Archive pour la catégorie 'Produits'

Période pré-électorale autour des gaufres de Méert

Vendredi 30 mars 2007

Le Général de Gaulle s’en faisait livrer à l’Elysée. En cette période pré-électorale, où tous les candidats se disputent glorieux ancêtres et références, ça m’étonne un peu que personne ne se soit réclamé de cet héritage gourmand.

A moins d’un mois du vote, mes rêves sont agités… Je rêve de savoir le plat préféré de Ségolène (il paraît, disait son fils aîné dans une vieille interview donnée à Elle, que « c’est plutôt Papa qui fait la cuisine chez nous« , depuis je fantasme François en tablier sur son costard), le délire pâtissier de Nicolas que j’imagine bien sûr fan de gâteaux hongrois (alors qu’il est visiblement au régime sec et protéiné), quelle est la botte secrète de Marie-George quand elle n’a que 15 mn et des invités, si la cuisine d’Olivier est rouge, si François cuisine à l’huile de colza et s’il a un portrait d’Anaïk dans sa cuisine
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United Colors of Quenelles !

Vendredi 16 février 2007

Horreur. Malheur. Parisianisme.

J’ai dû traverser la Seine pour des besoins professionnels. Pour la bonne cause, même, le café et le champagne sont bons au Sénat. J’avais heureusement ciré mes chaussures. C’est fou ce qu’on a besoin de se remettre après avoir rencontré des cuisiniers qui connaissent par coeur le PH10 et se font faire leurs moules sur mesure. Ca calme.

Perdue à Saint-Germain-des-Prés (quartier que j’abhorre, je m’y sens toujours trop grosse, moche et pauvre par rapport à toutes les jeunes femmes que je croise, l’impression d’être une extra-terrestre sur cette rive tellement chic et intello…), j’ai donc dû me remettre en passant vite fait chez Pierre Hermé déguster quelques macarons (me faisant griller dans la file par Gilbert Melki qui a demandé « vite, une tarte au citron, pas la peine de l’emballer« , c’est un acteur que j’aime bien et je vois donc qu’il a bon goût). Passer chez Pierre Hermé, c’est un peu se dire que l’on va faire de la veille technologique pour notre douce Miss Macaron, un prétexte pour comparer (honnêtement, je dirais : match nul ! comment ça, je me la pète ?). De quoi dire « oui, encore quelques uns » à la charmante vendeuse pousse-au-crime qui vous suggère de finir de remplir votre boîte, pour éviter aux macarons de se briser en se baladant dans une boîte trop vide. C’est bien de savoir que les macarons Hermé ne prennent pas tous la voiture avec chauffeur, mais bien plus souvent le métro. Ca c’est du marketing.

Quitte à être en excursion sur l’autre rive, autant faire le total food-shopping, je me suis donc dirigée au Marché Mabillon à la recherche de la boutique de quenelles Giraudet dont j’avais entendu parler.

Déjà, quand on voit la boîte, on a l’impression d’être passé chez Chanel, mais en beaucoup moins cher, et qui se mange (sorry Karl).

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Le paradis de la quenelle, et surtout : le paradis de la céréale. Si si si. Volaille, brochet : on connaît. Mais des quenelles de sarrazin, de seigle, de châtaigne, de maïs (et j’en oublie), moulées à la cuillère ?

En plus, il y a même des quenelles bios, j’ai pensé à vous les filles.

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Celles au seigle (au fond du plan) ont remporté tous nos suffrages, rendant hommage au goût riche et terreux de cette céréale -j’adore le goût du seigle, une obsession en ce moment (et je ne suis pas la seule en ce moment).

La châtaigne (au premier plan) était plus pouf pouf, mais pas du tout sucrée.

Quant à la très chic et snob quenelle à l’encre de seiche, elle était absolument délicate, à condition de la faire cuire isolément sous peine de teinter votre sauce. Une grande dame, assurément. Une excellente base de canapé salé, pensais-je en pensant à Jacqueline qui a été torturée à coup de risotto à l’encre de seiche (mal manoeuvré, c’est en effet une catastrophe)

Après avoir tenté la cuisson à la casserole, la classique béchamel gratinée au four, la rigolote mini-morceaux gonflés à la poêle, j’ai tenté ce coup-ci la cuisson au cuit-vapeur électrique : pas mal du tout, mais le dégonflage est ultra-rapide, plus qu’au four je trouve.Seule une bonne croûte de gruyère râpé et un passage au four permet de maintenir solidement le couvercle des mini-zeppelins jusqu’à la table, application directe du principe dit « du chapeau » des soufflés.

Que les pralines ont du bol d’habiter dans le pays des quenelles !!!!


Boutique Giraudet
16 rue Mabillon
75006 Paris
Métro Mabillon / Odéon
Compter de 1.30 à 2.5 la quenelle
http://www.giraudet.frToutes leurs adresses en suivant ce lien…

La révélation du caviar d’aubergine à l’amchoor et lait fermenté

Lundi 22 janvier 2007

Comme je l’avais dit ici, je suis passée en décembre chez Bruno et en suis ressortie chargée de nouveautés. Je voulais de la badiane (j’étais à court),super prétexte pour y passer, et je ne suis ressortie qu’avec des épices que je ne connaissais pas (je devrais toujours avoir une connexion à l’indispensable Toil’d'Epices sous la main).

Parmi les paquets, de l’amchoor, poudre de mangue verte séchée. Visuellement, on dirait du gingembre en poudre, et gustativement… une saveur citronnée, légère, et une pointe d’astringence, pas désagréable pour une amoureuse de l’acidité. Pas de saveur de bonbon acidulé, non, une note à la fois fraîche, héspéridée, rafraîchissante et parfumée… Pas très forte, mais délicate.

Je n’ose pas photographier mon placard (ou mon étal) à épices, il y en a partout. J’ai beau avoir des pots Ikéa, des pots à yaourts, il en manque toujours. Mon rêve ? Le fichu meuble à épices de Ferran Adria, pour avoir tout sous la main et les yeux. Bricol’Boy a beau me faire des étagères, je finis toujours par les remplir, un vrai tonneau des Danaïdes.

L’amchoor attendait donc tranquillement son heure depuis un moment sur mon étagère à poudre magique, je la regardai de temps à autre avec regret ( »mais comment vais-je t’assaisonner ? à quelle sauce vas-tu être mangée?« , le comble pour une épice…), l’inspiration ne venait pas.

Et puis un soir… une aubergine allanguie au frigo…une réminiscence de raïta indien aux aubergines…et puis l’évidence du lait fermenté, dont l’acidité légère est proche de celle de l’amchoor : voici un nouveau caviar d’aubergines, très frais, et en plus, très diététique !

L’amchoor lui apporte de la fraîcheur, le lait fermenté du moelleux et du liant.
Ca valait le coup d’attendre l’inspiration…

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Coupelle Luminarc

CAVIAR D’AUBERGINES A L’AMCHOOR & AU LAIT RIBOT
Pour 2
1 belle aubergine brillante
3 cuillères à soupe de lait ribot (ou babeurre, ou lebne)
2 cuillères à café rases d’amchoor
1 pincée de sel

Laver l’aubergine, la piquer de toutes parts, l’enrouler dans du papier aluminium et la glisser au four (180°) pendant environ 30 mn (jusqu’à ce que la chair soit molle).
Couper le pédoncule, fendre l’aubergine en deux et en prélever la chair. La presser pour en retirer l’eau de cuisson.
La hacher au couteau et la verser dans un grand bol.
Saler légèrement, ajouter l’amchoor et le lait ribot. Réserver au frais jusqu’à consommation.
Se conserve très bien plusieurs jours au réfrigérateur.

Envie d’utiliser votre amchoor ? La Belle au Blé dormant l’utilise dans une sauce au curry… Ne l’oubliez pas !

PS : ne vous inquiétez pas pour la badiane, une fée de mes amies m’en a livré 500g à domicile pour Noël, cadeau original et dont nous profiterons toute l’année !

Beurre Bordier au sel fumé et cristaux de sel fumé gallois d’Anglesey

Lundi 8 janvier 2007

Bientôt, avec la loi anti-tabac, je ne pourrais même pas parler de quelque chose de « fumé » sans me faire censurer (comme le disait un lecteur de Télérama : « les enfants ne vont plus pouvoir chanter j’ai du bon tabac« ). J’en profite donc pour faire coup double aujourd’hui, en parlant de beurré au sel (soit-disant fumé) et de sel (vraiment uniquement fumé)…

Bordier, encore et toujours

Dans ce message préhistorique (bon sang, deux ans déjà) je vous narrais mon émerveillement face au beurre de ce bon Monsieur Bordier de Saint Malo. Depuis, j’en ai toujours…et même, au congél, des cubes de beurre aux algues pile-poil la bonne taille pour mettre sur un filet de poisson ou pour faire sauter des Saint Jacques des pétoncles (je suis à découvert).

Maintenant, le succès aidant, j’en trouve de plus en plus souvent chez les bons crémiers parisiens (dommage, j’aime beaucoup aller à Saint-Malo… Stéphane, si tu nous faisais une petite vidéo du malaxage du beurre chez Bordier, ce serait supercalifragilistic pour moi).
A la lecture de mon Régal préféré , mon sang ne fit qu’un tour, en même temps que mon taux de choléstérol : un petit dernier annoncé chez Bordier, du « beurre au sel fumé« .
Il me le fallait, il me le fallait,j’en discutais par mail avec Patrick qui lui, le veinard ! en avait goûté avant moi… cela virait à l’obsession, et je finis par en dénicher.
Cérémonial : baguette parfaite et fraîche, de l’eau pure à côté de moi, un tartineur ad hoc… Recueillement… Tartinage… Dégustation et… cris. D’incompréhension.

Il faut appeler les choses par leur nom…

« C’est quoaaaaaaa, ce beurre au curry ?????????? »
Ce beurre-là (très bon au demeurant) n’a pas le goût du sel fumé.
Bordier a utilisé le sel Viking de chez Terre Exotique (marque que j’aime bien au demeurant, cf mon vieux message sur le sel, ma collection s’est agrandie depuis). Et en tournant le paquet, je constate : beurre, sel fumé Viking (sel fumé, curry, oignons). Zut.

Le plus drôle était que la veille, j’étais passée trop vite chez Bruno, comme nombre de blogueuses, partageant leur enthousisame pour le bon choix d’épices, la rareté de certaines, les emballages bien pensés, les prix doux et le conseil adorable. Et j’avais emporté (entre autres merveilles) du sel « uniquement » fumé. Qui lui, n’a que le bon goût du fumé… fin, fort, raffiné et minéral.Récolté près de l’île d’Anglesey au Pays de Galles, ce sel est fumé au-dessus de copeaux de bois de chêne.

Pour me remettre de ma déception, vite, j’ai cuisiné un …

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VELOUTE D’ENDIVES AU SEL FUME D’ANGLESEY
Pour 2
2 endives
2 pommes de terre
2 bols de lait frais entier de préférence
Bouillon de volaille ou végétal
1 noisette de beurre
Seul fumé d’Anglesey de Chez Bruno

Peler les pommes de terre, les couper en tout petits cubes. Emincer les endives (rondelles ou bâtonnets, à votre guise).
Faire fondre doucement le beurre dans une sauteuse, y faire nacrer les légumes puis ajouter le lait et un peu de bouillon (1/2 cube si vous êtes adeptes, une belle louche si c’est du fait maison). Couvir et laisser cuire 20 à 30 mn (tout est question de la variété des pommes de terre). Mixer, poivrer, si nécessaire ajouter de la crème liquide et/ou du bouillon selon la consistance que vous aimez.
Verser dans de jolis bols et parsemer de sel fumé à ce moment-là : voir les cristaux s’évaporer dans les volutes de la soupe fait partie du plaisir mystérieux de la dégustation du sel fumé.

Incroyable, avec cette recette, j’ai même repris d’un plat contenant des endives…

En conclusion (pas de fumé sans feu…)

Allez acheter du sel fumé chez Bruno et régalez-vous, mangez du bon beurre Bordier et régalez-vous, mais sachez que vous ne mangez pas la même chose, malgré une appelation identique !

Monsieur Bordier, s’il vous plaît, envisagez juste de modifier votre étiquette, un simple et direct « Beurre Viking » sera le bienvenu, et je serais réconcilée….

Surtout que ce beurre s’est ensuite révélé un délice sur des pommes de terre écrasées (oui, de la purée quoi), et que la belle Clotilde s’en régale, notamment dans des shortbreads.

Et pour le sel fumé, puisqu’il vous en reste, vous trouverez une splendide recette de carpaccio de St Jacques au caviar et sel fumé (mazette) chez le meilleur spécialiste du poisson sur le web, à savoir Patrick !


Beurre Bordier au sel Viking fumé
En vente dans les bonnes crémeries et à Saint-Malo (9 rue de l’Orme 35400 Saint-Malo, pour ceux qui veulent écrire ou y aller), de par chez moi vous le trouverez aux Papilles Gourmandes, 26 rue des Martyrs 75009 Paris.L’épicerie de Bruno (l’épicier en vogue chez les blogueuses, mais à quel juste titre !)
30 rue Tiquetonne
75001 Paris
http://www.lepiceriedebruno.com/
Sel fumé d’Anglesey, 2.5 euros le petit pot

Que faire avec de l’huile d’amandons de pruneaux ? la saga des légumes-racines snobs continue !

Vendredi 15 décembre 2006

Il y a fort longtemps, deux ans maintenant, je m’étais lancé dans le très drôle Google Wish.
Il s’agit de regarder dans les requêtes des internautes qui sont arrivés sur votre site et de sélectionner ce qui vous semble…le plus drôle, le plus sympa, le plus éloigné de votre sujet, et de finalement lui consacrer un message, pour que le prochain qui fasse la même requête dans Google et qui tombe sur votre blog soit finalement satisfait. C’est mon côté « baguette magique », n’oublions pas que j’ai (quand même) un prénom de fée (ce dont il est permis de douter quand mon pied heurte une chaise vers 5h du matin).
Devant l’ampleur de la tâche, j’ai vite abandonné, à l’époque on était une vingtaine de blogs de cuisine, jouer était encore relativement confidentiel…

Trève de méméisation, si je m’amusais à exaucer des voeux virtuels il fut un temps, et bien l’histoire inverse commence à m’arriver : les lecteurs de mon blog se mettent à exercer mes voeux.

Hop, je dis que je veux aller manger chez Barbot, Bricol’Boy lit un commentaire et plaf ! exaucée.
Dans le compte-rendu de ce dîner, je m’extasie sur l’utilisation éventuelle d’huile d’amandons de pruneaux et plaaaaaf ???
Exaucée, le fabricant de cette merveille me propose d’aller au SIAL en chercher…
(j’ai appris depuis qu’il n’y avait absolument pas cette huile dans le yaourt dégusté ce soir là. Mes papilles m’ont trahie mais m’en fous, c’était booooooooooooon).

Je ne parle sur ce blog que de produits que j’achète sur mes propres deniers, et je ne veux pas être lapidée pour avoir accepté un cadeau… En l’occurence, calmez-vous : l’objet du désir a la contenance d’un mini-pot de confiture d’hôtel, pas de quoi pavoiser. Mais quel goût, cette huile… quel goût ! Comment dire ?
J’ai déjà dans ma cuisine de l’huile de noyaux d’abricots. Je trouve qu’elle est meilleure sur ma peau que dans ma cuisine, elle est sans relief et de peu d’intérêt. L’huile d’amandons de pruneaux a le goût exact de l’amandon d’abricot frais, celui qui consommé en excès peut vous étendre raide. Produit délicieux mais avec le frisson du danger, tous ceux qui ont aimé casser les noyaux d’abricots pour y dénicher de quoi finir le repas sur une délicieuse note douce et crémeuse me comprendront…

En discutant avec les fabricants, j’ai appris que cette huile était unique au monde, fabriquée après séchage de prunilles (ce qui deviendra pruneau d’Agen)… et que pour les coquettes, vous pouvez la retrouver dans certains produits Weleda (il y en a dans la crème à l’amande chouchoutte de Cléa) et Sisley (euh, beaucoup plus chers, certainement biens, mais je manque de tests). Donc, pruneaux séchés, puis dénoyautés, le noyau ensuite cassé pour recueillir l’amandon, qui devient huile… cela fait penser à la fabrication de la mythique huile d’argan.

Attention, pas la peine de goûter vos crèmes de beauté pour avoir une idée du goût en attendant d’en trouver !

Mais pour vous en parler ici, à part dire « ahhh, j’aime le goût de l’amande d’abricot, si vous faites partie du club, essayez l’huile d’amandons de pruneaux, c’est d’un chiiiiic » (ce qui est sans grande valeur ajoutée et aurait fini de vous convaincre que je ne suis qu’une food pétasse…), il fallait que je trouve une recette qui la mette en valeur.

Et le plus simple est le mieux finalement, elle révèla son plein potentiel sur de simples topinambours cuits à la vapeur, un peu de fleur de sel, un tour de moulin à poivre, et son arôme, waouh, une seul cuillère à café pour deux suffit ! Du vrai Maxwell qualité pire…

La série des légumes-racines-kislapète continue donc…

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Ecrasée de topinambours à l’huile d’amandons de pruneaux
Pour 2
500 g de topinambours
1 cuillère à café d’huile d’amandons de pruneaux
Poivre moulu
Fleur de sel de Guérande
Quelques noisettes pour la déco

Brosser soigneusement les topinambours, les faire cuire à la vapeur. Les peler tièdes et les écraser à la fourchette. Ajouter l’huile d’amandons de pruneaux, émulsionner. Assaisonner, disposer dans les assiettes à l’aide d’un cercle, décorer de noisettes fraîchement ouvertes. Mmmhhh…

Alors, chic et snob, c’est pas une recette de fête ça ?


Huile d’amandons de pruneaux, Perles de Gascogne en vente en épiceries fines, Lafayette Gourmet…
Environ 12 euros les 75 cl : parfait cadeau de Noël pour gourmets !
Tout savoir sur ce produit : http://www.plumoil.com

Tarte à l’oignon et au zaatar, ou rencontre est/ouest (la cuisine ne fait pas de géopolitique)

Mercredi 15 novembre 2006

C’est mon marchand de légumes libanais qui m’a remis, il y a quelques années, un petit bocal qu’il avait sous sa caisse : « Faut que tu goûtes ça« .

Ca, c’était un mélange de sumac, de sésame et de thym, lequel thym donnait son nom au mélange nommé zaatar (et explique certaines confusions entre le mélange d’épices et le simple thym).

Pour le sumac, on lit souvent que c’est une plante, soyons exacts : c’est un arbuste, et c’est son écorce séchée que l’on broie. En fait, je lis des controverses quant au fait que ce soit ses baies qui soient broyés, ou son écorce (avis aux fabriquants, on attend vos secrets). Son goût acidulé en fait une de mes épices favorites, bien que son goût soit très volatil et résiste peu à la cuisson (perso, je me fournis chez Massis Bleue, comme d’hab’… de vrais dealers pour moi. Même que la semaine dernière, ils m’ont reconnus à cause de la photo sur le blog, mon anonymat chez eux, c’est foutu…).

On peut même aller jusqu’à dire que c’est une épice qui fait chanter la cuisine (ah ah ah, je n’ai pas pu résister, merci Yma).

Simplement mélangé à de l’huile d’olive, ce fameux zaatar, donc, se transforme en une pâte épaisse et parfumée, parfaite pour être étalée sur des pains pitas tièdes. Egalement délicieux à la place du simple sumac dans la salade Fattouche (si pour moi c’était le marchand de légumes qui m’a illuminé, pour Pascale, c’était un chauffeur de taxi). On doit avoir l’amour de la nourriture écrit sur le visage -je tape le premier qui dit les fesses- pour que des inconnus nous parlent de bouffe et d’épices à tous les coins de rue. Délicieux aussi saupoudré sur des brochettes de poulet, et sur du poisson simplement grillé. Hum.

Jusqu’ici, mon pot de zaatar servait surtout l’été et s’ennuyait au milieu de ses 50 homologues (je suis loin du compte de Mercotte, et en plus, les miens ne sont pas toujours étiquetés…), jusqu’à ce que je relise pour le travail un très intéressant dossier sur le petit déjeuner à travers les siècles et dans le monde. On y parlait du petit déj’ palestinien où l’on consomme des galettes saupoudrées du mélange zaatar-huile d’o.
Conclusion, comme d’hab’ : cette épice fait le tour du Moyen-Orient…semble-t-il avec des variantes locales. J’ai entendu parler d’hysope en Palestine, et de graines de grenade ajoutés ailleurs. Si les spécialistes ès épices peuvent se pencher sur ce cas, ce curry (au sens de mélange, bien sûr) oriental, je suis preneuse d’explication.

Choc des cultures, des idées, en rentrant le soir donc : une petite fondue d’oignon des Cévennes (mes préférés avec ceux de Tropea (hop, une photo sicilienne du paternel, qui eux boxent dans la catégorie rouge), un oignon snob avec AOC qui ne fait pas pleurer les yeux délicats mais ravit les papilles, sur une pâte feuilletée, préalablement cloutée et saupoudrée de zaatar… Et pour ne pas faire dans la demi-mesure, la caramélisation des oignons fut renforcée par un peu de mélasse de grenade. Tiens donc, encore.

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Pas besoin de recette, vous êtes grands maintenant, utilisez votre classique tarte à l’oignon (sans migaine SVP), et relookez-la à l’orientale avec ce délicieux zaatar et une larme de mélasse de grenade (qui a dit « encore » ?).

Au résultat, un mélange est/ouest très convaincant. Les mariages mixtes font toujours de beaux enfants.

Pour utiliser le pot de zaatar qu’il va vous rester après avoir fait cette tarte, essayez donc :

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait…(la grenade, épisode 1/2)

Samedi 11 novembre 2006

Grenade est à ma connaissance la seule ville qui ait le nom d’un fruit. Si Florence, selon Sartre, est la ville-fleur, Grenade est pour moi la ville-fruit, riche, rouge, juteuse et enivrante.

Elle a longtemps fait partie de ces villes mythiques de mon imaginaire à cause de son nom qui évoquait pêle-mêle des lions de pierre, des mosquées, des chants arabo-andalous, Le Fou d’Elsa, la reine Isabelle…

J’ai passé deux bonnes années à étudier Aragon et le premier vers du Fou d’Elsam’a longtemps hantée :

 

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait…


Si on était sur Langue sauce piquante, je vous laisserai là en vous demandant où est la faute, mais je ne bosse pas au Monde.
Aragon lui-même donne la réponse dans la préface (elles sont toujours délicieusement titrées et très intéressantes, celle là se nomme « Tout a commencé par une faute de français ») : il faudrait dire simplement « la veille du jour où Grenade fut prise… ».

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Une ville qui a le talent magique de rendre poétique les fautes de français ne peut donc être que belle et son fruit délicieux. Mais ma mythologie personnelle a souffert le jour où j’ai compris que c’était le fruit qui avait donné son nom à la ville et pas l’inverse !

Depuis, j’ai une fâcheuse tendance à manger les grenades avec ma tête, puisque celle que l’on surnomme en provencal « miougrano » (mille graines) est -tenez-vous bien : symbole de fertilité de la Vierge Marie (pourtant, il me semble bien que Jésus était fils unique ?), symbole d’amour et de prospérité, voire même symbole de charité, c’est par excellence le fruit peace&love, et franchement la poire a vraiment l’air poire à côté (elle symbolise quoi, la pauvrette, einh ?)

Bref, ses 840 arilles ont l’air d’avoir chacune une symbolique différente, c’est un fruit compliqué, cultivé,voire un peu précieux, qu’on retrouve chez Shakespeare -celui qui trouve dans quelle oeuvre gagne un cadeau surprise !-, sur de nombreux tableaux et natures mortes…

Finalement, on peut se demander si ce n’est pas une grenade qu’Eve a tendu à Adam. Ca ne serait pas étonnant, puisque pomegranate c’est quand même une sorte de pomme. Le temps perdu à l’éplucher et à la peler a dû jouer un tour à ce pauvre Adam.C’est que le malheureux ne connaissait pas les trucs de JP !

Au rayon des produits dérivés de ce fruit symbolique, petite sélection de mon placard personnel :

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Grenade fraîche, mélasse de grenade, graines de grenade séchées

Autant j’aime, j’adule la mélasse de grenade (Rabb er’remane en libanais, robb-e anar en persan), acidulée-sucrée-sirupeuse, autant les graines séchées, utilisées surtout en cuisine indienne…buark buark…sont très amères, le tégument blanc-jaune les entourant ayant été séché avec. A céder, à qui veut, un sachet de graines de grenade séchées, état neuf, très peu servi.

A venir donc, une recette à base de grenade et de mélasse de grenade. Parce que les symboles ne nourrissent pas toujours les hommes… mais parce que parfois, ne parler que de nourriture quand on fait la cuisine, et pas de ce qu’elle représente, enlève trop de chose au goût et au plaisir !

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Comment se muscler les bras : la citronnette shake-shake-shake (et mes points communs avec Alexandre Dumas)

Vendredi 25 août 2006

Ami lecteur, le titre peut te faire fuir. Ami lectrice, tu constateras aujourd’hui que je ne suis pas qu’une cuisinière mais aussi un peu une pouffe bimbo coquette une fille avec des préoccupations existentielles de fille (et avec l’âge, on en a de plus en plus).

Le spécial Maigrir de Elle vous montre des crèmes et des recettes de cuisine light. Moi je vous propose de faire le dîner ET de muscler votre anatomie, parce que de retour de vacances, je constate que j’ai abusé à Belle-Ile de la Crème de caramel au beurre salé, et comme il fait froid, je veux mettre des trucs avec des manches, et bingo, ça boudine, donc faut muscler tout ça.

Mais revenons à nos moutons : la vinaigrette et ses mystères. La salade en soi, tiens, on en parlera une autre fois.

Il m’a fallu un moment pour réaliser que ma vinaigrette n’était pas traditionnelle. Juste la question d’une copine normande lorsque je suis arrivée à Paris (il y a donc quelques lustres, sachant qu’un lustre c’est cent ans, vous ne serez pas venu ici pour rien) : « normale ou à l’huile d’olive, la vinaigrette ? »

Argh. Parce qu’on peut faire de la vinaigrette avec autre chose que de l’huile d’olive, me suis-je dit. Et pourquoi mettre du vinaigre alors que jusque là j’avais toujours mis du citron pressé ? Beurk. Ca pique, la vinaigrette comme ça. Alors que dans mon esprit, la vinaigrette, ça veloute, ça révèle, mais bon, ça ne doit pas arracher.

Depuis, ma pensée n’a guère changée, mes vinaigrettes citronnettes varient, mais on y trouve toujours les constantes suivantes -dans l’ordre d’apparition :

  • du sel, du poivre fraîchement moulu, et toujours mis en premier ;
  • parfois, de la moutarde, mais pas toujours ! en général, de la Maille parfumée (une de mes préférées : celle au miel, et très snob, je ne vais qu’à la boutique de la place de la Madeleine)
  • de l’acide : du jus de citron, d’orange, de clémentine, de pamplemousse… Du vinaigre balsamique rouge mais plus souvent blanc (je suis du même fan club que AnneE)…
  • du gras : de l’huile d’olive, de l’huile de colza, de l’huile de sésame, de l’huile d’olive parfumée au basilic selon la recette de mon idole Jean-Paul, de l’huile à la cardamome que j’ai apprise à faire là, de l’huile à la vanille faite avec la Vanille de Mayotte qu’ils m’ont offerte (ou si j’ai la flemme et pas de stock de l’huile à la vanille du Père Léon, qu’ils m’ont offerte aussi, veinarde que je suis)…
  • un truc en plus -toujours !- : herbes fraîches ciselées, épice, tapenade, fruit frais écrasé…. Tout se joue là.

Ma seule constante et flémasserie ultime : je la prépare dans un petit bocal (un petit pot pour Bébé fait l’affaire, et oui parfois Virgile mange un Babybio quand les compotes bios de Maman sont épuisées), ferme hermétiquement et hop, shake-shake-shake, c’est prêt ! De préférence en dansant un peu, ça émulsionne encore mieux la vinaigrette.

Ca doit faire en plus de la gym bonne pour le dessous des bras je pense. Tiens d’ailleurs je devrais en faire 2 à la fois, ca ferait gauche droite en même temps, mieux que le FacialFlex d’Olivia… Donc voilà vos exos pour faire les sauces à mettre sur vos salades : un bocal dans chaque main, et que ca bouge !!!

Les associations qui marchent :

  • Jus de clémentine/huile de sésame/coriandre/cacahuètes grillées : merveilleux sur des carottes, tièdes ou râpées.
  • Toute simple : citron, huile d’olive, une pointe de curry de Madras. Incroyable avec de la mâche : la poudre de curry transforme votre vinaigrette en vinaigrette à l’huile de noix !
  • Testée hier : balsamique blanc, fraise fraîche écrasée, vinaigre de framboise du Père Léon et une pointe de piment d’Espelette. Délicieux avec une bête romaine mais explosif sur de l’avocat.

4 condiments qui changent tout (de gauche à droite) :

701_Vinaigre_Balsamique_Blanc melfor2 huilecitronhuiledo_citron huilecitron melasse_grenade

Photos : Qualitalia, Melfor, O&Co, LebanonStore.

  • Le vinaigre balsamique blanc : chez Qualitalia ou au Lafayette Gourmet. L’essayer c’est l’adopter. Bien plus subtil que son confrère rouge, a little goes a long way, c’est très économique en somme. Perso j’utilise la marque Mussini.
  • Le vinaigre Melflor, délicat et léger, presque pas du vinaigre pour moi. Et en plus c’est alsacien et avec un logo délicieusement kitsch.
  • L’huile d’olive parfumée aux écorces de citron de chez Oliviers and Co : cadeau de mon éditrice, c’est une merveille pour les amoureux de citron. Une vraie drogue dure que je recommande plus que chaleureusement. Attention, elle n’est pas en vente en ligne -le visuel ci dessus n’est pas correct-, il faut aller dans une boutique, car c’est la variété bio qui est particulièrement impressionnante de saveur
  • Les huiles parfumées : à la vanille, à la cardamome… A préparer pour s’amuser et à laisser infuser.
  • Enfin, la belle mélasse de grenade, à la fois acidulée et sucrée. Une touche dans la vinaigrette se substitue à l’élément acide (vinaigre, citron) et lui apporte quelque chose de caramélisé. On en reparle bientôt pour une autre recette. Et on en reparle quand je vous ferai la liste de ce que j’ai dégusté à l’Astrance (quand je veux ai envie prends le temps peux).

Comment ça, ça fait 5 ??? Parce qu’en plus de faire de la gym anti bras qui pendouillent, faut savoir compter en plus ? et les 3 mousquetaires, ils étaient bien 4, alors, mes 4 armes anti-salade-déprimée seront 5, non mais !!!

PS : l’auteur de ces lignes vient en effet de découvrir que Alexandre Dumas a habité en 1848 dans la même rue qu’elle habite depuis peu. Depuis, elle se la pète grave, parce qu’en plus, Alexandre Dumas est né le même jour qu’elle (et pas l’inverse). Ils semblent avoir en commun : un tour de taille cocasse, un égo démesuré et une propension à parler d’eux à la 3ème personne. Ah, et l’amour de la cuisine aussi, n’est-ce pas.

PS 2 : en relisant je me dis que je me prends pour Jacqueline -une autre de mes idoles- dont, vacances oblige, j’avais raté le post sur les salades. Ce billet lui ressemble un peu, hasard des goûts et des couleurs… En tous cas, je vous recommande cette lecture pour encore plus de salade.

PS 3 : ouah, avez-vous vu le magnifique « Salade de l’Eté 2006″ chez Tiago ? Un régal de mots et de couleurs.

PS 4 : je suis bien partie en vacances et revenue, mais comme je mets deux mois à écrire un post, je pense que vers le mois de novembre, ca devrait être OK pour vous raconter mes découvertes culinaires de l’été. A force de travailler sur les produits de saison, j’en suis tout décalée. La honte.

PS 5 : demain, j’arrête de faire des PS à rallonge, et je fais de vrais post beaux comme des dissertations de khâgneuse. Je dois bien avoir des restes quelque part.

Qu’il est beau le débit du lait (ribot), ou les erreurs font les bonnes recettes : upside down cake aux abricots confits

Mardi 11 juillet 2006

Martine mettait du café dans ses céréales lorsqu’elle ne dort pas assez, moi, je me trompe en faisant mes courses en ce moment ! J’achète à côté de la plaque, Virgile fait pousser ses dents et les nuits sont un peu hachées, conclusion : au lieu d’acheter du lait frais bio, j’ai acheté du lait battu.

Et un beau matin, en lui préparant le bib’ de son goûter, j’ai fait « Buuuuuark mais il a tourné ce lait ????« . Et de comprendre que lait battu ne veut pas dire « lait homogénéisé » comme je l’avais pensé, mais était synonyme de lait ribot, de babeurre, de buttermilk, bref, que c’était pas du tout ce à quoi je pensais et que maintenant que j’en avais, il allait bien falloir l’utiliser, ma bonne dame !

Je sais, j’aurais pu le boire comme ça, mais ça ne m’a rien dit (je suis née à Istres, je n’ai pas d’ancêtre breton). J’ai rigolé sous cape car je me suis souvenue avoir lu il y a longtemps un bouquin de gastronomie bretonne qui disait que les Bretons surnommaient le fromage « beurre pourri« …

Ce n’est qu’après avoir fait les 2 recettes que je vais vous livrer que Fabienne a publié sa panna cotta au lait ribot -oui, j’ai un train de retard dans la publication des billets, comme d’hab‘. En parcourant plus obsessionnellement son blog, je pense que c’est elle qui assure une bonne partie des ventes de lait ribot en France, et vraiment, ces recettes sur cet ingrédient sont une référence ! D’autant plus que pour l’avoir rencontrée dimanche, cette charmante jeune femme, bien que provencale elle aussi, est capable de boire son lait ribot comme ça (je l’admire) !

Mes expériences, donc : pour commencer, évidemment, les slurpissimes et fameux buttermilk pancakes d’Estelle, déjà réinterprétés par Doriann (et certainement par d’autres !). Je ne manque jamais une occasion de faire une recette d’Estelle, car c’est un peu ma jumelle de blog, c’est en tombant sur le sien que j’ai fait le mien, et nos prénoms sont si proches, et j’aime tellement les petites histoires qu’elle raconte, bref, la recette est forcément meilleure quand on sait qu’elle est faite par une personne de goût, à tous les sens du terme, et de bonne compagnie qui plus est !

Bilan : les meilleurs pancakes que l’on ait jamais mangé. Et ça justifie le réachat de lait ribot rien que pour faire ça.
Ma seule variation : j’ai fait la pâte la veille au soir, elle a levé toute la nuit au frigo, et était vraiment terriblement légère.

Mais il m’en restait encore plein la bouteille, alors que faire ???? Voyons… quel gâteau réclame plein de lait... Un clafoutis bien sûr ! Et pourquoi pas … aux abricots, y’en a au frigo ! Et mon achat est une erreur culinaire, quelle est l’erreur culinaire la plus délicieuse connue… la tarte Tatin !

Et pis… le buttermilk, c’est typically usefull dans la cuisine américaine, donc j’ai dégainé le fameux Gourmet Cookbook, pêché une recette de Upside Down Cake aux abricots, remastérisé et corrigé par mes soins. Voilà parfois comment naissent les gâteaux !

J’ai à nouveau fait une erreur : je l’ai amené à une soirée.

Erreur de débutante.

Le temps que je me tourne pour aller chercher l’appareil photo, y’en avait plus, et tout le monde en voulait la recette.

Zut pour la photo, tant mieux pour le gâteau !

Conclusion : je rachèterai du lait ribot, juste pour faire plein de bons desserts moelleux, légers, gonflés, et pour le plaisir de dire aux gens ce qu’il y a dedans ! Mais euh non pas tout de suite pour le boire comme ça sans rien…


GATEAU A L’ENVERS AUX ABRICOTS ET AU LAIT RIBOT
adapté d’une recette du Gourmet Cookbook

Pour convertit les cups en mesures françaises, utilisez cet outil

2 gros oeufs bio
1 stick de beurre -120 g environ
1 1/2 cup de farine
1/4 cup de poudre d’amandes
3/4 cup sucre
3/4 cup de lait ribot bien battu
1 1/2 cuillère à thé de levure chimique
1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
Cannelle

Pour le fond
1 stick de beurre -j’ai mis 120 g
3/4 cup de cassonade
12 abricots murs mais fermes

Matériel : un moule à charnière de 24 cm de diamètre

Laver, sécher et dénoyauter les abricots.
Faire chauffer directement le moule sur la flamme, y faire doucement fondre le beurre. Y ajouter le sucre, ne pas remuer et laisser cuire à feu très doux pendant 2 mn : le sucre ne va pas complètement fondre (c’est très rigolo, on dirait du sable mouillé), c’est une pâte grasse qui recouvre joliment le fond… Y disposer scientifiquement et géométriquement les abricots, côté creux posé bien sûr vers le fond.
Préchauffer votre four à 210°.
Pour la pâte : travailler le beurre mou, le sucre et la gousse de vanille grattée jusqu’à obtention d’une mousse blanche. Ajouter les oeufs un par un en continuant de battre. Mélanger tous les ingrédients secs restants (farine, levure, sel, cannelle, bicarbonate) dans un saladier ; ajouter ce mélange à la pâte en alternance avec le lait ribot, jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.
Verser la pâte sur les abricots, lisser la surface et glisser au four pour environ 40 mn.
Laisser tièdir avant de démouler : vous aurez un gâteau tout doré avec des abricots tout moelleux, nageant dans un sirop doré…

Pour la vanille : elle m’a été offerte par le site Vanille de Mayotte, essayée et approuvée pour la première fois dans ce gâteau.

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Cheese cake français…vu par les Japonais, et coming-out spécial fruits et légumes

Mardi 11 avril 2006

Au boulot, il nous arrive des choses bizarres parfois, et même, des choses que l’on doit manger.

La semaine dernière, un diététicien a été interviewé par la télévision japonaise, à propos du citron.
Fort gentillement, l’équipe lui avait ramené le must du chic pâtissier à Tokyo en ce moment : des cheese cake au camembert !!!!!

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C’est ravissant, en effet, et moi je n’aime pas le camembert (j’ai fait la tarte endives-camembert pour me convaincre d’aimer deux trucs dont je ne raffole pas, c’est vous dire).
Bricol’Boy -que je vais bientôt resurnommer PeintureMan vu les travaux qu’il effectue en ce moment- n’en a pas eu envie ce soir, après pourtant un roboratif dîner à base de gnocchi sautés aux graines germées (OK, Requia les fait pousser, moi je les prends toutes prêtes dans mon panier Campanier, et alors, c’est pareil bon pour la santé).

J’ai de la chance, ce garçon mange des graines germées et adore ça, parfois même il mange du tofu. Mais pas d’inquiétude, il y a de temps à autre de l’osso bucco et de la charcuterie ! Surtout, le pauvre doit manger les tests de tous les bouquins. Et en ce moment, on mange très souvent italien et très souvent chocolaté, vous avez trouvé de quoi parleront les nouveaux Librio…

Au dire des collègues (masculins) qui s’y sont risqués : ça a le goût d’un cheese cake industriel et puis après, après… y’a un vieux goût de calendos qui se ramène… et qui persiste longtemps, longtemps, longtemps dans la bouche…tiens passe-moi la brosse à dents !

Pour ceux que ça tente, le spécimen est encore disponible sur simple demande circonstanciée.J’assure un envoi ou une remise en mains propres rapides sur Paris, mais j’exige un culino-test en échange !

Ce que je préfère quand même, c’est le sublime logo avec la Tour Eiffel, on ne peut plus French Touch.

Pascale, cette recette ne figure pas dans ton livre, mais on sait pourquoi, c’est que dans le tien, tous les cheese cakes sont bons !!!

PS : ayant fini sa période d’essai depuis peu, l’auteur de ces lignes  vous informe qu’elle a réussi à concilier ses passions (la cuisine et le web) en travaillant pour APRIFEL, l’Agence pour l’Information sur les Fruits et Légumes, dont Claire (Miss Sens Du Goût) a parlé récemment, tout comme Déborah. Ayant déjà fait appel à plusieurs blogueuses pour participer à certaines de nos publications et de nos travaux (et je peux vous dire que ça va continuer), vous ne serez plus surpris de certains essais culinaires très végétaux ! Et bientôt, un grand événement…. Soyez prêts, affutez les épluchoirs !