21 juin 2014

Cuisinez provençal, c’est la saison (nouveau livre dedans)

4 commentaires Mes livres

Provence - Hachette PratiqueDe la tapenade, des quichets aux anchois, des ratatouilles à gogo, mais aussi de la soupe de petit-épeautre, du boeuf en daube, des ragoûts de fève, de la pâte de coing… c’est tout cela qui m’a nourri durant mes vingt premières années passées entre Marseille et les bords de l’étang de Berre.

Puisque le premier livre de cuisine que j’ai jamais eu dans les mains était La Cuisinière provençale, mythique pour moi, vous comprenez aisément pourquoi je suis touchée de vous présenter aujourd’hui mon nouvel ouvrage, Provence: Les meilleures recettes paru chez Hachette Pratique.

Plus de 70 recettes où j’ai pu m’en donner à coeur joie en plongeant dans les livres de mes grands-mères, en cherchants ouvrages anciens et témoignages, et en essayant de sortir des clichés avé l’assent et les cigales.

Pour en arriver à deux constats : non, la cuisine d’un terroir n’est pas figée. Oui, c’est cette vivacité qui fait toujours sa force !
Pour moi, la cuisine provençale, c’est celle que l’on mange en Provence, que l’on trouve dans les magasins, que l’on mange en famille. Je crois plus à l’esprit d’une recette (pas de poisson bleu dans la bouillabaisse par exemple) qu’à un canon exact de « la vraie recette ». La vraie recette, c’est toujours celle que tu connais, voilà tout. Et tant pis si elle a tout « faux » selon les canons… Ainsi, met-on des moules ou des escargots dans l’aïoli ? La réponse (presque normande) devrait être :  ça dépend… si vous êtes au bord de la mer ou dans les terres, vous faites selon…
Tout est une histoire de logique géographique. Et j’aime à rappeler que ni les courgettes (italiennes), ni l’aubergine (turque et indienne) n’étaient au départ présentes en Provence…  Je vous renvoie au billet de Camille sur la salade niçoise qui reflète tout à fait ma pensée : l’esprit de la recette, oui, la fossilisation, non. Mais déterminer cet esprit de recette est parfois subtil (« y’a que de la tomate dans la bouillabaisse ? » « ah non à Toulon ils mettent des blettes…mais ça s’appelle un revesset« ) et tout l’art de la cuisine de terroir s’y exprime !

Ainsi pendant longtemps, j’ai ainsi cru que la mouna, présente dans toutes les boulangeries de mon enfance, était tout à fait marseillaise. Raté : ce sont les Pieds-Noirs qui l’avaient ramené d’Oran. D’où elle avait été amenée… par les juifs espagnols. Alors, marseillaise ou pas, la mouna ? Pour moi, elle l’est, tout autant que la pizza arménienne dont on se régalait -ignorant son nom de lahmajoun- ou les chichis et les panisses de l’Estaque.  Et c’est ainsi, recette à recette, que j’ai voulu montrer la diversité de la culture culinaire provençale, frustre et savoureuse, marquée par les gens qui s’y sont successivement installés, des Grecs aux Italiens en passant par les Arméniens. Avec en tête une certitude géographique : Giono/Pagnol, ça marche aussi dans l’assiette. Autrement dit : bord de mer ou arrière-pays, cela conditionne tout… Poisson ou petit épeautre, il faut choisir !

Merci à Anne Loiseau et Emanuela Cino pour leur stylisme gourmand et leurs photos alléchantes.

Rendez-vous mi-juillet pour le gagner sur ma page Facebook... le temps que les tomates soient parfaitement mûres et que mon agenda se soit un peu allégé…

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09 juin 2014

Comment conserver des fleurs de bourrache ?

1 commentaire Légumivore, Trucs et astuces

fleurs de bourracheUn passage en coup de vent sur le blog, qui vit ses derniers jours sous cette forme (l’été est propice aux grands travaux)- entre deux livres à finir d’écrire, kermesses variées, anniversaires de petits garçons qui grandissent et joli voyage d’été à préparer…

Si vous voulez avoir des nouvelles plus fréquentes avec quelques clins d’oeil, n’hésitez pas à suivre ma page Facebook où j’essaie quand même de poster un peu plus souvent qu’ici.

Néanmoins, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir des fleurs -enfin, des fleurs qui se mangent, comme d’habitude ! Voici une astuce donnée par Joël Thiébault, alors que je passais sur son stand avec la fantastique Alix Lacloche -à découvrir bientôt en images dans ELLE- pour conserver les éphémères fleurs de bourrache

Prélevez donc les fleurs de bourrache ouvertes de votre bouquet. Dans (au choix) une barquette de framboises ou de mûres vides (voire comme ici, de fraises), donc quelque chose d’aéré, de respirant, disposez un lit de papier absorbant humidifié (ici, du sopalin mouillé, essoré puis déplié) et posez en un lit les fleurs de bourrache. Mon réfrigérateur étant particulièrement aéré, j’ai délicatement recouvert le tout d’un sopalin mouillé de la même manière, mais tendu sur la boîte et non au contact des fleurs, afin de les maintenir dans un climat optimal.

Bilan : trois jours de conservation impeccable. Le 4ème jour, elles perdaient leur pédoncule mais étaient encore fraîches et délicieuses.
Plus d’excuse pour ne pas profiter de son fantastique goût iodé-concombré jusqu’au bout !

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