Saucisses non embossées (sans peau quoi pour les noncharcutiersdansletexte) ou boulettes qui auraient mal tournées, là est la question des cevapcicis – suivi du débat : serbe ou croate ?
Ne partez pas tout de suite : ce truc imprononçable cache un grand bonheur de barbecue et était un grand souvenir de vacances enfantines en Slovénie que je me suis amusée à reproduire pendant les vacances. Prononcez chévapichis, (oui, un peu comme si vous aviez la bouche pleine) et surtout, goûtez-les fissa, tant qu’il fait assez beau pour allumer les barbeucs et chauffer les planchas. Certes, le cevap demande de maîtriser l’art du feu, mais sous la main ce soir-là, c’était une plancha : que les rôtisseurs et Saint Laurent me pardonnent.
Puisque c’était relâche, j’ai mis de côté mon perfectionnisme de sourcing culinaire. Et au lieu de servir les vrais pains plats au cumin qui vont bien (les moelleux lepinja que j’ai promis de faire très vite), parce que ma soeur avait envie d’en faire, et qu’après tout, la fusion food, c’est pas fait pour les chiens, on a fait des naans, les meilleurs jamais testés. Bon, comme il faisait caniculaire, ils ont levé ultra-vite, et un peu trop (ah ben oui, le temps que l’on revienne de la plage…) d’où leurs formes alambiquées. Mais les cuire sur une plancha légèrement huilée était une idée de génie (rien que ça), et ça allait trop bien avec les cevaps’ ! En plus, le temps de faire cuire les naans, vous pouvez allez rouler quelques cevaps. Ou boire un pastis. Dans tous les cas, ça les fait cuire divinement.
Et puisque je n’étais pas à une entorse près à la recette balkanique traditionnelle (visiblement, il est temps que je rentre), j’ai bricolé une tartinade au poivron bien aillée, à la croate on dira (un vague air avec l’ajvar mais qui n’en est pas). Naans-cevap’-poivronade : on avait un kébab balkanique à réveiller les bons souvenirs.
En revanche, pour le fromage de peau de lait, le kajmak, y’en avait pas sous la main. Bizarrement personne n’en a réclamé.
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Ce qu’ils en disent