Archive pour la catégorie 'Légumivore'

Risi e bisi, les petits pois à la vénitienne du 25 avril

Lundi 24 avril 2006

 

Bricol’Boy est un garçon attentionné.

Parfois, il m’offre des fleurs. Parfois, des bouquets de rhubarbe (les tiges roses sont ravissantes dans un vase). Ou alors sentant le printemps arriver, je dis un soir « ah, j’ai envie de petits pois… » et plaf, le lendemain ? Oh des petits pois frais, mais la classe : il les a déjà écossés ! Du prêt-à-cuisiner !

Toute cette abnégation méritait bien une recette originale, printannière et méconnue en France, au nom très rigolo : le risi e bisi vénitien. Sorte de risotto mélangeant riz et petits pois, il est très beau à l’oeil (malgré mes photos déplorables, mais ça, vous avez l’habitude ; d’ailleurs, j’en profite pour annoncer la mort de notre appareil photo numérique, de ma faute, et comme on déménage, c’est pas demain qu’on en achète un nouveau… où en etais-je ?) et éclatant en bouche.

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(je déteste recadrer mes photos, donc en plus du risi bisi, vous avez des plans d’appartement et des bouts de doigts de MignonBébéCoeur).

 

En plus, merveille du calendrier, cette recette était d’habitude dégustée le 25 avril… En fait, c’était le Doge qui le mangeait, les autres regardaient -puisque c’était un banquet public-, et tout s’éclaire si je vous dis que le 25 avril, c’est la Saint Marc, qui n’est pas que le nom de la place, mais bien évidemment du Saint Patron de la Sérénissime…
D’ailleurs pourquoi entend-on « place Saint Mar » au lieu du prénom « Marc », si un linguiste passant par là pouvait m’éclairer : est-ce une faute de journaliste ou y-a-t’il une justification, ça me plairait assez de savoir…

Allez, faisons tous ensemble du 25 avril le risi e bisi day !!!!!!!! La Saint Petit Pois !

 


Risi e bisi (riz aux petits  pois à la vénitienne)
Pour 4 personnes qui en reprennent ou si vous voulez des restes
800 g de petits pois frais (poids avant épluchage)
250g de riz aborio (pour le choix du riz, je vous réfère toujours à Ségolène)
1 l de bouillon de poulet (allez voir celui que fait Déborah, je fais pareil !)
1 verre de vin blanc ou un trait de Martini Bianco
100 g de pancetta (ou de lardons, pour ceux qui n’ont pas le bonheur d’être proches de la fantastica Latteria)
2 oignons frais
1 gousse d’ail
50 g de beurre froid coupé en dés
Persil plat

 

Peler et hacher l’oignon.
Couper la pancetta en fines allumettes.
Faire nacrer le riz dans un fond d’huile d’olive. Ajouter les lardons de pancetta, puis les oignons. Remuer.
Ajouter le vin blanc, faire évaporer. Ajouter alors les petits pois et l’ail en chemise, bien mélanger.
Rajouter ensuite le bouillon louche à louche en remuant sans cesse.
Ajouter du parmesan si vous le souhaitez (attention, ce n’est pas vraiment un risotto même si sa méthode de cuisson est similaire, il n’y a pas de parmesan dans la recette originale), dans tous les cas, un peu de persil hâché pour rappeler la couleur des petits pois.
Ah, j’oubliais, hors du feu, vous aurez ajouté le beurre bien froid, touillé rapido avec votre cuillère en bois (voui, celle avec un trou au milieu, c’est celle-là qu’il vous faut pour le risotto), puis laissé couvert 5 mn avant de déguster ce risotto crémeux et historique.

Trucs et astuces : si vous en avez le temps, gardez les cosses de petits-pois, nettoyez-les bien et faites-les infuser dans le bouillon, vous aurez un parfum fantastique de petits-pois. J’en avais déjà parlé pour l’agneau aux petits pois, mais je réitère ce truc vraiment utile pour les fans de petits pois !

Double Blog Appétit : pintade à l’orange et au chou coeur-de-boeuf / gnocchi tendres aux deux chous

Mercredi 5 avril 2006

 

J’aurai pu imaginer des choux à la crème : la pâte à chou, c’est pas cruciférique, mais y’a le nom, et dans la crème, y’a des oeufs non ?

Ou encore, des nids de quelque chose garnis de belles lanières de choucroute : ça marche aussi ? Ou faire ma choucroute moi-même ? (zut, je n’ai plus de place pour une barrique à choucroute dans la cuisine, c’est pour ça qu’on déménage non ?)

Ou bien, prendre le bébé d’une animatrice blonde de TF1 : le petit chou d’une dinde ? Naaaaaaaaan ! Mauvais esprit !

Pourtant, j’ai fait simple, très simple, pas envie d’esbrouffe sur des produits si simple et si terroir. Ca, c’est le gastronomiquement correct pour « peu d’inspiration ». Mais j’ai un mot d’excuse !

Je ne suis pas fan de chou, qui a pourtant bercé mon enfance (au point de taquiner ma mère en lui demandant si elle était polonaise).Mais par un joyeux tour du sort, mon petit chou à moi est très fan de chou : il bat des bras face à une purée de romanesco et c’est l’éclate avec du chou-fleur… Donc, désormais, ça sent souvent le chou à la maison, les créateurs de Blog Appétit ont dû le sentir !

J’avais pris de l’avance, la première recette que je vous propose a été faite fin janvier.

Voici donc une interprétation simple et bête de la pintade au chou.
La pintade est fermière mais le chou, lui, est pointu. Pointu, « sharp« , comme dirait Cantona, de l’espèce Coeur-de-Boeuf, que j’affectionne particulièrement (enfin, plus que les autres).

 

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Pointu, viril, et surtout, délicat en goût.

Avec une simple pintade rôtie, un peu sophistiquée par une orange dans le derrière (coupée en deux quand même, pauvre pintade) :

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Le couvercle de la magic cocotte, et hop, une petite heure de cuisson à doux couvert…

Quelques pommes de terres brossées pour accompagner les parfums de la pintade,du chou et de l’orange…

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Le problème avec ce chou, c’est qu’il ne reste pas grand chose à la fin, un souvenir de son parfum… mais bien suffisant pour moi.

La recette est si basique qu’elle ne nécessite finalement pas un roman : frotter la pintade de jus d’orange, couper une 1/2 orange en quart et la fourrer dans le croupion de la pintade. Peler et hacher deux belles échalotes, laver et hacher grossièrement un chou coeur de boeuf, brosser des patates grenades. Faire dorer la pintade. L’ôter de la cocotte, faire rôtir échalotes et chou. Déposer la pintade sur son lit de chou, mollement affalée. Assaisonner, ajouter le zeste de l’orange, un fond de vin blanc ou de bouillon, couvrir et laisser cuire 20 mn. Au bout de ce temps, ajouter les pommes de terre. Couvrir et laisser cuire encore au moins 30 mn. Remuez souvent !

Bon, j’aurais pu m’en tenir là, mais hier soir, j’ai fait une recette dont je me suis rendue compte a posteriori qu’elle répondait aux critères !
De simples gnocchi de pommes de terre, enrichis d’un jaune d’oeuf (et la voilà ma volaille, même en devenir), sautés avec diverses parties de divers choux. Et tout le sport blog appétien était là : j’ai utilisé mon ami le chou-rave (vert pour cette fois), avec ses feuilles délicieuses, meilleures que des épinards ; et son coeur coupé en fines lamelles ; quand à la crème enrobant l’ensemble, c’était le pied de brocoli râpés… les florettes ayant fini dans l’estomac de Bébé ravi de l’aubaine.

Un vrai plat de récup’, avec feuilles, bulbe et pied de chou : tout bon et tout vert comme le printemps !

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Pour les gnocchi, vous savez tous les faire : purée de pommes de terre farineuses, farine, muscade, sel, et ce coup-ci un jaune d’oeuf (mais je préfère sans). Faites les cuire à l’eau bouillante salée pendant que vous préparez à côté la garniture dans un wok, garniture composée des feuilles de chou-rave soigneusement émincées, d’une échalote grise, de pétales de chou-rave. Laisser cuire doucement 5 mn dans l’huile d’olive (le temps que l’eau des gnocchi commence à bouillir). Pendant ce temps, râpez les pieds des brocolis (ce qui n’est pas un job de pédicure pour autant ce jeu de mot est affligeant) et ajoutez-les dans la poêle, comme de gracieux confetti. Profitez-en pour plonger les gnocchi dans leur jacuzzi, armez-vous d’une écumoire et quand ils remontent, c’est qu’ils sont cuits : hop, dans la poêle, où ils achèvent tranquillou leur mélange avec les choux. Faire un peu griller sans coller (c’est délicat, une histoire de poêle), ajouter quelques cajous écrasées qui passaient par là (pensez alors à Cléa qui les aime tant), un filet d’huile d’olive, et MIAM !!!!!

Je sais que je devrais manger du chou plus souvent, je m’y mets doucement. D’ailleurs je commence mon coming out : je partage mon bureau avec une spécialiste en nutrition qui fit sa thèse sur…les choux. Sa conclusion ? Ils sont tous fantastiques pour la santé, notamment pour lutter contre le cancer.
Mais malheureusement, quand on lui demande s’il y en a un plus efficace qu’un autre, la réponse est : il faut manger un peu de tous les choux !
Donc, rutabagas, chou-rave, chou-fleur, romanesco, brocoli, chou-fleur violet graffiti, coeur de boeuf, chou rouge, chou vert, chou chinois : le chou, c’est bon pour la santé, faut en manger…

Et j’espère que les autres blog appétiens seront meilleurs que moi pour montrer aussi que c’est parce que c’est bon qu’il faut en manger !

Bref, vous l’avez compris, je suis pas très fière de moi sur ce Blog Appétit, un peu fait à la va-vite…avec le fond du placard et du frigo !

 

Salade de coeurs d’artichauts aux pois chiches, citron et cubèbe

Jeudi 30 mars 2006

 

J’avais acheté un tube de cubèbe qui m’attendait sagement sur mon étagère à épices -celle qui valu à Bricol’Boy son surnom- dans l’attente d’un hypothétique plat mijoté. Je ne vous referai pas un cours sur ce poivre, la charmante Claire Emma l’a fait fort brillament !
En plus, le Régal printannier présentant un sublime reportage sur Gérard Vives, ça donnait plus qu’envie de l’utiliser, ce malheureux tube d’épices abandonné !
Virgile mange désormais toutes sortes de légumes et de fruits, et avec ses 4 quenottes, il est intéressé par tout ce qui se grignote.
Bricol’Boy adore l’artichaut, so… son fils aussi.
Et mes parents qui étaient là aiment le foie gras.

Quand à moi, j’aime tout ça, mais en plus, j’ai ajouté à cette charade culinaire-familiale les pois chiches et du citron, du citron, du citron…

Le résultat ? Une délicieuse salade tiède de fonds d’artichauts et de pois chiche, citronnette au cubèbe et persil, lanières de foie gras en option pour ceux qui aiment.
Honnêtement, le foie gras va bien dedans, mais n’est pas du tout indispensable : c’est aussi bien un plat de début de mois que de fin de mois, pois chiche et artichauts s’y suffisent !

 

 

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Salade d’artichauts et de pois chiches, citronnette au cubèbe, foie gras

12 fonds d’artichauts surgelés
1 bocal de pois chiches
1 petite boîte de foie gras de canard
Sauce :
1 gros citron jaune
8 grains de cubèbe
Huile d’olive parfumée
Persil plat
Sel, poivre
Si vous en avez au fond du frigo, quelques éclats d’olives noires dont la couleur sera flatteuse !

Faire cuire les fonds d’artichaut à l’autocuiseur.
Pendant ce temps, bien rincer les pois chiches, les laisser s’égoutter.
Ouvrir la boîte de foie gras, couper la quantité de votre choix en cubes.
Zester le citron. Ecraser grossièrement le cubèbe. Laver et hacher le persil.
Mélanger jus et zeste de citron, huile d’olive, persil, sel, poivre, cubèbe, émulsionner.
Couper les fonds d’artichauts en 4, déposer dans un saladier.
Verser la citronnette sur les fonds encore tièdes, pour qu’ils s’imprègnent de saveur.
Ajouter les pois chiches et le foie gras pour finir, servir de suite (oui, c’est une salade tiède, et alors ?)

Boisson recommandée : l’artichaut à cause de l’inuline qu’il contient (tout comme le topinambour)  n’est pas l’ami du vin, auquel il confère un goût sucré (à tout ce que vous buvez d’ailleurs après l’avoir mangé, c’est une expérience rigolote à tester). On a préféré boire de l’eau, mais je suis preneuse d’autres suggestions sur ce mariage délicat !

 

Du Beluga à 1 euro les 250 g, ça ne se refuse pas !

Samedi 25 mars 2006

Ah ah ah, je vous y prends, à lire le merveilleux Blog Actu et âppatés par ce titre, vous précipiter sur mon message… Genre, Ester va nous fournir ZE plan de ZE boutique secrète à Paris pour se régaler de caviar au prix d’oeufs de lump…
Ben non. Ce n’est pas ça qui vous attend, et pourtant, je ne vous ai pas menti, j’ai juste fait une ellipse… Je voulais parler des lentilles beluga ! Délicieuses petites billes noires, qui prennent en cuisant la très jolie teinte grise de ce délicieux caviar… et qui coûtent dans les 2 euros à 2,5 euros le paquet dans votre magasin bio le plus proche.

Admirez-les juste enduites d’huile d’olive (et mises en valeur par un oignon rouge) :

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Les lentilles, je ne sais pas vous, mais je les fais souvent en lentisotto, comme l’épeautre : si j’ai du temps, en cocotte ; et si Virgile me réclame, hop, 10 mn à la cocotte-minute, et 5 à 10 mn à découvert pour finaliser le crémeux !

Au secours Docteur, je suis atteinte de risottomania : j’y ai déjà fait passer des pâtes, de l’épeautre, des fraises, des lentilles aujourd’hui… Je suis pas la seule, j’ai vu que Cléa s’était jetée sur de l’orge, vous croyez que c’est une épidémie docteur ???

Ce coup-ci, en plus, pas de pitié pour le céleri :

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Et voilà le résultat : crémeux, fondant, ferme ; les lentilles ont un goût plus marquées que celles du Puy, plus délicat, et le céleri leur va très bien !

Avec la couleur grise si délicate et caractéristique des graines de Beluga…

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… quelques graines de radis germées, d’un pourpre pétant très chic.

 


Lentillesotto beluga au céleri200 g de lentilles Beluga
1 pied de céleri
1 oignon rouge
1 verre de vin blanc
Bouillon de légumes ou de volaille (de quoi couvrir vos lentilles, environ 1/3 à 1/2 litre)
1 petite feuille de laurier
1 noix de beurre frais

Peler et hacher l’oignon.
Laver et éponger le céleri. Le couper en rondelles.
Faire revenir l’oignon et les lentilles dans une cocotte à feu doux, avec un filet d’huile d’olive.
Ajouter le vin blanc, le faire évaporer en tournant.
Ajouter le bouillon bouillant (puisque c’est le propre du bouillon) et le laurier : soit louche à louche, en tournant progressivement ; soit en deux ou trois fois en tournant régulièrement ; soit en couvrant à niveau et en mettant en autocuiseur pour environ 10 mn.
Goûter, assaisonner en sel et poivre, ajouter une noix de beurre, tourner.
Servir en disant : « Ce soir, c’est soirée Palace : y’a du Beluga ! »

Eclats de potimarron tièdes aux graines, comté et croustibacon

Lundi 27 février 2006

 

Nous avons mangé de la courge, du potiron, du potimarron tout ce printemps pour inventer et tester les recettes qui ont formé Courges, potirons et autres cucurbitacées.

A vrai dire, Bricol’boy et moi en avions un peu ras-le-bol à la fin, et nous n’étions pas sûrs d’avoir envie d’en remanger avant un bail… Mais c’était sans compter notre panier Campanier qui facétieusement nous en a bien évidemment mis entre les pattes.

C’était l’occasion d’en faire goûter à Virgile, qui a adoré la purée de potimarron. Pas très étonnant me direz-vous, son liquide amniotique devait en être sacrément parfumé !

Mais il y avait aussi de quoi régaler les plus grands, et je n’ai pas pu me retenir d’inventer encore une autre manière de l’accomoder, en gros éclats tièdes et fondants.

Déjà, j’ai arrêté depuis belle lurette de peler le potimarron (c’est pourquoi c’est encore mieux s’il est bio).  C’est pour mieux le cuire à la vapeur, mon enfant ! Un coup de cocotte-minute et hop, le voilà ouvert, fendu et vidé de ses graines, puis rapidement débité en gros morceaux. Attention à ne pas le faire trop cuire, c’est le seul point délicat de la recette, il doit rester ferme.

Le reste est littérature : hop hop, avec les graines ouvertes sur le plan de travail ; une vinaigrette un peu sucrée ; quelques lanières de comté fruité, et pour faire joli, 3 lanières de bacon cuites longuement jusqu’à se transformer en jolies bandelettes bien croustillantes.

Promis, demain, j’arrête les courges, c’est plus possible, à chaque fois qu’il y en a une qui passe entre mes mains, il ne lui arrive jamais la même chose !!!

<promis, je n’oublie pas les questionnaires, j’en ai 4 sur le feu mais pas mal de choses en cours en ce moment ! va bientôt me falloir un nègre moi…>


Eclats de potimarron tièdes aux graines, comté et croustibacon
Pour 2 dégoûtés des courges

1 petit potimarron (variété orange ou verte)
1 cuillère à soupe de graines de potiron
1 cuillère à soupe de pistaches non salées
1 cuillère à soupe de pignons
1 morceau de 50 g de comté fruité
6 tranches de poitrine de porc fumé
1 cuillère à café d’huile d’olive fruitée
1 trait de jus de citron
1 trait de vinaigre balsamique blanc
Piment d’Espelette

Brosser soigneusement le potimarron sous un filet d’eau tiède. Le faire cuire entier de 10 à 12 mn à l’auto-cuiseur.
Sur une planche à découper, l’ouvrir, le vider de ses graines, en découper de gros morceaux.
Le déposer dans deux jolis bols.
Avec un économe, détailler de fines lanières de comté, les déposer sur le potimarron.
Dans une poêle anti-adhésive, faire griller les pistaches, pignons et graines de courge, verser dans les bols.
Mélanger huile d’olive, jus de citron, balsamique blanc et une pincée de Piment, verser sur la salade tiède.
Pour finir de salir la poêle anti-adhésive déjà utilisée, faire revenir le bacon à feu vif, jusqu’à ce qu’il soit doré et cassant (mais pas brûlé). Eponger sur du papier absorbant et disposer sur la salade, comme une fresque sur un papier peint.
Manger en se disant qu’après tout, c’est bon, les courges…

Purple rain : chou-rave Azur Star et radis géant rose et blanc

Vendredi 30 décembre 2005

 

Pour finir la série consacrée aux Légumes de Joël il reste au fond du panier un chou-rave violet foncé et deux gros radis blanc tout ronds.

Le chou-rave, dans le bouquin, c’est Alain Pégouret qui se le farcit (oui, ça peut aussi se farcir), ça donne : « Chou fleur Azur Star et son suc en émulsion de fleurette et zeste de citron vert, écrevisses aux saveurs aromatiques ».
Diantre, c’est pas du surimi ça.
En gros, si je résume très vite une bien belle recette de chef, le chou-rave est fait en coulis. Bon.
D’habitude, le chou-rave, légume chéri (se conserve longtemps, se mange cru, cuit, au wok, dans une soupe…), j’en fais un peu ce qui me passe par la tête et le couteau. Mais là, son violet foncé, assorti à une bonne partie de ma garde-robe, m’intimide et me fait fantasmer ; je rêve pétales délicats, mile-feuilles évanescents…

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Au déshabillage au rasoir à légumes, immense déception : à l’intérieur, le chou-rave s’avère tout ce qu’il y a de plus… classique, vert d’eau très joli mais tout à fait comme mon chou-rave commun. Ca m’a sévèrement dépitée… et mon chou-rave a fini comme d’hab’, moitié en crudités, moitié dans la soupe. N’est pas Seguret qui veut.

Quant au radis, une fois pelé, il est beau comme un éventail japonais déplié. Blanc avec un coeur rose fuschia. J’avais envie d’en faire un mille-feuille, mais franchement… pas eu le temps. Alors, juste en rondelles, enroulé dans des tranches de coppa, son amertume allégeait le gras fondant en bouche de la charcuterie. Un était très piquant, l’autre très doux, surprenant. Un radis pour changer du radis, moi qui n’en suit pas une grande amatrice y ait trouvé mon bonheur, et les dégustatrices aimèrent son aspect assorti à leur joli vernis à ongles Chanel.

Les légumes de Joël, c’est donc bon, facile, pas cher, et toujours drôle à cuisiner : des végétaux à surprises !

Blog Appétit n°6 : champignons sauvages à l’huile, copyright Michel Payany

Mardi 20 décembre 2005

 

Au mot « champignons », mon esprit pense toujours aux deux mêmes choses : Sacha Guitry et et mon père (qui comme le disait Sacha, avait raison). Parfois, je pense à la chanson de Billy Ze Kick, mais c’est plus rare.

Sacha Guitry, à cause du début des Mémoires d’un tricheur (cherchez pas, le DVD n’existe pas, guettez une redif’). Un jeune galopin pique quelques subsides dans le porte-feuille familial. Pris la main dans le sac, il est puni : ce soir, pas de champignons sautés, qui régalent sous ses yeux toute la famille. Séquence suivante : l’enfant suit les corbillards des siens, les champignons étaient vénéneux, et une belle carrière de « tricheur » s’ouvre à lui !!!

Quant à mon père… C’est lui l’expert es champignons. C’est un homme des bois, un coureur de cailloux, de plantes, au printemps les asperges, en automne les champignons. Depuis son enfance il parcourt les coins de Provence, un panier à la main, un couteau dans l’autre. A croire qu’ils poussent sous ses pieds, je ne l’ai jamais vu rentrer bredouille. Il connaît toutes les espèces locales et j’ai souvenir que pendant des vacances en Lozère, il n’avait pas pu résister à de magnifiques cèpes, qui ont séché sur la plage arrière de la voiture pendant une semaine ! Un voyage plein d’odeurs, je vous l’assure.
De plus, je le confesse, je ne suis pas folle de champignons. Les morilles, les truffes (mais c’est une autre histoire de famille, que je vous raconterai), les champignons de Paris, un risotto aux cèpes, OK, mais guère plus. Oui, je suis snob… C’est la texture facilement spongieuse du champignon qui peut me faire fuir. Cela dépend étroitement de mon humeur. Il eut donc été indigne de ma part de me proclamer blogueuse ex-champignons, aussi lui ai-je demandé de vous livrer sa recette favorite de champignon.

Si les émotions et les souvenirs sont les miens, pour ce blog appétit de Noël, les champignons seront donc ceux… de mon père.

Merci Papa !


Champignons sauvages à l’huile

Cette préparation est une semi-conserve destinée à servir d’accompagnement à des viandes froides, au même titre que les cornichons au vinaigre. Les pots se conservent plusieurs mois au réfrigérateur.

Première étape : le choix des champignons.

J’ai testé trois types de champignons sauvages pour cette recette : le lactaire délicieux (pinin, sanguin, safrané), la girolle (chanterelle jaune) et le tricholome terreux (griset, petit gris). Ces trois types de champignons se trouvent sur les marchés ou en conserve si vous n’êtes pas un cueilleur averti.
D’autres champignons devraient pouvoir faire l’affaire comme le pied de mouton (hydnum repandum), ou le champignon de Paris s’il est très petit. Les bolets, en particulier le cèpe, sont mous et un peu visqueux, ce qui n’est pas apprécié de tout le monde. Restent à tester les mousserons, trompettes de la mort et chanterelles.

Les champignons destinés à cette recette doivent être très jeunes, frais et parfaitement sains. Choisir des champignons de petite taille. Les trous de vers sont très visibles et du plus mauvais effet (même si la bête n’y est plus !).

La quantité de départ est de 1 kilo de champignons frais.

Deuxième étape : la préparation et la cuisson des champignons.

Eviter d’acheter des sujets trop terreux ou sableux, d’abord pour ne pas payer de la terre au prix des champignons, ensuite pour ne pas être obligé de les laver avant de les faire cuire.

Couper l’extrémité de la queue de chaque champignon et, pour les grisets, raccourcir la queue des deux tiers. Eliminer les feuilles, mousses et brindilles en essuyant délicatement avec du papier absorbant. Couper en morceaux les champignons les plus gros.

Mettre les champignons, sans sel ni corps gras, dans une poêle à feu vif et couvrir. Au bout de quelques minutes ces derniers vont perdre leur eau de constitution ; les laisser cuire dans ce jus cinq bonnes minutes puis les verser dans une passoire et les rincer abondamment à l’eau froide. Ce rinçage a pour effet d’éliminer toute la terre ou le sable qui aurait pu subsister et de rafraîchir rapidement, donc raffermir, les champignons.

Laisser égoutter, au besoin compléter en comprimant délicatement des poignées de champignons avec les mains.

Troisième étape : l’assaisonnement et la touche finale

La quantité d’ingrédients d’assaisonnement, ail et vinaigre en particulier, est fonction du goût de chacun. Eviter cependant les excès, il ne s’agit pas d’ail aux champignons ni de cornichons au vinaigre. On peut utiliser de l’huile d’olive mais personnellement j’emploie de l’ISIO 4 du commerce qui est neutre de goût (je réserve la bonne huile d’olive pour les salades !) (Note de ta fille : tu pourrais essayer de l’huile de pépins de raisins, qui est neutre et ne fige pas au frigo).

Préparer à l’avance de l’ail (3 gousses) et du persil finement hachés, les mettre de côté.

Remettre les champignons dans la poêle avec deux ou trois cuillers à soupe d’huile et quatre à six cuillers à soupe de vinaigre blanc, saler, poivrer abondamment. Faire chauffer et cuire à feu vif pendant cinq à dix minutes en remuant pour faire absorber le vinaigre, ajouter l’ail et le persil en fin de cuisson. Goûter pour rectifier l’assaisonnement, ne pas hésiter, s’il le faut, à rajouter du vinaigre ou de l’ail.

Laisser tiédir quelques minutes puis mettre dans des pots en verre avec un couvercle vissé étanche. La façon de remplir est très importante pour la conservation car il ne faut pas emprisonner de bulles d’air. Mettre successivement des champignons et de l’huile puis tasser avec une cuiller pour faire remonter les bulles. Terminer par une couche d’huile d’un doigt au sommet du bocal et mettre à refroidir à l’air libre quelques heures sans fermer le couvercle.

Avant de mettre au réfrigérateur, compléter le niveau d’huile et fermer hermétiquement le couvercle.

Quelques conseils supplémentaires :

  • ne pas mélanger les champignons, surtout les lactaires qui ont un petit goût de résine,
  • étiqueter et dater les bocaux,
  • choisir plutôt de petits récipients (200 grammes),
  • essayer de patienter au moins deux semaines avant de goûter.

Chou-fleur violet artistique (et sa sauce aux herbes)

Samedi 17 décembre 2005

 

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La recette de Pierre Gagnaire dans Les Légumes de Joël ! : « Tranche de chou-fleur violet graffiti, œuf Hervé This cuisiné, sirop d’agrume, menthe fraîche, coriandre en feuilles et poivre à queue ».


Bon, on est mardi soir, je suis rentrée fourbue de mon nouveau boulot (le stress de la période d’essai), et j’ai 15 mn pour préparer un souper fin pour deux. 15 mn, c’est le nouveau timing que j’ai (en général)  pour tout préparer (souvent, vaisselle comprise) : le temps que mes deux amours s’ébattent joyeusement dans une baignoire accompagnés de phoques et autres dauphins péteurs en plastique.
Donc, inutile de vous dire que pour cuisiner ce sublime chou-fleur violet, j’ai lu en travers la recette de Gagnaire, me suit exclamée ‘OOOOOOOOO, magnifique’, et j’ai juste retenu que le chou-fleur, c’était bon avec les oeufs.

D’où la dérive immédiate en : « Å’uf Mollet BricolBoy cuisiné, chou-fleur violet croquant, crèmette acidulée »

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Une base toute simple : du chou-fleur juste poché, des oeufs mollets préparés par MrBicol’, toute la subtilité était dans la sauce, dont la recette conclu ce billet -j’imagine que je peux vous faire grâce des temps de cuisson du chou-fleur et de l’oeuf, Ginette Mathiot est là pour ça.


Premier
constat : quand il cuit, le chou-fleur violet sent encore plus fort que le chou-fleur classicos. Pensez à le faire cuire dans 2 eaux, ça amortit le choc.
Deuxième constat : quand il cuit, le chou-fleur violet teinte son eau de cuisson en bleu marine. Absolument fascinant. Pensez à ne pas le faire trop cuire pour éviter qu’il ne perde son principal intérêt artistique.
Troisième constat : quand on le mange, le chou-fleur violet graffiti (son nom exact) est un peu plus parfumé que son collègue blanc. On les imagine tout de suite en train de chanter ensemble dans l’assiette « Ebony and Ivory… live together in perfect harmony… » (NB : vous vous souvenez du clip avec un clavier géant de piano derrière ? Absolument monstrueux !!!)

Quatrième constat : je suis une grue, j’avais une recette parfaite pour le Blog Appétit n°6, à savoir « Chou et volaille », et je viens de gâcher cette recette, moi qui ne suis pas une immense fan de chou. Zut zut zut.

Dernier constat : c’est vrai, les oeufs vont finalement bien avec le chou-fleur, ça m’aurait presque réconcilié avec.


Quant à la sauce, j’avoue que coriandre et verveine étaient présents dans la recette de Gagnaire, et ça tombe bien, j’en avais sous la main (la verveine fraîche se conserve excellement bien au congélateur, d’ailleurs). La bouteille de verjus avait été ramené d’un week-end en Dordogne et son parfum relève très bien l’acidité de la crème et le citronné de la verveine. Enfin, le chou-fleur râpé donne ici une touche rose fuschia à la sauce complètement flashy, parfaitement en camaieu avec le violet-indigo du chou cuit, tout en lui donnant du piquant.




Sauce crémette aux herbes pour le chou-fleur
10 cl de crème épaisse,
2 petits bouquets du dit chou-fleur cru,

2 cuillères à soupe de verjus du Périgord

10 brins de coriandre

10 brins de verveine

Sel, poivre, piment d’Espelette


Râper les bouquets de chou-fleur. Ciseler les herbes.
Dans un bol, mélanger la crème, le verjus, les herbes, saler, poivrer, espeletter légèrement.
Napper sans attendre chou -fleur et oeuf tièdes.
Laisser Bricol’Boy prendre la photo.

<Prochain épisode : on continue dans les légumes violets avec le chou-rave et le radis… Ah non, prochain épisode : émotion champignon, avec une guest star sur ce blog>

 

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Carottes technicolor

Mercredi 14 décembre 2005

J’ai eu le coup de foudre pour les
carottes de Joël. Il y en a pour tous les goûts : des blanches à col
vert, des jaunes pâles, et des extraordinaires violettes.

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Malheureusement dans le bouquin, ils ne parlent que des célèbres
carottes crayon, l’interprétation qu’en fait Pascal Barbot de l’Astrance m’en semble tout bonnement bonne à manger la feuille du bouquin :
« Jeunes carottes crayon, carotène et coulis carrot-cake ».
Petite note pour Bricol’Boy : pour mes 31 ans, je veux absolument aller manger chez Barbot !!!!

Examinons les bêtes après récolte à la maison :

pict0867Les blanches, taillées au rasoir à légumes, sont presque translucides, très sucrées et croquante, avec une saveur discrète.
Les jaunes boxent dans la même catégorie, un peu plus goûtues quand même. Et un ch’tit goût de beurre.
Les violettes, coupées en rondelles, révèlent un coeur orange. Elles ont un effet tie and dye absolument superbe. Et ont le goût le plus marqué !
Le bonheur : elles restent violettes en pourtour à la cuisson !!!!

 

Quelques idées en vrac, j’irai en racheter pour tout tester :
Facile d’imaginer la salade de carottes râpées psychédéliques qu’il en ressortirait. Mais trop simple.
Je m’en garde une violette, pour faire avec une vitelotte, et une vinaigrette à la tapenade… une belle salade violette…

Pour un dîner du vendredi, toujours à base de pâtes et d’italianeries, voici ce que j’avais concocté.

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Ah, vous comprenez mieux pourquoi de temps
à autre j’arrête de mettre des photos ? Vu de là, ça n’a pas l’air top.
Les carottes violettes ont pris le pas sur l’ensemble et elles ont
"déteint" sur l’ensemble. Mais à la dégustation, il faut en convenir,
ces carottes-là étaient très parfumées
, avec ce petit goût de racine
sucrée que parfois elles oublient d’avoir, facilement trop fades.

Bilan : oui, ça vaut le coup de traverser Paris pour une botte de carottes !


Gnocchi & carottes technicolor aux épices, gratinées au taleggio
Pour 3 donzelles et 2 garçons patients, en écoutant Robbie Williams… et en médisant….
600 g de gnocchi di patate
600 g de carottes de toutes les couleurs
250 g de taleggio bien crémeux
1 échalote
10 cl de bouillon de légume (perso, Herbamare en pâte, dans les magasins bios)
1 cuillère à soupe de graines de cumin
Gomasio noir
1 cuillère à café de curcuma
Huile d’olive

Eplucher carottes et échalote, couper en dés. Les faire revenir dans
un fond d’huile d’olive, ajouter le bouillon, couvrir et laisser
mijoter 15 mn. Hors du feu, assaisonnez de curcuma et de gomasio noir
(à défaut, de graines de sésame simples), poivrez.
Découper le taleggio en tranches.
Faire pocher les gnocchi 2 mn dans l’eau bouillante salée, ils ne doivent pas être tout à fait cuits.
Les mélanger à la fondue de carottes, directement dans le plat à gratin.
Ajouter alors la moitié du taleggio, mélanger : le mélange commence à filer.
Répartir le fromage restant sur le dessus…
Faire dorer 5 mn sous le grill de votre four.
Penser qu’il y en a trop dans le plat pour 4, et constater à la fin du repas qu’il  n’en reste pas…

<Prochain épisode : ce qui est arrivé au chou-fleur violet Graffiti>

Retour du marché de l’Alma

Vendredi 9 décembre 2005

Suite de l’épisode précédent…

Grâce à une jeune, belle, intelligente mais fatiguée blogueuse, nous étions sous la neige sur le Parvis du Trocadéro il y a quelques semaines. Direction le Palais de Tokyo pour le brunch (ce qu’on y a mangé était correct mais ne mérite pas un billet, vlan pour le Tokyo Eat, qui a quand même pour mérite d’être assez spacieux pour ranger 5 poussettes Stokke).
Je n’ai pas pu résister, plantant là homme et fils, sac à langer vide à la main : l’appel du stand de Joël a été le plus fort.

Et là , j’ai été gentillement accueilli d’un : « Mais ça fait longtemps qu’on vous a plus vu vous ??? » Ben oui, 3 ans … Mais ça fait chaud au cÅ“ur. Et rien n’a changé : tout était aussi beau et bon. Et peu cher.

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Le sac à langer s’est transformé en sac de légumes (très pratique d’ailleurs) et mon butin a été composé à 80% de légumes violets. Ca tombe bien, c’est ma couleur préférée !!!

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Sur la photo, en rang d’oignon -ah ah ah-, vous reconnaîtrez :
des carottes violettes,blanches et jaunes, de la chicorée à feuilles longues, un chou-fleur violet graffiti, un chou-rave Azur Star, bien sûr les simples patates vitelottes, des radis qui font forcément penser à des seins… Sans oublier des racines de persil
tubéreux (non photographiés).

Aussi, voici ce que je vous propose : je n’ai pas participé au livre sur les légumes de Joël, pôvre petite blogueuse de rien du tout que je suis. Mais j’en ai cuisiné toute la semaine.
Alors, en épisodes, vous allez découvrir tout ce que nous avons dégusté pour rendre hommage à ces légumes extraordinaires !

<Prochain épisode : les carottes technicolor>