12 sept 2011

Le Pamplie, ou le top du beurre pâtissier

13 commentaires Produits

Beurre de PamplieLe beurre de Pamplie, c’était un peu une légende urbaine pour moi. La première fois j’ai entendu ce nom, c’était en interviewant Stéphane Vandermeersch pour une histoire de galette à la frangipane. Quand je lui avais naïvement demandé « Et quel beurre, au fait, dans votre divine pâte feuilletée ? » il m’avait doctement répondu « Pamplie, bien sûr. Comme chez M.Hermé !« . Oups.

J’avais ensuite repéré que la pâte François l’utilisait aussi. Si beaucoup de pâtissiers utilisent en effet du beurre Charentes-Poitou dans leurs viennoiseries, le Pamplie, c’est le nec plus ultra de l’AOC, le Hermès de la graisse saturée. Produit par une coopérative en service depuis 1905 située au Nord de Niort, au coeur des Deux-Sèvres (région dont on connaît l’intelligence et le brio des natifs), le beurre de Pamplie se caractérise par la brièveté de son circuit de fabrication. Il n’utilise que du lait collecté dans un rayon de 30 km, baratté pendant 2h. N’étant pas une spécialiste dans la fabrication du beurre, ça avait l’air plutôt chouette, dit comme ça.

Et vendredi à nouveau, en lisant un communiqué de presse m’informant que le jour de la Fête de la Gastronomie, il y aurait un jambon-beurre d’anthologie (jambon Vérot, pain des Amis et… beurre de Pamplie) chez Christophe Vasseur. Pour 2,5 euros, ça met plus en appétit que les Novotel et les Buffalo Grill se réjouissant sur les cendres de la gastronomie française.

Bref, tous les signes convergeaient. Pas besoin d’aruspice ni d’éventration de volatile : il était donc logique que samedi, je le trouve enfin chez mon adorable fromager de quartier…

Première qualité spectaculaire : sa tartinabilité dès le sortir du frigo. Il est souple, s’étale parfaitement et ne laisse pas perler d’eau.
Deuxième qualité indéniable : son non-look absolu. Emballage argenté à motif improbable, logo pas beau, impossible au premier coup d’oeil de s’y arrêter. Il faut (presque) toujours se méfier des emballages trop soignés…
Ultime plaisir : son goût superbement équilibré et sa parfaite modestie. Ca n’a rien à voir avec du Beillevaire ou bien sûr du Bordier, dont les goûts marqués se suffisent à eux-même en tartine. Le Pamplie, on voit tout de suite que c’est un humble, au service du goût des autres. Un exhausteur, un révélateur, un petit malin qui sait la jouer subtil mais se rendre vite indispensable. Un appel au sandwich, au beurre blanc, à la pâte feuilletée… Une perfection pour cuisiner ou accorder, bref, un grand beurre de cuisine.

Malheureusement, j’étais plus en état d’apprécier une tartine -vilain virus qui me terrassa après mon achat, mais n’y voir qu’un hasard, ou l’effet collatéral de la première réunion de parents d’élèves de l’année- que de me lancer dans une brioche -il n’y a pas mieux pour tester un beurre, selon moi. Mais ce n’est pour sûr que partie remise.

A nous deux, au bon beurre !

Beurre de Pamplie
Environ 3,5€ la plaquette de 250 g
En vente chez les bons fromagers et donc chez Autour d’un fromage
20 rue Cadet
75009 Paris

31 août 2011

Autant en emporte l’emporte-pièce

21 commentaires Ustensiles

Parfois, il pleut. Parfois, les enfants sont collants. Et le mieux à faire en ce cas-là est de leur faire découper des sablés : de la pâte à modeler qui se mange, qui peut dire mieux ?

Et c’est en rassemblant les divers emporte-pièces qui traînaient dans le placard à pâtisserie (oui, un étage pour les moules, un autre pour les fournitures diverses… pas de commentaires… je bosse moi Madame !) que l’évidence m’a frappée. Je suis une maniaque de l’emporte-pièce. A 30, j’ai cessé de compter.

Ma collection d'emporte pièce

Et encore, y'a pas tout...

Heureusement grâce à Twitter, Déborah m’a permis de me sentir moins seule, dévoilant un instant sa collection.
Ciel.
Autrement dit, quand je ne m’achète pas de chaussures, c’est pour les emporte-pièce que je craque : c’est petit, mignon, pas cher…et ça sert toujours (qu’on se dit).

Best of de mes chouchous

Les plus techniques

Indéniablement, les ronds dentelés (les pros disent canelés) en Exoglass de chez Matfer, garantis à vie. Achetés après les avoir essayés chez Olivier Berté lors d’un tournage il y a un paquet d’années… Increvables, super pratiques pour les ravioles et pour faire les adorables sapins de Linda.

Les plus geeks
Sablés PAcman

N’importe quel gâteau est meilleur quand il est en forme de Pacman. Ou de fantôme. Parfait pour des sablés salés au fromage (ceux-là seront dans mon prochain livre, sur le petit épeautre, là vous avez la photo du test).

Le plus marseillais

Notre dame de la Garde

Impossible d’y résister chez Empereur, l’institution culinaire marseillaise (dont je me tiens loin, car forcément j’en ramène toujours quelque chose). J’en ai offert quelques-uns. On me souffle qu’en tapant légèrement sur la forme ça peut aussi évoquer aux lyonnais Notre Dame de Fourvière (mais je n’ai pas testé), si Aude veut infirmer ou confirmer…

Les plus grhhh
Sablés dinosaures

Des dinos achetés pour un anniversaire de Virgile sur ebay aux US. J’aime leur solidité et le fait qu’ils soient colorés ! Là, une base de digestive biscuits copieusement recouverte de chocolat. Gros gros succès.

Mais dans le lot on trouve aussi : une mini tête de BN, un élan, des coeurs, un bon paquet d’animaux, de fleurettes, un château de princesse, une pièce de puzzle… Sans oublier ceux qui ont été détournés de leur fonction première et servent pour la pâte à modeler !

Alors, Débo (oui, c’est un peu ta faute tout ça), Anne-Laure, Pascale et Requia, vous acceptez de nous montrer quelques-unes de vos plus belles pièces ?

Edit du 11 septembre 2011
Leurs emporte-pièces :
- Chez Déborah
- Chez Pascale