Archive pour la catégorie 'Légumivore'

Salade de haricots blancs, épeautre et pétoncles – Céder aux demandes

Samedi 8 décembre 2007

Parfois on oublie au fil du temps pourquoi l’on a commencé à bloguer.

Et après un long silence -overdose de travail, de découvertes, de recettes et autres complications humaines- se souvenir que permettre à ses amis et invités de retrouver facilement la recette qu’ils ont savouré à table est finalement la meilleure des raisons d’écrire

Cuisiner pour partager le plaisir. Pas pour se repaître d’arguties techniques autour du geste parfait de découpage de l’oignon, ni pour s’épater autour des variations tarabiscotées. Encore moins pour suivre les modes – à force, on peut développer une allergie aux verrines et aux cuillères apéritives, signe qu’il est temps de prendre du recul et d’aller se faire cuire un oeuf. Sans coquilles saint jacques, caviar ou foie gras, période festive approchant (ce qui me donne une folle envie de manger des patates à l’eau, tiens, par esprit de contradiction).

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La révélation du caviar d’aubergine à l’amchoor et lait fermenté

Lundi 22 janvier 2007

Comme je l’avais dit ici, je suis passée en décembre chez Bruno et en suis ressortie chargée de nouveautés. Je voulais de la badiane (j’étais à court),super prétexte pour y passer, et je ne suis ressortie qu’avec des épices que je ne connaissais pas (je devrais toujours avoir une connexion à l’indispensable Toil’d'Epices sous la main).

Parmi les paquets, de l’amchoor, poudre de mangue verte séchée. Visuellement, on dirait du gingembre en poudre, et gustativement… une saveur citronnée, légère, et une pointe d’astringence, pas désagréable pour une amoureuse de l’acidité. Pas de saveur de bonbon acidulé, non, une note à la fois fraîche, héspéridée, rafraîchissante et parfumée… Pas très forte, mais délicate.

Je n’ose pas photographier mon placard (ou mon étal) à épices, il y en a partout. J’ai beau avoir des pots Ikéa, des pots à yaourts, il en manque toujours. Mon rêve ? Le fichu meuble à épices de Ferran Adria, pour avoir tout sous la main et les yeux. Bricol’Boy a beau me faire des étagères, je finis toujours par les remplir, un vrai tonneau des Danaïdes.

L’amchoor attendait donc tranquillement son heure depuis un moment sur mon étagère à poudre magique, je la regardai de temps à autre avec regret ( »mais comment vais-je t’assaisonner ? à quelle sauce vas-tu être mangée?« , le comble pour une épice…), l’inspiration ne venait pas.

Et puis un soir… une aubergine allanguie au frigo…une réminiscence de raïta indien aux aubergines…et puis l’évidence du lait fermenté, dont l’acidité légère est proche de celle de l’amchoor : voici un nouveau caviar d’aubergines, très frais, et en plus, très diététique !

L’amchoor lui apporte de la fraîcheur, le lait fermenté du moelleux et du liant.
Ca valait le coup d’attendre l’inspiration…

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Coupelle Luminarc

CAVIAR D’AUBERGINES A L’AMCHOOR & AU LAIT RIBOT
Pour 2
1 belle aubergine brillante
3 cuillères à soupe de lait ribot (ou babeurre, ou lebne)
2 cuillères à café rases d’amchoor
1 pincée de sel

Laver l’aubergine, la piquer de toutes parts, l’enrouler dans du papier aluminium et la glisser au four (180°) pendant environ 30 mn (jusqu’à ce que la chair soit molle).
Couper le pédoncule, fendre l’aubergine en deux et en prélever la chair. La presser pour en retirer l’eau de cuisson.
La hacher au couteau et la verser dans un grand bol.
Saler légèrement, ajouter l’amchoor et le lait ribot. Réserver au frais jusqu’à consommation.
Se conserve très bien plusieurs jours au réfrigérateur.

Envie d’utiliser votre amchoor ? La Belle au Blé dormant l’utilise dans une sauce au curry… Ne l’oubliez pas !

PS : ne vous inquiétez pas pour la badiane, une fée de mes amies m’en a livré 500g à domicile pour Noël, cadeau original et dont nous profiterons toute l’année !

On se lève tous pour Laurence (Salomon) et sa terrine de champignons aux lentillons de Champagne

Lundi 15 janvier 2007

La première fois que j’ai entendu parler de Laurence Salomon, c’était chez Vanessa : la pissaladière, je peux pas résister.

Malheureusement, j’avais fait la bêtise de laisser la pâte reposer une nuit au frigo, et elle n’en n’a absolument pas besoin, j’avais eu du mal à l’étaler. Mais en grande fan de flocons d’avoine, j’avais persévéré et avec bonheur, cette pâte à tarte est délicieuse.

Je zyeutais donc le livre de Laurence, Fondre de plaisir idéal après les fêtes (parce que la détox avec un demi-ananas…je vais pas y arriver), depuis un bon moment… quand un chèque-cadeau Amazon est arrivé début janvier. Voilà la seule chose que m’a rapporté mon blog… non, quelques assiettes Luminarc aussi, j’oubliais… et surtout, le plus important : un paquet de copines.

Donc, en 2 ans, tous les liens Amazon ont fini par me permettre de m’offrir ce livre. Pas de quoi pavoiser mais après tout, un livre de cuisine pour un blog de cuisine, cela s’imposait (le vice qui finance le vice en somme).

Et pendant que je le lisais -il est arrivé à la maison mercredi dernier-, cherchant les recettes à tester le week-end, Mercotte nous a raconté son déjeuner là-bas (la veinarde), Cléa révélait aux yeux du monde son affection pour ce livre, et nous, on en mangeait à la maison… J’oubliais, Mercotte était accompagnée de Mireille, qui partageait son enthousiasme… Synchronicité ? Empathie ? Phénomène de mode ? Effet post-fête ?

Rares sont les livres où, dès la première lecture l’on pointe une bonne dizaine de recettes : la tarte aux carottes et à la tomme de Cléa m’avait aussi fait de l’oeil, et que dire du pressé d’aubergines, tofu, tomates et basilic, puis de l’émincé de volaille aux courgettes, poivron et gingembre, et aussi des bouchées de canard au pain kamut… Et pour les desserts c’est pas mieux : gâteau mirabelles, noisette et rapadura, gâteau au yaourt de soja et pêches blanches.

Surtout, les conseils sont nombreux, clairs, les conseils pour les néophytes abondent. Les recettes sont assez simples et mélangeables entre elles, une grande souplesse se dégage (autour du principe cru/cuit bien exploité).

Que dire de plus ? Un total plébiscite, grandement mérité. En plus de la recette qui suit, nous avons aussi dégusté une soupe de carottes au curcuma, parfaite, goûteuse, sans une once de crème. J’aime beaucoup les lentillons de Champagne, car ils cuisent vite et ne sont pas farineux, c’est Claire Emma qui me les a fait découvrir, mais je ne les trouve pas très beaux. Cette terrine leur apporte un bel habillage, un réel écrin soyeux (ça y est, je deviens lyrique) et léger. Je sens que cela va devenir même un classique !

Le moelleux chocolat-sarrasin-chicorée est le prochain sur ma liste (d’ailleurs, Maman chérie, n’oublie pas de me porter ton moulin à café électrique la prochaine fois que tu viens à Paris !!!)…

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Terrine de champignons aux lentillons de Champagne

Quasi copiée-collée de Laurence Salomon

500 g de champignons de Paris
75 g de lentillons de Champagne
125 g de fromage de chèvre ultra-frais ou de faisselle de chèvre
3 oeufs bio
2 gousses d’ail
1/2 cuillère à café de baies roses
Quelques brins de coriandre fraiche (ou de persil plat)

Rincer les lentilles, les faire cuire 25 mn à feu doux dans 2 à 3 fois leur volume d’eau, avec une feuille de laurier. Saler légèrement, égoutter.
Rincer rapidos les champignons, les émincer. Les faire suer dans une goutte d’huile d’olive avec l’ail pelé et émincé, leur faire rendre un maximum d’eau (c’est-à-dire : commencer la cuisson à couvert 5 mn, puis faire évaporer en ôtant le couvercle).
Mixer le fromage de chèvre, les oeufs, la moitié des champignons. Ajouter les lentillons cuits et les morceaux de champignons, les baies roses, la coriandre grossièrement hachée, assaisonner (par exemple de gomasio).
Huiler des ramequins (j’ai pu en remplir 6), verser la préparation et faire cuire au bain-marie à 170° pendant 25 mn.

Verdict : très goûteux et léger ! facile à démouler et étonnament joli, avec son petit côté fossile. Mon seul regret, avoir mis des baies roses (qui sont dans la recette originale), je n’ai pas tellement trouvé cela intéressant. Un soupçon de coriandre se justifierait plus. Elle est également délicieuse froide le lendemain.

Qui a dit que tout se passait à Paris ? C’est à moi de regretter d’habiter si loin de son restaurant, j’ai hâte de le tester!

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Le restaurant de Laurence Salomon : http://www.nature-saveur.com/

Son livre : Fondre de plaisir aux Editions Grancher, 35 euros (vite rentabilisé)

Scorsonère mon ami tombé dans une marmite de fusion-food… la fin de la saga des légumes oubliés

Mercredi 20 décembre 2006

Longtemps j’ai cru que le salsifis poussait dans des boîtes uniquement (voire des bocaux). Son goût de carotte javélisée, voire anémique, ne m’inspirait pas grand chose (comme dit Desproge de l’endive, « sa saveur rappelle à l’amnésique qu’il a tout oublié« ). A part un recul très net et une grimace de dégoût.
Et un jour, j’ai trouvé des cannes à sucre noires de terre chez le marchand de légumes… Mais qu’est-ce que c’est donc que ce truc ?

salsifis
Photo Aprifel – Le truc tout moche devant, c’est ça !

Des salsifis frais, pardi ! Enfin, salsifis, c’est vite dit…
Il s’avère que l’on consomme en fait plus de scorsonères (racines noires) que de « vrais » salsifis (racines blanches) et que les deux espèces sont devenus en fait synonymes (sauf au scrabble, où des mots pareils en jettent), mais dans 90% des cas, on consomme des scorsos plutot que des salsifis.
De facto, mettez des gants pour les peler, il en sort un jus collant et grisâtre à souhait qui peut vous tatouer les mains façon henné gris. Et pour leur éviter de noircir, vos morceaux doivent jouer les Esther Williams dans un bain d’eau citronnée ou vinaigrée.

Mais ça en vaut sacrément la peine. Autant je trouve les salsifis en conserve sans intérêt, autant là… sur le cul(si, si, au moins) ! Fin, fondant et ferme à la fois, une pointe d’artichaut, une touche de crème, un vrai délice.

Pour les cuisiner, l’eau ou la vapeur est un passage obligé, avant de leur choisir un assaisonnement à la mesure de leur finesse. J’avais hésité à les faire longuement, lentement mijoter dans un bon fond de veau bien onctueux… mais un vent de folie asiatique en a décidé autrement, et zut, voilà quand même un plat de réveillon, il y a des crevettes dedans !

Sans le savoir, j’ai fait un accord linguistique qui s’imposait de lui même, puisqu’en anglais on dit aussi oyster plant pour désigner ce légume… Néanmoins, dans ma bouche, aucune trace de ce soit-disant goût d’huître, mais le crustacé lui siet bien, contrebalance sa potentielle fadeur.

Qui sait à quoi ressemblerait une perle de scorsonère, donc ? Ce serait certainement une perle noire…

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Assiette Luminarc

Scorsonères sautés aux crevettes et nouilles chinoises
Pour 2 étonnés (mais c’est que c’est bon, le salsifis frais,mon bon monsieur)
5 tiges de scorsonères bien terreuse (plus de fun à nettoyer)
1 sachet de gambas décortiquées « ail et persil » Leader Price (j’assume, elles sont délicieuses)
1 poignée de nouilles chinoises aux oeufs
1 cuillère à café de gingembre râpé
Huile de sésame

Peler les scorsonères (n’oubliez pas les gants), les plonger dans un saladier d’eau vinaigrée. Les couper en tronçons, les faire pocher (dans un bouillon ou simplement à l’eau salée) jusqu’à ce qu’ils soient tendres (comptez de 15 à 20 mn).
Pendant ce temps, faire cuire les nouilles à l’eau bouillante salée, les égoutter.
Faire sauter au wok les gambas, puis ajouter les scorsonères et enfin les nouilles. Saupoudrer de gingembre et laisser croustiller en tournant allégrement.
Au moment de servir, ajouter quelques gouttes d’huile de sésame…pour lui laisser tout son parfum.

Après vous avoir infligé topinambour, cerfeuil tubéreux puis scorsonère (dorénavant scorso pour les intimes), je reste à la recherche d’une recette potable de rutabaga. Cet hybride infect de chou et de navet n’a jamais trouvé grâce à mes papilles (pourtant, j’aime le chocolat blanc, qui a été inventé aussi pendant l’occupation, comme quoi !). Que le premier qui ait réussi à en faire un truc digne d’intérêt m’en envoie un échantillon, j’accepte de revenir sur mes mauvaises expériences ! En plus, comme cadeau de Noël, une recette, ça fait toujours plaisir !

Que faire avec de l’huile d’amandons de pruneaux ? la saga des légumes-racines snobs continue !

Vendredi 15 décembre 2006

Il y a fort longtemps, deux ans maintenant, je m’étais lancé dans le très drôle Google Wish.
Il s’agit de regarder dans les requêtes des internautes qui sont arrivés sur votre site et de sélectionner ce qui vous semble…le plus drôle, le plus sympa, le plus éloigné de votre sujet, et de finalement lui consacrer un message, pour que le prochain qui fasse la même requête dans Google et qui tombe sur votre blog soit finalement satisfait. C’est mon côté « baguette magique », n’oublions pas que j’ai (quand même) un prénom de fée (ce dont il est permis de douter quand mon pied heurte une chaise vers 5h du matin).
Devant l’ampleur de la tâche, j’ai vite abandonné, à l’époque on était une vingtaine de blogs de cuisine, jouer était encore relativement confidentiel…

Trève de méméisation, si je m’amusais à exaucer des voeux virtuels il fut un temps, et bien l’histoire inverse commence à m’arriver : les lecteurs de mon blog se mettent à exercer mes voeux.

Hop, je dis que je veux aller manger chez Barbot, Bricol’Boy lit un commentaire et plaf ! exaucée.
Dans le compte-rendu de ce dîner, je m’extasie sur l’utilisation éventuelle d’huile d’amandons de pruneaux et plaaaaaf ???
Exaucée, le fabricant de cette merveille me propose d’aller au SIAL en chercher…
(j’ai appris depuis qu’il n’y avait absolument pas cette huile dans le yaourt dégusté ce soir là. Mes papilles m’ont trahie mais m’en fous, c’était booooooooooooon).

Je ne parle sur ce blog que de produits que j’achète sur mes propres deniers, et je ne veux pas être lapidée pour avoir accepté un cadeau… En l’occurence, calmez-vous : l’objet du désir a la contenance d’un mini-pot de confiture d’hôtel, pas de quoi pavoiser. Mais quel goût, cette huile… quel goût ! Comment dire ?
J’ai déjà dans ma cuisine de l’huile de noyaux d’abricots. Je trouve qu’elle est meilleure sur ma peau que dans ma cuisine, elle est sans relief et de peu d’intérêt. L’huile d’amandons de pruneaux a le goût exact de l’amandon d’abricot frais, celui qui consommé en excès peut vous étendre raide. Produit délicieux mais avec le frisson du danger, tous ceux qui ont aimé casser les noyaux d’abricots pour y dénicher de quoi finir le repas sur une délicieuse note douce et crémeuse me comprendront…

En discutant avec les fabricants, j’ai appris que cette huile était unique au monde, fabriquée après séchage de prunilles (ce qui deviendra pruneau d’Agen)… et que pour les coquettes, vous pouvez la retrouver dans certains produits Weleda (il y en a dans la crème à l’amande chouchoutte de Cléa) et Sisley (euh, beaucoup plus chers, certainement biens, mais je manque de tests). Donc, pruneaux séchés, puis dénoyautés, le noyau ensuite cassé pour recueillir l’amandon, qui devient huile… cela fait penser à la fabrication de la mythique huile d’argan.

Attention, pas la peine de goûter vos crèmes de beauté pour avoir une idée du goût en attendant d’en trouver !

Mais pour vous en parler ici, à part dire « ahhh, j’aime le goût de l’amande d’abricot, si vous faites partie du club, essayez l’huile d’amandons de pruneaux, c’est d’un chiiiiic » (ce qui est sans grande valeur ajoutée et aurait fini de vous convaincre que je ne suis qu’une food pétasse…), il fallait que je trouve une recette qui la mette en valeur.

Et le plus simple est le mieux finalement, elle révèla son plein potentiel sur de simples topinambours cuits à la vapeur, un peu de fleur de sel, un tour de moulin à poivre, et son arôme, waouh, une seul cuillère à café pour deux suffit ! Du vrai Maxwell qualité pire…

La série des légumes-racines-kislapète continue donc…

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Ecrasée de topinambours à l’huile d’amandons de pruneaux
Pour 2
500 g de topinambours
1 cuillère à café d’huile d’amandons de pruneaux
Poivre moulu
Fleur de sel de Guérande
Quelques noisettes pour la déco

Brosser soigneusement les topinambours, les faire cuire à la vapeur. Les peler tièdes et les écraser à la fourchette. Ajouter l’huile d’amandons de pruneaux, émulsionner. Assaisonner, disposer dans les assiettes à l’aide d’un cercle, décorer de noisettes fraîchement ouvertes. Mmmhhh…

Alors, chic et snob, c’est pas une recette de fête ça ?


Huile d’amandons de pruneaux, Perles de Gascogne en vente en épiceries fines, Lafayette Gourmet…
Environ 12 euros les 75 cl : parfait cadeau de Noël pour gourmets !
Tout savoir sur ce produit : http://www.plumoil.com

Chérie, il y a des rats qui cuisent dans ta casserole… ou mon repentir sur le cerfeuil tubéreux

Lundi 11 décembre 2006

Il y a fort longtemps, j’avais frimé avec mes belles racines que mon célèbre frutivendeur m’avait vendu comme étant du cerfeuil tubéreux (alors que je leur trouvais une gueule de panais). J’en ai tiré des conclusions hâtives, et un an après, je peux le dire : je me suis trompée, j’ai pris du PERSIL tubéreux pour du CERFEUIL tubéreux.

Résumons. La racine de persil et le panais ont de grandes ressemblances (racines blanches) ; alors que le cerfeuil tubéreux, lui, franchement, ne ressemble pas à grand chose, la preuve :

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Lesquels, après brossage soigneux, finirent à l’eau dans une casserole, inspirant ce cri d’horreur à Bricol’Boy : « C’est normal,ça? Y’a des rats dans la casserole, ils sont cuits ou je les laisse encore bouillir ? »
A force de lui faire manger n’importe quoi, je me dis qu’au pied de la lettre, cela ne l’étonnerait finalement pas tant que ça.
Et que son sens de l’humour doit finir par influencer le goût du dîner.

Au rendu, de petits tubercules au goût doux, un peu vanillé, une chair ferme comme de la pomme de terre type Roseval (pas aqueuse comme mes amis les topinambours), qui se coupe bien… et se sont prêtés à un très snob parmentier, accompagné d’un reste non pas de pot-au-feu mais de peposo simplement découpé puis rechauffé, la sauce réduite faisant parfaitement son office de liant. Ils n’étaient pas tout seuls, quelques pleurotes sautées ont apporté du croquant et du juteux, le mélange de textures étant assez agréable (après tout, autant se jetter des fleurs, après tout, à part Bricol’Boy qui a goûté, qui peut me contredire ?).

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Moralité : oui, les légumes anciens c’est chic, snob, et je vous promets une deuxième recette, avec des topinambours tiens, encore plus snob. Voire même, tiens ! des scorsonères, si vous êtes sages (ce mot, c’est un hit au scrabble).
Après tout, je me dis que vous devez en avoir marre des recettes de Noël, alors je vous garantis ici un mois de décembre sans foie gras et sans saumon (voire, sans caviar, sauf si Petrossian m’entend, je suis volontaire pour tester leurs produits, ma foi, je n’ai mangé du caviar qu’une fois dans ma vie, pas assez pour bien en parler, n’est-ce pas ?), mais avec plein de légumes anciens et de rigolades…


PARMENTIER DE CERFEUIL TUBEREUX AU PEPOSO DE JARRET DE BOEUF
Une livre de cerfeuil tubéreux (j’adore donner des mesures desuètes, c’est plus marrant)
Une livre de pleurotes bein fermes
250 g de reste de boeuf en ragoût (ici du pepose, mais pourquoi pas de la daube, du boeuf à la guiness…)

Laver et brosser soigneusement les tubercules. Les couvrir d’eau froide, saler légèrement et laisser cuire à petits bouillons une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, découper le boeuf en lamelles, faire chauffer et légèrement réduire la sauce.
Réchauffer la viande (à vous de voir : micro-ondes, dans la sauce… selon vos goûts).
Faire chauffer vos assiettes (pour un plat « de restes », c’est plus classe).
Disposer une couche de demi-cerfeuils, répartir les lamelles de viande.
Napper légèrement de sauce, si vous êtes en forme ou aimez les années 80, ajoutez une pluche de cerfeuil (l’herbe, ce coup ci), et hop !

Cuisine fraîch’attitude : apprenez à cuisiner les fruits et légumes frais comme un chef !

Lundi 18 septembre 2006

AnnE vous l’avait laissé deviner en juillet, je peux maintenant le dévoiler : à partir du 3 octobre, Aprifel ouvre un cours de cuisine, où nous apprendrons à cuisiner les fruits et légumes frais.

Situé en plein centre de Paris, ce cours pas comme les autres fait la part belle à tous les profils… Démontrer que l’on peut cuisiner vite et bien ces produits simples, voilà notre but, pour que le manque de connaissance culinaire ne soit plus un frein à la consommation.
Et à un prix plus qu’accessible, et même démocratique : le cours est à 12 euros, 8 si vous avez moins de 26 ans… Pour une séance de 11h30 à 14h !

Le programme est éclectique, tous comme les intervenants : diététiciens, chefs, auteurs culinaires, et bien sûr, quelques blogueuses !

Par exemple en octobre, vous pourrez découvrir les parfums de cuisine avec Bruno Viala, chef plus que passionné du restaurant La Famille ; puis AnnE assurera brillament, j’en suis sûre, une leçon autour de l’Asie, tandis que Fred de Frais ! nous proposera un menu tout jaune, pour ne parler que des blogo-stars…

D’autres blogueuses seront appelées à intervenir dans les mois qui viennent… dont notre aimable Pascale, qui interviendra en novembre ! Et même, en 2007, la blogueuse qui a besoin d’un soutien tartinier en ce moment, la délicieuse Cléa; et certainement plein d’autres ! Je suis sûre que ces dames vous donneront plus d’informations en temps et en heure !

Les enfants ne sont pas oubliés, avec des ateliers spéciaux animés par Alba Pezone et par Martine Camillieri, ou des sushis pour les enfants comme Requia et moi nous avions montré.
Pour les enfants, c’est toujours le mercredi, de 11h30 à 13h, et pour 8 euros.

Et pleins d’autres ateliers à découvrir sur le programme joint !

Dépêchez-vous de réserver, les ateliers sont prévus pour 10 à 12 personnes… et n’oubliez pas de nous donner votre avis !

Télécharger le programme complet
Télécharger le bulletin d’inscription (à nous retourner par courrier ou sur place)


Cuisine fraîch’attitude
60 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris
http://www.cuisinefraichattitude.fr (encore en travaux, mais ne désespérez pas, ouverture dans la semaine, je suis dessus)
Infos : cuisinefa@interfel.com

Casimir et Hippolyte, ou variations sur samoussas de légumes

Samedi 16 septembre 2006

A force d’en manger de sublimes au Bar à Manger, j’ai attrappé la samoussamania. Oh, ce n’est pas très grave, Docteur : ça consiste à tout vouloir plier au carré plier en triangles, même si ça vous fait manger à pas d’heure pour cause de roulage intensif !

Mais les samoussas à la viande… Bouaif, ça me disait moyen moyen (et surtout, il n’y en avait pas au frigo)… Alors, avisant un Petit Billy qui s’ennuyait, je lui ai fait un sort, assaisonné de deux sortes de courges.

Va falloir envisager un tome 2 à Potirons, courges et autres cucurbitacées, parce qu’à chaque fois que je croise une courgette ou un potimarron, c’est plus fort que moi, faut la cuisiner différemment… Déjà, c’est un miracle que nous acceptions d’en manger encore, après les kilos que nous avons dû manger il y a un an et demi !

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A gauche, purée de potimarron, fromage de chèvre frais, herbes de Provence.
A droite : courgette crue râpée, fromage de chèvre frais, graines de courges et pistaches grillées (en arrière plan, une petite soupe de fèves au piment d’Espelette).

Bilan : nous persistons à aimer les courges, l’accord courges/graines de courges est toujours top, et la garniture aux courgettes est top-rapide puisque sans cuisson, c’est à elle que va ma préférence. D’autre part, c’est parfait pour finir un reste de purée de légumes de bébé qui a décidé que décidément, le potimarron, ça va bien, mais c’est meilleur de piquer dans l’assiette de papa et maman !

Reste néanmoins, après 3 h de pliage, à baptiser ce plat… voyons, qu’est-ce qui se ressemble, va par paire et est vert et orange ????
La seule chose qui traversa mon esprit de trentenaire, c’est : Casimir et Hippolyte, son cousin.
Si vous avez moins de 27 ans 3/4, vous pouvez passer au paragraphe suivant directement.
Je vous l’accorde, c’est assez pauvre intellectuellement, mais pour le moment c’est vraiment tout ce que j’ai trouvé, si vous pouviez y aller de vos suggestions, je suis preneuse… Mais quand même, c’est frappant non ?

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Crédit photo : Casimirland

Je jure que les samoussas n’avaient rien à voir avec le gloubiboulga infligé à ces pauvres créatures de mon enfance, mais remarquez que leurs mains sans pouce préhensible (mes souvenirs de l’époque ne sont pas si détaillés, mais je suis certaine qu’ils n’avaient que 4 doigts) ne leur permettent pas de manger un samoussa avec les doigts (à la fourchette, c’est bien moins bon). Raison de plus pour qu’ils aient un samoussa à leur nom !

La semaine prochaine, j’arrête de regarder les émissions pour enfants, je vous promets une jolie annonce joyeuse et légumière, et je me penche sur les 5 choses à manger avant de mourir (mon problème actuel, ma liste en contient une bonne vingtaine, je cherche déséspérement à la réduire).


Samoussas Casimir et Hippolyte
Pour un paquet de feuilles de filo, soit environ 45 samoussas au final

Garniture orange Casimir
200 g de potimarron cuit à la vapeur grossièrement écrasé à la fourchette
100 g de chèvre frais type Petit Billy (le Leader Price « chèvre frais » fait aussi des merveilles)
1 sachet d’herbes de Provence promotionnel égaré sur le plan de travail (sinon il n’y en a jamais, mais le hasard…)

Garniture verte Hippolyte
1 grosse courgette ferme
100 g de chèvre frais
1 cuillère à soupe de graines de courges
1 cuillère à soupe de pistaches
Eventuellement, qqs feuilles de menthe ou de basilic

Orange : écraser tous les éléments de la garniture, espeletter, réserver.
Vert : laver soigneusement puis râper grossièrement la courgette. Faire griller à la poêle graines de courge et pistaches.
Mélanger tous les ingrédients de la garniture, réserver.
Découper le filo en 4 bandes, dans l’angle d’une bande déposer une noisette de farce, plier de façon à ce que ça fasse un joli triangle (et puisque j’ai la flemme de vous expliquer comment faire, reportez vous à ces dessins absolument parfaitement bien faits et très explicites).
Petite astuce, une goutte d’eau permet de parfaitement clore vos samoussas.
Faites les dorer dans l’huile chaude, manger en faisant un essai comparatif, et conclure que ce sera parfait pour un prochain apéro entre copains (s’ils vous en reste encore, vu qu’il est 23h, le temps de plier artistiquement tous ces petits triangles).

Notes : quand je cuisine avec du chèvre, en général, je n’ajoute pas de sel, ce fromage l’étant déjà assez de nature. Certaines plus raisonnables badigeonnent légèrement le samossa d’huile avant de le passer au four…
Chacun sa manière d’aimer le gras !
Enfin, si c’est votre amour de Casimir qui vous a amené là (les hasards de Google tiens donc), vous trouverez aussi ici une histoire sur un moule Casimir

Les cueillettes des vacances, de la Méditérannée à la Bretagne

Lundi 4 septembre 2006

Toute petite, j’avais un herbier. Mon père me donnait des rudiments de botanique et je rêvais d’être nez ou herboriste.
De tout cela, il ne me reste que quelques noms latins rigolos (ça m’a servi il y a peu en réunion, toutes ces années d’études enfin rentabilisées !), et le « symptôme crétois« , qui me touche dès que je suis à la campagne.

Quézako ? En Crète, partout, on voit des gens ramasser des trucs dans des sacs en plastique : des escargots par milliers, mais surtout des herbes bizarres et uniques à l’île. Ils en font des sortes de salades cuites (genre épinards bouillis), servies arrosées de jus de citron et d’huile d’olive. Bien sûr, ce n’est jamais indiqué sur la carte des restaurants, et à Rhétymnon je me souviens avoir dû supplier le restaurateur (qui parlait français) pour qu’il nous en serve. J’ai vite compris pourquoi il fallait copieusement y faire gicler le citron : c’était très amer, mais très typique, et sûrement bon pour la santé, en tous cas, c’était… dépuratif… pour le moins…

Cette expérience ne m’a pas guérie pour autant, et voici le butin des cueillettes de cet été !

EN PROVENCE

J’avais découvert le pourpier au boulot, en lisant un des sites sur lesquels je travaille.
Il paraît que cette salade est une mine d’oméga-3 et que sans elle, le fameux régime crétois, c’est de la foutaise. Malheureusement, je n’en avais jamais vu… à part dans les livres (et le papier, y’a pas à dire, c’est peu goûteux) !

Jusqu’à ce qu’un matin, cet été, en vacances (ah, le petit déjeuner dans la cour d’une vieille maison provencale…) mon papa me déclare « Tiens, y’a une mauvaise herbe dans le bac des géraniums, c’est du pourprier, tu veux goûter ? »
Après rectification et discussion linguistique (pas de R final, en fait, ca n’a rien � voir avec la couleur, dommage, c’est un peu comme infarctus et infractus quoi, mais pour la salade) confirmation : oui, oui, oui ! La cuisine, c’est pas dans les bouquins, c’est surtout dans la bouche que ça se joue !

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Et après ce jour d’août, j’ai eu l’impression que le pourpier fleurissait sous mes yeux : j’en ai vu dans des murs, par terre entre deux pierres… Il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser.

Au goût : assez proche de la mâche, mais avec une texture plus « plante grasse », et un goût de « vert » plus affirmé. Tout à fait agréable et bien meilleur que des gélules d’huile de poisson pour éviter la déprime.

Et pour les fans de sensations fortes, je recommande la vraie, l’authentique, la musclée roquette sauvage, qui pique, elle, vraiment les yeux (à consommer avec modération, et souvenez-vous que c’est la même espèce que la moutarde…) :

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Sans oublier une petite récolte de menthe sauvage (j’adore son nom latin, menta piperita) , vite séchée, qui va réchauffer les plats de septembre :

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EN BRETAGNE

La flore méditérannéenne, c’est fastoche pour moi, je connais depuis longtemps (et s’il y a du thym-citron à la Sainte Beaume, cherchez pas, il est à mes pieds). Mais en Bretagne, ça me semblait moins évident…

Pourtant, au détour d’une sieste inattendue de Virgile, j’ai cueilli des plantes délicieuses :

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La fleur de bourrache, c’est légèrement piquant, un peu iodé mais surtout, c’est bleu et ça se mange, ce qui n’est pas si fréquent. Et sur un gâteau au chocolat, ça en jette à mort -les petits gars ont adoré. Comme quoi, y’a pas qu’à l’Astrance qu’on peut en manger, einh…

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De l’oseille sauvage, à petites feuilles, délicieusement acidulée, qui fait plisser les yeux. Pas assez pour faire une omelette mais assez pour la faire découvrir aux petits et jouer au kesskecé !

Enfin, Belle-Ile ne serait pas Belle-Ile sans ses superbes plans de fenouil :

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Photo Bricol’Boy

Parfait pour farcir le poisson avant de le passer au four !

Mais si je poste ce message aujourd’hui, ce n’est pas un hasard… C‘est l’anniversaire de celui qui m’a appris à aimer les plantes !
Actuellement, il est en Sicile où il pêche et cueille, avec celle qui m’a appris à utiliser une cocotte-minute, et ces coquins nous envoient des photos hallucinantes de légumes, poissons and co… Mais je sais déjà sur quoi il plantera ses bougies d’anniversaire ce soir, le veinard :

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Cannoli siciliani, petits rouleaux de pâte délicieusement croquante, fourrée de ricotta aux fruits confits et de pépites de chocolat noir, c’est bon à mourir !

JOYEUX ANNIVERSAIRE MICHEL !!!

Et vous, qu’avez-vous cueilli pendant les vacances ?

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Comment se muscler les bras : la citronnette shake-shake-shake (et mes points communs avec Alexandre Dumas)

Vendredi 25 août 2006

Ami lecteur, le titre peut te faire fuir. Ami lectrice, tu constateras aujourd’hui que je ne suis pas qu’une cuisinière mais aussi un peu une pouffe bimbo coquette une fille avec des préoccupations existentielles de fille (et avec l’âge, on en a de plus en plus).

Le spécial Maigrir de Elle vous montre des crèmes et des recettes de cuisine light. Moi je vous propose de faire le dîner ET de muscler votre anatomie, parce que de retour de vacances, je constate que j’ai abusé à Belle-Ile de la Crème de caramel au beurre salé, et comme il fait froid, je veux mettre des trucs avec des manches, et bingo, ça boudine, donc faut muscler tout ça.

Mais revenons à nos moutons : la vinaigrette et ses mystères. La salade en soi, tiens, on en parlera une autre fois.

Il m’a fallu un moment pour réaliser que ma vinaigrette n’était pas traditionnelle. Juste la question d’une copine normande lorsque je suis arrivée à Paris (il y a donc quelques lustres, sachant qu’un lustre c’est cent ans, vous ne serez pas venu ici pour rien) : « normale ou à l’huile d’olive, la vinaigrette ? »

Argh. Parce qu’on peut faire de la vinaigrette avec autre chose que de l’huile d’olive, me suis-je dit. Et pourquoi mettre du vinaigre alors que jusque là j’avais toujours mis du citron pressé ? Beurk. Ca pique, la vinaigrette comme ça. Alors que dans mon esprit, la vinaigrette, ça veloute, ça révèle, mais bon, ça ne doit pas arracher.

Depuis, ma pensée n’a guère changée, mes vinaigrettes citronnettes varient, mais on y trouve toujours les constantes suivantes -dans l’ordre d’apparition :

  • du sel, du poivre fraîchement moulu, et toujours mis en premier ;
  • parfois, de la moutarde, mais pas toujours ! en général, de la Maille parfumée (une de mes préférées : celle au miel, et très snob, je ne vais qu’à la boutique de la place de la Madeleine)
  • de l’acide : du jus de citron, d’orange, de clémentine, de pamplemousse… Du vinaigre balsamique rouge mais plus souvent blanc (je suis du même fan club que AnneE)…
  • du gras : de l’huile d’olive, de l’huile de colza, de l’huile de sésame, de l’huile d’olive parfumée au basilic selon la recette de mon idole Jean-Paul, de l’huile à la cardamome que j’ai apprise à faire là, de l’huile à la vanille faite avec la Vanille de Mayotte qu’ils m’ont offerte (ou si j’ai la flemme et pas de stock de l’huile à la vanille du Père Léon, qu’ils m’ont offerte aussi, veinarde que je suis)…
  • un truc en plus -toujours !- : herbes fraîches ciselées, épice, tapenade, fruit frais écrasé…. Tout se joue là.

Ma seule constante et flémasserie ultime : je la prépare dans un petit bocal (un petit pot pour Bébé fait l’affaire, et oui parfois Virgile mange un Babybio quand les compotes bios de Maman sont épuisées), ferme hermétiquement et hop, shake-shake-shake, c’est prêt ! De préférence en dansant un peu, ça émulsionne encore mieux la vinaigrette.

Ca doit faire en plus de la gym bonne pour le dessous des bras je pense. Tiens d’ailleurs je devrais en faire 2 à la fois, ca ferait gauche droite en même temps, mieux que le FacialFlex d’Olivia… Donc voilà vos exos pour faire les sauces à mettre sur vos salades : un bocal dans chaque main, et que ca bouge !!!

Les associations qui marchent :

  • Jus de clémentine/huile de sésame/coriandre/cacahuètes grillées : merveilleux sur des carottes, tièdes ou râpées.
  • Toute simple : citron, huile d’olive, une pointe de curry de Madras. Incroyable avec de la mâche : la poudre de curry transforme votre vinaigrette en vinaigrette à l’huile de noix !
  • Testée hier : balsamique blanc, fraise fraîche écrasée, vinaigre de framboise du Père Léon et une pointe de piment d’Espelette. Délicieux avec une bête romaine mais explosif sur de l’avocat.

4 condiments qui changent tout (de gauche à droite) :

701_Vinaigre_Balsamique_Blanc melfor2 huilecitronhuiledo_citron huilecitron melasse_grenade

Photos : Qualitalia, Melfor, O&Co, LebanonStore.

  • Le vinaigre balsamique blanc : chez Qualitalia ou au Lafayette Gourmet. L’essayer c’est l’adopter. Bien plus subtil que son confrère rouge, a little goes a long way, c’est très économique en somme. Perso j’utilise la marque Mussini.
  • Le vinaigre Melflor, délicat et léger, presque pas du vinaigre pour moi. Et en plus c’est alsacien et avec un logo délicieusement kitsch.
  • L’huile d’olive parfumée aux écorces de citron de chez Oliviers and Co : cadeau de mon éditrice, c’est une merveille pour les amoureux de citron. Une vraie drogue dure que je recommande plus que chaleureusement. Attention, elle n’est pas en vente en ligne -le visuel ci dessus n’est pas correct-, il faut aller dans une boutique, car c’est la variété bio qui est particulièrement impressionnante de saveur
  • Les huiles parfumées : à la vanille, à la cardamome… A préparer pour s’amuser et à laisser infuser.
  • Enfin, la belle mélasse de grenade, à la fois acidulée et sucrée. Une touche dans la vinaigrette se substitue à l’élément acide (vinaigre, citron) et lui apporte quelque chose de caramélisé. On en reparle bientôt pour une autre recette. Et on en reparle quand je vous ferai la liste de ce que j’ai dégusté à l’Astrance (quand je veux ai envie prends le temps peux).

Comment ça, ça fait 5 ??? Parce qu’en plus de faire de la gym anti bras qui pendouillent, faut savoir compter en plus ? et les 3 mousquetaires, ils étaient bien 4, alors, mes 4 armes anti-salade-déprimée seront 5, non mais !!!

PS : l’auteur de ces lignes vient en effet de découvrir que Alexandre Dumas a habité en 1848 dans la même rue qu’elle habite depuis peu. Depuis, elle se la pète grave, parce qu’en plus, Alexandre Dumas est né le même jour qu’elle (et pas l’inverse). Ils semblent avoir en commun : un tour de taille cocasse, un égo démesuré et une propension à parler d’eux à la 3ème personne. Ah, et l’amour de la cuisine aussi, n’est-ce pas.

PS 2 : en relisant je me dis que je me prends pour Jacqueline -une autre de mes idoles- dont, vacances oblige, j’avais raté le post sur les salades. Ce billet lui ressemble un peu, hasard des goûts et des couleurs… En tous cas, je vous recommande cette lecture pour encore plus de salade.

PS 3 : ouah, avez-vous vu le magnifique « Salade de l’Eté 2006″ chez Tiago ? Un régal de mots et de couleurs.

PS 4 : je suis bien partie en vacances et revenue, mais comme je mets deux mois à écrire un post, je pense que vers le mois de novembre, ca devrait être OK pour vous raconter mes découvertes culinaires de l’été. A force de travailler sur les produits de saison, j’en suis tout décalée. La honte.

PS 5 : demain, j’arrête de faire des PS à rallonge, et je fais de vrais post beaux comme des dissertations de khâgneuse. Je dois bien avoir des restes quelque part.