Archives deBonnes adresses

08 déc 2008

Trois excellents taramas qui n’ont rien à voir avec ce que l’on pense être le tarama, et blinis en prime

13 commentaires Bonnes adresses, Poissons

Longtemps, je n’ai pas aimé le tarama. Je m’entends : comment pouvait-on trouver bon un truc qui avait l’air si plein de colorants pour avoir cette couleur rose fluo ? Au pire, on y risquait d’y trouver même du jus de betterave. Et cette sensation huileuse en bouche, pouah ! Une mauvaise expérience au cours d’une sauterie khâgneuse (vestige des convenances sociales, il y avait régulièrement des canapés dans ces soirées) m’en avait dégoûtée à vie. Pas de quoi me lancer dans une recette maison, vu que je n’aimais pas ça : tarama, taratata.

Et puis, contingences professionnelles oblige, j’ai dû en goûter. Ca m’arrive de plus en plus, en visitant un lieu (en général sans décliner l’objet de ma visite), en discutant avec les gens, que l’on me tende avec un grand sourire un morceau de quelque chose en me disant « Goûtez ! ». Là, il faut toujours se souvenir de Jacques Chirac au Salon de l’Agriculture, capable de goûter avec le sourire 25 fromages puants, 12 charcuteries salées et autres délices de nos régions tout en gardant le sourire Ultra Bright. Donc, quand on vous tend quelque chose que vous n’aimez pas, hors de question de refuser. Vous êtes là pour bosser et donc, au boulot pour les lecteurs, qui n’ont pas les mêmes goûts que vous (dieu merci, car beaucoup de gens n’aiment pas le beurre de cacahuètes par exemple, ou les coquillettes au lait).
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31 oct 2008

Une addiction gourmande, de quoi en avoir ras la praluline !

17 commentaires Bonnes adresses, Gâteaux & co, Produits

Je m’étais cassée les dents en allant trop tôt guetter l’ouverture de la boutique de Pralus (et j’avais dû me rabattre, ô joie, sur Pain de Sucre située quelques mètres plus bas sur le trottoir d’en face). Des camarades gourmands et des amies très gourmandes (c’est-à-dire juste autant que moi) m’avaient fait saliver, et l’adorable Laurence de chez Chocolatitudes -rencontrée pour préparer cet article- me l’avaient soufflé : « Si tu aimes le praliné, goûte la barre infernale de chez Pralus« .

Et pour fêter le week-end, la fin d’une semaine plus que chargée, je m’y suis enfin rendue. Et j’ai amèrement regretté d’y être allé. Amèrement est le mot qui s’impose devant tant d’exquises douceurs démoniaques. Parce que maintenant, me voilà accro.

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26 sept 2008

Baba pour un baba au rhum (le meilleur de Paris)

21 commentaires Bonnes adresses

J’ai cru longtemps que je n’aimais pas le baba au rhum. Jusqu’au jour où il fallut que j’en réalise un, puisque c’est le gâteau préféré d’une de mes belles-soeurs. Bien forcée de goûter à table devant 10 personnes le gâteau en question… et de découvrir qu’en fait vous l’aimez beaucoup. Que le baba maison n’a pas toujours à voir avec les babas parfois insipides que l’on trouve dans trop de boulangeries. Il doit être moelleux, et non pour autant détrempé (une adorable légende culinaire fait remonter son invention à ce bon vieux roi Stanislas, Stan pour les intimes, qui aurait trempoté un koughloff bien rassis dans du vin, bricolant de la sorte le premier baba, comme si avoir la paternité des madeleines ne lui suffisait pas, à ce glouton).

Bref ! Depuis un an, des babas, j’en ai goûté, fait pas mal -un moule à mini-koughlopf rose pâle de chez Monop’,soldé 1 misérable petit euro, s’est avéré un investissement de génie-,  mais pour le moment, mon top n°1 baba au rhum est celui de la pâtisserie Pain de Sucre.

Baba au rhum

Certes, il a l’air d’un techno-baba, avec sa poire en plastoc remplie de sirop rhumé vanillé à souhait. Mais l’injection à la dernière minute d’une petite dose revigorante de sirop lui évite de sombrer dans la brioche trempée (défaut trop fréquent du baba malmené).

Un baba sans trou est-il pour autant un baba ? Bonne question, puisque ce gâteau a été nommé Baobab, et non baba, par Didier Mathray et Nathalie Robert, ex-chefs pâtissiers de Pierre Gagnaire. Le baba, c’est comme l’éternel duel doughnut-beignet : qu’importe le trou pourvu qu’on ait la crème (ceux qui rigolent bêtement au fond de la classe sont priés de sortir, merci). Ici, une délicieuse mousseline (crème fouettée et crème pâtissière délicatement mêlées) se cache sous le dôme de baba. Ses petits grains noirs, sa délicatesse en sucre et son fondant m’ont achevé. Sous ces airs modernes se cache un baba ultra-classique, poussé à la perfection : le rhum rhumerote à fond, la vanille vanilline à toutes manettes, et la pâte briochée briochète dans le sucré.

Si vous passez la porte de cette boutique-écrin, profitez-en pour prendre aussi des guimauves : énormes cubes de « bonbons-mousse » comme les appelle Virgile, elles sont particulièrement moelleuses et douillettes. La fruit de la passion est terrible, quand à celle à la vanille et à l’huile d’olive, je ne vous en parle même pas. Mordre dedans m’a à la seconde fait penser à l’oreiller en guimauve de Willy Wonka : un authentique rêve de gourmand.

Boulangerie-Pâtisserie Pain de Sucre
14 rue Rambuteau, 75003 Paris
Tél : 01 45 74 68 92
Métro Rambuteau
Fermé le mardi et le mercredi.

28 avr 2008

Le crémet nantais et autres histoires de beurre

18 commentaires Bonnes adresses, Lactivore, Produits

Quand vous avez des amies gourmandes, vous avez un sujet de conversation tout trouvé. Au hasard d’une conversation, Cathy m’informa que enfer et damnation, ce n’était plus Maître Bordier qui fournissait en beurre Olivier Roellinger.

Elle se mit alors à me parler d’un délicieux crémier nantais… et me revint en mémoire l’allusion d’une autre gourmande en décembre dernier, qui avait parlé ‘du beurre de Pascal’ avec des étincelles dans les yeux.

J’avais noté le nom dans un coin de ma tête, Pascal Beillevaire, et je ne m’attendais pas à le voir surgir devant moi trois jours après, à la sortie du métro Jourdain, en plein joli XXème arrondissement.

Dans la boutique, je ne savais où donner de la tête : splendides fromages, mais également yaourts maison, faisselles, beurres divers… Une festival de produits laitiers. Je fus raisonnable et n’emportait que deux merveilles à la maison -heureusement le printemps n’était pas encore arrivé, rien ne fondit dans le Tétris du métro.

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16 fév 2007

United Colors of Quenelles !

32 commentaires Bonnes adresses, Produits

Horreur. Malheur. Parisianisme.

J’ai dû traverser la Seine pour des besoins professionnels. Pour la bonne cause, même, le café et le champagne sont bons au Sénat. J’avais heureusement ciré mes chaussures. C’est fou ce qu’on a besoin de se remettre après avoir rencontré des cuisiniers qui connaissent par coeur le PH10 et se font faire leurs moules sur mesure. Ca calme.

Perdue à Saint-Germain-des-Prés (quartier que j’abhorre, je m’y sens toujours trop grosse, moche et pauvre par rapport à toutes les jeunes femmes que je croise, l’impression d’être une extra-terrestre sur cette rive tellement chic et intello…), j’ai donc dû me remettre en passant vite fait chez Pierre Hermé déguster quelques macarons (me faisant griller dans la file par Gilbert Melki qui a demandé « vite, une tarte au citron, pas la peine de l’emballer« , c’est un acteur que j’aime bien et je vois donc qu’il a bon goût). Passer chez Pierre Hermé, c’est un peu se dire que l’on va faire de la veille technologique pour notre douce Miss Macaron, un prétexte pour comparer (honnêtement, je dirais : match nul ! comment ça, je me la pète ?). De quoi dire « oui, encore quelques uns » à la charmante vendeuse pousse-au-crime qui vous suggère de finir de remplir votre boîte, pour éviter aux macarons de se briser en se baladant dans une boîte trop vide. C’est bien de savoir que les macarons Hermé ne prennent pas tous la voiture avec chauffeur, mais bien plus souvent le métro. Ca c’est du marketing.

Quitte à être en excursion sur l’autre rive, autant faire le total food-shopping, je me suis donc dirigée au Marché Mabillon à la recherche de la boutique de quenelles Giraudet dont j’avais entendu parler.

Déjà, quand on voit la boîte, on a l’impression d’être passé chez Chanel, mais en beaucoup moins cher, et qui se mange (sorry Karl).

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Le paradis de la quenelle, et surtout : le paradis de la céréale. Si si si. Volaille, brochet : on connaît. Mais des quenelles de sarrazin, de seigle, de châtaigne, de maïs (et j’en oublie), moulées à la cuillère ?

En plus, il y a même des quenelles bios, j’ai pensé à vous les filles.

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Celles au seigle (au fond du plan) ont remporté tous nos suffrages, rendant hommage au goût riche et terreux de cette céréale -j’adore le goût du seigle, une obsession en ce moment (et je ne suis pas la seule en ce moment).

La châtaigne (au premier plan) était plus pouf pouf, mais pas du tout sucrée.

Quant à la très chic et snob quenelle à l’encre de seiche, elle était absolument délicate, à condition de la faire cuire isolément sous peine de teinter votre sauce. Une grande dame, assurément. Une excellente base de canapé salé, pensais-je en pensant à Jacqueline qui a été torturée à coup de risotto à l’encre de seiche (mal manoeuvré, c’est en effet une catastrophe)

Après avoir tenté la cuisson à la casserole, la classique béchamel gratinée au four, la rigolote mini-morceaux gonflés à la poêle, j’ai tenté ce coup-ci la cuisson au cuit-vapeur électrique : pas mal du tout, mais le dégonflage est ultra-rapide, plus qu’au four je trouve.Seule une bonne croûte de gruyère râpé et un passage au four permet de maintenir solidement le couvercle des mini-zeppelins jusqu’à la table, application directe du principe dit « du chapeau » des soufflés.

Que les pralines ont du bol d’habiter dans le pays des quenelles !!!!


Boutique Giraudet
16 rue Mabillon
75006 Paris
Métro Mabillon / Odéon
Compter de 1.30 à 2.5 la quenelle
http://www.giraudet.frToutes leurs adresses en suivant ce lien…

18 sept 2006

Cuisine fraîch’attitude : apprenez à cuisiner les fruits et légumes frais comme un chef !

23 commentaires Cours de cuisine, Fraîch'attitude, Légumivore

AnnE vous l’avait laissé deviner en juillet, je peux maintenant le dévoiler : à partir du 3 octobre, Aprifel ouvre un cours de cuisine, où nous apprendrons à cuisiner les fruits et légumes frais.

Situé en plein centre de Paris, ce cours pas comme les autres fait la part belle à tous les profils… Démontrer que l’on peut cuisiner vite et bien ces produits simples, voilà notre but, pour que le manque de connaissance culinaire ne soit plus un frein à la consommation.
Et à un prix plus qu’accessible, et même démocratique : le cours est à 12 euros, 8 si vous avez moins de 26 ans… Pour une séance de 11h30 à 14h !

Le programme est éclectique, tous comme les intervenants : diététiciens, chefs, auteurs culinaires, et bien sûr, quelques blogueuses !

Par exemple en octobre, vous pourrez découvrir les parfums de cuisine avec Bruno Viala, chef plus que passionné du restaurant La Famille ; puis AnnE assurera brillament, j’en suis sûre, une leçon autour de l’Asie, tandis que Fred de Frais ! nous proposera un menu tout jaune, pour ne parler que des blogo-stars…

D’autres blogueuses seront appelées à intervenir dans les mois qui viennent… dont notre aimable Pascale, qui interviendra en novembre ! Et même, en 2007, la blogueuse qui a besoin d’un soutien tartinier en ce moment, la délicieuse Cléa; et certainement plein d’autres ! Je suis sûre que ces dames vous donneront plus d’informations en temps et en heure !

Les enfants ne sont pas oubliés, avec des ateliers spéciaux animés par Alba Pezone et par Martine Camillieri, ou des sushis pour les enfants comme Requia et moi nous avions montré.
Pour les enfants, c’est toujours le mercredi, de 11h30 à 13h, et pour 8 euros.

Et pleins d’autres ateliers à découvrir sur le programme joint !

Dépêchez-vous de réserver, les ateliers sont prévus pour 10 à 12 personnes… et n’oubliez pas de nous donner votre avis !

Télécharger le programme complet
Télécharger le bulletin d’inscription (à nous retourner par courrier ou sur place)


Cuisine fraîch’attitude
60 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris
http://www.cuisinefraichattitude.fr (encore en travaux, mais ne désespérez pas, ouverture dans la semaine, je suis dessus)
Infos : cuisinefa@interfel.com

29 jan 2006

Qu’est-ce que c’est ?

19 commentaires Bonnes adresses

Avant :

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Après dégustation (et moultes slurps) :

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A vous de jouer (mais qu’est-ce que c’est bon et rigolo à manger !)

27 jan 2006

Bonnes adresses marseillaises

5 commentaires Bonnes adresses

Les fêtes de fin d’année nous ont vu repartir sur les routes de France, heureusement en train, sous la neige. Quelques jours à Marseille et voici, si vous y faites un séjour, de quoi alimenter votre curiosité :

  • Calissons, nougats, canistrelli et autres confiseries délicieuses : une seule adresse (OK, ils ont deux magasins) : Dromel Ainé, au charme délicieusement désuet, aux vendeuses adorables et aux prix pratiquables. Tout Marseille s’y presse aussi pour les fruits confits. C’est un peu A la mère de Famille version marseillaise !
    Dromel Aîné – 19 avenue du Prado ou 6 rue de Rome – 13006
  • Produits italiens : La Casertane en présente une bien belle sélection. Madame Brad du Confit (ça en jette dit comme ça, on dirait un titre de noblesse !) en parle fort bien et en détail, et j’abonde en son sens. Précisons juste que c’est un restoépicerie.
    La Casertane – 71 rue Francis Davso – 13001
    Juste en face, vous trouverez un super magasin de chaussures, mais c’est malheureusement hors sujet, enfin bon ça vaut le coup de traverser, surtout que c’est les soldes…
  • Une délicieuse pâtisserie, la Pâtisserie Aixoise, toujours rue Francis Davso, un peu plus haut. Leur spécialité : la tarte au citron meringuée, vraiment fantastique, légèrement amère, à la meringue carrément mercotienne. Un de mes gâteaux préféré est la Duchesse : pâte sablée, crème pâtissière meringuée, mélangée de groseilles, brulée au chalumeau. En saison, essayez la pompe à l’huile, vraiment bonne et légère (ce qui n’est pas le qualificatif habituel pour ce dessert traditionnel, le plus souvent bourratif voire estouffe-belle-mère !)
    La Pâtisserie Aixoise
    – 45 rue Francis Davso – 13001
  • Le coup de coeur, une toute nouvelle boutique, Titres rue Sylvabelle, juste à côté de la Préfecture.

    titres

    Un concept store intelligent et bien fichu, une mine à cadeaux et d’excellents conseils de Marion, l’instigatrice du lieu. Dommage que je l’ai découverte après la saison des cadeaux, c’est une bonheur avec en plus un site super bien fait !
    Pour la petite histoire, ce fut d’abord un site de recommandation de livres avant de devenir un lieu ouvert et métissé, avec des livres et des objets drôles, beaux et intelligents. Marion a aussi un blog où je vous incite à farfouiller pour vous tenir au courant de l’actualité littéraire.

    J’avoue y avoir passé pas mal de temps, Virgile a beaucoup aimé le lieu : il s’y est instantanément endormi (et Dieu sait que s’endormir, ce n’est pas son fort).

    Titres - 24 rue Sylvabelle – 13006

21 nov 2005

La meilleure mozzarella de Paris -quoique, la burrata est aussi fantastique !

9 commentaires Bonnes adresses, Produits

 

Je devrais garder l’adresse pour moi. En fait, je la garde précieusement depuis 3 ans. Elle m’a sauvé des dizaines de fois : buffets italiens, pâtes fraîches, délicieuses charcuteries… ou envie folle de parler italien avec la sympathique jeune fille aux yeux verts qui la tient.

Je l’aime tellement, cette boutique italienne magique, que mon nouveau boulot se trouve juste à côté et que maintenant, je suis « forcée » de passer devant 4 fois par jour : 4 fois tentée d’y aller. Je me retiens, je n’y vais qu’une fois par semaine.

Bon, j’arrête de vous faire lanterner et je vous raconte…

Cette « cooperativa » a plusieurs boutiques dans Paris et a réellement la top of the top des mozzarella di buffala. Livrée le mardi et le samedi, en direct du Latium, son accent est inoubliable.
Elle est énorme, avec une croute plus dense, sous laquelle se cache un velours blanc bien crémeux et soigneusement filé.

Dans cette boutique des merveilles, quelques raretés aussi : tout, absolument tout, vient direct d’un petit bled à 60 km au Sud de Rome, par camion 2 fois par semaine.
De la très bonne huile d’olive bio à prix raisonnable, des mélanges de légumes secs à cuire vite fait à la cocotte-minute, et aussi un renversant pesto di salvia qui vous réveille parfaitement des escalopes ou de simples courgettes sautées. J’ai un pot pas encore ouvert qui me fait de l’oeil dans le placard, qui attend que Virgile soit sevré pour que je puisse en manger : la sauge, tout comme la menthe, ayant pour propriété de tarir la
lactation. Si ça continue, je pourrais écrire un gros billet sur ce qu’il faut manger ou non quand on allaite. il y a vraiment de quoi dire !

Pour les fromages, là encore, des raretés d’une fraîcheur incroyable : rotella (mozza roulée avec de la roquette et du jambon, délicieux comme plat principal avec une salade) et surtout, surtout, la démoniaque burrata, inventée par un vicieux du produit laitier.
Imaginez : vous coupez votre boule de mozza sur votre belle planche à
découper, et elle ruisselle de crème fraîche!!!!!! Non non, pas du petit-lait, de la crème, vous avez bien lu : c’est de la mozza tartinée de crème, puis roulée et « refermée » à l’identique.

Un peu le Brillat-Savarin de la mozza, niveau matières grasses, mais complètement slurpissime, la dernière boule a fini sur un beau lit de roquette, tomates confites, olives, vinaigre balsamique blanc (j’insiste). On a pas pris de dessert, je vous rassure.

Enfin, on y déniche aussi de bonnes pâtes fraîches, des gnocchetti di patate très tendres, des orrechiette fraîches à déguster avec des brocolis et des amandes, et des merveilleuses troffie : promis, la semaine prochaine, je vous livre une recette pour les accomoder, ces jolies pâtes ligures.

Il est d’encore meilleur ton de commander directement en italien, si vous maîtrisez la langue ou si vous souhaitez vous excercer.
Si vous voulez en savoir plus sur la Sicile, allez à la boutique de la Madeleine, le beau brun qui la tient est très bavard sur sa région d’origine !

Cooperativa Lateria Cisternina
Mon adresse : 48 rue du Faubourg Poissonière – 75010 Paris – Métro : Grands Boulevards, Poissonière.
Aussi : rue Godot de Mauroy 75009 Paris – Métro : Madeleine
( 3 autres adresses dans Paris, une rue Geoffroy St Hilaire notamment)

Dans les prochains épisodes de Desperate WorkingMom: une recette avec des pâtes achetées à la latteria donc, une adresse pour des feuilles de curry fraîches avec une recette black is black, un bouquin extraordinaire, à haute teneur en légumes et en frissons. Et peut-être un concours ?

08 juin 2005

Cours de cuisine chez Jean

3 commentaires Bonnes adresses, Cours de cuisine

Avant d’ouvrir ce blog, j’étais déjà aller dîner Chez Jean, et je dois dire que cela m’avait beaucoup plu.

La cuisine y était d’une inventivité redoutable et surtout, on voyait que le chez, Benoît Bordier, s’amusait comme un petit fou.
Bricol’boy avait notamment mangé un délicieux et humoristique « Monsieur Cochon », à savoir une poitrine de porc aux carottes, aux abricots, au citron et à la sauge. Je m’étais pourléchée les babines d’une terrine de poireaux au foie gras magnifique de fraîcheur de de simplicité. Quant au dessert, y’avait du répondant : des pamplemousses, du pop-corn, du milk-shake, tout un jeu de textures et de saveurs.

J’ai une théorie sur les chefs : s’il s’amuse dans sa cuisine, ça se sent illico dans l’assiette, tout est plus léger, plus enlevé, plus croquant… C’est même devenu un code entre nous : il suffit qu’on se dise en soupirant, « tiens, y’a quelqu’un qui s’ennuie en cuisine là… »pour signifier que le dîner est à côté de la plaque.

Aussi, quand j’ai su qu’ils organisaient des sessions de cours de cuisine, j’ai sauté sur mon téléphone et réservé une place pour la session de mai, qui avait pour thème « les tapas ».
Il faisait très beau ce samedi sur Paris, aussi cela avait fait partir en week- pas mal de monde, pour mon bonheur : on était … 2 élèves.

A l’heure où l’on peut regarder Cyril Lignac sur M6, j’ai trouvé ça encore mieux d’être 5 dans une cuisine à regarder les expériences du chef. On a beaucoup ri. Et beaucoup appris. Et pis tout goûté !

Les tapas préparées furent :

- Pizza liquide : une variation sur le gaspacho, enfin sur le jus de tomate pourrait-on dire, qui reconstitue réellement le goût de la pizza dans une forme ludique.
- Chèvre aux cacahuètes et Pacific :
franchement, la goutte de Pacific avec le chèvre est un trait de génie, l’accord est délicieux et il est impossible de dire que c’est l’anis qui donne ce relief au chèvre frais !
- Chèvre et sucrine à l’huile de gambas, riz soufflé : une trempette fort agréable, dans une huile home  made qui fait toute la différence.
- Apéricube : sardine et kiri au curry, basilic. Des rillettes fastoches servies entre deux
feuilles de phyllo coupées en carré. Très joli, très simple.
- Merguez et pistaches au kiri : là encore une trempette de moelleux-croquant, le kiri adoucit bien le feu de la merguez.
- Brochettes champignons et groseilles, gingembre-estragon et cacahuètes
: peut être le tapas que j’ai préféré. C’était vraiment bon. Dans ces cas-là, pas la peine d’en dire plus.
- Tartare de gambas, cresson-cardamome : euh, mon deuxième préféré de la
matinée ! Avec là encore une huile parfumée maison à la cardamome, très
intéressante.
- Aubergine et boudin, câpres et menthe : une sorte de caviar d’aubergines relevé, avec des morceaux non pas de boudin mais d’andouille. Je ne suis pas assez fan de câpres et d’aubergines pour juger, mais je pense que c’est un plat plus masculin que féminin !
- Betterave tonic et fourme d’Ambert : triple joker, uniquement des produits que je déteste, à savoir… la betterave, le Schweppes et un fromage bleu. Néanmoins, après avoir prévenu que j’allais faire moultes grimaces, j’ai tenu à goûter le « betterave tonic » : betterave mixé avec du Schweppes. Franchement, si on aime la betterave, c’est top, parce que la betterave a d’un coup un parfum de terre qui vous assaille dès que vous mettez le nez au-dessus du verre.
La quinine exhale le côté tellurique et le renforce terriblement, vous avez de la betterave à 200%. Ma voisine qui adorait la betterave était aux anges, le chef mort de rire en voyant ma tête, et moi stoïque en disant : « faut tout goûter dans la vie, mais on est pas forcé de tout aimer ! »
- Guacamole à la coriandre, granité Orangina : tout est dans le titre. A manger vite, avant que le granité ne fonde.

Plus plein de trucs et astuces et d’expériences sympatiques…

Prochaine session, le 25 juin : barbecues et pique-niques. Si je ne suis pas en train d’accoucher, je devrais y être !


Jean
8 rue Saint Lazare
75009 Paris
01 48 78 62 73
De 12h à 14h et de 20h à 22h30, pour déjeuner et dîner, du lundi au vendredi.
Cours de cuisine 1 samedi par mois, de 10 à 13h. Ont déjà été traités : le
foie gras, le chocolat, la St Jacques… Miam !
Compter 45 euros la matinée de délices.