert le soir uniquement, il  est prudent de réserver.
Fermé dimanche et lundi.