Archives deCarnivore

21 août 2011

Balkanik barbecue

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CevapcicisSaucisses non embossées (sans peau quoi pour les noncharcutiersdansletexte) ou boulettes qui auraient mal tournées, là est la question des cevapcicis – suivi du débat : serbe ou croate ?

 

Ne partez pas tout de suite : ce truc imprononçable cache un grand bonheur de barbecue et était un grand souvenir de vacances enfantines en Slovénie que je me suis amusée à reproduire pendant les vacances. Prononcez chévapichis, (oui, un peu comme si vous aviez la bouche pleine) et surtout, goûtez-les fissa, tant qu’il fait assez beau pour allumer les barbeucs et chauffer les planchas. Certes, le cevap demande de maîtriser l’art du feu, mais sous la main ce soir-là, c’était une plancha : que les rôtisseurs et Saint Laurent me pardonnent.

NaansPuisque c’était relâche, j’ai mis de côté mon perfectionnisme de sourcing culinaire. Et au lieu de servir les vrais pains plats au cumin qui vont bien (les moelleux lepinja que j’ai promis de faire très vite), parce que ma soeur avait envie d’en faire, et qu’après tout, la fusion food, c’est pas fait pour les chiens, on a fait des naans, les meilleurs jamais testés. Bon, comme il faisait caniculaire, ils ont levé ultra-vite, et un peu trop (ah ben oui, le temps que l’on revienne de la plage…) d’où leurs formes alambiquées. Mais les cuire sur une plancha légèrement huilée était une idée de génie (rien que ça), et ça allait trop bien avec les cevaps’ ! En plus, le temps de faire cuire les naans, vous pouvez allez rouler quelques cevaps. Ou boire un pastis. Dans tous les cas, ça les fait cuire divinement.

Et puisque je n’étais pas à une entorse près à la recette balkanique traditionnelle (visiblement, il est temps que je rentre), j’ai bricolé une tartinade au poivron bien aillée, à la croate on dira (un vague air avec l’ajvar mais qui n’en est pas). Naans-cevap’-poivronade : on avait un kébab balkanique à réveiller les bons souvenirs.

En revanche, pour le fromage de peau de lait, le kajmak, y’en avait pas sous la main. Bizarrement personne n’en a réclamé.
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15 mar 2011

Axoa barbare pour angoisse alimentaire carabinée

16 commentaires Carnivore

Pas envie de blanquette. Du sauté de veau au frigo. Marre de me disputer avec mon boucher qui estime ne pas avoir à se justifier sur l’origine des viandes, en trouver un vrai. Ecoeurée par les étiquettes des supermarchés. Penser à manger moins de viande, mais de la meilleure. Devenir végétarien ? Flexitarien, peut être, car dans mon métier, il faut savoir manger de tout (même des betteraves).  Trop lire, trop travailler, trop se documenter, mal au coeur, mal à la planète.

Se dire qu’il faudrait se pencher sérieusement sur des recettes au criquet. Refuser les moindres recettes contenant des espèces menacées (et dieu sait que j’ai aimé manger du cabillaud). Penser à un « Je me souviens » alimentaire. Le poisson ? Trop de mercure, tout est menacé, à part la sardine en boîte, et encore, si elle est sans BPA (la boîte)… et le saumon, mieux vaut ne pas en parler.
Déprimer est facile par ces temps moroses et inquiétants pour la planète, où l’on se demande quoi consommer sans aider à faire un trou dans la couche d’ozone (d’ailleurs, les topinambours, si en vogue .. mais je m’égare).

Je me demande pourquoi l’on ne retrouve aucun cuisinier engagé sur les listes écologistes ? Repenser les recettes de cuisine. Plus de légumes, de céréales, moins de viande. Inverser les proportions beaucoup de carottes pour peu de boeuf, des lentilles et un peu de porc salé pour parfumer. Penser que le quinoa vient de très (trop) loin, alors que le petit épeautre est provençal. Tout comme le riz rouge. Marcher sur la ligne bio-locale rend chaque achat compliqué. Chaque repas un acte militant. Au secours !

Alors prise de vertige devant mon frigo, disant que cela ne pouvait plus durer, j’ai fermé les yeux et ouvert les placards où avec joie je retrouvai une boîte de pimentio del piquillo. Mon repas était sauvé, mais ma conscience toujours aussi douteuse.

Axoa express de veauAXOA EXPRESS
Pour 4 personnes
600 g d’épaule de veau bio ou Label Rouge
1 oignon doux des Cévennes
2 gousses d’ail
1 petite boîte de pimiento del piquillo
10 cl d’eau ou de vin blanc
1 feuille de laurier
2 pincées de piment d’Espelette ou de pimenton espagnol fumé
1 cuillère à soupe d’huile d’olive

Couper le veau en cube. Emincer l’oignon. Egoutter les pimenton, les émincer en lanières.
Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte en fonte, y faire revenir la viande. Lorsqu’elle est dorée, la retirer, et ajouter l’oignon, le faire blondir. Ajouter alors le veau, l’ail en chemise, les pimenton, le laurier et le vin blanc.
Mener à ébullition et baisser ensuite le feu au minimum. Faire cuire en remuant fréquemment pendant 1h à 1h15 : la viande va confire, les légumes se déliter et former tout autour une délicieuse gangue poivronnée.
Servir avec des tagliatelle complètes, de l’épeautre, ce que bon vous semble…

18 jan 2009

Le poulet teriyaki détox de Gwyneth – si les actrices deviennent des blogueuses culinaires, où allons-nous ?

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Je suis une poulette (pas la sauce, la version soft de pétasse), je lis des trucs de fille. Vraiment. J’ai opté pour le blog de cuisine mais on me conseille régulièrement d’aller plutôt écrire des blogs de fille – compliment pour certaines, insulte pour d’autres.
Mais je n’ai pas l’étoffe pour tester la tenue (en cuisine) d’un rouge à lèvres pendant 8h d’affilée (chrono en main, j’imagine le test : peut-être la thermo sonde peut-elle ausi servir à ça ?), puisque le mascara est interdit dans les cuisines professionnelles.

Même que je me suis abonnée à la newsletter de Gwyneth Paltrow -tout ça à cause de cet article de ELLE- par pure curiosité. Et découvert qu’en plus de tout, la Gwyneth a vraiment l’air de savoir cuisiner. Alors où allons-nous si même les stars hollywoodiennes se prennent pour des blogueuses culinaires ? J’en ai hâtivement déduit qu’en fait, elles…

1- nous envient secrètement (nos obsessions nocturnes, nos quêtes de produits improbables, nos lunettes enfarinées, nos discrets kilos liés à nos tests dévoués),

2- ont bien compris que l’industrie cinématographique, avec une grève planant pour 2009, n’était finalement pas si secure que ça, et qu’il fallait bien penser à se diversifier, voire se trouver une nouvelle carrière, les GoogleAds représentant alors de quoi payer leur manucure,

3- étaient déjà très au fait des risques liées aux mauvaises conserves qui ravagent actuellement les visages de leurs soeurs de tapis rouge, figées par le Botox. Iront-elles jusqu’à faire des tests en direct from les boîtes de petits pois dangereusement gonflées pour en déterminer la teneur en toxine botulique (avec en sus une recette d’extraction à la cocotte-minute pour application cutanée immédiate) ?

4- avaient certainement des foodstylist pour faire leurs courses, comme des stylistes tout court pour les habiller. Ca doit être sacrément pratique, parce qu’il faut l’avouer : on passe souvent plus de temps à faire les courses et la vaisselle que sur son blog. Et c’est prouvé, ça ruine la manucure (cf 2).

Néanmoins en recevant la newsletter spécial détox, j’ai ricané. Limite les graines germées c’est trop funky . Heureusement elle nous y déconseille la Master Cleanser (sorte de jeûne ne consistant qu’à boire un mélange de jus de citron, poivre de Cayenne et sirop d’érable, bon appétit) qu’elle a subi l’année dernière (grande givrée va !) et livre quelques recettes, dont un « teryiaki detox » qui me fit de l’oeil (clair et fringuant, il va sans dire, après  ces litres de thé vert).

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03 déc 2008

Le rose aux joues (de boeuf) confites à la fève tonka- Le cuisinier et le parfumeur, acte 2

19 commentaires Carnivore

Chose promise, recette dûe.

Le pouvoir d’achat en berne est bien là, mes bons messieurs. A force d’écrire partout que c’était chic&cheap de mijoter les bas morceaux, ces bas morceaux deviennent de plus en plus rares. J’ai dû faire 4 bouchers avant d’en trouver un qui ait encore de la joue de boeuf un samedi midi (j’ai pourtant fait les 9ème, 10ème et 12ème arrondissements !) car tous avaient été « dévalisés ». Et ce samedi je me suis fait rafler toutes les queues de boeuf sous le nez chez mon boucher, à mon grand énervement. En mesure de rétorsion je suis donc allée embêter le poissonnier.

La fève tonka, qui restera pour les historiens (je n’ose écrire archéologues) de l’art culinaire soooo 2007- 2008, a retrouvé à mes yeux (myopes) un peu de son lustre après la dégustation d’une divine joue de boeuf à la fève tonka chez Caïus.

Joue de boeuf à la fève tonka

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17 sept 2008

Coucou, fait le coucou de Rennes (mijoté à l’abricot et au romarin)

15 commentaires Carnivore, Produits

Mon volailler s’appelle Marcel* -yes, comme Proust, trop classe -voilà pour l’étalage de ma vie privée.
En passant devant lui samedi dernier, alors que mon magnifique caddy était déjà plein à ras bord (vous savez, le caddy offert en même temps que le sac de mes rêves, histoire de compenser), je tombai en pâmoison devant l’étiquette posée sur une bien jolie poulette : Coucou de Rennes, qu’elle disait.

Fichtre ! Si ma mémoire ne me joue pas de tour, j’ai lu il y a bien longtemps quelque chose dans un bon vieux Régal qui disait que ce poulet était un sacré bon poulet, dûment estampillé Slow Food.

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25 mai 2008

Une limonade cochonne -ma botte secrète pour le porc au caramel

15 commentaires Carnivore

Je vous y surprend, à vous faire avoir par des titres affrominablement racoleurs. Mon AdSense ne me rapportant pas encore de quoi m’acheter une Wii (Fit bien sûr) je me vois contrainte d’utiliser les grands moyens pour parvenir à mes fins. Ben quoi, le maillot approche !

C’est peut-être le rappel souterrain de la Pink Lorina et une association d’idées foireuses avec le Pink Paradise qui vous a emmené jusqu’ici, que sais-je. Bande de (petits) cochons, vous allez être à la fête : vous allez vous faire découper et sauter… au wok.

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23 avr 2008

Filet mignon au sirop d’érable – recette jolie pour cousine adorable

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Nous savions depuis toujours que du côté de mon père, une branche de la famille s’était établie au Canada. Les bonheurs de la généalogie et d’Internet ont fait le reste, nous voici désormais heureux d’avoir des cousins outre-Atlantique.

Ma toute nouvelle cousine est venue nous saluer récemment, portant dans ses bagages une grosse boîte d’un délicieux sirop d’érable, le meilleur que j’ai jamais goûté. Bon sang ne saurait mentir : elle est accro aux fromages au lait cru :-)

A cousine adorable, recette choupinette : le filet mignon s’imposait ! Son fan-club est nombreux et j’en fait partie depuis longtemps . Ici, le Canada rencontre un peu le Japon, au hasard de mes placards : je vous recommande de le servir avec les épinards au sésame, le mélange est savoureux !

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18 mar 2008

Boeuf mariné au piment doux et chocolat épicé, ou comment finir une bouteille de vin (1/2)

4 commentaires Carnivore

Vous aimez les plats mijotés ? Vous aimez le vin ? Vous aimez les plats qui commencent de traviole et se rétablissent à la dernière minute ? Vous n’avez peur de rien, pas même d’une paire de moustaches ?

Au village sans concession

J’ai mauvaise réputation

Y’a souvent des bouteilles qui traînent

Tout au fond de ma kitchen

Je ne fais pourtant de tort à personne

En n’achevant pas les bonbonnes

Mais les fonds d’bouteille aiment bien

Accommoder plein d’petits riens

Parce qu’on a beau dire, même avec ces instruments géniaux qui permettent de faire le vide d’air dans vos bouteilles, c’est parfois pas gégenne. Oh j’entends les commentaires : « tas qu’à nous inviter un peu à boire des coups au lieu de te plaindre d’avoir des restes ». Certes, mais il reste un autre cas où il vaut mieux cuire le vin : bizarrement, au hasard des cadeaux, fêtes, pots and co, échoue dans le placard à vin (oui, j’ai un placard à vin, au-dessus du placard à chaussures d’ailleurs, l’agent immobilier n’a pas compris pourquoi on était en liesse à leur découverte, de la sorte chacun gère son stock) une bouteille de vin honnie. Genre, un Loupiac. Ca doit être très bon ça quand on aime, mais merci, je passe mon tour.

Tout se corse quand vous décidez sur le coup de 23h de bricoler un bon petit bourguignon. Et qu’il s’avère qu’il n’y a plus le vin rouge qui va bien. Qu’à cela ne tienne, on tente le triple salto arrière : le boeuf bourguignon plus bourguignon du tout, mariné au vin blanc doux. Va falloir relever tout ça bichette, et hop, un piment doux dont la couleur m’avait fait craquer -je suppose qu’on verra bientôt une couleur Capsicuum chez American Apparel. J’ai dû me battre férocement pour le mettre dans le casserole :

dragon-poivron.jpg

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05 fév 2008

Mon premier ris de veau – gloire aux produits tripiers

19 commentaires Carnivore

Ca faisait bien longtemps que je ne m’étais pas lancé un défi à la con. Il y a fort longtemps, je me suis retrouvée aux prises avec une queue de boeuf, dans le genre viande rigolote, et je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin.

Heureusement, sur l’étal de Jean-Paul, mon boucher -que je baptise ainsi pour préserver son anonymat- après avoir trouvé de l’araignée, de l’onglet de veau et autre pièces exotiques signe des bons bouchers, je tombais en admiration devant un magnifique ris de veau. Rien que ça. En fait, un plateau de ris de veau, mais à 37 euros le kilo, on va s’en tenir à un, quand même, baisse du pouvoir d’achat oblige.

Le ris de veau, je l’ai découvert il y a fort longtemps, au détour d’une bouchée à la reine. Fondant, moelleux, léger en goût, j’ai cru au départ que c’était un morceau de quenelle (pardonnez-moi manque d’expertise, après tout je devais avoir moins d’une dizaine d’années). Marquée par ce souvenir, il m’est régulièrement arrivé d’en commander au restaurant, appréciant au passage le drôle d’effet produit sur votre commensal de vous voir manger une glande avec délectation. Thymus, quand tu nous tiens…

En effet, crue, la chose n’est que modérément engageante :

ris de veau cru

Au toucher, impossible de ne pas penser à une consistance de prothèse mammaire en silicone. Surtout si le ris sort du frigo.

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24 mai 2007

Pâte de curry complètement à l’ouest (un vent breton dans ma cuisine, part 2)

22 commentaires Carnivore, Epices, Produits

Après le salidou, la Gavotte et Plougastel, il était temps de s’attaquer à d’autres mythes du folklore breton culinaire.

Vous vous doutez bien que je ne me suis pas risquée au poisson, il y a des spécialistes pour cela. Ni à la galette : pas de tuile sous la main. Et encore moins au célèbre crachin, difficile à aromatiser. Les algues, j’en ai assez mangé pour un article sorti en février. Il faut souffrir parfois.

J’ai fait un sort à un produit total typique : le curry. Si si si, Vishnou se cache en Bretagne.

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