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21 mai 2005

Ca ne manque pas de sel…

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J’ai toujours cru que le sel venait de la mer.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant l’existence de mine de sel donc du fait que le sel ne sortait pas uniquement de la mer !!! Dire qu’en plus, mon père est géologue…

Déjà , toute maison qui se respecte doit avoir au moins 2 genres de sel : du sel fin pour la table, du gros sel pour
saler l’eau des pâtes, pour faire du pain…
Et une maison encore plus respectable a en plus de la fleur de sel, pour varier les plaisirs, faire croquer les tartines et crisser les légumes.

D’où une collection impressionnante de fleur de sel en tout genre : Ré, Noirmoutiers, Guérande… J’en ai acheté partout où je passais. Une amie qui est rétoise ne manque pas de régulièrement cultiver mon péché mignon !

En ce moment, j’utilise, outre ma fleur de sel de Noirmoutiers (Fanny, faut que tu ailles à l’Ile de Ré !), du sel rose
de l’Himalaya,
très fashion avec sa jolie petite cuillère. Mais ce n’est pas de la fleur de sel, c’est du sel fin. Absolument ravissant dans une salière transparente, un petit pot sur la table.

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OK, pour le reconnaître en boutique, le plus simple est que je vous montre le pot, j’imagine :

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Mais il y a aussi les sels parfumés, et je ne peux que recommander ceux de Terre Exotique.
Je devrais réfléchir à prendre des actions chez eux, parce que nombre de leurs produits sont dans ma cuisine, et j’en ai été ravie.

Le premier que j’ai goûté et utilisé est la fleur de sel à la vanille, offerte par mon grand frère (vous savez, le gars qui porte les paniers de cerise comme personne…). Une excellente découverte : parfaite pour les gâteaux et la blanquette.

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Pour les gâteaux, vous savez tous qu’un peu de sel enlève l’acreté de la levure à la pâte ; et pour les plats salés, un peu de sucre relève souvent leur saveur. Donc, cookies et cakes sont sublimés avec cette petite touche vanillée. Quant au veau, jettez un oeil sur la variante de la blanquette, vous comprendrez tout de suite le pourquoi de l’accord.

Essayez et vous m’en reparlerez.

J’ai aussi de la fleur de sel au citron, absolument délicieuse avec le poisson, mais aussi en touche sur des légumes sautés.
Initialement achetée pour le géologue sus-nommé (grand spécialiste du poisson, total respect au niveau des produits de la mer, c’est lui l’expert), j’ai fini par y goûter.

Bilan : j’en ai un pot chez moi, et le géologue a eu un sachet amputé du tiers de son contenu (tu parles d’un cadeau). Mais il l’a utilisé sur des queues de lottes roties, c’était l’extase (et en plus, c’était un vendredi, pourtant du poisson bon comme ça c’est vraiment un péché).

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Ces merveilles sont en vente au Lafayette Maison, à l’épicerie du sous-sol, à prix élevé bien sûr, mais justifié car elles sont si concentrées que vous en utiliserez que peu.

Mais vous les trouverez en sachet de 250g chez G.Detou : 6,6 euros pour le sel au citron, de quoi faire bien des heureux !

Quant au sel « Pink Panther » de l’Himalaya, il se trouve en épiceries fines et magasins bio.

Et qu’on ne me parle pas de régime sans sel… quoique, j’ai oublié de dire que j’utilise aussi du gomasio… Bon, je réserve ça pour un autre message !

17 mai 2005

Il est revenu, le temps des cerises

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Ce n’est pas un appel à la Révolution, un hommage à la Commune ou une incitation  à voter oui ou non pour le Référendum sur la Constitution Européenne (je dis juste : allez voter).

C’est juste le constat d’un week-end en Provence : nous avons pu manger les premières cerises cueillies sur l’arbre. Elles étaient d’une brillance incroyable, on aurait dit qu’elles étaient en cire tant elles étincelaient au soleil :

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Au passage, les mains sont celles de mon grand frère, très heureux de se voir citer ici je pense :-) )
Pas de recettes, pas d’artifice : laissez-les juste un peu refroidir à l’ombre, passez sous un jet d’eau fraîche, croquez, crachez.

Il n’est pas interdit de faire des batailles de noyau ni de se les mettre en boucles d’oreille.

Pas de merles moqueurs à l’horizon mais des moustiques à la pelle, si gros qu’ils étaient presque immatriculés, comme on dit de par chez moi.

Allez, regardez la photo, puis fermez les yeux, faites un voeu : vous venez de manger vos premières cerises du printemps.

PS : joyeux anniversaire Fanny, puisque tu es réputée être arrivée en même temps que les premières cerises, cela permet de penser à toi à chaque fois que nous dégustons les toutes premières.

06 mar 2005

Un fruit qui porte bien son nom, le ugli.

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Chéri m’a ramené du marchand de légumes un agrume inconnu pour tous deux.
Rond, un peu cabossé, vert teinté de jaune, assez lourd, d’une taille entre l’orange et le pamplemousse.

Heureusement, grâce à l’étiquette, nous apprîmes qu’il s’agissait d’un ugli, nom fort ingénieux car faut bien le dire… c’est pas très beau :

Son site officiel -très classe, un fruit avec son propre site web!- nous a donc informé qu’il était originaire de Jamaïque.
En terme de marketing, c’est exceptionnel, un fruit avec une baseline : « The Affliction is only Skin Deep so the Beauty is in the Eating « 

A l’intérieur, c’est tout de suite plus joli : orange pâle, contrastant avec le vert.

Ouf ! Ce qu’il fait à l’intérieur ne se voit pas à l’extérieur !

Il serait un hybride de tangerine, d’orange et de pomelo. J’en ai trouvé la mention dans le dernier numéro de Elle à Table. Son
avantage : il se pèle plus que facilement et permet de réaliser de
superbes quartiers de fruits, des suprêmes brillants comme de petits
morceaux d’ambre.

Au goût, c’est doux, sucré, une note principalement d’orange, avec quelques accents plus musclés de pamplemousse. Assez juteux. Nous l’avons mangé en dessert, tout simplement ; mais il semble parfait à accomoder pour toutes vos recettes habituelles de pamplemousse ou d’orange.

Un agrume pop dans ses couleurs, rasta dans ses origines, swingant dans ses saveurs : à essayer par curiosité si vous en croisez.

NB
: Pour les Parisiens, un arrivage d’uglis a été signalée ce matin en
bas de la rue des Martyrs, juste à l’arrière de l’église
Notre-Dame-de-Lorette !


30 nov 2004

Beurre d’amandes

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Une amie m’avait parlé avec délices de son petit déjeuner : une tartine de beurre d’amandes bio, sans sucre ajouté…

Grande fan d’amandes douces, cela m’avait tout de suite intriguée et elle y a pensé en m’invitant à petit-déjeuner (je m’y suis régalé d’ailleurs, et puisqu’elle lit parfois ce blog, qu’elle y voit un hommage à sa salade de bananes au citron vert).

J’ai foncé au Naturalia de la rue de Lévis pour ne pas le nommer et j’ai découvert un rayon merveilleux (inexistant dans celui que je fréquente habituellement) regoregeant de beurre de sésame (le fameu tahin ou tahini qu’on utilise pour le houmous), de noix, de noisettes, avec sucre, sans sucre… J’aurais bien tout acheté mais je me suis limitée à ces deux pots, amande et noisette sans sucre.


C’est absolument délicieux et c’est devenu ma grande drogue matinale.



Il faut bien mélanger car c’est un peu huileux à la surface… c’est le seul inconvénient que je leur ai trouvé.


Applications pratiques de la découverte :
- dans une soupe de chou-fleur, c’était exquis et parfumant ;
- tartinée tous les matins au petit-déjeuner, sur du pain complet grillé, en se disant que c’est riche en oligo-éléments, bons pour ce que j’ai…
- sur des crostinis, pour remplacer le pesto ;
- bricolé avec des herbes et une goutte d’huile d’olive une sauce pour les gnocchis ;
- ajouté dans du chocolat pour lui donner une autre saveur de praliné ;


Je crois que j’ai trouvé la parade au Nutella !

09 nov 2004

Les nonnettes bruxelloises

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Jusqu’à mercredi, les nonnettes étaient pour moi de délicieux pains d’épices fourrés à la marmelade d’orange ou d’abricots, parfois au miel, dans tous les cas glacés au sucre, fondants et sucrés (en voici une recette).
Acessoirement, c’étaient aussi le petit nom pour les cercles à gâteau individuels.


Jusqu’à ce que je tombe au Hema de la Chaussée d’Ixelles à Bruxelles sur ces drôles de petits biscuits :



Nonnettes nature (sans cornettes)


Ce sont des petites bouchées de pain d’épices croustillant, c’est absolument terrific avec le café, surtout évidemment ceux recouverts de chocolat :



Encore une invention démoniaque : nonnettes recouvertes de 3 chocolats ! 


Après enquête, il s’agit du nom wallon des pepernoten, petits gâteaux préparés à l’occasion de la St Nicolas et distribués par le Saint selon la coutume.

Puisque je ne vais pas me déguiser en St Nicolas et jeter des gâteaux aux passants, je pense qu’ils vont servir en décoration, en petits-fours (il suffit de les coller ensemble avec un peu de ganache), voire me disais-je, pour un tiramisu adapté. Affaire à suivre, à condition que je ne les dévore pas tous avant.


J’ai ramené quelques autres choses rigolotes de Bruxelles : du golden syrup (merci Pascale), du sucre aromatisé à la cannelle, de la réglisse sous toutes ses formes… et d’autres choses non comestibles.

Pour connaître un pays, il faut le manger.

02 nov 2004

Jamon mi amor

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Je n’aimais pas trop le jambon cru… qui pour moi était italien. Jusqu’à ce que je découvre, il y a 3 ans, le jambon cru espagnol : olalalalala, revelacion ! Faut dire qu’un tour à Trevelez, élégamment surnommée Jamon City, vaut tous les baptême de cochonailles. C’est un tout petit village des Alpujarras, pas très loin de Grenade, et c’est non seulement le village le plus haut d’Espagne, mais un haut lieu du séchage de jambon. Il y en a partout, qui pendent à toutes les maisons ! Le plus difficile a été de dénicher du pain pour savourer nos emplettes de jambon.

Depuis, c’est la chasse au bellota, le trafic de pata negra avec les copains lorsqu’ils vont en Espagne, et l’achat de quelques lanières d’or de cochon en guise de célébration (on trouve toujours quelque chose à fêter quand on a envie d’une bonne chose).

En Espagne, le jambon ou le lomo est souvent servi avec du pain frotté de tomates, d’ail et d’huile d’olive. Je n’avais jamais vraiment réussi à reproduire le goût de cette pâte parfumée qui exhale superbement les saveurs du jamon.

Et au Lafayette Gourmet, au stand Jabugo Iberico (damned, quand font-ils une carte de fidelité ou des soldes ceux-là…) j’avise jeudi un petit pot tout gracieux, un peu graisseux aussi : une pot d’écrasé de tomates à l’huile d’olive et à l’ail !

3,5 euros l’Espagne en bocal

Testé et approuvé pour se croire dans la minute en pleine Andalousie…

22 sept 2004

Craquelins de Saint Malo (voyage en Bretagne, part 2)

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Pour aller avec le beurre aux algues, nous avons acheté des craquelins de Saint-Malo.



Ils sont comme des chapeaux ronds, et ils sont Bretons…


Ici, ils sont en taille « mini » (canapés, toasts, comme vous le voulez…) car c’était plus facile à glisser dans le sac, normalement c’est un grand toast rond et creux. On attribue l’origine du mot craquelin au mot néerlandais « crakelinc », qui signifie « biscuit sec, craquant sous la dent ».


Le craquelin -vieux de plusieurs siècles- se rattache à la tradition des pâtes échaudées. Une échaudée, c’est une pâte de type pâte à pain qui est plongée dans l’eau chaude afin de modifier sa texture (le résultat est en général une croûte brillante légèrement caoutchouteuse).
Cette grande famille a deux stars que j’apprécie particulièrement : le bretzel et le bagel. A la différence de ces deux-là , le craquelin, après son plongeon dans l’eau bouillante, séjourne pendant 2 h dans l’eau froide où il finit de gonfler. Il est ensuite cuit 10 mn à 300°C (je vais avoir du mal avec mon four tiens…).
Ah… (soupir)… (disgression)… j’adore faire des bagels, avec du cream cheese et du saumon… (soupir)… c’est un truc capable de me faire lever à 8h un dimanche matin pour préparer la pâte afin qu’elle soit bien levée pour le brunch de 13h… (soupir)… mais je m’éloigne… (c’est sûr cet hiver vous en aurez une fournée).


A la dégustation, le craquelin est tout léger, avec une consistance de… polystyrène expansé, assez croquant et à vrai dire sans beaucoup de goût. C’est sa texture qui change des biscottes et surtout sa forme concave, bien ergonomique à remplir.


J’ai cherché quelques recettes sur le net, mais sans grand succès à dire vrai. Si quelqu’un en a déjà fait… ça m’intéresse ! S’il me prête un four à 300°… ça aiderait…


Pour tout savoir sur le craquelin de Saint-Malo


 

21 sept 2004

Au bon beurre (voyage en Bretagne, part 1)

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Nous sommes partis en week-end pas seulement pour laisser sécher la pâte de coing mais surtout pour se reposer un peu à la mer

Saint-Malo fut adorable et fort accueillante – toujours ventée, mais ça fait son charme : Chateaubriand était toujours au même endroit. Nous avons fait pas mal de shopping non culinaire mais surtout, surtout, nous avons fait le plein de beurre aux algues de Jean-Yves Bordier. Non seulement, son adresse est dans tous les guides, je l’avais repéré, mais il y avait également un article sur lui dans Régal, le nouveau bimestriel de cuisine qui vient de sortir (pas mal du tout d’ailleurs à mon avis, bel maquette et articles un peu originaux) et que j’avais lu dans le train

En effet, Monsieur Bordier fait son beurre à la main, et vous aurez le choix entre du beurre doux, du demi-sel (salé non pas au gros sel mais au sel fin, il préfère) et sa petite nouveauté, le beurre aux algues. Samedi en fin de journée, il ne restait que du beurre doux ou aux algues, alors nous nous fîmes faire des petits paquets de beurre aux algues. Le plus impressionnant : le beurre est à nouveau battu sous vos yeux et faconné en petits paquets sur le marbre… Miam ! Pour parvenir à ce résultat, Monsieur Bordier a fit plusieurs expériences avant d’opter pour des algues séchées qui se réhydratent au contact du beurre

Beurre aux algues (ce qu’il en reste)

Ce Maître Beurrier fournit Alain Passard, Olivier Roellinger à Cancale (edit avril 2008 : c’est désormais Pascal Beillevaire qui le fournit), Robuchon à l’Atelier… Ca se passe de commentaires !

Notre hôtesse malouine nous avait confié qu’il se congelait très très bien, et qu’il supporterait parfaitement le voyage, donc acte.

Il paraît que c’est délicieux sur un filet de poisson ou pour faire sauter des St Jacques. Moi je vois bien un petit beurre blanc ou carrément une sauce hollandaise… Je vous tiens au courant de mes essais, mais déjà une petite tartine nous a mis l’eau à la bouche ce soir !


Jean-Yves Bordier
9 rue de l’Orme

Saint-Malo (intra-muros)

02.99.40.88.79

Beurre salé : 8 euros le kilo environ, beurre aux algues : 13 euros le kilo. Expédie par Chronopost (10 euros de frais d’envoi) en saison froide !