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10 mai 2005

Granterroirs, épicerie-restaurant

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Vous allez dire qu’en ce moment, je sors beaucoup et je fais moins de recettes… Ce n’est pas tout à fait faux : je profite de mes derniers déjeuners avec mes collègues avant de partir en congés mat’,
et les recettes que je prépare actuellement servent surtout pour un prochain bouquin… Mais promis, je m’y remets d’ici fin mai !

J’étais souvent passée devant Granterroirs et en moins d’une semaine, j’ai eu l’occasion d’y déjeuner deux fois. Déjà , vous avez une idée du résultat : si j’y suis retournée, c’est que c’était bon !

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Le concept est agréable : c’est avant tout une grande épicerie où sont posées de grandes tables en bois que l’on partage avec des inconnus à l’heure du déjeuner. Une table d’hôtes en plein Paris, voilà qui est un peu dépaysant.

La carte est du genre salade/tartine/plat du jour. Mais les salades sont abondantes et assaisonnées de très bonne huile d’olive, les tartines et les terrines ne sortent pas des cakes de Sophie, les plats du jour sont bien tournés. A noter : de nombreux ingrédients que vous
dégustez sont en vente dans l’épicerie et sont signalés par un astérisque (moutarde, tomates séchées, tapenade), dans le genre, ça motive pour le choix des produits. Les proprios sont sûrs de la qualité puisque vous pouvez déguster tout ceci en direct de leur cuisine.

Le lieu et l’épicerie sont d’ailleurs charmants :

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Pour le premier déjeuner, nous avons goûté une salade italienne (tomates séchées, roquette, mozza, jambon cru, huile d’olive et balsamique) et un plat du jour qui était un croustillant de cabillaud aux légumes.
Je traduis en français : un pavé de cabillaud avec peau sur lit de julienne carottes-courgettes, enveloppé d’une feuille de brick , jolie petite île dorée posée sur une mer de sauce tomate
épicée. Propre, rapide, bien troussé.

Le plus sympa était le dessert : un chaud-froid d’oranges très bien réalisé. En strates géologiques, en partant du fond d’un verre : compote tiède d’oranges à la cannelle, volutes de crème fouettée vanillée, couronne de suprêmes d’oranges fraichement pelés, saupoudrage de zestes d’orange confits.

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Pour le deuxième déjeuner : mille-feuilles de betteraves au foie gras
-les convives étaient ravis.

Vous ne m’en ferez pas manger pour tout l’or du monde, je n’ai même pas goûté : c’est la première fois sur ce blog que je parle d’un mets que je n’ai pas testé, c’est pas sérieux ça…
Je confesse, je déteste les betteraves, que les sucriers et Napoléon III me pardonnent !

Enfin, pour ceux que ça intrigue, à défaut du goût, vous aurez l’image :

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L’accord betterave/foie gras semble très à la mode en ce moment, et a priori convaincant (le mot a priori prend alors tout son sens).

Pour ma part, ce fut une terrine de poisson, qui était convaincante, loin de la ragougnase habituelle. Les filets de poisson étaient entiers, bien fermes, en couches brillantes, mélangés à des lanières de légumes croquantes et épaisses (courgettes, aubergines, tomates confites). Rien à voir avec l’habituel pain de poisson blanchâtre et poisseux. Avec sa jolie saladette d’herbes, c’était un vrai déjeuner de soleil.

Sur mes recommandations, mes petits camarades ont choisi le chaud-froid à l’orange qui leur a fait pousser les mêmes petits cris que moi au début de la semaine : c’était paraît-il parfait pour un vendredi.

Pour moi, comme toujours aux prises avec mes envies de fraises, j’ai dégusté un gaspacho de fraises à la menthe, avec une boule de glace vanille. Niente male, comme on dit en Italie : frais, parfumé, digeste, et pas trop sucré. L’idéal pour moi en ce moment.

Service gentil et drôle ; en plus, ça dépote en cuisine, pas plus de 5 mn d’attente. Malgré la convivialité « forcée » de la table d’hôte, le lieu est chaleureux et finalement intime.

A noter, on vous propose un verre de vin pour chaque plat, et les choix m’ont parus tout à fait judicieux et les crus abordables ; ceux qui peuvent boire du vin me l’ont abondamment confirmé !

L’addition ? Compter de 15 à 18 euros pour un plat, 6 à 8 euros pour le dessert.

La conclusion ? Parfait pour le déj’, les produits sont bons, mais un peu cher à l’épicerie : un bon spot pour les cadeaux. J’y retournerais… quand je pourrais boire, car leur sélection de vins a l’air parfaite.


Granterroirs
30 rue de Miromesnil
75008 Paris
Tél. 01 47 42 18 18
De 12h à 15h uniquement pour la table d’hôte
Toute la journée pour l’épicerie.
Métro Miromesnil
Site : http://www.granterroirs.com/

26 avr 2005

Caffé Boboli

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Grignoter dans le Marais n’est pas toujours facile ; c’est souvent assez cher et facilement bondé.
J’avais
repéré à l’angle de la rue du Roi de Sicile (bien connue pour sa
librairie italienne) un petit restaurant italien qui avait l’air
appétissant.

Le hasard a fini par m’y amener -et la faim aussi… Pour une fois,
il y avait de la place, ce qui n’est pas évident car le resto est tout
petit, pas plus de 15 couverts

Le choix de la carte est impressionnant : ça foisonne de pâtes,
d’assiettes composées et de divers plats végétariens. Il y en a autant
pour les gourmands que pour les sveltes à l’affût des calories.

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Nous optâmes pour une assiette végétarienne et pour un "terre-mer" :
dans l’assiette végétarienne, du riz sauté délicieux, diverses
préparations de légumes et surtout un excellent caviar d’aubergines,
tiède et crémeux. Pour le "terre-mer", ce sont des aubergines roulées
autour d’une fine tranche de saumon fumé, avec un coeur farçi de
ricotta aux herbes.

Portions généreuses, bons assaisonnements,
grande variété de goûts dans l’assiette : ce ne deviendra pas ma
cantine, mais j’ai trouvé cela tout à fait plaisant pour le quartier.
Mes voisins de tablée semblaient se régaler de pâtes vraisemblablement
al dente -ça, ça se voit au premier coup d’oeil!- et ont fait un sort Ã
une généreuse panna cotta et un flan à l’orange qui les a ravi.

J’avoue
ne pas avoir testé de dessert -faut limiter le sucre avec un bébé dans
le ventre, paraît-il…- mais l’avoir regretté en voyant les yeux
étoilés des autres convives.

Oui, au choix fait, vous avez deviné que j’étais accompagné d’une fille :-) déjeuner arrosé d’eau, conclu sur un café, mais aux banquettes confortables pour mes rondeurs (maintenant, ça rentre dans mes critères d’évaluation).

Un apercu de la carte du jour (cliquez sur la photo pour l’agrandir) :

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Pour les amateurs de nourritures non terrestres, ce café organise des expos photos, la déco change donc régulièrement : consultez leur site pour avoir le programme.

Et pour la petite histoire, "Boboli", c’est le nom d’un très beau jardin à Florence, aux magnifiques sculptures…


Caffé Boboli
13 rue du Roi de Sicile
75004 Paris
Tél. 01 42 77 89 27
Métro : Saint Paul
Ouvert de 12h à 15h puis de 19h30 à 23h.
Compter une petite vingtaine d’euros pour le déjeuner.

16 fév 2005

La Coupole : mieux que mes préjugés

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Pour commencer à fêter l’anniversaire de l’Homme (les festivités ont duré 5 jours… un vrai challenge dont vous avez déjà vu le vacherin) je l’ai invité à dîner à La Coupole.
Nous étions rentrés cet été dans ce lieu mythique par pur hasard climatologique : nous allions voir l’expo « Pain Couture » de Jean-Paul Gaultier à la Fondation Cartier, et le ciel nous était tombé sur la tête en plein mois de juillet. Nous nous étions réchauffés et mis à l’abri autour d’un chocolat (le comble en été, mais qu’est-ce qu’il faisait froid ce jour-là !) et il avait passé une demi-heure à se décrocher les cervicales en regardant toutes les peintures murales et à dire, « faut revenir y dîner ».

J’avoue : j’suis snob, je ne traverse Paris pour aller manger quelque part que si c’est pour rejoindre des copains ou parce que je sais que c’est une nourriture exceptionnelle que je ne trouverai pas ailleurs. Traverser la Seine pour manger dans une brasserie Flo… je m’étais dis que ce ne serait pas demain la veille.

Et en fait, le choix s’est imposé de lui-même pour fêter ce passage à une nouvelle dizaine: j’étais sûre de lui faire plaisir et (pour une fois) lavée du soupçon utilitaire de satisfaire à mon hobby culinaire ! J’avoue que je pensais y manger pas terriblement, et si cela avait été le cas, je n’aurais même pas pris la peine d’écrire ce billet.

En fait, j’ai été plutôt agréablement surprise ! Certes, c’est de la cuisine de brasserie, mais ça n’a pas à rougir du résultat.

Pour lui : une sizaine d’huîtres, présentées de façon classique (pain de seigle-beurre salé-citron) , « très bonnes » (j’avoue je n’en suis pas fan, et en ce moment on m’a conseillé de les éviter…). Bon, il est vrai que vu le débit, c’est sans risque ; et après tout, des bonnes huîtres en plein Paris, à un prix finalement abordable…je vote pour. Suivi d’une andouillette-frites : l’andouillette AAAA ne faisait pas l’andouille, elle était délicate et bien grillée (je l’ai goûtée, je peux affirmer!), les frites étaient épaisses et larges, dodues et bien cuites ; certainement industrielles mais se donnant la peine de ne pas ressembler à celles du MacDo. En dessert : koughloff glacé au marc de … zut, j’ai une absence : un vin d’Alsace, bien sûr.
Le tout accompagné de vin au verre, donc un très honorable Pauillac ; regret habituel exprimé dans moultes restaurants : pas trop de choix de vin au verre, et un tarif surcôté à ce niveau.
Pour moi :
pas d’entrée (mon estomac n’est pas extensible malgré l’élevage actuel de Junior) ; puis un jarret de porc grillé à la choucroute, sauce à la bière. Le jarret, bien grillé et croustillant, fondait délicieusement en bouche ; la choucroute était légère et bien acidulée (et oui, c’est ça le propre de la vrai bonne choucroute : c’est léger!) ; la sauce, brune et bien caramélisée, était quand même trop salée et un peu trop présente à mon goût. En laquage du jarret, elle aurait suffit, alors que là , elle baigait un peu abondamment le plat. Pas mal du tout quand même.
Et en dessert, un best of de la Coupole : le parfait glacé au café, servi avec deux grandes tuiles aux amandes. Le parfait est un peu ma « petite madeleine » à moi, c’était la glace préférée de mon enfance (ça étonnait un peu d’ailleurs, ce goût immodéré pour la saveur café…) et dès que j’en vois un « maison », il faut que je le goûte. Il était plutôt pas mal, un peu ‘cassant’, et malheureusement des grains de café en chocolat semés au milieu nuisaient à son équilibre. Bien mais sans plus, un honnête 7/10 (avec un point de bonification dûes aux tuiles, excellentes).

Bilan : je n’y retournerais pas tous les jours, mais en voyant tous les touristes étrangers attablés, je me suis dis qu’ils n’auraient pas une image trop fausse de la cuisine française « de brasserie », dans une expression classique mais plutôt maîtrisée.L’addition m’a semblée raisonnable et le service assez attentif bien que très pressé.

Et à force de regarder les peintures sur les piliers, nous sommes sortis du restaurant repus, mais avec les cervicales fatiguées…
La Coupole
102, bd du Montparnasse
75014 Paris
Tél : 0143201420

  :  

Métro : Vavin, Notre-Dame-des-Champs, Montparnasse
Cliquez ici pour réserver en ligne.

13 fév 2005

Eat in Paris, volume 1 : restaurants romantiques à Paris

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Une fois n’est pas coutume, en regardant mes stats, j’ai pioché une requête qui m’a fait me souvenir que la Saint Valentin, c’est lundi : quelqu’un a cherché « restaurant romantique à Paris »… et est tombé ici…


Ma foi, j’ai envie d’aider ce jeune amoureux ou cette jolie amante… Plutôt que de vous proposer mes recettes coquines (… avez-vous remarqué la fréquente utilisation d’épices dans mes recettes ?…) je vous propose quelques lieux intimes (en espérant qu’ils ne soient pas tous déjà pleins) :

Pour les Valentins et les Valentines gourmands :


- Le 1er étage du Bouillon Racine : cuisine belge mais revisitée d’éclats modernes. Oubliez le cliché du waterzoi lourdingue ! Le lieu est un authentique Bouillon 1900, un écrin vert pâle délicieux. Quand le crépuscule tombe, éclairage aux chandelles très flatteur, piano-jazz en fond sonore… Tout pour emballer dans le bon goût !
Pour les garçons, cuisine à la bière ; pour tous, des saveurs subtilement épicées ; enfin, le café liégois, servi à la cruche, est…le meilleur de Paris (et je pèse mes mots : j’adore les desserts au café à la seule et unique condition qu’ils ne soient pas trop sucrés). Je recommande leurs variations légères sur le waterzoi, les crevettes, le travers de porc… Ah, la délicatesse des cuissons, et le plaisir du lieu !
Comptez dans les 50 Ã 70 euros par personne (vin compris).
Bouillon Racine, 3 rue Racine 75006 Paris. 01 44 32 15 60
Métro : Odéon
Consultez également leur site pour vous faire une idée : http://www.bouillon-racine.com/

- Dell’Orto, déjà  Ã©voqué dans ces colonnes…A la fin de la soirée, vous lui parlerez italien comme Kevin Kline dans Un poisson nommé Wanda !

-Angl’Opéra, pour son service délicat, son happy hour au bar, ses banquettes moelleuses… et bien sûr pour Gilles Choukroun ( le Café des Délices dans le VIème), qui s’y déchaîne pour un prix réellement raisonnable vu l’inventivité.
C’est vraiment Ducros qui se décarcasse niveau épices et mélanges, et ça vaut largement le coup de langue. Petit conseil : en entrée, prenez la crème brûlée de foie gras et partagez-la : c’est une entrée délicieuse mais un peu copieuse si vous avez envie de goûter une entrée, un plat et un dessert. J’y ai trouvé les entrées et les plats parfaits, les desserts un petit cran en-dessous… mais quand on déguste de l’exquis en début de repas, on a tendance à être aussi exigeant sur la fin !
Note pour moi : cela méritera un post à part, parce que 2 déjeuners et 1 dîner ne m’ont pas suffi, cela me fera un pretexte pour y retourner !
Sans être vulgaire, ce restaurant est le restaurant de l’Hôtel Edouard-VII : vous pouvez monter directement l’escalier pour y finir la nuit en douce compagnie.
Angl’Opera, 39 avenue de l’Opéra, 01 42 61 86 25
Métro : Pyramides
De 45 Ã 65 euros par personne.

Pour les Valentines à la recherche d’un chouette spot pour mettre l’Homme dans leur poche :
- Le Baratin. Il paraît que parfois Pierre Hermé et FEG sa femme vont y dîner, c’est dire…
C’est avant tout un super bar à vins où il faut accepter de se laisser guider par le patron. Des petits crus délicieux et inconnus vous régaleront.
Quant à la cuisine, elle est fraîche, légère avec des légumes de Joël Thébault, réinterprétant des classiques français d’une main féminine et originale.
Ne ratez pas le gâteau au chocolat JUBILATOIRE.
L’endroit est simple, bistrotier, pas trop romantique mais saura montrer que vous êtes une charmante femme de goût…au palais exercé.Le seul risque : trop boire n’assure pas les nuits coquines…
Un grand merci à Iana et Thierry de nous avoir fait découvrir ce repère (oui, bon, ça fait un peu spécial dédicace à la Thierry Roland, mais ça fait du bien de remercier les copains, puisque j’aurais jamais un Oscar me permettant de le faire sur scène…)

Le Baratin, 3 rue Jouy Rouve - 75020 Paris -01 43 49 39 70
Métro : Pyrénées, Belleville
Addition : selon votre consommation de vin…



- Le Velly. Excellente bistro, pas trop ruineux . Produits frais du marché bien troussés : j’y ai dégusté de formidables beignets de salsifis frais (denrée très très rare!) et un onglet de veau d’une tendreté incomparable. A noter : des blanquettes de poisson à la vanille bien parfumées, des classiques bistrotiers remusclés (oeuf cocotte au foie gras assez épicé) et une ardoise qui change tout le temps.
Pour plus de calme et une ambiance moins proche des cuisines, demandez une table au 1er étage.
Le Velly – 52 rue Lamartine – 75009 Paris -  01 48 78 60 05
Métro : Notre Dame de Lorette


Il va de soi qu’une réservation s’impose pour tous ces lieux, foncez donc lundi matin sur votre téléphone !

Et la Saint Valentin, ce n’est qu’une fois dans l’année, moi, je préfère avoir de l’amour tous les jours… Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !

25 nov 2004

La Zucca Magica

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La courge, la coucourde, la cougourde, le potiron, le potimarron, le giraumon, le pâtisson, la courgette…
A tout ceci je réponds : MIAM !!!!


Tant et si bien que mon fiancé m’offrit il y a déjà deux ans un excellent petit livre que je recommande aux amateurs : Petit traité gourmand de la courge .
Salé, sucré, toutes les variétés y passent, dans un joli ouvrage coloré et gaiement illustré. Si jamais vous l’utilisez, une petite critique : les proportions sont souvent beaucoup trop généreuses, quand c’est pour 6, vous pouvez nourrir 10 personnes avec ! En général, je divise toutes les proportions par deux pour avoir une quantité non gargantuesque.


 



A la fin, il était fait mention que les auteurs de ce livre (Marco Folicaldi, Rossella Bolmida) tenaient un restaurant végétarien à Nice…


Heureusement, j’étais à Nice en cette fin de semaine (une petite formation) et l’on s’enquérit de savoir où aller dîner jeudi soir… « Oh, à la Zucca Magica !!! ».
Dieu merci, certains connaissaient déjà et me confirmèrent que c’était un bon choix.


Le lieu est sombre et intégralement décoré de courges, séchées, fraîches, en peinture, en mosaïque, en affiche, en céramique  : Halloween tous les jours ! La collection est plus qu’impressionnante.
Le patron, paraît-il un vrai personnage, n’était malheureusement pas là, mon livre est vierge de toute dédicace (à vrai dire, il est tout tâché par l’usage abondant…).
C’était très cosmopolite : on a entendu de l’italien, de l’anglais et de l’allemand tout autour de nous !
Et parfait pour ceux qui hésitent toujours face à la carte, ici, il n’y a pas le choix : on s’assoit, et les plats défilent devant vous ; il n’y a que la boisson à choisir, le reste est « figure imposée ». Ce n’est pas désagréable du tout, et c’est assez courant dans nombre de restaurants en Italie (patrie d’origine du patron).


Au menu :



  • en entrée, une soupe de haricots, lentilles, courges, abondamment recouverts de parmesan ;
  • un gratin de brocolis, fontina et courge, doré à souhait ;
  • un cannelloni de poivrons, avec une pâte arachnéeene ;
  • une polenta au basilic, artichaut à la romaine : vraiment très léger et parfumé ;
  • en dessert, une poire pochée, glace à la vanille et aux amandes, coulis de chocolat.

Tout était très bon, parfumé et léger ; la polenta était d’anthologie. A vrai dire, seul le dessert m’a vraiment déçue, parce que j’aime vraiment le cake au potimarron… et que je m’attendais à plus d’originalité dans un tel lieu. Je dirais que ça manquait un peu de courge en fait !!! Pour une fois, ce n’est pas un reproche que j’ai souvent fait à  un resto…

Ma collègue préférée a immortalisée la soirée avec son téléphone :








 


et telles des Cendrillons modernes, notre carrosse ce soir-là avait toutes les allures d’une citrouille, pour notre plus grand plaisir !






La Zucca Magica





4 bis, Quai Papacino
06300 Nice
04 93 56 25 27 :  il est impératif de réserver !
Fermé dimanche et lundi

11 nov 2004

Dell’Orto, un italien fort satisfaisant

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En ce moment, je ne m’aventure guère loin des frontières de mon IXème arrondissement (deviendrai-je cocardière ?). Aussi, nous étions à la recherche la semaine dernière d’un resto encore inexploré pour fêter un petit quelque chose bien à nous.

Nous avions aimé et testé (dans le désordre, et tous dans un rayon de 500m de l’eglise Notre Dame de Lorette) : chez Jean, chez Georgette, la Casa Olympe, le Velly... mais ma foi, ce soir-là , en lisant leurs cartes, rien ne me tentait (j’avoue, je suis un peu difficile en ce moment) : peut-être trop débridé chez Jean sont j’apprécie beaucoup la superbe créativité ? trop de betterave sur la carte de Georgette ? pas de sourire (comme d’habitude) chez Olympe ? pas de place chez Velly (comme souvent) ?


Bref, le hasard nous fit remonter la rue Saint Georges et nous tombâmes sur Dell’Orto (en français, Du Jardin) qui avait à la carte de très jolies choses fraîchement italiennes.
Au passage, un truc infaillible : s’il y a des fautes d’italien sur la carte d’un resto italien, vous pouvez fuir, vous allez mal manger (ma mère est prof d’italien, ça sert dans ce cas-là ).



Dans notre cas, l’italien était parfait, la déco fort jolie et l’atmosphère sereine.


Le menu est assez restreint, mais on vous anonce oralement, avec moultes explications, tout ce que le chef a ajouté en plus ce soir-là en fonction du marché, et là , il y a embarras du choix.


En entrée, une délicate salade de poulpes tièdes, avec quelques pommes de terre, des grains de fenouil croquants sous la dent en un petit feu d’artifice ensoleillé, une vinaigrette à base de pâte d’anchois. Alliance exquise, bien maîtrisée et parfumée, cuisson du poulpe vraiment fondante : une grande réussite, seul regret, la taille de la portion, facturée tout de même 11 euros.


En plat, pour lui, une assiette de pâtes courtes aux champignons et aux petits-gris qui lui fit pousser d’aimables soupirs tout le long de sa dégustation.
Pour ma part, de gros raviolis de colin frais et  de potimarron, plongés dans une délicieuse bisque de langoustines 100% maison, à lécher son assiette. Fin et parfumé, parfaitement maîtrisé. C’était beau et, comme aurait dit François Simon, « le ravioli, il raviole parfaitement ».


En dessert, pour lui : une tarte sablée à la figue sur crème de pistache, sorbet maison à la verveine. La table d’à côté s’extasiait à cette dégustation et il en fut pareil à la nôtre. Moi j’avais surtout envie de frais, alors va pour une panna cotta bien copieuse et vanillée, avec beaucoup, beaucoup de coulis de fruits rouges et une touche de coulis de fruits de la passion.


Pour le vin, ce fut un excellent vin sicilien, et la Maison a la bonne idée de pratique le prix à la ficelle, dont nous avons pu consommer avec modération !


C’était du jardin, mais surtout, un très bon restaurant italien, inventif et léger.






Dell’Orto
45 rue Saint Georges
75009 Paris
01 48 78 40 30
Métro Notre-Dame-de-Lorette ou Saint Georges
Ouvert le soir uniquement, il  est prudent de réserver.
Fermé dimanche et lundi.