Archive pour la catégorie 'Lactivore'

Le crémet nantais et autres histoires de beurre

Lundi 28 avril 2008

Quand vous avez des amies gourmandes, vous avez un sujet de conversation tout trouvé. Au hasard d’une conversation, Cathy m’informa que enfer et damnation, ce n’était plus Maître Bordier qui fournissait en beurre Olivier Roellinger.

Elle se mit alors à me parler d’un délicieux crémier nantais… et me revint en mémoire l’allusion d’une autre gourmande en décembre dernier, qui avait parlé ‘du beurre de Pascal’ avec des étincelles dans les yeux.

J’avais noté le nom dans un coin de ma tête, Pascal Beillevaire, et je ne m’attendais pas à le voir surgir devant moi trois jours après, à la sortie du métro Jourdain, en plein joli XXème arrondissement.

Dans la boutique, je ne savais où donner de la tête : splendides fromages, mais également yaourts maison, faisselles, beurres divers… Une festival de produits laitiers. Je fus raisonnable et n’emportait que deux merveilles à la maison -heureusement le printemps n’était pas encore arrivé, rien ne fondit dans le Tétris du métro.

(more…)

Sorbet de faisselle au jus de poires, breveté par la Société des Flemmasses

Mercredi 6 septembre 2006

Un grand sac de poires a échoué dans notre salon. Nous les avons épluchées avec Bricol’Boy en regardant Grease (pour la première fois pour tous les deux, à trente ans passé, c’est un exploit). Une fois les vers ôtés (ça, pour pas avoir été traitées, elles ne l’ont pas été !), elles sont passées à la cocotte-minute avec un soupçon de citron et une belle gousse de vanille. Dieu merci, on a pas retrouvés de vers qui surnageaient, malgré l’apport en protéines que cela peut représenter…
Elles sont sorties de ce traitement délicieusement roses et confites, me laissant un jus abondant, parfumé et sucré.

Quel dommage de le jeter, me disais-je… Surtout que c’est encore Virgile qui allait se régaler de compote avec tout ça !

Et pourquoi ne pas utiliser ce “sirop de fruits” pour réaliser une glace, tout bêtement ?

C’est vrai, je ne vous l’ai jamais dit : j’ai une sorbetière depuis un bail. Quelle confession ! Mais je m’y refuse obstinément à faire des crèmes glacées à base de crème anglaise, ça me… saoûle (la honte, et pourtant, je sais la faire, mais ça ne m’excite pas le fouet ni les papilles).

Je fais donc essentiellement des desserts assez light dedans : sorbet de kiwis au gingembre, glace au fromage blanc, mélanges laitiers divers qui font toujours de supers résultats. A l’occasion faites-moi penser à vous donner la recette de la glace préféré du Bricol’Boy : un délice au miel, romarin et gingembre (et fastoche en plus, mais j’arrête, c’est une recette de Dutournier).

En plus, de la faisselle périmait sous peu, il ne fallait pas tarder : brassons et mélangeons avec 1/4 du poids en sirop, au froid et hop ! turbinons. Environ… 45 secondes de boulot (c’est qu’il faut bien ouvrir les pots, pardi).
Note aux jeunes mères de famille : les pots de faisselle bien lavés sont des jouets d’éveil merveilleux. Ouvrir, fermer, faire sortir le panier, le remettre, secouer pour entendre son tintement, cacher une vache en plastique à l’intérieur… Des quart d’heure de bonheur pour lui et de tranquilité pour vous !

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Mais c’était trop light pour être vrai, einh… Quelques perles craquantes sont venues par-ci par-là se poser, la faute à une rencontre de blogueuses chez G.Detou…

Verdict : une belle recette de flemmasse parce que la faisselle a beau faire des grumeaux quand vous la mélangez au sirop, ils ne résisteront pas à un bon turbinage. Donc pas la peine de s’embêter à touiller et écrabouiller.
Au goût, tout dépendra de la quantité de sucre que vous avez mis dans vos fruits au départ. Ici, le résultat était vraiment acidulé, la différence de goût entre un sorbet au fromage blanc et un sorbet de faisselle est finalement bien plus importante que ce que je pensais, et l’intérêt d’un sorbet à la faisselle aux herbes pour plat salé est bien plus nette qu’un sorbet de fromage blanc…

Quant aux poires, eh bien, bonne surprise : leur parfum était là, comme un souvenir… Ou l’odeur de votre parfum qui continue à imprégner votre pull après bien des lavages, et qui vous saute au nez quand vous ouvrez votre placard en revenant de vacances et que vous sortez vos affaires d’automne… Un agréable souvenir de parfum de poires, difficile à deviner mais qui pourtant apporte son équilibre à l’ensemble.

Bricol’Boy a trouvé le résultat pas assez sucré à son goût. Je me suis sacrifiée et j’ai dû tout manger.
Les températures remontant depuis hier, je pense que c’est parfait pour déguster ce soir, bon dessert alors…

 


SORBET DE FAISSELLE AU SIROP DE POIRES
400 g de faisselle
100g de sirop de cuisson de fruits (ici, des poires à la vanille)
Perles craquantes de Valrhona (en option)

Mélanger faisselle égouttée et sirop de cuisson froid.
Laisser refroidir au frigo.
Turbiner et ajouter au dernier brassage une poignée de perles craquantes.
Servir et aller mettre un pull, ça refroidit de manger une glace !

Si vous ne souhaitez pas le consommer de suite après turbinage, allez voir chez notre amie la délicieuse Gamelle pour ses trucs de pro pour conserver un sorbet sans qu’il cristallise.
Et pour d’autres recettes aux perles craquantes, filez chez Lorette vous régaler.

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Qu’il est beau le débit du lait (ribot), ou les erreurs font les bonnes recettes : upside down cake aux abricots confits

Mardi 11 juillet 2006

Martine mettait du café dans ses céréales lorsqu’elle ne dort pas assez, moi, je me trompe en faisant mes courses en ce moment ! J’achète à côté de la plaque, Virgile fait pousser ses dents et les nuits sont un peu hachées, conclusion : au lieu d’acheter du lait frais bio, j’ai acheté du lait battu.

Et un beau matin, en lui préparant le bib’ de son goûter, j’ai fait “Buuuuuark mais il a tourné ce lait ????“. Et de comprendre que lait battu ne veut pas dire “lait homogénéisé” comme je l’avais pensé, mais était synonyme de lait ribot, de babeurre, de buttermilk, bref, que c’était pas du tout ce à quoi je pensais et que maintenant que j’en avais, il allait bien falloir l’utiliser, ma bonne dame !

Je sais, j’aurais pu le boire comme ça, mais ça ne m’a rien dit (je suis née à Istres, je n’ai pas d’ancêtre breton). J’ai rigolé sous cape car je me suis souvenue avoir lu il y a longtemps un bouquin de gastronomie bretonne qui disait que les Bretons surnommaient le fromage “beurre pourri“…

Ce n’est qu’après avoir fait les 2 recettes que je vais vous livrer que Fabienne a publié sa panna cotta au lait ribot -oui, j’ai un train de retard dans la publication des billets, comme d’hab‘. En parcourant plus obsessionnellement son blog, je pense que c’est elle qui assure une bonne partie des ventes de lait ribot en France, et vraiment, ces recettes sur cet ingrédient sont une référence ! D’autant plus que pour l’avoir rencontrée dimanche, cette charmante jeune femme, bien que provencale elle aussi, est capable de boire son lait ribot comme ça (je l’admire) !

Mes expériences, donc : pour commencer, évidemment, les slurpissimes et fameux buttermilk pancakes d’Estelle, déjà réinterprétés par Doriann (et certainement par d’autres !). Je ne manque jamais une occasion de faire une recette d’Estelle, car c’est un peu ma jumelle de blog, c’est en tombant sur le sien que j’ai fait le mien, et nos prénoms sont si proches, et j’aime tellement les petites histoires qu’elle raconte, bref, la recette est forcément meilleure quand on sait qu’elle est faite par une personne de goût, à tous les sens du terme, et de bonne compagnie qui plus est !

Bilan : les meilleurs pancakes que l’on ait jamais mangé. Et ça justifie le réachat de lait ribot rien que pour faire ça.
Ma seule variation : j’ai fait la pâte la veille au soir, elle a levé toute la nuit au frigo, et était vraiment terriblement légère.

Mais il m’en restait encore plein la bouteille, alors que faire ???? Voyons… quel gâteau réclame plein de lait... Un clafoutis bien sûr ! Et pourquoi pas … aux abricots, y’en a au frigo ! Et mon achat est une erreur culinaire, quelle est l’erreur culinaire la plus délicieuse connue… la tarte Tatin !

Et pis… le buttermilk, c’est typically usefull dans la cuisine américaine, donc j’ai dégainé le fameux Gourmet Cookbook, pêché une recette de Upside Down Cake aux abricots, remastérisé et corrigé par mes soins. Voilà parfois comment naissent les gâteaux !

J’ai à nouveau fait une erreur : je l’ai amené à une soirée.

Erreur de débutante.

Le temps que je me tourne pour aller chercher l’appareil photo, y’en avait plus, et tout le monde en voulait la recette.

Zut pour la photo, tant mieux pour le gâteau !

Conclusion : je rachèterai du lait ribot, juste pour faire plein de bons desserts moelleux, légers, gonflés, et pour le plaisir de dire aux gens ce qu’il y a dedans ! Mais euh non pas tout de suite pour le boire comme ça sans rien…


GATEAU A L’ENVERS AUX ABRICOTS ET AU LAIT RIBOT
adapté d’une recette du Gourmet Cookbook

Pour convertit les cups en mesures françaises, utilisez cet outil

2 gros oeufs bio
1 stick de beurre -120 g environ
1 1/2 cup de farine
1/4 cup de poudre d’amandes
3/4 cup sucre
3/4 cup de lait ribot bien battu
1 1/2 cuillère à thé de levure chimique
1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
Cannelle

Pour le fond
1 stick de beurre -j’ai mis 120 g
3/4 cup de cassonade
12 abricots murs mais fermes

Matériel : un moule à charnière de 24 cm de diamètre

Laver, sécher et dénoyauter les abricots.
Faire chauffer directement le moule sur la flamme, y faire doucement fondre le beurre. Y ajouter le sucre, ne pas remuer et laisser cuire à feu très doux pendant 2 mn : le sucre ne va pas complètement fondre (c’est très rigolo, on dirait du sable mouillé), c’est une pâte grasse qui recouvre joliment le fond… Y disposer scientifiquement et géométriquement les abricots, côté creux posé bien sûr vers le fond.
Préchauffer votre four à 210°.
Pour la pâte : travailler le beurre mou, le sucre et la gousse de vanille grattée jusqu’à obtention d’une mousse blanche. Ajouter les oeufs un par un en continuant de battre. Mélanger tous les ingrédients secs restants (farine, levure, sel, cannelle, bicarbonate) dans un saladier ; ajouter ce mélange à la pâte en alternance avec le lait ribot, jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.
Verser la pâte sur les abricots, lisser la surface et glisser au four pour environ 40 mn.
Laisser tièdir avant de démouler : vous aurez un gâteau tout doré avec des abricots tout moelleux, nageant dans un sirop doré…

Pour la vanille : elle m’a été offerte par le site Vanille de Mayotte, essayée et approuvée pour la première fois dans ce gâteau.

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Panna cotta au yaourt pour l’anniversaire de Bébé

Lundi 26 juin 2006

 

Virgile a fêté (avec beaucoup d’émotion pour ses parents)… ses 1 an il y a quelques jours.

Or ce petit garçon n’est pas intéressé par les biscuits ni par le pain (pour le moment). Il commence à peine à manger des galettes de riz (très bio, ce bébé), et même, il s’en régale.
Vu ses tendances atopiques, il lui est pour le moment interdit de consommer des oeufs.
Et ce n’est pas un grand fan de riz au lait (en salé, il adore tout ça, mais en sucré, bof bof bof ; tant mieux, Bricol’Boy s’en régale).

Vous voyez le casse-tête : quoi lui faire comme gâteau d’anniversaire, que nous ayons plaisir à consommer ensemble, et qui soit autre chose qu’une compote ou un fruit cuit ?

Réponse : une panna cotta au yaourt !1an_virgile

Seul souci : c’est pas très stable pour la bougie, mais s’il n’en a pas mangé le soir même (trop fatigué par tous les superbes cadeaux qu’il a reçu), il s’en est régalé le lendemain !

D’accord, l’assiette Barbapapa y est certainement pour quelque chose, me vexez pas…
Les grands qui en ont mangé ont trouvé cela frais, agréable, et plus léger qu’une panna cotta classique 100% crème. Une variation minceur est facile à décliner, sur le thème laitage écrémé, et yaourt à 0% : je vous laisse l’inventer, et vous promet une prochaine recette très light dans les jours à venir !

 


Panna Cotta d’anniversaire au yaourt
Pour 4 petits moules à flan
20 cl de crème liquide
40 cl de yaourt nature
2 cuillères à soupe de sucre
5 cl de lait entier
1 g d’agar agar

Mélanger crème, lait, sucre et agar-agar en fouettant. Porter doucement à ébullition. Laisser chauffer au moins 2 mn, pour être sûr que l’agar-agar prenne.
Hors du feu, ajouter doucement le yaourt. Verser dans les moules, laisser refroidir avant de mettre au frigo au moins 2h.
Note 1 : je l’ai faite sans vanille mais n’hésitez pas à en rajouter une belle gousse… ou tout autre parfum de votre choix.
Note 2 : comme Mercotte j’avais lu que les panna cotta à l’agar-agar rendaient de l’eau rapidement. Au bout de 24h de frigo, il n’en était pourtant rien… Expérience à suivre !

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Yaourts maison au lait de soja, compote d’abricots vanille-basilic

Lundi 25 juillet 2005

Le résultat des premiers tests au soja !!! Et…l’arrêt rapide de l’utilisation “de remplacement” du lait par des dérivés de soja.

Première expérience :
Il est en effet très facile de faire les yaourts au soja dans une yaourtière Seb.
C’est exactement pareil que pour faire des yaourts au lait de vache ! Il faut donc un pot de yaourt au lait de soja (j’avais pris un Sojade), un litre de lait de soja (en l’occurence j’ai testé Bjorg), et … c’est tout.
Mélanger, touiller, ratatouiller soigneusement, verser dans des pots, allumer la yaourtière, laisser faire et mettre les couvercles le lendemain matin, et surtout, faire refroidir au frigo.
Résultat : des yaourts fermes et onctueux, meilleurs encore que les originaux.

Mes commentaires :
- Le yaourt au soja maison est aussi bon voire meilleur que ceux du commerce. Surtout, économiquement, c’est vraiment
plus rentable : 90 centimes d’euros les 2 pots de Sojade, 2 euros le litre de lait de soja qui vous permet d’en faire 8. Donc, 2 euros 45 les 8 pots, j’y go.
-Pour plus de sécurité, je les ai fait “incuber” 2 fois : cela permet d’être sûre qu’ils seront fermes au final. C’est aussi ce que je fais l’hiver quand il fait très froid, pour être sûre que les yaourts “prennent” bien. Il s’agit en fait, après un premier cycle de chauffage de la yaourtière, d’en enclencher un deuxième. Le reste se fait comme d’habitude.
- Le problème du yaourt soja est, à mes yeux, son manque d’acidité. Finalement, c’est l’acidité que j’aime tant dans le yaourt nature ! Au moins, maintenant je sais POURQUOI je les apprécie. Et j’avais au frigo une compote d’abricots à la vanille et au basilic qui, mélangée au yaourt, lui apportait la touche d’acidité recherchée.

Et voilà mon petit-déjeuner de cette semaine :

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Deuxième expérience : la compote d’abricots était vraiment trop bonne pour ne pas vous en parler. Les abricots, c’est un amour fou, le top de l’été, et je vais encore faire d’autres recettes d’ici la fin de leur saison trop délicieuse.
Avec des abricots soldés de la fin du samedi après-midi, une compotée rapide et facile, avec mon obsession du
basilic dans les fruits (après les fraises
…l’abricot).

Compote d’abricots à la vanille et au basilic
1 kg d’abricots très mûrs
75 g de fructose (ou 150 g de sucre)
1 belle gousse de vanille
10 feuilles de basilic à grandes feuilles

Laver les abricots. Les dénoyauter.
Dans une grande sauteuse anti-adhésive (j’ai utilisé mon wok anti-adhésif, c’était parfait),
déposer les abricots, le fructose et la vanille (soit que les graines grattées, la gousse vous servant à faire du sucre vanillé ; soit graines grattées et gousse que vous enleverez au moment de servir).
Laisser cuire à feu vif environ 10 mn pour que les abricots rendent leur eau le plus possible.
Réduire ensuite le feu au minimum et laisser compoter en écoutant les “ploc ploc ploc” jusqu’à obtention de la consistance de votre choix (pour moi, c’est très réduit, donc cela a cuit 1h environ).
Rincer rapidement le basilic, le ciseler.
L’ajouter à la compote, laisser chauffer 1 mn pour qu’il infuse sans cuire.
Laisser refroidir et mettre au froid, car cette compote est encore meilleure le lendemain…et les jours qui suivent, vanille et basilic continuant à diffuser leurs parfums dans les abricots confits.

Troisième expérience : les lecteurs de ce blog sont vraiment formidables, et voilà pourquoi je vais finalement consommer avec une grande modération mes dérivés de soja.
En effet, un de vos commentaires m’a mis la puce à l’oreille, à propos des effets hormonaux du soja. Un petit tour sur le site de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et voilà :
“Une précaution importante apparait donc d’éviter chez la femme enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones, notamment sous la forme de complémemts alimentaires. De meme, la consommation de produits � base de soja chez le nourrisson (préparations à base de protéines de soja, puis préparations de suite) et l’enfant en bas age (tonyus, yaourts au soja) est à éviter.”
Il apparaît, à la lecture de ce rapport complet que les apports en phyto-oestrogènes du soja peuvent causer des cancers, notamment des testicules/du sein, surtout lorsqu’on y expose des enfants de moins de 3 ans. La dose à ne pas
dépasser est de 1mg d’iso-flavones par kg de poids (en l’occurence, je compte le mien ou celui de Junior ?).

Dans le doute, je vais me limiter à un yaourt au lait de soja par jour, le temps de finir ma production ; vous inciter � lire le trèsintéressant rapport de l’AFFSA. concernant les apports de soja dans la nourriture occidentale ; et ensuite, aller
acheter du lait de riz, du lait d’avoine pour continuer mes expériences, et refaire de la compote d’abricots à manger…toute seule !

Ah, quand même : depuis 4 jours, Virgile a beaucoup moins de coliques. Maturation du système ? Hasard ? Je ne saurais jamais.

Merci à tous de vos bonnes astuces pour apaiser les bébés à l’estomac en rodage !

Adieu lait, crème, yaourts…

Mardi 19 juillet 2005

Comme évoqué dans le message précédent, le Jeune Homme souffre de coliques du nourrisson : petits cris, rouge tomate, air désespéré après la tétée, cris et chouinements.

En plus de la Calmosine, des massages du bedon, des ballades collés-serrés, des portages sur la main (merci de ce commentaire fort utile), il m’a été conseillé d’arrêter de consommer des produits laitiers de vache, bicauz les protéines de lait de vache (PLV, ça ne veut donc pas dire que “publicité sur le lieu de vente”, einh) peuvent passer dans le lait maternel et causer quelques soucis digestifs au nourrisson.

Il n’est pas dit que son souci vienne de là , mais puisque je me transforme moi-même en aliment pour lui, ça ne me coûte rien d’essayer. L’allaitement, finalement, c’est le stade ultime de la cuisine, quelque part… (ouh la, je manque de sommeil moi, on dirait une brève de comptoir).

Néanmoins c’est avec effroi que j’ai avisé le contenu de mon frigo : fini la tarte salée à la ricotta (un de mes plats préférés… on en mange au moins une fois par semaine…), fini le yaourt maison du maison… fini la compote avec une touche de fromage blanc…fini la crème liquide, dans les quiches, gratins et clafoutis…fini le verre de lait écrémé glacé que je pouvais boire en plein milieu de la nuit…

Je suis donc allée faire un tour chez Naturalia, revenue chargée de lait de soja, crème dessert au soja, yaourt au soja, crème liquide au soja. Plein de trucs au soja, pour résumer, parce que du lait d’amandes, j’en ai déjà (ça fait une glace du feu de Dieu), et que les trucs au chèvre, je peux, mais à petites doses… Ca va m’en faire des tests, je vais pouvoir vous faire un banc d’essai comparatif !

Néanmoins, il y a quelque chose que je connais bien dont j’ai fait le plein, et voici un prétexte tout trouvé pour en consommer, le beurre d’amandes et de noisettes qui a déjà remplacé mon tartinage du matin !

N’empêche, là j’ai faim, et je me demande bien quoi manger.

Tiens, et si j’essayais de fabriquer des yaourts de soja avec ma yaourtière ? (histoire de rigoler, c’est quand même un des messages les plus lus de ce blog, comme quoi faire ses yaourts soi-même n’est pas un truc de baba cools !)

Rendez-vous donc dans deux semaines pour vous dire si cela a été efficace (pour les coliques et la fabrication des yaourts) et pour vous dire si j’ai aimé le lait de soja et tous ses dérivés…

On se lève tous pour Danette… maison !

Samedi 11 juin 2005

Samedi, j’ai fait de la glace, et j’ai donc acheté du lait entier -c’est bien meilleur ! Gras is good dans ces cas là, me dis-je en mettant moins de sucre, ou en le remplacant par du fructose. Juste pour me donner bonne conscience.
Me restait donc un bon demi-litre de “lait gras” et je me demandais quoi en faire -comme vous le savez, je bois du lait écrémé.
Dans la série “envies de femme enceinte”, j’ai doublé ma consommation de chocolat, voire même triplé ces derniers jours, ce qui m’a assez consternée, parce qu’avec les hautes doses de magnésium que j’avale, je n’ai même pas cette excuse. Surtout que normalement, je ne suis pas une chocolique invétérée, je préfère en général les desserts aux fruits.

Donc, je suis partie à la recherche d’une recette rapide, chocolatée et bien laitière. Et j’ai trouvé une petite crème au chocolat sur Marmiton, que j’ai un peu aménagée, en ajoutant notamment de la pâte de noisette, pour lui donner une petite pointe de contraste praliné. J’ai également simplifié sa fabrication, en faisant fondre intégralement le chocolat dans le lait, au lieu de procéder en 2 temps.

Et après dégustation, me voilà convaincue : ça ressemble vraiment à de la Danette, vive les pots de verre pour parfaire l’illusion !

Bricol’Boy est persuadé que j’en veux à Danone, après les yaourts, la Danette… Mais non, non, pas du tout, je capitalise juste sur une marque déjà installée (houla, on voit que je fais de la com’…)

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Petite crème au chocolat “Danette like”
Pour 4 pots de verre
50 cl de lait entier
100 g de chocolat noir
2 cuillères à soupe rases de Maïzena
1 cuillère à soupe de sucre vanillé
1 jaune d’oeuf (regardez chez Estelle quoi faire avec les blancs restants)Variation perso : 1 cuillère à soupe de pâte de noisettes

Faire fondre le chocolat dans le lait, à feu doux.
Mélanger ensemble le jaune d’oeuf, la maïzena et une cuillère à soupe de lait.
Ajouter le sucre dans le lait chocolaté.
Ajouter le lait chocolaté peu à peu dans le mélange oeuf-maïzéna, sans cesser de tourner. Ajouter la crème de noisettes.
A ce stade, il est fréquent que des petits grumeaux apparaissent : dégainez votre mixer plongeant (la fameuse girafe) pour les faire disparaître.
Verser votre crème dans la casserole, faire chauffer à
feu doux sans cesser de tourner : compter 2 mn pour que la crème épaississe.
Oter du feu, laisser refroidir en remuant fréquemment pour éviter la formation d’une peau disgracieuse.
Verser dans des pots de verre style pot de yaourt, servir en chantonnant “On se lève tous lalala…”

Concurrence loyale envers Danone, part 2 : le fromage blanc !

Lundi 6 décembre 2004

Sur la lancée et le succès des yaourts, j’entrepris de me documenter sur le fromage blanc.

Las, il ne s’agit pas de mélanger un pot de fromage blanc du commerce et d’attendre tranquillement qu’il se reproduise dans un lait à la température bienveillante.
Il faut d’abord trouver des ferments ou de la présure. Là où c’est fun, c’est quand on lit que la présure est contenue dans l’estomac des veaux et que c’est ça qui fait cailler le lait des mamans-vaches dans leurs intestins… Miam ! Certains végétaux ont également cette propriété “caillante”, comme le chardon.

Malheureusement, sans ferme à proximité, sans veau en train de paître en bas du IXème arrondissement, et sans champ de chardons, je me suis résolue à faire un tour chez Naturalia, où l’on m’a pris pour une folle : “Des ferments à fromage blanc ???? Mais pourquoi faire ?” (tsss… bio comme des spécialistes du marketing bobo, ceux-là !!!). J’ai fini par aller pleurer misère chez la pharmacienne qui, très amusée par l’expérience, m’a commandé des sachets de ferments “Lactaline” de la marque Yalacta.
6 petits sachets qui se conservent au frais, chaque sachet permettant d’ensemencer (quel joli mot !) de 1 à 3 litres de lait. Comptez quand même 8 euros la boîte.

Ensuite, la question du matériel se pose. Oui, d’accord, j’avais trouvé, après la yaourtière, une machine seventies encore plus rare : la fromagère SEB ! Mais faut avouer que ce n’est pas du tout indispensable à la fabrication : à défaut, un bon Tupperware avec couvercle et de petits moules à faisselle récupérés du commerce feront parfaitement l’affaire.
Disons que la fromagère est ergonomique, parce qu’elle a un grand bol en verre avec un grand faisselier en plastique
bien pensé, mais bon… rien de fantastique. J’en ai trouvé dans des maisons de campagne utilisés comme porte-couverts, ouvrez l’oeil.
Quand même, pas étonnant qu’ils en aient cessé la fabrication, vu la difficulté à trouver les ferments !

Parés pour l’aventure !

La première expérience ne fut pas concluante (j’ai juste obtenu du lait qui sentait le rance) : j’avais acheté du lait UHT et je ne l’avais pas fait chauffer. D’où le premier conseil : achetez bien évidemment du lait frais, micro-filtré, ou flash pasteurisé, ou comme vous voudrez, mais achetez-le dans le rayon Frais de votre magasin de chalandise favori.

Ensuite, il faut amener le lait à une température de 27  à 31° : en dessous, les ferments ne prennent pas ; au dessus, ils meurent. C’est pire que mesurer le bain pour un bébé avec le coude ! J’ai ressorti mon thermomètre à viande pour ne pas louper le coche.

Enfin, pour affermir l’ensemble, on conseille d’ajouter soit 2 petits-suisses, soit 3 cuillères à soupe de petit-lait
d’une réalisation fromagère précédente.Comme j’en fais moins souvent que des yaourts, je suis condamnée à racheter des petits-suisses (c’est pas grave, avec ceux qui restent je fais une pâte à tarte top moumoute, tiens il faut que je vous donne la recette…).

Ensuite, il suffit de tout mélanger (lait, ferment, petit-suisse), de verser dans le tupperware ou la fromagère, de couvrir et de patienter… minimum 12h… parfois 16 ou 20 selon la température extérieure et l’humidité de l’air… jusqu’à ce que le blob fasse son apparition dans une mer de petit-lait :

Nature morte de blob dans fromagère et blob dans tupperware,
sur machine à laver (début XXIème siècle)

Pour avoir une idée du résultat de coupe, voici le détail encore plus appétissant :

Un petit côté cours de chimie pas déplaisant…

Arrivés à ce stade, vous pouvez en faire du fromage blanc battu en le mélangeant dans un saladier (vous pouvez y rajouter de la crème), vous pouvez le mettre dans des petites faisselles jusqu’à ce qu’elles soient égouttées comme vous aimez… bref ! faire tout ce que vous voulez avec votre fromage. Je n’ai pas poussé l’expérience jusqu’à l’affiner en cave (jusqu’à il y a peu, je n’avais pas de cave), mais cela pourra faire parti des prochains challenges.

Bilan : le résultat est bon, très bon, délicieux. La cuisine sent un peu l’étable.
On se croirait à la campagne pour pas très cher, et on se dit qu’on s’est bien amusé. Et c’est vraiment drôle de le servir en disant ‘lalalala, c’est moi qui l’ai fait’ !

N’oubliez pas d’aller faire goûter à la pharmacienne le résultat de vos expériences !

Concurrence loyale envers Danone, part 1 : les yaourts nature

Mardi 30 novembre 2004

Le yaourt est l’élément fondateur de mon petit déjeuner. En cas de réveil retardataire, il finit souvent dans mon sac… puis dégusté au bureau en lisant mes premiers mails de la journée (j’ai toujours une cuillère de prête dans mon tiroir, ça amuse beaucoup mes collègues).
Je digère mal le lait entier, aussi suis-je condamnée aux yaourts à 0%, pas formidables au niveau du goût… jusqu’à ce que je lise il y a un an ou deux un petit article bien fait qui listait les ingrédients utilisés  pour assurer une bonne consistance aux yaourts nature écrémés. J’ai été très étonnée d’y apprendre qu’on y adjoignait de la gélatine, de l’agar-agar (deux gélifiants), des épaississants, et plein d’autres choses pas tout à fait indispensables…

Bref ! Cela m’a convaincu de passer du côté des intégristes qui fabriquent eux-même leurs yaourts. Une yaourtière n’est pas indispensable, mais ça simplifie franchement tout cela. J’ai vite déchanté en voyant le prix de la bête toute neuve : 60 euros, quand même…

Heureusement, j’ai fini par en trouver une toute neuve sur une brocante, complète, avec même les petites cuillères en plastique, pour… 6 euros. Un coup d’internet et la notice complète était à ma portée.

Bien désinfectée, et après quelques tâtonnements, elle tourne depuis presque tous les dimanches soirs pour fournir mes 8 yaourts de la semaine.

L’objet du délit, sur la machine à laver

Il faut dire que c’est extrêmement simple et cela prend vraiment 5 mn :

  • 1 litre de lait

  • 1 yaourt (du commerce ou d’une fournée précédente ; attention, au bout de 3 fournées il faut repartir d’un yaourt du commerce)

  • Lait en poudre : de 1/2 pot à 1 pot de yaourt, selon la consistance désirée

Faire tiédir le lait (attention, il ne doit pas être bouillant, sinon les ferments ne prendraient pas) et le mélanger au yaourt à l’aide d’un fouet, bien mélanger.
Pour le yaourt, les ferments les plus agréables m’ont semblé provenir des yaourts suivants : Bio de Danone (eh oui), Vrai, et Velouté.
Ajouter ensuite le lait en poudre : 1/2 pot si vous les aimez un peu liquide, 1 pot entier si vous les aimez bien ferme (personnellement, j’en mets 1 pot, et je prends du lait en poudre demi-écrémé,ça fait une moyenne…).
Répartir dans les pots, fermer la yaourtière et appuyez sur le bouton ; elle va chauffer pendant 1 h puis s’éteindre. Ne l’ouvrez pas pendant cette période, le refroidissement progressif de la machine permet aux ferments d’agir convenablement. S’il fait très froid dehors, vous pouvez au bout d’1 heure réenclencher la machine une deuxième fois, cela vous donne également l’assurance d’avoir des yaourts plus fermes.

Je la lance en général avant d’aller dormir, comme cela le lendemain je découvre avec émerveillement mes bébés-yaourts qui font un petit tour au frigo afin d’être plus savoureux.
Malgré cette recette, il y a parfois des surprises, liées au temps qu’il fait, à la température extérieure, à la température du lait, à la marque du yaourt utilisé ou même du lait… Ca fait aussi parti du plaisir, le résultat n’est pas toujours parfait ni identique d’une fois sur l’autre, et c’est souvent une surprise d’ouvrir cette machine tout droit sortie des années 70. Une fois, les yaourts étaient élastiques, je n’ai jamais compris pourquoi : la cuillère de yaourt laissait pendre des fils qui ne tombaient pas mais remontaient tels des yoyo. On aurait dit que j’avais ajouté du lycra plutôt que du  lait en poudre ! Ce fut le seul raté vraiment notable (en tout cas très marrant).

Tout compte fait,  je trouve cela aussi agréable que faire du pain soi-même. L’idée même de la transformation chimique (par ferments, par levure, par marinade…) me séduit particulièrement en cuisine, car elle lui redonne un côté primitif et magique. On y retrouve le plaisir non plus de faire la cuisine, mais le plaisir de fabriquer un aliment en soi-même. Tout ceci a un petit côté historique qui me fait sourire à chaque fois que je branche ma yaourtière.

Et au moment des pique-nique de  printemps, je frime toujours avec mes pots en verre avec leurs couvercles orange qui rappellent souvent des souvenirs !

Ajout du 5 août 2005 : depuis, je fais aussi des yaourts au lait de soja, c’est par ici si ça vous intéresse !
Mise à jour du 25 août 2006 : un merveilleux blog qui vous propose plein de yaourts parfumés et notamment au chocolat (toujours très demandé dans les commentaires, et que je ne fais pas) : La Yaourtière de Samania