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14 sept 2013

Les petits pains au nuage (a.k.a gougères au brie de Meaux)

4 commentaires L'art d'accomoder les restes, Lactivore, une émotion

Gougères au Brie de Meaux

Nous avons lu  pendant des années, à l’aîné puis au petitou, ce livre absolument adorable : Les petits pains au nuage.De petits garçons-chatons vont admirer la pluie du matin, et ramènent à leur maman un nuage. Elle en pétrit des petits pains si légers, légers que les petits gars s’envolent dans le ciel. Ils volent à la rescousse de leur papa coincé dans les embouteillages -et parti sans petit déjeuner, le malheureux !-  Grâce au petit pain qu’ils lui font croquer, il s’envole à son tour…pour être à l’heure au bureau. Le ventre plein et le sourire aux lèvres.

À chaque lecture, je me demandais bien  quelle était le secret de cette recette magique : brioche ? pâte à fougasse ? meringue (non, il y a bien de la farine dedans…) ?

Et puis, revenant légère, légère, légère de notre joli mariage avec Bricol’Boy (mariage plus vieux, mariage heureux, c’était bien vrai !, et ne m’appelez pas Madame Bricol’Boy), mais lestée de pas mal de brie divinement affiné par la maison Tabert – oui, il y avait bien une pièce montée ce jour-là, mais elle était en fromage… à voir plus bas- , j’eu enfin la réponse : c’étaient évidemment des gougères, ces petits pains au nuage !

piecemonteefromage

Pour résoudre l’énigme des petits pains au nuage , il fallait donc passer par bien des étapes initiatiques.  Avoir porté une robe aérienne so fifties plumetis, beaucoup pleuré, dansé pied nus, jeté un splendide bouquet d’iris,  loué les services et les talents culinaro-scénaristiques de Marie Chemorin, imaginé la fête de nos rêves pendant des mois (un pique-nique fifties au bord de la Nationale 7, vous savez tout), avoir serré sur son coeur des amis chers, et ne pas être encore capable de regarder les photos de ce beau jour sans avoir les larmes aux yeux.

N’attendez surtout pas de vous marier pour cuisiner ces gougères : il vous faudra juste avoir du très bon brie, et moi c’est ce jour-là que j’ai mangé le meilleur de ma vie :-). Normal : le plus beau jour de votre vie, le meilleur repas qu’il soit !

 

Gougères légères, légères au brie de Meaux

25 cl d’eau
70 g de beurre doux
150 g de farine
3 oeufs
200 g de brie de Meaux bien fait et écroûté
quelques tours de moulin de poivre
sel

Préchauffer le four à 180° (th.6). Porter à ébullition l’eau, le beurre et une pincée de sel.
Ajouter d’un coup hors du feu la farine et mélanger vigoureusement la pâte.
La faire dessécher à feu moyen quelques instants.
Ajouter un oeuf et mélanger vivement jusqu’à ce qu’il soit bien incorporé. Recommencer avec les deux autres jusqu’à obtenir une pâte souple, brillante.
(Note de la flemmasse : si vous avez un robot, ça peut être aussi une très bonne idée de les incorporer avec son aide…)
Ajouter enfin le brie de Meaux bien crémeux et travailler la pâte avec joie et souplesse.
Poser des cuillerées à café de pâte bien espacées sur une feuille silicone et enfourner 20 à 25 min sans ouvrir : surveiller la cuisson à travers la vitre !

Les petits pains au nuage de Hee-na Baek, Hyang-soo Kim et Claire Lanaspre, Didier Jeunesse.
Maison Tabert « Autour d’un fromage » -20 rue Cadet 75009 Paris

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28 avr 2008

Le crémet nantais et autres histoires de beurre

18 commentaires Bonnes adresses, Lactivore, Produits

Quand vous avez des amies gourmandes, vous avez un sujet de conversation tout trouvé. Au hasard d’une conversation, Cathy m’informa que enfer et damnation, ce n’était plus Maître Bordier qui fournissait en beurre Olivier Roellinger.

Elle se mit alors à me parler d’un délicieux crémier nantais… et me revint en mémoire l’allusion d’une autre gourmande en décembre dernier, qui avait parlé ‘du beurre de Pascal’ avec des étincelles dans les yeux.

J’avais noté le nom dans un coin de ma tête, Pascal Beillevaire, et je ne m’attendais pas à le voir surgir devant moi trois jours après, à la sortie du métro Jourdain, en plein joli XXème arrondissement.

Dans la boutique, je ne savais où donner de la tête : splendides fromages, mais également yaourts maison, faisselles, beurres divers… Une festival de produits laitiers. Je fus raisonnable et n’emportait que deux merveilles à la maison -heureusement le printemps n’était pas encore arrivé, rien ne fondit dans le Tétris du métro.

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